27 mai 2007
SEANCE INTERDITE (Déc 2006)
Vu à la télé
SÉANCE INTERDITE (Décembre 2006)
Petit à petit, j'arriverai bien un de ces quatre à rattraper tout le retard accumulé par ce blog, victime innocente des vicissitudes de la vie patchworkmanienne. Quand je pense que la paire de films chroniqués ci-dessous date de la saison hivernale des Séances Interdites, tandis que la fournée printanière bat son plein sur Canal + et que l'été profile déjà ses menaces caniculaires sur nos pauvres crânes en carton bouilli, je me sens pris de vertige devant l'ampleur de la tâche, surtout lorsque je considère la vingtaine de chroniques qui devraient théoriquement constituer les "Mollards" de Mai... Bon, ben, autant s'y mettre tout de suite... Allez les gars, encouragez-moi un peu: "Vas-y, Patch! Tiens bon, Patch! T'es le meilleur, Patch!" SAW de James Wan (2004) "Saw" doit peut-être son titre énigmatique au fait qu'il met en scène un psychopathe particulièrement pervers qui passe la plus grande partie du métrage à convaincre, à force de tortures mentales et de chantages cornéliens, deux pauvres types enchaînés en compagnie d'un macchabée dans un salle de bain désaffectée à se scier eux-mêmes une jambe afin de pouvoir se tirer des pattes à cloche-pied! L'affreux aime à éparpiller les gens façon puzzle, selon l'immortelle punchline des "Tontons flingeurs", ce qui lui vaut le doux patronyme de "Jig-Saw" - par référence au découpage en dents de scie des pièces de puzzle, précisément. Toujours est-il que ce cancéreux magnifique - voila donc pourquoi il est si méchant! - se retrouve propulsé en un seul film dans le top ten des mythes modernes de l'horreur, aux côtés des Jason, Freddy, Chucky et autre Michael Myers. Il ne tarde d'ailleurs pas à s'organiser en franchise avec le sympa "Saw 2" (2005) ci-chroniqué, dans lequel il confirme son goût des chausse-trappes sophistiquées et des machineries diaboliques, ainsi que dans "Saw 3" (2006), que je n'ai pas encore vu, et bientôt dans "Saw 4" (2007) dont la sortie est imminente, mais celui que j'attends avec impatience est "Saw 6" qui nous promet un belle merguez-party de doigts boudinés, voire "Saw 7" qu'un buzz insistant nous annonce particulièrement puant - voix de la conscience professionnelle: mon pauvre Patch, si tu crois que c'est avec des conneries pareilles que tu vas rattraper ton retard! Bref, avec ce petit film indépendant, le tout jeune réal James Wan, dont c'est le premier opus et dont on attend avec bienveillance - en DVD, faut pas rêver! - le prochain "Dead Silence", a bluffé tout le monde et secoué le Landerneau de la série B horrifique en instaurant, à peu de frais mais avec une gnaque fougueuse, un climat hystérique et tétanisant qui va croissant au rythme des sévices toujours plus inventifs que Jig-Saw inflige à ses victimes, et ne se relâche pas une seconde jusqu'au twist de rigueur qui en décoiffera plus d'un. Une fois de plus, "Saw" est la confirmation éclatante que c'est aussi loin que possible des studios des majors que se situe la créativité dans le genre: avec son budget risible mais beaucoup d'inventivité dans la démerde, le modeste B-movie de Wan lamine impitoyablement par sa générosité les productions aussi merdiques que coûteuses d'un Joel Silver, et sa salle de bain défraîchie vaut largement, par le parti qu'il sait en tirer, tous les décors pharaoniques et vains des pitoyables "13 Fantômes", "La Maison de l'Horreur", ou encore ce "Hantise" que je ne me lasse pas de compisser! Je profiterai donc de l'occasion pour entonner à nouveau l'une de mes antiennes favorites, à savoir que c'est dans l'urgence, le dénuement et la galère fiévreuse que les réalisateurs sont souvent amenés à se transcender pour rapporter de l'enfer des tournages ces petits brûlots remarquables dont les fonctionnaires d'Hollywood ont perdu la recette, mais qu'ils s'empresseront de piller et de pop-corniser au moindre signe de succès. Bref, si ce "Saw" nous scie, c'est aussi parce qu'on ne s'y fait jamais scier, comme dirait Isabelle Mergault (1)! Et maintenant, mes amis, entonnons tous en choeur en son honneur cet hymne fameux popularisé par les Village People: "moi, j'aim' scier"... hum... bon, je crois qu'il est grand temps que je sorte... Notes (1): Message personnel et ésotérique: c'est bon, là, Céd? T'as ta dose? Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18376380&cfilm=57410.html THE MACHINIST de Brad Anderson (2003) Attention, retenez bien le nom de Brad Anderson. Avec "Session 9" (2001) - dont nous reparlerons très bientôt - et "The Machinist", ce monsieur qui s'est résolument positionné dans la marge s'impose déjà comme l'un des auteurs les plus originaux du cinéma que nous affectionnons et s'annonce comme l'un des principaux espoirs de la décennie à venir - ainsi qu'en témoigne sa promotion dans la deuxième saison des "Masters Of Horror". Faites confiance au flair du vieux Patch: vous allez voir qu'un de ces quatre, si les petits cochons et les gros verrats hollywoodiens ne le mangent pas, l'homme va nous asséner sur le coin de la hure un putain de chef-d'oeuvre d'intensité cronenbergienne! Tous les signes sont là, et Anderson partage avec notre vénéré Maître canadien le goût de ces réalités kafkaïennes où le décalage s'érige en règle, telle qu'on a pu en voir diverses déclinaisons dans des oeuvres comme "Faux Semblants", "Le Festin nu", "Crash" ou encore le récent "Spider", caractérisant ce que l'on pourrait nommer la période post-horrifique de Cronenberg. En dépit de l'apparente disparité de leurs sujets, les films précités participent bel et bien d'une même thématique qui consiste à projeter les névroses des personnages dans leur environnement, en tant que principes informateurs de la réalité montrée. Nul étonnement donc à ce que celle-ci se colore d'une tonalité bizarroïde et pour le moins subjective, définissant par là une sorte de "néo-expressionnisme" qui serait comme l'écho moderne de la géométrie caligarienne. Non content de s'inscrire à la perfection dans une telle thématique, "The Machinist" en est positivement emblématique: à tel point qu'Anderson m'apparaît avec ce film comme l'un des disciples les plus zélés de Cronenberg (et peu importe que cette identification soit ou non délibérée), voire l'un de ses continuateurs les plus probables - d'où mon excitation! - n'en déplaise à la promo du film qui cite Hitchcock, Polanski et Lynch comme références. Il n'est que d'établir un comparatif avec "Spider", oeuvre de laquelle "The Machinist" est étonnement proche, pour s'en convaincre. En effet, les deux films mettent en scène des héros ayant pareillement entrepris la difficile reconquête d'une intégrité mentale gravement compromise par un trauma dont ils cherchent de toute leur âme à reconstituer la scène originelle. C'est donc de catharsis dont il est question, et qui dans les deux cas prend la forme d'un chemin de croix parcouru à rebours sous le fardeau de la culpabilité, au terme duquel on débouche sur la pire des connaissances. Soit: une quête intérieure structurée comme une tragédie grecque. Second point: dans l'un comme l'autre cas, la réalité se réduit à un signe unique - pour ne pas dire un symptôme! - autour duquel les deux héros, modernes Icare, gravitent comme des papillons autour d'une ampoule incandescente. Le spectateur se trouve de la sorte immergé sur les pas du héros dans une réalité où il finit par suffoquer à force de la parcourir en tous sens comme dans un cauchemar obsessionnel: qu'il s'agisse des quartiers ouvriers déserts de "Spider" ou de l'usine kafkaïenne de "The Machinist", laissez toute espérance, vous n'en sortirez que le pire ne vous soit enfin révélé dans toute son horreur paradoxalement salutaire. Qui dit culpabilité dit mortification, et la réalité en tant qu'expressionniste prend alors des allures de purgatoire - rues désertes d'un quartier mort où l'on ne croise que des fantômes, pour ne pas dire des fantasmes ("Spider") - ou d'enfer - machineries évoquant les forges de Vulcain, vomissant des jets de vapeur brûlante et menaçant à tout instant de broyer les os ou d'arracher les membres ("The Machinist"). À la mortification des âmes, qui sélectionnent leur propre enfer afin d'y errer inlassablement, répond celle des corps: je ne vous ferai pas l'injure de détailler ô combien cette notion est centrale dans l'oeuvre de Cronenberg, mais sachez que, concernant ce thème particulier, on n'est certes pas volé dans "The Machinist", et on pourrait même dire qu'Anderson s'y montre plus royaliste que le roi! Comme "Spider" avec l'hallucinant Ralph Fiennes, "The Machinist" repose entièrement sur les frêles épaules de Christian Bale, décidément spécialisé dans les rôles de psychopathes gravos, et qui explose ici toute ses limites dans une composition dont on finit par se demander si c'en est vraiment une... Persécuté par un personnage cynique, inquiétant et fantomatique qui semble en savoir plus que lui à son propre sujet, le héros de "The Machinist" tourne comme un rat dans une cage tout au long d'un circuit qui va de l'usine au lit d'une prostituée en passant par la cafétéria de l'aéroport où il engloutit des litres de café. Il n'a pas dormi depuis une année entière, à l'instar de Macbeth dont les crimes ont "tué le sommeil", et son corps mortifié atteint une maigreur cadavérique telle qu'on se demande par quel miracle de volonté - ou de culpabilité - il peut encore travailler ou faire l'amour. Il est clair que le repos est au prix de la révélation et qu'en attendant, l'homme s'est mis entre parenthèses dans les limbes d'une réalité étriquée qui circonscrit le lieu de son crime hypothétique. Mais il y a mieux: la mortification physique du personnage se double de celle de l'acteur qui, tel un Robert DeNiro à rebours, a perdu la bagatelle de 28 kg pour le rôle, se réduisant à l'état de squelette ambulant (1). On est certes en droit d'émettre quelques réserves face à ce masochisme dramatique, mais il n'en demeure pas moins que le résultat est saisissant d'efficacité: c'est pitié que de contempler la gueule de déterré de Bale, avec ses pommettes proéminentes et ses valoches sous les yeux qui ne doivent rien aux maquilleurs, ainsi que ses omoplates menaçant de crever la peau de son dos. C'est en grande partie grâce à ce débris d'humanité que l'acteur nous donne à voir que le film dégage une telle charge dérangeante. Mais que diantre, Mr Bale, ne vous tuez pas à la tâche, le cinéma à encore besoin de votre talent! Quant à Brad Anderson, je prends solennellement la résolution de ne plus le quitter de l'oeil. L'avenir du genre est en marche, c'est moi qui vous le dis! Notes (1): ...raison pour laquelle j'ai parlé plus haut de "frêles" épaules! Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce: http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18374584&cfilm=52316.html "Saw" et sa salle de bains classée X! Où y'a de la chaîne, y'a pas de plaisir! Le désormais célèbre alter-ego de Jig-Saw C'est l'histoire d'un casse-pieds qui ne vous lâche pas la jambe! Christian Bale: une tronche à faire peur! Sur une pente savonneuse! Ivan, la mystérieuse Némésis du "Machinist" Le monde menaçant des forges de Vulcain
Commentaires
Vas-y Patch ! T'es le plus fort ! Tu vas réussir !
Tu va tous les niqu...
Hem.
Bon, voilà de promptes encouragements...Demandés et servis sur un plateau, non un commentaire.
Pour le décalage Cronenbergien, je suis tout à fait d'accord et je m'étonne même que tu n'ait pas cité les décalages que sont l'hallucination presque totale de Vidéodrome et celui, inversé de la réalité qui constitue le postulat de eXistenZ... :) Quand à Bale, il fait partie de mes acteurs préférés, pas loin de Clive Owen et ce film en est la meilleure preuve (il est hallucinant aussi dans "le prestige" de Christopher Nolan)... Rien de plus a dire, très bonne chro'.
Saw (et Scie, mwarf le jeu de mot des prononciations...Seau et Scie même, le sang rattachant les deux dans l'esprit), je ne l'ai pas vu, pas encore...Ce n'est pas vraiment dans mes priorités mais j'aimerais bien le voir depuis le temps (j'ai énormément de films a voir et revoir, c'est dire. Là j'ai qu'une envie en ce moment c'est de me revoir "Dark Crystal" par exemple).
Au fait le personnage de Jig-Saw que tu as montré en photo me rappelle étrangement le pantin des Frissons de l'angoisse d'Atgento. Strange...
pour Nio
Merci, merci, je me sens tout revigoré! Peut-être même que je parviendrai à pondre une autre chronique avant le 1er Juin, date de mon départ en vacances sur la côte landaise où je vais visiter mon fiston expatrié (ouais, il tape le genre Brice!). Je compte bien taquiner un peu le loup (non garou) et la daurade à la marée montante, vu que cette année, je n'ai pas encore eu le loisir de tremper un fil. En attendant que ça morde, j'ai même prévu un gros cahier pour élaborer à même la plage les vingt chroniques des "Mollards" de Mai (4 sont déjà prêtes) qui devraient normalement être postées vers la mi-Juin. Peut-être même qui j'irai faire un tour sur Bayonne, où je connais un comics-shop des plus fameux. Je réapparaîtrai sur le oueb aux alentours du 10 Juin, je pense.
"The Machinist": ouais, effectivement, j'aurais pu aussi citer toute la filmo de Cro-Cro, mais comme il s'agit tout de même d'une chronique sur Anderson, je me suis restreint aux oeuvres récentes les plus symptomatiques, dans lesquelles le Maître a pris ses distances avec l'horreur graphique des débuts pour se concentrer sur la thématique que j'ai décrite. Il paraîtrait qu'il ait peu à peu glissé d'un cinéma de genre vers un cinéma d'auteur, pour tout dire et, à ce titre, "eXistenZ" me semble une sorte de retour aux sources, un cadeau fait à ses fans de la première heure.
"Saw": ouais, c'est à voir. Petite série B sans prétention, mais qui arrache bien et renvoie dans leurs dix-huit mètres pas mal de grosses prods qui se la pètent à coups de promo sans lui arriver à la cheville. D'un côté la passion, de l'autre le cynisme improductif: le choix est vite fait!
Ah! le pantin des "Frissons de l'Angoisse", avec ses convulsions inquiétantes et sa gueule cassée, la meilleure scène du film! Surtout que lorsqu'on commence à se détendre après cette vision vénéneuse, l'assassin chope sa victime sans crier gare et lui envoie mordre EN GROS PLAN un coin de cheminée en marbre, putain j'en ai encore mal! Ceci dit, c'est vrai que l'alter-ego de Jig-Saw l'évoque insensiblement. Il est vrai aussi que la poupée, bien utilisée, est l'une des figures les plus angoissantes du cinéma d'épouvante. Ce n'est pas James Wan qui me contredira puisque, après la figure inquiétante du pantin de "Saw", son second film "Dead Silence" traîte précisément de poupées maléfiques!!! L'homme avoue être un fan d'"Au Coeur de la Nuit" (je ne sais pas si tu connais ce chef-d'oeuvre des années 40, sans quoi procure-toi le toutes affaires cessantes!) et son nouvel opus ressemble fort à un démarquage du quatrième sketch, celui où un ventriloque est possédé par sa marionnette qui prend le contrôle du tandem, et qui donna lieu dans les seventies à "Magic", un remake excellentissime de Richard Attenborough magistralement interprété par Anthony Hopkins (à voir d'urgence également, si ce n'est déjà fait). On attend donc avec impatience de voir Wan jouer à la poupée!
Longue vie a la nouvelle chair...
Bon sang tu nous abandonnes bientôt ? Tu as intérêt a revenir vite hein, crédieu ! T'auras des surprises qui t'attendront (meuuh oui), so...
Merci pour la collec' des Spirou mais heureusement je n'ai point bavé...Je me rassure en me disant que j'ai presque toutes les BDs de Spirou (sauf ceux de Jijé) de Franquin a Tome et Janry (d'excellents tomes dedans...Avec Franquin, ma période préférée. Je passe sur Fournier que je préfère sur Isabella ou Tif et Tondu même si certains tomes sont véritablement trippants (ahhh "Du cidre pour les étoiles", Ahhh "L'ankou"...), quand a Nic et Cauvin, l'intention y était mais peut mieux faire).
Pas ceux de Morvan pro-japoniais...D'une part parce que je me méfie, d'autre part parce que Morvan est en général meilleur quand il s'inspire du Japon (la bd Sillage chez Delcourt) que quand il veut lui rendre des hommages incessant (Spirou et fantasio au Japon, sa collaboration franco-japonaise récente sur "le petit peuple" avec un vrai mangaka etc...). M'enfin je ne reproche rien non plus a Morvan, c'est du bon et certains tomes de Sillages sont véritablement délicieux (faudra que tu essayes sinon je me devrais d'en parler sur mes blogs, tudieu !)...
Pour eXistenZ, tu tapes en plein dans le mille, c'est effectivement un cadeau de "Crocro" a ses fans mais aussi un petit hommage a un écrivain qu'il adore (et que j'adore auss), Philip Kindred Dick. Je ne sais pas si tu sais mais le projet "Total Recall" a échoué furtivement pendant un an entre les mains de David avant qu'on ne lui retire pour le donner a notre cher Hollandais Violent. J'adore d'ailleurs Verhoeven donc j'ai peu a lui reprocher là où je grince un peu des dents sur les autres adaptations que l'on fait de Dick ("Impostor"...Moyen... y'a Gary Sinise mais ça sauve pas le film. "Next" au cinoche actuellement avec Cage ? Une catastrophe hollywoodienne là où la nouvelle originale --"L'homme doré", excellente-- de Dick était cent fois plus corrosive, intelligente, brillante, en un mot : géniale. Mais c'est un euphémisme avec Dick ce genre de vocabulaire...).
Quand au "cinéma d'auteur " qu'on pourrait qualifier actuellement chez Cronenberg, je modérerais un peu... Crash (même si je l'aime pas du tout) c'est du Crocro. Spider, totalement. Mr Butterfly plus épuré ? Tout aussi. Enfin, A History of violence ? Oui aussi. Epuré (en apparence) mais le thème de la contamination de la vie du personnage comme de la cellule familiale sont du pur David. Et puis y'a toujours ces plans gores délicieux au sein du film (étonnement, "A history of violence est LE Cronenberg le plus violent et cynique, c'est dire), en témoigne l'éclatage de tête d'un des deux gangsters au début du film. Miam, isn't it ? :)
pour Nio
Spirou: on va en recauser sous peu sur ce blog, mais chût, say no more... Aux alentours de fin Juin début Juillet si j'arrive à tenir mon programme - oui, je suis en retard mais je suis très organisé! Pour la période Jijé / Rob-Vel / tout jeune Franquin, j'attire ton attention sur les 4 albums de la série "Spirou et Fantasio HS" parus récemment chez Dupuis, dans lesquels tu trouveras tout ça (il s'agit de rééditions de la mythique série "Péchés de Jeunesse" sortie dans les années 80 (dont je possède les vol 1 & 2 - S & F - ainsi que le 4 - Marc Jaguar du génialissime Tillieux, hé hé hé! - et de l'introuvable "Les Mémoires de Spirou").
Cro-Cro: tout de même, l'horreur s'intériorise chez lui à présent, depuis "Faux Semblants", à mon avis. Si le thème de la "nouvelle chair" persiste, la façon de l'illustrer est radicalement différente, moins graphique, même s'il demeure certaines scories (on ne se refait pas!) de son ancien style, comme ce fameux truand à la gueule arrachée dans "A History of Violence", ou encore cet autre qui se fait embarquer le pif par une bastos (ha! ha! ha!). A propos de ce dernier film, j'ai d'ailleurs été halluciné par la sécheresse de ton avec laquelle il décline ce cauchemar: je n'avais pas vu un tel détachement dans le pessimisme depuis le "Berlin" de Lou Reed! Pour conclure, je crois que Cronenberg est un petit futé qui est entré dans la carrière par la petite porte, s'avançant masqué avec de faux produits de drive-in tels que "Frissons" ou "Rage", pour finalement s'affirmer comme l'un des auteurs majeurs du 7ème Art, la consécration (ironique) étant de se retrouver Président du Jury à Cannes, lui, un ex-réalisateur de films d'horreur, dont le naturel revient d'ailleurs au galop à la moindre occasion!
P.K.Dick: il me semble t'avoir déjà dit quelque part que l'un de mes grands fantasmes était de voir un jour "Ubik" réalisé par Cro-Cro... mais il est vrai qu'avec "eXistenZ", on n'en est pas loin... Bon, je ne vais pas m'étendre sur PKD, sinon j'en ai encore pour des plombes, tu me connais, je te connais, etc... Ceci dit, j'avais bien aimé cette petite production canadienne dont j'ai oublié le titre, celle avec des mini-robots explosifs qui rampaient sous le sable, remember? De plus, j'ai souvenance que le réalisateur dont j'ai oublié le nom (décidément!) était celui qui a réalisé les deux séquelles de "Scanners". Le monde est bien petit...
pour Nio (suite)
Ca y est, ça me revient comme disait Captain Boomerang: Christian Dugay, il s'appelait, le mec...
pour tout le monde (message important):
Pour les malheureux (euses) qui n'auraient pas encore vu "Batman: le Défi" (chef-d'oeuvre incontesté et incontestable du cinéma super-héroïque), le "Télé-Star" de cette semaine vous en propose le DVD pour la modique somme de 5,95 €. Grouillez-vous, parce que la semaine prochaine, vous aurez droit à "Batman forever" - beuuuuurk!
pour Nio (re-suite)
... et le film, c'était "Planète hurlante", me semble-t-il...
Je n'ai pas vu un seul de ces films.
Allez Patchy! Allez Patchy! Allez Patchy! ...
Qui ne saute pas n'est pas Patchy, hé! ...
Voilà pour quelques encouragements. ;-)
> "Message personnel et ésotérique: c'est bon, là, Céd? T'as ta dose?"
C'était pas mal du tout, en effet. ;-)
Je vais y avoir droit à chaque chronique? ;-))
pour Céd
A chaque fois, peut-être pas, car il faut consommer avec modération... Disons que c'est un peu au gré de l'inspiration, l'occasion faisant le larron, petit patapon!
Ceci dit, merci pour les encouragements: je me sens gonflé à bloc pour partir en vacances!
A bientôt donc, je m'en vais préparer mon viatique!
Chouette des réponses, des réponses !
Oui, oui, "Planète hurlante", de Christian Duguay c'est bien ça (la k7 trône fièrement quelque part), bonne adaptation de Dick même si peut faire mieux. Dans la nouvelle de base ("Seconde variété"), c'était les américains et les russes qui se battaient entre eux avec les petits robots avant que ça ne leur retombe maladroitement et douloureusement sur la gueule. Duguay a la bonne idée de transposer ça dans le futur (faut dire que maintenant les rouges euh, les russes, que les pédants m'excusent comme dirait Desproges, sont maintenant devenus gentils aux yeux des américains donc pas de vagues...C'est marrant parce que dans les années 80, ils étaient méchants tout plein dans les films US...rigolo isn't it ? :) ) et d'axer le film en grande partie sur ces petites saloperies...
Batman le défi ? Crévindiouuu ! Je me le suis encore revu le mois dernier ! Damned c'est rare qu'un programme télé ait aussi bon goût mais diantre ça suffit, je n'en peut plus des bons films ! En ce moment et vacances oblige je me revoit une majeure partie de ma dvdthèque et ça m'oblige a me poser les questions de quelle chronique sur quel film ou animé. Arrrrg trop de boulot presque !
UBIK, le maître lui-même avait rédigé un scénario (je crois qu'on peut le dénicher et le lire en anglais mais bon ça relève en grande partie de l'introuvable depuis le temps) qui s'était révélé limite inadaptable car trop bavard aux yeux des producteurs...M'enfin !
A+ Patch'
pour Nio
...à surveiller de près, les programmes TV...
Chacun à son DVD de nos jours... La plupart du temps, c'est des merdes, mais de temps en temps on a du bol...
Il y a quelques mois, j'ai pu ainsi me procurer cette oeuvre rarissime qu'est "Le Retour de Croc Blanc" (inspiré de très loin de Jack London) de Lucio Fulci, fourni avec "Télé Z" (j'avais d'ailleurs fait une annonce chez les Cancres).
Mwarf moi c'était "robocop" fourni avec télé loisirs. J'étais content je te dis pas.... :)
vraiment bien
salut je voulais juste te dire que ton site est super cool!!!!!
si tu veu vien voir aussi mon site :)
pour le Paranormal
Y'a donc des gens normaux chez les paras? Ouf, ça me rassure!
Blague à part, bienvenue et merci pour tes encouragements!
J'ai fait un petit tour rapide sur ton site, et je me suis promis d'approfondir dès que j'aurais un moment.
En attendant, voici un cas bien mystérieux qui, je n'en doute pas, retiendra toute ton attention:
http://www.venelles-arcanes.com/
A bientôt, j'espère!
batman
ah merci pour l'info,
mais hum, c'est peut être trop tard
ben ouais quoi Patchounet zyva cefon man cefon
non, sérieux je comprends ton angoisse
surtout quand on se sait incapable de faire les choses à moitié, la tache parait parfois insurmontable
m'enfin quoi pense qu'un de ces quatre Sarko va te telephoner pour te confier le ministère du monde fantastique, et tu feras quoi là, hein ?
la consécration du patchboy, hé ouais !!!
allez bises à tous
Pastaga
pour Pastis
Qu'est-ce que je ferais?
Ben tiens, j'enfilerais mon beau costume de Patchworkman et j'irais dérouiller toute cette racaille qui incendie les véhicules de la France qui se lève tôt - en tous cas, elle, elle rate pas les programmes TV avec le DVD Batman!!! Je m'entraîne d'ailleurs chaque jour dans mon jardin avec mon tuyau d'arrosage sur un mannequin à l'effigie de Joey Star!
Mais tout ça c'est rien à côté de la rafale de chroniques que vous n'allez pas tarder à vous prendre dans les dents!
lol tu m'etonne pour la raffale dans les dents, t'as du temps a rattraper (dec 2006)...sauf ton respect patch!
pour la Crevüre Zombiesque
Fais gaffe, à usurper l'identité du Jaguar, tu vas finir par te faire arroser!
Décembre 06, c'était vraiment un truc qui traînait depuis longtemps... Ce qui arrive est plus récent, quand même...
Et puis attends de voir ladite rafale: 20 chroniques, ça te fait quand même faire un sacré bond dans le temps!
Non, non, ça va, je suis optimiste... et, comme je disais plus haut, je suis organisé!
Je vais peut-être même embaucher du personnel: ça serait tout de même plus commode, deux qui tiennent pendant que je chronique!
Waf!
wou! mister deviens chef d'entreprise patchorkiènne!!! Ca le fait! Mais tu vas travailler plus te lever plus tot, pour gagner plus, plus plus plus !!! Gard a pas pleurer plus aussi!
Non c'est cool ça c'est vrai que tout seul ca deviens vite l'enfer pour faire quelque chose de qualité!
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