Humeurs

PATCH REVIENT (aux petits oignons!)

hos_140

Avant que de reprendre mes chroniques pouvantables et bominables, je m'en vais m'excuser de ma longue absence sur la blogosphère et vous en exposer les raisons, qui se résument principalement à un manque de temps. Et oui, c'est ainsi, il arrive que la vie vous chope et vous accapare, parfois avec des événements agréables, mais souvent avec des vicissitudes impliquant moult contraintes chronophages, à tel point que vous n'avez plus une minute à consacrer à vos passions.

Tout d'abord, sachez que la boîte où j'ai l'heur de bosser s'est vue privatisée sous le ministère de Dominique de Vieille Pine (oui, celui-là même actuellement persécuté devant les tribunaux par le nain Grincheux - comme quoi tout se paye - mais tant qu'ils se bouffent le foie entre eux, c'est tout bénéf pour nouzôtres pôv' laborieux!), ce qui a eu pour principal effet de me pourrir les conditions de travail. Ceci pour dire que mes nouveaux employeurs - désignés par les salariés sous le sobriquet "Les Connards de Vinci" (mwarf!) - ont mis en place cette année la flexibilité du temps de travail. Ce qui signifie qu'en été, période de haute activité, on bosse quasi six jours sur sept durant trois mois, ce qui laisse bien peu de loisir au chroniqueur pour exercer son art car, le septième jour arrivé, le quinqua que je suis désormais tombe sur son pieu comme une vieille loque et comate vingt quatre heures non-stop en regardant vaguement Canal Cinéma et - comble de tout! - en s'endormant devant les films.

Comme si ce soudain et éprouvant stakhanovisme ne suffisait pas en soi, divers événements, tantôt agréables, tantôt sinistres, sont venus grignoter les rares bribes de temps laissées à ma disposition. En voici le détail.

Juin. Mon MN+ d'ordi a replanté, et bien gravos cette fois… Il a fallu changer la MN+ de carte mère en short, et pis après réinstaller tous les MN+ de programmes un par un, car vous vous doutez bien que tout ce bintz n'a pas été sans un MN+ de reformatage! Ensuite - car il y a un ensuite et pas des moindres - Mme Patch a eu un accident, s'étant malencontreusement cassé la gueule d'un siège de jardin sur lequel elle était montée afin de refixer (après lavage) le drapeau tibétain qui flotte sur la Patchcave (voir iconographie des "Mollards" d'Août 2008). Après hospitalisation, suite à un sérieux malmenage du rachis lombaire, elle a dû garder le lit durant trois bonnes semaines tandis que son Patch de mari, qui est un homme moderne, lui prodiguait les meilleurs soins tout en s'acquittant sans broncher de la quasi totalité des tâches ménagères - fort heureusement, j'étais en congés à ce moment-là…

Juillet. À peine remise de ses émotions et traumatismes, voilà Mme Patch reprise par le démon du théâtre, et nous enchaînons plusieurs dates avec la troupe qu'elle a récemment fondée avec ses copines, et au sein de laquelle j'occupe la fonction de régisseur.

Août. Ça commence plutôt cool, avec la réapparition de deux vieux potes de l'époque héroïque (peace and love and sex and drugs and rock'n'roll and all those kinds of things) que je n'avais pas revus depuis une bonne trentaine d'années. Émotion. Suivent plusieurs jours de libations déraisonnables - enfin, pour autant que le boulot me le permette… Là-dessus, l'un de mes chats, la "Petite Lili", se fait démonter par une voiture en traversant la rue: soins intensifs, allers-retours chez le véto, convalescence dûment surveillée avec force câlins, etc, bref, elle s'en tire avec une fêlure du bassin dont elle s'est aujourd'hui parfaitement remise. Apothéose en fin de mois: Mme Patch se refait un séjour à l'hosto avec un début de péritonite, et du coup je refais l'homme d'intérieur durant sa convalescence - mais en bossant, cette fois…

Septembre. Me voici en congés - ouf! Nous en profitons pour aller nous taper un séjour dans les Landes, et visiter le fiston qui nous annonce son mariage pour Septembre 2010. Bon, je commence à mettre des thunes de côté - mais pas du côté de chez Maldoff, si vous voyez ce que je veux dire… Au train où vont les choses, me voici bientôt papet - vous me direz: c'est de mon âge… Je me vois déjà devant la télé, mes petits-enfants sur les genoux, à les traumatiser à coups de DVD de Romero, hin! hin! Dans les Landes, j'en profite un peu pour me livrer à une autre de mes passions (partagée par mon épouse): la pêche en surfcasting. De retour sur la Côte d'Usure, pas le temps de souffler: c'est le syndicat qui me tombe dessus. Y'a les élections professionnelles en Octobre, et il s'agit de les préparer, de faire campagne et tout ça… Allez, esclave, reprends ton bâton de pèlerin!

Octobre. Voici l'automne. La contrepartie de la flexibilité, c'est que quand on a bossé comme un malade en été, on fout plus grand chose durant la morte saison. Pour tout dire, je bosse à peu près trois jours par semaine, parfois moins. Donc je peux réécrire. J'ai d'ailleurs quelque belles chroniques bien frappa dans le chargeur, que vous n'allez pas tarder à vous morfler entre les deux yeux. Je vous proposerai la première dès demain. Oui, je suis bel et bien de retour. There will be blood!