13 février 2007
ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS... (Jan 07)
Fin de mois
ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS...
(ou: "Les rubriques auxquelles vous croyiez pouvoir échapper!)
Évidemment, c’était à prévoir: quand on zappe les "Mollards" de Décembre, on se retrouve avec deux fois plus de travail en Janvier, et la rubrique sort à la mi-Février: avec cet effet de serre, y'a plus de saisons, c'est pas mon pêcher déjà plein de bourgeons qui le démentira! Treize films, pas un de moins, en souffrance dans mes cartons! Vous viendrez vous plaindre, après ça! En plus, y'en a pour tout l'égoût: du chef-d'oeuvre, du nanar millésimé, du péplum, du cannibale italien bien pourridos, de la SF naveteuse, plus quelques blockbusters classieux et deux Polanski pour faire bonne mesure! Si après ce florilège vous n'êtes pas contents, il ne me reste plus qu'à fermer boutique - ce qui serait dommage, vu que j'ai fêté avant-hier le premier anniversaire de ce blog... Alors? On continue?
Vu à la télé
LES BACCHANTES (Le Bacchanti)
de Giorgio Ferroni (1961)
Putain, j'ai failli l'oublier, celui-là! Normalement, il aurait dû apparaître dans les "Mollards" de Juillet 2006, époque à laquelle il a été programmé par l'inénarrable Jean-Pierre Dionnet à l'occasion d'un cycle intitulé "Colts et Poignards". Giorgio Ferroni, il fallait bien que je vous en parle un jour ou l'autre, en ce qu'il est l'un des artisans fondateurs de ce cinéma populaire italien que nous aimons tant. Ayant touché à tous les genres, l'homme compte surtout parmi ceux qui, tels Vittorio Cottafavi et autre Mario Camerini, ont donné ses lettres de noblesse au péplum, genre italien par excellence, avant de se recycler dans le western-spaghetti dans les mid-sixties. Les fans d'horreur se souviendront surtout de son "Moulin des Supplices" (1960), qui se classe sans problème dans le top ten des grands classiques du gothisme transalpin, ou encore de son "Hercule contre Moloch" (1964) qui illustre brillamment le sous-genre pour le moins inhabituel du péplum horrifique. "Les Bacchantes", que l'on peut définir en tant que péplum mythologique, adapte l'oeuvre éponyme d'Euripide (quoique d'assez loin) et nous compte l'aventure christique de Dionysos qui, ayant pris forme humaine, vient faire un tour sur Terre afin de remettre de l'ordre dans les affaires de Thèbes, cité vivant sous la coupe tyrannique et obscurantiste des séides de la déesse Déméter qui interdisent la consommation de pinard et l'usage du tabac dans les lieux publics - non, je déconne! Adonc, le dieu qui emprunte les traits de Pierre Brice (qui connut son heure de gloire dans le choucroute-western - si si, ça existe! - avec la très populaire série des Winnetou), se met à dealer du jaja sous les portes cochères, harangue une populace qui affiche trois grammes à l'éthylotest et fomente la révolution parce que c'est vrai, quoi, même plus le droit de boire un canon ça pouvait plus durer! Parti comme ça et avec Dyonisos aux manettes, on aurait tendance à s'attendre à un basculement de la cité dans l'orgie et une méga-teuf de la mort, mais ce serait oublier un peu vite que le film sort dans la très catholique Italie. Dès lors, et d'un point de vue nietzschéen, le Dyonisos qui nous est ici montré nous apparaît comme paradoxalement très apolloniaque, et les débordements prônés par ce théorique dieu du chaos se limitent à quelques chorégraphies d'éphèbes et de nymphettes en jupettes scandant un "evoé" bien connu des cruciverbistes et attendrissants à force de kitsch. Les producteurs ont pris d'ailleurs soin d'évacuer du script toute référence au paganisme grec, et le Dionysos qu'ils nous proposent, parabolant à tous les coins de rue, s'avère à l'évidence un avatar du Christ, que ses ennemis prendront d'ailleurs bien soin de ligoter sur un rocher dans la position de la crucifixion, des fois qu'on ait pas bien compris le message. Le symbole du vin s'en trouve du coup détourné et renvoie à la transsubstantiation de la Cène et, si l'on fait l'économie de la mise à mort, le film ne s’en achève pas moins par l’Ascension du dieu dans les hauteurs de l’Olympe. La brève idylle terrestre de Dionysos demeurera donc platonique et sa fiancée devenue Bacchante fera voeu de chasteté par dévotion pour son dieu bien-aimé: si avec ça le Vatican n’est pas content! En conclusion, j’ai l’air de déconner comme ça, mais il n’en demeure pas moins que cette "vie de Jésus" à peine déguisée demeure, par le soin apporté à son écriture et sa réalisation qui en remontrent à de nombreuses séries B hollywoodiennes de l'époque, l'un des péplums les plus prestigieux du cinéma populaire italien, en même temps qu'une authentique curiosité.
L'ASCENSEUR: NIVEAU 2 (Down)
de Dick Maas (2002)
Les festivaliers d'Avoriaz se souviennent tous de "L'Ascenseur", une petite série B néerlandaise assez sympa qui alla jusqu'à obtenir le Grand Prix 1984. Sur une idée très simple jouant sur une phobie directement prélevée dans l'inconscient collectif (la peur de rester un jour bloqué dans un ascenseur), Dick Maas imaginait une mécanique intelligente et mal intentionnée se livrant à des farces meurtrières aux dépens des usagers. Doté d'un mauvais esprit tout à fait délectable, le film alignait quelques scènes d'anthologie, et on se souviendra longtemps de ce gag cynique et très politiquement incorrect de l'ascenseur ouvrant ses portes à un aveugle sans que la cabine soit là, ou encore du très hitchcockien suspense lors duquel l'engin meurtrier faisait mine de jouer avec une fillette innocente pour mieux la piéger - montera? montera pas? Après ce coup d'éclat, Dick Maas attirait de nouveau l'attention des fans en 1988 avec "Amsterdamned", un thriller enlevé qui magnifiait la capitale néerlandaise à travers son dédale de canaux, sous la surface desquels semblait se tapir une sourde menace... Puis plus rien... Cet auteur prometteur disparaissait de la circulation pour ne ressurgir qu'en l'an 2000 avec "Issue de Secours", un thriller passé inaperçu et que je n'ai d'ailleurs pas vu. Enfin, en 2002, Maas traversait l'Atlantique pour aller tourner "L'Ascenseur: Niveau 2" aux States. Contrairement à ce que ce titre français pourrait laisser croire, il ne s'agit nullement d'une suite mais bel et bien d'un remake de "L'Ascenseur", dont celui-ci ne sort pas grandi. La spécificité néerlandaise qui donnait à l'original son atmosphère si particulière se délaye ici dans les canons américains, et on est une fois de plus obligé de déplorer l'égocentrisme de l'Oncle Sam en matière de pluri-culturalité. Le script de base a beau être respecté à la lettre, ce remake se perd dans la masse des produits de consommation courante que l'on oublie aussitôt vus et, en dépit de la surenchère artificielle appliqué au sujet (building de 102 étages, débauche de pyrotechnique, cascades spectaculaires...), l'inflation de moyens ne réussit pas à dissimuler l'impersonnalité de ce qui s'avère au final une outre gonflée de vent. Cinéaste déraciné dont il est évident, surtout après avoir vu "Amsterdamned", que l'essentiel de son inspiration provient de l'osmose qu'il entretien avec sa bonne ville d'Amsterdam, Maas se retrouve un peu paumé dans ce gigantisme glacial. Dick, rentre à la maison!
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http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=4232.html
Vu à la télé
SERENITY: L'ULTIME RÉBELLION
(Serenity)
de Joss Whedon (2005)
Ouais, ben y'a vraiment de quoi se rebeller et perdre sa sérénité! Joss Whedon à la réal, déjà, ça dit tout! Concepteur de l'interminable série "Bouffie contre les Vampires", star incontestée des cours de récré avec ses love stories pour boutonneux sur fond de kung-fu poussif et d'invasions vampiresques aussi effrayantes qu'un épisode des Bisounours, Whedon joue les prolongations avec le spin-off "Angel", qui narre les aventures d'un bellâtre suceur de sang induisant les pisseuses en pâmoison et leur perturbant les menstrues! Tout auréolé de sa gloire cathodique auprès du futur public de TF1, Whedon se lance dans la SF avec "Firefly", série qui verra sa diffusion interrompue en cours de première saison tellement elle est toute pourrie - ce qui nous vaut aujourd'hui cette purge qui en est la version grand écran. En dépit de moyens raisonnables, Whedon nous bâcle donc un catalogue des poncifs du space-opera shooté comme un téléfilm de M6. Pour le reste, il se fait pas iech et se contente de produire du sous-Lucas à peine déguisé: lutte d'un dernier carré de rebelles contre une fédération galactique tyrannique, jeune premier idéaliste à la Mark Hamill et son inévitable contrepoint le baroudeur buriné de l'espace à la Harrison Ford, planètes variées avec tavernes mal famées peuplées de toute une faune E.T., batailles spatiales d'astronefs filmées avec les pseudopodes, sans oublier le Darth Vador de service, machine à tuer rompue à tous les arts martiaux, finalement défait au cours d'un duel aussi interminable qu'indigent. Hélas, le pire reste à venir, puisqu'on sait désormais que c'est Whedon qui mettra en scène "Wonder Woman"! Tout ce que je trouve à dire, c'est bou-hou-hou!
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http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=35373.html
Vu à la télé
A SOUND OF THUNDER
de Peter Hyams (2003)
Écoutez attentivement le vieux sage, bande de jeunes écervelés, et n'oubliez jamais ce principe incontournable bien connu de tous les voyageurs temporels: "Le battement d'une aile de papillon dans la Préhistoire peut provoquer une invasion de dino-babouins en 2054!" Kézaco, un dino-babouin? Ben c'est comme on vous le dit: un raptor à cul pelé! Et encore je vous parle pas du métro: hier on s'y faisait dépouiller par les lascars du Neuf-Trois, demain on s'y verra agressé par un serpent de mer à poils ras: serait quand même temps que Sarko se sorte les doigts du fion si on veut pas voir débarquer un gros verrat borgne en plus des dino-babouins! Tout ça par la faute d'un abruti de chrono-touriste parti à la chasse au T-rex, et qui ne respecte même pas le protocole de Kyoto préhistorique! Attends un peu, salopiaud, je vais le dire à Nicolas Hulot! Blague à part, le plus consternant reste de se demander comment on a pu parvenir à un tel désastre cinématographique à partir d'une nouvelle de Ray Bradbury (certes pas la meilleure du Maître), adaptée avec le budget d'un blockbuster et le solide artisan Peter Hyams aux manettes: l'homme nous avait en effet habitué à mieux dans le domaine de la SF, notamment avec le frappadingue "Capricorn One" - chroniqué en ces pages - ou encore "Outland", alias "Le Train sifflera trois Fois" transposé sur Jupiter! Mais outre un script débile et des acteurs peu convaincus, la palme de la nullité revient incontestablement aux effets spéciaux: si les dinos tiennent à peu près la route, les rues des mégalopoles du futur constituent en revanche un modèle de foirage. Se résumant à des images de synthèse mal branlées projetées sur un écran devant lequel déambulent les personnages censés se balader sur les trottoirs, le procédé rappelle irrésistiblement les rétroprojections de stock-shots animaliers de "Tarzan l'Homme-Singe" (version Weissmüller) devant lesquelles erraient des acteurs falots en casque colonial. Ne se démontant pas, les producteurs de ce navet mémorable prétendent dans leur promo que "c'est fait exprès", et qu'il s'agit d'un hommage rendu aux bonnes vieilles séries B de SF d'antan... Et mon cul, c'est du dino-poulet?
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http://www.youtube.com/watch?v=K2sEX_0lM4g
Vu à la télé
MACBETH
de Roman Polanski (1971)
Quelque peu éclipsé par les nombreux chefs-d'oeuvre que compte la prestigieuse filmographie de Polanski, ce "Macbeth" mérite amplement d'être rappelé au bon souvenir des cinéphiles. Parmi les innombrables adaptations au cinéma des grandes pièces historiques de Shakespeare, rares sont celles qui ont su restituer ce souffle épique qui tend à déborder la scène proprement dite pour envahir les grands espaces des champs de bataille. En cela, Shakespeare est sans doute le plus "cinématographique" des dramaturges, dimension que Kurosawa restitue magistralement dans "Le Château de l'Araignée", sa propre version de "Macbeth", ainsi que dans "Ran", oeuvre plus tardive. Marchant dans les traces du maître japonais, et s'écartant délibérément d'une certaine tradition théâtrale quelque peu ampoulée, Polanski nous livre une oeuvre barbare pleine "de bruit et de fureur" - pour citer William himself! - qui résonne du fracas des armes et s'appuie sur un réalisme historique sans concession: loin de toute stylisation hollywoodienne, Polanski se fait agressif et teinte sa tragédie d'une violence très explicite allant jusqu'à flirter avec le gore. À ce titre, la scène du meurtre de Duncan, interminable et où l'on patauge littéralement dans le sang, restitue par son réalisme éprouvant la durée objective et quasi insoutenable de l'acte d'assassinat sur laquelle insistait tant Hitchcock. La dimension fantastique de la pièce est largement exploitée, notamment dans une hallucinante séquence de sabbat où la nudité sénile et décharnée d'une multitude de sorcières bouscule violemment nos canons esthétiques et instaure un malaise durable par son impudeur morbide. Persécuté par les inévitables spectres shakespeariens qui tourmentent sa conscience coupable dans les corridors de son château glacé, le personnage de Macbeth rejoint la galerie des monstres de Polanski, cinéaste de la paranoïa, et son repli dans la folie renvoie à Mia Farrow dans "Rosemary's Baby" ou à son homologue masculin dans "Le Locataire", sans oublier la terrifiante Catherine Deneuve de "Répulsion". Contrepoint à la thématique de l'enfermement, le déploiement dans les grands espaces, vécu comme agoraphobique, renvoie quant à lui à la vanité de l'ambition macbethienne dans la conquête sanglante d'un pouvoir dérisoire. Le Macbeth polanskien règne en effet sans maîtrise sur un paysage désert, stérile, rocailleux, battu par les vents, qui se dévide à perte de vue sous la grisaille d'un ciel bas: au bout du compte, les tromperies des augures auxquels Macbeth prête une oreille complaisante sont annonciateurs de la déception dont s'accompagne la jouissance fantasmatique du pouvoir. En d'autres termes, on ne règne jamais que sur du vide...
Vu à la télé
LE BAL DES VAMPIRES
(The Fearless Vampire Killers)
de Roman Polanski (1967)
Cool! Encore un Polanski! Normal, puisque Arte consacrait récemment une rétrospective à ce grand cinéaste - et j'enrage encore d'avoir loupé l'occasion de revoir le génialissime "Le Locataire" qui, avec l'immortel "Chinatown", parachevait dignement ce cycle. Parler du "Bal des Vampires" en l'an de disgrâce 2007 n'est pas chose aisée. En effet, nombreux sont les esprits chagrins à proclamer à qui veut l'entendre que le film "a mal vieilli". Expression qui, à mon sens, ne veut strictement rien dire, car l'on n'estime pas un film de 1967 avec des critères contemporains. À l'époque, la comédie horrifique était un genre peu fréquenté, et "Le Bal des Vampires" se veut un pastiche à la fois malicieux et respectueux des productions Hammer qui cassaient alors la baraque. Malicieux en ce qu'il parodie allègrement les canons et lieux communs de l'horreur made in Britain, et respectueux en ce qu'il s'évertue à en accentuer les points forts, notamment par le gothisme des décors somptueux et des extérieurs que l'on peut interpréter comme un véritable hommage à la Hammer's touch. Dès lors, rien d'étonnant à ce que cette oeuvre parle peu à une génération pour laquelle la Hammer constitue tout au plus une kitscherie exotique. Par ailleurs, la comédie horrifique à base de vampires a été tellement surexploitée et galvaudée depuis, que les gags du "Bal des Vampires" apparaissent au public blasé d'aujourd'hui comme d'épouvantables clichés, ce qu'ils n'étaient pas à la sortie du film. Ainsi, ces provocations à l'establishment très guindé de l'époque que constituent, par exemples, le vampire gay poursuivant le héros de ses assiduités, ou encore le vampire juif ne réagissant pas à la croix, n'ont plus le même impact de nos jours, ayant été rabachés jusqu'à plus soif par quatre décennies de productions à grande majorité nanardesque. Bref, pour apprécier "Le Bal des Vampires" à sa juste valeur, il faut se replonger autant que faire se peut dans le contexte de l'époque, même si cela implique un visionnage intensif de films de la Hammer - que vous ne regretterez pas de toutes façons! Ceci dit, si l'avis d'un ancêtre exhumé des poubelles de l'Histoire vous intéresse, je vous dirai que "Le Bal des Vampires" est une excellente comédie, menée tambour battant, réalisée au cordeau et dans laquelle on ne s'ennuie pas une seconde, principalement grâce à une interprétation sans faille: la tronche impossible de Jack McGowran, qui campe une sorte de Van Helsing ahuri affligé d'hirsutisme moustachier, restera dans les annales pour les siècles des siècles, et le juvénile Polanski est parfait dans son rôle de jeune niais romantique, chevaleresque et... trouillard! Enfin, on versera une larme d'émotion devant la belle et regrettée Sharon Tate, tragiquement disparue dans des circonstances tout à fait dignes de ce blog... Repose en paix, Sharon, nous n'oublierons jamais tes légendaires bains moussants!
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http://www.youtube.com/watch?v=1q-sukI-ZpU
DVD
CANNIBAL FEROX
de Umberto Lenzi (1980)
Voilà un DVD que je gardais en souffrance depuis des mois, sans pouvoir me résoudre à l'introduire dans mon lecteur, par crainte de ce que j'allais y découvrir. Traitez-moi de midinette si ça vous fait plaisir, mais le film de cannibales italien, j'ai déjà donné plusieurs fois, avec notamment "Le dernier Monde cannibale" (1977) de Ruggero Deodato, "Cannibal Holocaust" (1980) du même, "La Montagne du Dieu cannibale" (1978) de Sergio Martino, et je n'avais guère envie d'en retâter. Comprenez-moi bien: j'aurais volontiers applaudi des deux mains aux débordements très Z de ce sous-genre (vous connaissez mon amour immodéré pour le nanar transalpin!) qui aurait pu à la rigueur me faire marrer, s'il n'incluait pas cette particularité qui m'est insupportable et que je ne peux en aucun cas cautionner: le SNUFF ANIMALIER!!! Pour que les choses soient bien claires, sachez qu'il s'agit de meurtres d'animaux filmés en direct, et sans aucun trucage! Ça va peut-être vous surprendre après tout ce que vous avez pu lire et voir comme horreurs dans ce blog, mais j'ai déjà du mal à supporter de voir un lion bouffer une gazelle dans les docs animaliers de F5, alors je vous dis pas l'effet que me fait un salopard de réalisateur sans scrupule qui jette délibérément un pauvre petit singe entre les mâchoires d'un crocodile ou, comme c'est le cas dans ce "Cannibal Ferox", attache un malheureux bébé tapir en attendant qu'un boa lui tombe dessus, afin de pouvoir filmer la scène sans sourciller de A jusqu'à Z! Autant vous dire que je n'ai pas tenu le choc de ce crève-coeur, et que j'ai actionné la touche "avance rapide" dès que j'ai vu radiner le boa. Une telle complaisance de la part des réalisateurs, et la jouissance que peuvent y trouver les amateurs de ce genre de spectacle me semble relever de cette même douteuse mentalité qui fait ralentir les fans de Bataille et Fontaine lorsqu'un accident bien juteux s'est produit sur le bord de la route: gerbant! Sinon, les fans d'effets gore bien pourris pourront se régaler, entre autres éviscérations somme toute classiques, d'un décalottage crânien avec exposition de cervelle, d'une perforation de nibards au moyen de crochets suivi de suspension, et clou du spectacle, d'un coupage de quéquette du plus bel effet! Bref, c'était déjà suffisamment complaisant et craspec sans aller en plus torturer de pauvres bestioles innocentes! Pouah!
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http://www.youtube.com/watch?v=21Pn2pqKz34
Plus deux extraits, pour ceux qui ont l'estomac bien accroché:
http://www.youtube.com/watch?v=nzPVj6Rx3pw
http://www.youtube.com/watch?v=SmNxp1pQwD4
Vu à la télé
VOLTE-FACE (Face / Off)
de John Woo (1997)
Film après film, on n’en finit pas de regretter le John Woo de la période hong-kongaise, celui-là même qui avait su transcender l’actionner, genre chiant et convenu par excellence, avec ses gunfights décoiffants chorégraphiés comme de véritables spectacles de ballets. Las! Que sont les "Syndicat du Crime", "À toute Épreuve" et autre "The Killer" devenus? Et je ne parle pas d'"Une Balle dans la Tête", cette fresque grandiose et sublime à faire pâlir de jalousie Sergio Leone himself! Débarqué à Hollywood en 1993, Woo se voit d'emblée infliger le crétinissime Van Damme, association qui débouche sur "Chasse à l'Homme", une bouse en forme de survival. Dès lors, il va enchaîner les navets surbudgétés, les majors le réduisant peu à peu à une triste parodie de lui-même, l'inventivité d'hier devenant un recyclage incessant des mêmes procédés de mise en scène, d'autant plus éculés désormais que tous les yes-men du bourrinage décervelé ne se sont pas privés de se les approprier pour nous les resservir jusqu'à la nausée. Il faut bien se faire une raison: de réalisateur à l'avant-garde du cinéma de genre, John Woo est devenu le serveur de soupe du star-system, qu'il s'agisse du mégalomane Tom Cruise de "Mission impossible 2" ou de l'affligeant Affleck de "Paycheck". "Volte-Face" ne fait pas exception à la règle, sauf qu'ici on a quand même un casting haut de gamme avec l'affrontement Nicholas Cage / John Travolta. La nouveauté, c'est que Woo verse dans la SF high-tech qu'il conjugue avec le thème le plus vieux du cinéma fantastique: celui du double. Ainsi, le film vaut surtout par l'occasion qu'il donne à ses deux têtes d'affiche d'interchanger leurs rôles en cours de route, Travolta se mettant à jouer comme Cage et vice-versa, challenge que les deux acteurs réussissent haut la main et avec un plaisir ludique et communicatif. Sinon, il ne faut pas se leurrer: cet affrontement ne tarde pas à devenir un fois de plus prétexte à un bourrinage intensif et, s'il attache certes un intérêt certain à la dimension humaine du drame, Woo n'en remplit pas moins en bon fonctionnaire le cahier des charges qu'on lui a glissé entre les pattes, ce qui nous vaut entre autres une destruction d'aéroport à grand renfort d'effets pyrotechniques et une poursuite en hors-bord déjà vue et revue cent fois chez James Bond. On déplorera également des incohérences flagrantes de script, comme lorsqu'on voit Cage s'évader d'une plate-forme pénitentiaire perdue en plein océan pour débarquer en ville cinq minutes plus tard sans transition ni explication: ça, même le Z italien ne l'a jamais osé! Ceci dit, c'est comme de bien entendu somptueusement réalisé avec des moyens pharaoniques, et les plans de Woo tombent toujours avec une précision diabolique. Mais aussi virtuose qu'il soit, on en a un peu soupé des envolées de colombes au ralenti, des braquages réciproques avec caméra tournante et des corps qui s'envolent en gesticulant sur fond d'explosions. John, rentre à la maison! Nan, je veux pas, y'a plein de Chinois!
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http://www.fan-de-cinema.com/films/thriller/volte-face.html
DVD
LE VAMPIRE A SOIF
(The Blood Beast Terror)
de Vernon Sewell (1967)
L'affaire du mois. Si vous traînez un peu dans les points presse, vous ne manquerez pas de dénicher ce gouleyant nanar, proposé pour la somme ridicule de 3,90 €, qui dit mieux? Cette très modeste production britannique tente de se faire passer pour une production Hammer et ma foi y réussit assez bien, si l'on en juge par le look victorien du produit, ses ruelles chichement éclairées et ses sous-bois lourds de menaces sur les chemins desquels cahotent d'antiques fiacres. Faut dire qu'avec en tête d'affiche l'inoubliable Peter Cushing, star de l'horreur et véritable pilier de la célèbre firme, ça aide! Quant au réalisateur Vernon Sewell, il se fera remarquer des fans de l'époque en réalisant l'année suivante "La Maison ensorcelée", adaptation de la cuisse gauche de "La Maison de la Sorcière" du grand Lovecraft interprétée par un prestigieux trio de scream-stars: Boris Karloff, Christopher Lee et Barbara Steele - excusez du peu! Mais revenons à notre monstre au gosier sec: inutile de chercher une quelconque originalité dans cette très classique histoire de savant fou lâchant le sanguinaire fruit de ses expériences sur la population d'un petit village. Tandis que les morts s'empilent, Cushing mène l'enquête, impeccable comme toujours dans son rôle d'inspecteur gentleman, et conserve un flegme imperturbable qui ne constitue pas le moindre de ses mérites face au "Craignos Monster" hilarant qui bat la campagne, une sorte de mite humanoïde campée par un anonyme suffocant sous une peluche issue en droite ligne d'un spectacle de Chantal Goya! Perso, je me suis fissuré le coccyx à force de me taper le cul par terre! Conséquemment, cette inénarrable bestiole fait de ce DVD un must incontournable pour tout zédophile digne de ce nom.
DVD
LE CHÂTEAU DE FRANKENSTEIN
a.k.a. LE CHÂTEAU DE L'HORREUR
(Terror! Il Castello delle Donne maledete)
de Robert H. Oliver (1973)
Oh oui, oh oui, encore du nanar! Celui-ci, vendu avec le "Mad Movies" de Décembre dernier, s'avère plus gratiné qu'une soupe à l'oignon! Quand on s'appelle Frankenstein, c'est bien connu, on a sans cesse besoin de matière première. Ça tombe bien, les bouseux du coin viennent justement de lyncher un homme préhistorique qui se baguenaudait dans la campagne - pourquoi, mes bons amis, cette moue d'incrédulité? M'enfin, chacun sait que toute campagne abrite son homme préhistorique, vous sortez jamais ou quoi? Le Baron répare donc le troglodyte en lui greffant un cerveau féminin prélevé sans doute à une défunte lesbienne, puisque le résultat final tombe immédiatement amoureux de la pulpeuse héroïne! Pour compliquer un peu les choses, sachez que l'infortuné Baron compte parmi ses serviteurs un nain voyeur et libidineux campé par le génial Michael Dunn, qui interpréta le récurrent Docteur Loveless dans "Les Mystères de l'Ouest", et qui domine ici sans effort le reste du casting. Bref, celui-ci perce des trous dans toutes les cloisons afin d'assurer le quota de scènes déshabillées sans lesquelles le Z ne saurait être ce qu'il est. Viré du château de Frankenstein pour avoir fait une connerie de trop, l'infâme personnage trouvera l'instrument de sa vengeance dans une caverne, en la personne d'un second homme préhistorique - oui, que voulez-vous, il y a des campagnes qui sont mieux pourvues que les autres! - qu'il incitera à kidnapper puis violer des paysannes naïves pendant que lui, il mate, évidemment! Bon, rien qu'avec ces bribes de scénario, avouez que vous en avez déjà pour votre argent, non? Sortie en salles chez nous sous le titre "Le Château de l'Horreur", cette mémorable zèderie constitue la seule et unique réalisation de l'obscur Robert H. Oliver, dont le patronyme n'est nullement un pseudonyme comme on serait en droit de le soupçonner: une fois n'est pas coutume, l'homme s'avère un authentique Américain, producteur calamiteux venu chercher fortune dans le nanar italien. Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître!
Vu à la télé
BATMAN, LE DÉFI (Batman Returns)
de Tim Burton (1992)
Y a-t-il encore parmi mes lecteurs fidèles des malheureux à n'avoir pas vu ce chef-d'oeuvre définitif? Si oui, vous êtes sommés de combler incontinent cette lacune, car "Batman, le Défi" n'est rien moins que la meilleure adaptation de comics de toute l'histoire du cinéma! Tim Burton, le génie subversif qui a plié le blockbuster hollywoodien à ses visions hallucinées, signe avec cette séquelle l'oeuvre la plus forte d'une carrière déjà bien remplie. Radicalisant la démythification du personnage entamée avec son déjà génial et très expressionniste "Batman" premier du nom, Burton explose la tronche de ses producteurs et du public "familial" auquel ceux-ci destinaient le film, et nous livre une oeuvre d'une noirceur absolue qui emmène les fans du Dark Knight jusqu'à l'extase. Au sommet de son art de visionnaire baroque, il nous propulse dans une sorte de "Foire des Ténèbres", Luna Park de cauchemar dont la chatoyance de pacotille magnifie une "Monstrueuse Parade" de personnages à la pathologie exacerbée. Le délire burtonien qui traverse le film comme une contagion malsaine se communique à ses acteurs dans une osmose magique, qu'il s'agisse d'un Michael Keaton halluciné campant un Batman obsédé et schizo limite psychopathe, d'une Michelle Pfeiffer qui irradie d'une torride folie érotomane sous le latex suggestif de Catwoman, d'un Christopher Walken à la hauteur de sa réputation ou, last but not least, d'un Danny DeVito époustouflant qui domine le film de toute sa démesure et sort littéralement de lui-même pour nous offrir un Pingouin tour à tour répugnant, ridicule, terrifiant, émouvant, et s'affirmer au final comme la véritable star de ce sublime asile de fous. Emporté par une oeuvre colossale qui soudain le transcende et le grise, Burton se permet tout, fracasse les tabous, confisque le film à ses producteurs pour l'immerger dans les ténébreuses profondeurs de la schizophrénie, et balance au nez et à la barbe du tout-Hollywood les symboles les plus savoureusement salaces: ah! Catwoman gobant le "petit oiseau" du Pingouin, lequel menace en retour de "bouffer son chat", quel grand moment de provocation libertaire! et quel coup de pied dans les couilles fripées des Tartuffe de tous poils! La sanction ne tarda d'ailleurs pas à tomber, puisque la franchise "Batman" fut retirée à Burton, pourtant seul auteur (avec Frank Miller) à avoir su restituer la vérité intrinsèque du personnage, que d'autres avaient passé des décennies à soigneusement refouler. Les deux purges tournées dans la foulée par le nullissime Joel Schumacher précipitèrent la série dans les bas-fonds du box-office et, loin de faire oublier l'oeuvre scandaleuse de Burton, lui servirent au contraire de faire-valoir. On n'étouffe pas l'éclat d'un tel diamant noir!
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http://www.youtube.com/watch?v=8txDV2tYtJk
Vu à la télé
LA GUERRE DES MONDES
(War Of The Worlds)
de Steven Spielberg (2004)
Voilà un Spielberg des plus étranges. On attendait un somptueux blockbuster de SF, et on n'a certes pas été volé car à ce niveau-là, le film tient toutes ses promesses et remplit magnifiquement son contrat, rien à redire. Toutefois, cette "Guerre des Mondes" impitoyablement relookée dépasse largement ce statut mis en avant pour les besoins du box-office et transcende de loin le bourrinage simpliste à base d'invasion extraterreste tel que nous l'infligeait, par exemple, le cocardier et réactionnaire "Independance Day". Spielberg explique dans divers interviews comment il a commencé, avant même d'attaquer l'écriture du script, par faire une liste de tout ce dont il ne voulait pas dans son film, heureuse procédure qui nous évite la longue cohorte des lieux communs habituels du genre, et débouche sur une oeuvre insolite en constant décalage. Car réduire les Martiens et toute leur machinerie guerrière à un simple "McGuffin" hitchcockien pour recadrer le film sur sa dimension humaine constituait un pari ambitieux que Spielberg remporte haut la main. Tout est pareillement décentré dans "La Guerre des Mondes": peu enclines à se tourner vers le ciel plus qu'il n'est nécessaire, les caméras restent le plus souvent rivées à terre, à hauteur d'homme et, serait-on tenté de dire, au ras des pâquerettes. Spielberg consomme ainsi une rupture radicale avec la tradition très américaine de "la menace venue d'ailleurs", issue de la Guerre Froide, et à laquelle continuent à sacrifier des films de pure propagande ("Independance Day", encore lui!), qu'il s'agisse comme hier du bloc soviétique ou, comme aujourd'hui, de la "Croisade" bushiste - "C'est pas moi, c'est les autres", comme le scande un récent et lucide tube de rap français! Avec "La Guerre des Mondes", la responsabilité humaine, pour ne pas dire américaine, est clairement établie: la menace ne vient pas du ciel, mais surgit des profondeurs de la terre où elle sommeillait comme une pulsion de mort refoulée qui s'actualise soudain avec une extrême violence: en d'autres termes, le ver est déjà dans le fruit! Spielberg renoue d'ailleurs avec la vision pessimiste de Wells à l'endroit d'une humanité qui, face à la menace, privilégie le "chacun pour sa gueule" cher au libéralisme, quitte à piétiner son prochain, là où il faudrait rationnellement faire acte de solidarité. Les scènes de panique, qui rejoignent la grande tradition de la superproduction hollywoodienne à la Cecil B. DeMille, s'avèrent d'ailleurs traumatisantes de violence dans leur stigmatisation de l'égoïsme et du mépris de l'autre. Cette responsabilité humaine dans le désastre se cristallise sur un Tom Cruise plus tête à claques que jamais (bravo le casting!) qui incarne un père nul et irresponsable soudain mis en demeure d'"assurer": dès lors, la menace martienne est réduite à une simple fonction de contrepoint à la rédemption du héros, sur laquelle porte tout l'intérêt d'un Spielberg toujours aussi humaniste. On a donc un film qui fonctionne sur deux niveaux: l'un qui en donne pour leur argent aux amateurs de spectaculaire et d'effets spéciaux et ravira les geeks désireux de ne pas se prendre la tête, et un deuxième degré plus "auteurisant" portant davantage sur le fond et propre à satisfaire également un public féru d'analyse thématique et de subtilité dans le propos. À moins d'être snob, on ne saurait certes se plaindre de cette démarche soucieuse d'universalité. Un cinéma à la fois populaire et pas con, ça change agréablement.
Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:
http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=35231&Rub=BA&baid=&CACPLAYER=wmp
Spécial copinage: consultez l'avis de l'ami Nio:
http://dvdtator.canalblog.com/archives/p70-10.html
Vu à la télé
LA REVANCHE DES SITH
(Revenge Of The Sith)
de George Lucas (2004)
Comme tout le monde, j'ai adoré "La Guerre des Étoiles" lorsqu'il est sorti en 1977. Il fallait être aveugle pour ne pas voir qu'un ère nouvelle s'ouvrait pour le cinéma de SF, et le space opera en particulier. Mon adhésion fut d'autant plus naturelle que j'étais déjà un admirateur de Lucas, ayant kiffé grave le très pessimiste "THX 1138" et visionné le cultissime "American Graffiti" une bonne dizaine de fois. La première trilogie passée, vint le temps du désamour: au fil du temps et des succès, le wonderboy d'hier s'était transformé en dealer de Playmobils pour geeks pétés du casque, quand il ne pratiquait pas l'autocaviardage en multipliant les versions révisionnistes de son oeuvre à but exclusivement lucratif et d'un intérêt discutable. Après seize ans consacrés à traire ces vaches à lait que sont les fans hardcore de la saga avec un cynisme capitaliste n'ayant d'égal que le masochisme économique desdits bovidés, il était désormais clair que le Lucas new-look n'avait plus grand chose à voir avec le cinéma, fût-il de genre. Et ce ne sont pas les deux purges "La Menace fantôme" et "L'Attaque des Clones", censés consacrer son retour à la "réalisation", qui auront changé quelque chose à cet état de fait. Se vautrant avec complaisance dans l'effet spécial pour l'effet spécial, illustrant un script faussement complexe se résumant à une succession de prétextes (wow! la rime!) et se délayant dans le tout numérique, réduisant un casting pourtant prestigieux à une troupe de pantins s'agitant devant les écrans verts d'un théâtre de marionnettes high tech et sans âme, cette "prélogie" s'adressait avant tout aux membres de la secte dont Lucas était devenu le gourou, et dont il avait mis seize ans à laminer l'esprit critique à coups de merchandising. Après ce réquisitoire certes impitoyable, mais qui est à la mesure de la déception éprouvée par un fan de la première heure, je m'en vais vous surprendre: avec "La Revanche des Sith", je me suis quelque peu (mais pas trop!) réconcilié avec Lucas, et j'ai éprouvé un certain plaisir à regarder ce troisième épisode. Je ne vais pas pour autant crier au chef-d'oeuvre, mais force est de reconnaître que, pour la première fois depuis longtemps, Lucas nous propose autre chose qu'un cyclopéen foutage de gueule. Cela provient sans doute de la position de charnière qu'occupe "La Revanche des Sith" entre les deux trilogies, et qui oblige Lucas à faire un effort d'écriture afin d'assurer à l'ensemble de la saga toute sa cohérence dramatique, quelque peu perdue jusque là dans la gratuité des images de synthèse. Par le fait, on se préoccupe un peu plus des personnages, on raconte une vraie histoire qui, quoique très classique dans sa conception, n'en réussit pas moins à capter notre intérêt et à imprimer un rythme faisant cruellement défaut aux épisodes 1 et 2, on mobilise les SFX à bon escient et non plus à tort et à travers, et il n'en faut pas plus pour produire un divertissement de qualité retrouvant le souffle des films d'aventures de l'Âge d'Or hollywoodien. Toutes les péripéties de cet ultime opus convergent ainsi vers le très "frankensteinien" final tant attendu des fans: l'émergeance du personnage de Darth Vador, désormais prêt à terroriser toute la galaxie!
Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:
http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=29608.html
Dionysos deale du gros qui tache!
"L'Ascenseur": puisqu'on vous dit que c'est complet!
"Serenity": le Han Solo du pauvre!
Le Jaguar n'a qu'à bien se tenir: gare au dino-babouin!
Macbeth, pris la main dans le sang!
Sharon Tate, sponsorisée par Obao!
Mieux que le Wonderbra, le soutif cannibale!
John Woo: je te braque, tu me braques...
La peluche hilarante de "Le Vampire a soif"
Michael Dunn libidineux? Non, li noeud tout entier!
La "chatte" et le "petit oiseau": un duo de oufs!
L'humanité panique et se piétine dans "La Guerre des Mondes"
Annakin et Obi Wan: duel final sur une mer de lave
1er anniversaire du "Patchworkman's Blog":
"Où est mon gâteau, Bédéliaaaaaa?"
Commentaires
BON ANNIVERSAIRE!!!!!!!
Avant d'évoquer plus en détail les films que j'ai vu ... JOYEUX ANNIVERSAIRE A CE BLOG!!!!!!!
Je l'ai découvert par le biais d'Erwan, le visitant par simple curiosité. Et depuis, il fait partie de ceux que je visite régulièrement, avide de nouvelles chroniques et de réactions intéressantes.
Je suis sans cesse impressionné par la verve et la science (et/ou le travail de recherche) de notre hôte.
Et ce même quand je ne suis pas d'accord avec lui. ;-)
Ce qui m'offre une bonne transition pour mes réactions. ;-)
Car le premier film auquel je réagis est "Serenity": oh, je ne vais pas défendre ici qu'il s'agit d'un des meilleurs films de SF.
Il ne s'agit selon moi même pas d'un film mais d'un épisode plus long de la série TV. Série que je n'ai pas vue par ailleurs.
Ceci étant, j'ai plutôt apprécié cet épisode ultime. Comme tu le dis, la parenté avec Star Wars est évidente. Mais cela ne m'a pas perturbé et j'ai passé un moment sympathique.
Ce qui me dérange le plus dans ce que tu dis, c'est tout le mal que tu sembles penser de Joss Whedon. Car j'ai beaucoup aimé Buffy et Angel. Des séries amusantes et sombres à la fois. Pas évident à faire pour des séries tous publics (enfin presque).
Je viens de voir la saison 5 d'Angel et je me suis bien éclaté (même si la fin a été un peu précipité).
En revanche, pour "A Sound of Thunder", je n'ai rien à ajouter.
C'est franchement l'un des pires films que j'aie pu voir ces derniers temps et sans doute dans ma vie.
Avoir autant de moyens mais ne pas être foutu de pondre au moins un film de qualité moyenne, c'est stupéfiant.
C'est mal joué, mal écrit, assez proche du stupide ... Franchement nullissime!
"Volte-Face" est l'un de ces films qui me font penser que John Woo est surestimé.
Il réalise bien, certes. Mais je me suis réellement ennuyé devant cette histoire. Rien ne m'a intéressé, pas même les scènes d'action.
Je veux bien croire que ses productions chinoises sont de meilleure qualité. En voyant ça, je me dis que ce n'est pas compliqué. ;-)
"La Guerre des Mondes" m'a agréablement surpris.
Je m'attendais à un blockbuster lambda, mais, si nous avons bien droit à des scènes de grand spectacle (fort réussies d'ailleurs), nous avons aussi un côté humain et même intimiste par moment dans cette histoire.
Ce n'est pas tant l'histoire d'une invasion E.T. et de héros, mais celle d'un père confronté à une telle invasion.
C'est surprenant, et nous passons d'un aspect à un autre. Sans que cela manque de cohérence.
Un vrai bon film.
J'ai également plutôt apprécié "La Revanche des Sith". Pas un chef d'oeuvre, mais il a plusieurs éléments intéressants.
ça manque d'un peu de profondeur, mais j'ai apprécié.
Maintenant, ça ne m'empêchera pas de penser que Lucas aurait mieux fait de faire la suite plutôt que la "prélogie".
Rien à dire de plus sur "Le Bal des Vampires" et "Batman, le Défi", je suis de ton avis.
Encore une fois, joyeux anniversaire Patchworkman!!! :-)
pour Céd
Merci de tes voeux, et j'en profite pour te remercier de ta fidélité. Tu fais en effet partie de ceux qui m'encouragent le plus à continuer, sans oublier bien sûr l'ami Nio et tous les autres passionnés que l'on retrouvera plus dans mes liens ou au hasard des commentaires. Merci à tous!
Bon, je ne vais pas commencer ma deuxième année avec une polémique sur Whedon - celle à propos de "Ghosts of Mars" m'a suffi! Mettons-le donc de côté pour le moment - de toutes façons, on aura l'occasion d'en reparler quand "Wonder Woman" sortira (mon Dieu, pourvu qu'on ait pas SM Gellar dans le rôle!)
Paranthèse: gros fantasme qui hélas ne verra jamais le jour: une "Wonder Woman" mise en scène par Russ Meyer (récemment, j'ai pu voir "Motor-Psycho" sur Arte: impressionnant!)
Pour le reste (films d'horreur exceptés, je sais que tu n'es pas trop fan d'éclaboussures!), je vois qu'on est sur la même longueur d'ondes. Spielberg, Burton, Polanski: de la balle!
Au risque de me répéter: il faut absolument que tu voies "Une Balle dans la Tête" de John Woo, pour toucher du doigt à quel point ce grand réalisateur s'est perdu en se délocalisant. Quant à "Volte-Face", ça reste à mon sens le meilleur film (ou le moins pire, c'est selon) de sa carrière américaine.
Oh fucking yeah ! :)
BON ANNIVERSAIRE A TON BLOG PATCHWORKMAN !!!!
Yeah !
Bigre je vois que tu as mis plein de choses...Je n'ai pas tout lu, je m'en garde pour le week end, mais je vais juste rajouter deux-trois trucs... :)
Batman le défi > chef d'oeuvre noir rempli de dialogues trucculents of course ! Savoureux en souhait et l'un des meilleurs Burton (euphémisme, le gars nous a pondu une ribambelle de chefs d'oeuvres monstrueusement géniaux. Savais tu que son "Pee Wee" ressort sur les écrans français ? Après je ne sais pas si c'est dans toute la france ou juste à la capitale...) !
Spielberg > On est d'accord ! Par contre évite le Terminal si tu n'accroches pas à la mièvrerie à la guimauve avec l'ami Tom Hanks. Après visionnage de "la guerre des mondes" assez noirs, tu passes à un truc sucré...Un peu trop sucré pour moi, erg.
Star Wars III > Ouais !!!! ça y est, tu l'as enfin vu ! Ahhh je t'avais dit que Lucas se reprenait bien en main ! Avec le recul, j'aurait tendance à le préferer à l'empire contre attaque même si dans celui-ci notre lord Vador y est des plus cruels.
"Préparez la carbonite."
[en parlant de Solo]
"Je vous le laisse chasseur de prime."
Mais bon le III rien que pour la prise de pouvoir de Palpatine, il fallait le voir. Proche des élections de Bush, oui mais chut, ce n'est que du cinéma, voyons, hé hé... :)
Bon dès que j'ai un peu de temps ce week-end, je lis la suite, my friend ! ;)
See ya, et "longue vie à la nouvelle chair !"
Nio.
Meuh non, pas de polémique! ;-)
Tu me flattes en disant que je t'encourage en apportant mes modestes commentaires (admiratifs) sur ton blog. :-)
Revenons-en à Whedon.
Non, non! Ne fuis pas! Je t'apporte une bonne nouvelle. ;-)
Joss Whedon ne participe plus au film Wonder Woman.
Différence de point de vue avec le producteur qui aurait notamment acheté un nouveau script à de nouveaux auteurs.
Et j'ai beau aimer ce que Whedon a fait sur Buffy, Angel ou Astonishing X-Men (oui, il écrit ce comicbook aussi), cela ne me perturbe pas qu'il ne soit plus lié à WW.
Bien sûr, c'est un fan de comics. Mais je ne le voyais pas en mesure de réaliser un film de cette importance.
Je l'ai déjà dit, pour moi, "Serenity" est un super-épisode de série TV.
On aura l'occasion de reparler de Whedon une autre fois. ;-)
JOYEUX ANNIVERSAIIIIIIIIIIIIIIIIIIRE !!!!!!
MAZEL TOOOOOOOOOOV
HAPPY BIRTHDAYYYYYYYYY
pour Nio
Oui, je suis rien fier d'avoir tenu une année entière! Merci à toi de ton soutien, de ta participation et de ton amitié! Toi qui es blogueur, tu sais à quel point ces choses-là sont importantes.
Batman: je crois que tout est dit. Mauvaise nouvelle: la sortie de "The Dark Knight" de Nolan est repoussée en 2008. Enfin, d'un autre côté, si ça peut améliorer le film...
Spielby: j'ai eu l'occasion de voir "Le Terminal", et je n'ai pas trop tiqué. Heureusement, il y a beaucoup d'humour et cela tempère le côté mélo. En fait le héros rit avec nous de sa triste condition et ne pleure jamais sur lui-même, préférant positiver, ce qui nous vaut des scènes savoureuses. Et puis j'adore Tom Hanks et son visage douloureux: l'homme est l'acteur mélo par excellence, capable de te faire fondre en larmes d'un seul regard. A cet égard, sa prestation dans "La Ligne verte" (une des meilleures adaptations du King de tous les temps, soit dit en passant) est tout à fait hallucinante!
Lucas: curieux, moi je trouve que "L'Empire contre-attaque" est le meilleur épisode de la saga... Reste à savoir ce que Lucas va faire maintenant: va-t-il, comme il a été longtemps prévu, s'attaquer à une "post-logie"? ou bien basculer dans quelque chose de totalement différent? ou bien rester dans son ranch à compter ses thunes et faire mumuse avec ses Playmobils? Selon un buzz inquiétant, il travaillerait à un relookage de "THX 1138", façon ce qu'il a fait sur la première trilogie... Je crains le pire...
La nouvelle Cher ? Elle est increvable! Si ça ne tenait qu'à moi, je te l'enverrais se faire lifter chez les cannibales italiens, tiens! Sûr qu'ils lui remonteraient les nichons par-dessus les oreilles!
pour Céd
Je ne fuis pas, mais il me semble que j'ai déjà dit sur Whedon tout ce qui m'horripilait dans ce personnage.
Quant à "Bouffie" et "Angel" (ben t'as qu'à allumer le chauffage! OK, je sors...), je prise assez peu ces séries ciblées ados issues de la mode lancée par Kevin Williamson (une autre de mes têtes de Turc!). Par le fait, "Dawson" (du précité), "Charmed" et même "Smallville" me collent des boutons - d'acné! J'y peux rien, le Patch est ainsi fait!
Quant à "Serenity", tant qu'à se farcir du sous-Lucas mal branlé, je préfère nettement les sous-Star-Wars italiens qui ont fleuri dans la péninsule dans les années 80! Au moins, on se fendait la gueule! "Star Crash" de Luigi Cozzi, ça c'était quelque chose!
pour Deweysax
Merci merci mon ami!
Tes voeux me font chaud au coeur!
Et à se revoir sur nos blogs respectifs!
Longue vie à "Je critique tout" - à propos, ça fait combien pour toi?
Tu ... mattes trop la télé toi !!!
Whedon, c'est pas pareil.
Quoi?!
Pas même une petite réaction sur le fait que Whedon n'oeuvrera pas sur Wonder Woman?
Ksss ... Et moi qui pensais te faire plaisir. Ingrat va! ;-)
Sinon, je fais une différence entre Buffy/Angel d'un côté, et Dawson/Charmed/Smallville de l'autre.
OK, toutes ces séries s'adressent avant tout aux ados.
Mais Buffy/Angel sont assez originaux, bien écrits (on a parfois des épisodes surprenants) ... et funs.
Rien à voir avec le soap-opéra qu'est Dawson ou le nullissime Charmed selon moi.
Mais bon, les goûts et les couleurs ... ;-)
Noké.
> le terminal. Bon ben moi c'est parce que je n'aime pas vraiment Tom Hanks. Il me laisse froid, ça doit être pour ça sans doute...
> Lucas...Ben moi j'adore autant le III que le V. Parce qu'ils sont aussi brutaux l'un que l'autre. Je peut maintenant le dire puisque j'avais vu les 6 dans l'ordre (sans m'endormir encore avec le II ni partir de la chambre pour feindre d'aller pisser pendant 2 heures pour le I) et avec grand plaisir...
C'est quand que tu fais "frayeurs" alias la paura de Fulci en chronique sur ton blog ? Il est en promo en ce moment et j'aimerais bien une petite chronique incitatoire pour me décider euh ! :)
Macbeth et sa lady
"en d'autres termes on ne règne jamais que sur du vide..."
Que j'aimerais que celà soit vrai, mais quid mon cher Patchworkman des ravages journaliers des abus de pouvoir en tout genres. De la simple relation homme à homme où homme à femme où pire Tyran à peuple. Mais peut être que je ne perçois pas bien l'idée qui se cache derrière ta phrase. Auquel cas ça m'interèsserait que tu m'en dise plus (si tu veut bien).
Par ailleurs j'ignorais l'existence de ce film de Polanski et je vais y remédier en achetant le DVD.
La raison est que je vais travailler sur un projet, qui mettra en scène particulèrement Lady Macbeth. Ce n'est pas un montage de la pièce mais une vision de la Lady (à ce propos j'aime le traitement par Kurosawa du personnage).
Et la Lady Macbeth de Polanski ?
sur ce encore bravo pour tes articles passionnés et
joyeux anniversaire ! ! !
ah Bédéliaaaaa, cette chérie, mais quelle mémoire tu as !!! (à noter qu'il faut imaginer la voix comme sur une bande au ralenti>>>vitesse/2 )
bye
portez vous bien ;
pour Pim's
Tiens, le Serpent de Mer est sorti du métro!
Non, je ne mate pas trop la télé. En fait, je la mate juste ce qu'il faut. Je sélectionne. Par exemple, je n'allume jemais la télé pour allumer la télé, comme font des tas de gens, et quand il n'y a rien à la télé: plutôt que de regarder passivement n'importe quoi, je prends un bouquin, ou je fais autre chose de plus créatif. Je n'ai pas de temps à perdre, il y a trop de choses à faire. Cela va peut-être te surprendre ou te sembler prétentieux, mais je suis un mec qui ne s'ennuie jamais! Le seul regret que je peux avoir, c'est à propos des choses que je ne ferai jamais par manque de temps.
Par exemple, si j'avais le temps, je ferais un blog sur toutes les choses que je fais quand je ne regarde pas la télé!
pour Céd
Ah bien sûr que ça me fait plaisir, ça m'enlève même une sacré épine du pied!
J'ai même mieux dormi, sachant cela!
Reste à savoir qui va s'y coller, vu que Russ Meyer n'est plus disponible...
Que penses-tu de John Waters?
Non, je déconne!
pour Nio
Malheureusement, je bossais le jour où Canal a fait sa journée "Star Wars" - marathon de 8h à 3h du mat. Sinon, j'aurais bien tenté l'expérience...
"Frayeurs" en promo, ouais je demande pas mieux, encore faut-il que la promo atteigne ma province...
pour Pastis
Par cette phrase, il n'est bien évidemment pas question pour moi de faire du révisionnisme! Bien entendu, je suis conscient des abus de pouvoir qui se commettent chaque jour.
Je voulais en fait mettre l'accent sur la structure décevante du désir, ou plutôt de la réalisation de celui-ci. Le désir n'a d'intérêt que pour peu qu'il travaille à se réaliser, et s'épuise lui-même dans la réalisation effective de sa propre satisfaction. Ainsi, je pense sincèrement que les fantasmes quels qu'ils soient ne gagnent pas à être réalisés: dès qu'il cherche à s'actualiser, le fantasme se voit contraint de négocier avec le réel, lequel est malheureusement limité, contrairement à notre imagination fantasmatique! La jouissance du pouvoir est à mon avis, et en tant que fantasme plus ou moins actualisé, pareillement décevante. Le mouvement même (le désir en tant qu'ambition) qui assurait le dynamisme de la quête s'épuise et renvoie à un vide intérieur jusqu'ici refoulé par ce mouvement-même - rappelons qu'il est de tradition en philosophie de considérer le désir comme manifestation d'un manque. D'où d'ailleurs les abus de pouvoir, que j'interprète comme une tentative désespérée d'aller plus loin, et de repousser sans arrêt les limites pour ne pas rester dans cet immobilité désespérante de parvenu, quitte à s'enfoncer dans l'abjection.
Chez Macbeth, la chose est encore plus complexe car en fait l'homme n'est pas vraiment désirant et sa quête même est gâchée par la culpabilité. Le mouvement qui le porte au pouvoir est sans cesse interrompu, un pas en avant, un autre en arrière, et c'est là qu'intervient précisément Lady Macbeth, qui elle vit le mouvement désirant par procuration. Parvenu au pouvoir, Macbeth se plaint d'ailleurs d'avoir été abusé par les oracles (soit: une fantasmatique du pouvoir) et d'avoir fait le vide autour de lui pour déboucher sur... du vide! Kafka, lui, va plus loin en définissant le pouvoir comme une sorte d'entité métaphysique qui fonctionnerait indépendamment de ses représentants (l'administration) - d'où l'absence de maître du "Château", ou encore l'homme qui perd sa vie devant les "portes de la loi" dans le "Procès".
Voilà, j'espère avoir été clair...
Quant à Bédélia, je t'avoue que tu étais un peu visé par ce clin d'oeil!
pour Patchworkman
ah, merci pour l'éclaircissement
et en fait je n'étais pas sur mais je me doutais un peu qu'il s'agissait d'une vision plutôt "vers l'intérieur" du pouvoir. ça me fait penser aux premiers conquistadors, en quète de cet Eldorado, et qui en étant combler presque instantanément par Montezuma et sa cour, n'en ont pas moins fini dans un grand désoeuvrement, suivit d'une déchéance, non sans avoir commis auparavant des massacres purement inutiles.
Concernant la mécanique du désir, je partage tout à fait ton avis. cette idée de chemin, de parcours du désir en train de se réaliser est importante à rappeler. A une époque précisément ou tout consiste à le nier. ou plutôt à l'anihiler. la raison de ce gommage passerait par la conscience puis le refus de l'aspect usant (et cependant vitalisant)de celui-ci. Pour exemple, les objets de nos sociétés, sont passés d'un premier stade jetable, donc niant déjà l'idée d'usure et donc de "Vie" de ceux-ci, à des objets littéralement "jetés" ce qui bien évidemment arrange un capitalisme de plus en plus pointu. Bon je m'éloigne un peu de la reflexion sur le pouvoir, pour des considérations économiques là. Celà dit il y a entre eux des ponts.
Bon, mais j'ai faim Moi, et que fait Bédélia
Bééédééliaa !
une Scène mythique cuttée!
Déjà merci d'etre passer chez moi! Ca fait plaisir!
Je voulais juste rebondir sur "l'ascenseur" que j'ai vu il ya longtemps maintenand. Tu ne parles pas de la scene ou le mec se fait couper en deux par la cabine! Et perso c'est ce qui m'est resté de ce film (avec les bruits d'ascenseur) et depuis je prends plus l'ascenseur comme avant moi!
Voilà c'etait simplement pour dire ça, je trouvais que ca meritais bien un petit flash!!
pour la Crevette Zombie
Effectivement, avec cet ascenseur-là, y'a de quoi rebondir!
Merci de me rappeler cette scène du coupage en deux. Si je n'en ai pas parlé, c'est que je l'avais tout simplement oubliée - je n'ai pas revu l'original depuis sa sortie en 84, ce qui ne nous rajeunit pas!
Ca m'est effectivement arrivé de rester coincé dans un ascenseur un jour d'orage: c'était bien pénible, j'en conviens. En plus, ça s'est passé un dimanche, et pour joindre la maintenance, ça a pris un certain temps. Deux heures dans le noir et dans un mètre carré, je confirme que ça craint! Heureusement, je suis plus agora que claustro!
Happy birthday !
Oui, trop chouette et content d'avoir fait connaître ce blog. Quelques films que j'ai vu parmi ceux-là, notamment la guerre des mondes, pour lequel, je donnais mon avis sur mon blog il y a de cela quelques temps. Un film que j'ai personnellement beaucoup apprécié. Alors je continue à lire car il y a une tartine et j'aime à déguster. ;-)
pour Erwan
Oui, à toi aussi, merci de tes encouragements et de ta participation!
Déguste tout ton saoûl, en plus cette tartine-là ne tombe jamais du mauvais côté!
Eh les mecs: pour ceux qui aiment avoir plusieurs avis, la chronique de l'ami Erwan sur "La Guerre des Mondes", c'est par ici:
http://misterwan.canalblog.com/archives/2006/01/index.html
Tu permet ? Je pose mon "bat-message" !
Je viens de me revoir récemment batman returns (tu m'en avais donné envie et puis j'en avais bien besoin aussi). Quel film de fou ! Comment a t'on pu laisser Burton aussi libre ? (Hmm ça expliquerait qu'il ne soit plus là pour le 3e volet : trop libre, trop fou, trop grand, Hollywood n'a pas dû aimer...) Des sfx comme on aime, des méchants savoureux, des dialogues qui tuent (comme dans tout bon comics qui se respecte) et surtout pleins d'allusions sexuelles a en mourir de bonheur. Ce film c'est du bon panard !
Pour Cannibal ferox, je voudrais te poser une question plus ou moins liée. Moi aussi je suis contre les morts d'animaux en direct (encore plus aujourd'hui qu'auparavant mais là n'est pas la question), seulement voilà, je n'ai jamais vu un de ces chers films de cannibals que nos amis italiens aiment tant. Alors si je ne devais en acheter (louer ?) qu'un, ce serait lequel ? Cannibal holocaust ? Pas du tout ? :D
Sinon questions de pur fan : a quand une chronique du génial "locataire" de Polanski ici (pour moi son chef d'oeuvre) ? A quand une chronique de Frayeurs de mr Fulci ?
Ah oui je voulais aussi te signaler que y'a des promos sur les John Carpenter a la fnac. "escape from New York", "prince of darkness" and "Invasion los angeles" ("They live" pour rester dans le purisme) sont a 9,99 euros... ;)
Yabon !
pour Nio
Ah oui, les Batounet de Burton, c'est de la balle millésimée!
Cannibales: t'as dans la chronique une liste de ceux que j'ai vus et, ma foi, ça se vaut plus ou moins. Les fans plébiscitent surtout "Cannibal Holocaust", qui a valeur de classique du genre. "Cannibal Ferox" est de loin le plus craspec. "Le dernier Monde cannibale" est très dérangeant du fait d'un aspect documentaire très réussi. Quant à "La Montagne du Dieu cannibale", on y voit indifféremment un mec enculer un cochon et (rien à voir) Ursula Andress ligotée topless au poteau de torture - c'est un indéniable argument! Réserve: les quatre contiennent malheureusement des scènes de snuff animalier - berk et pouah!
Polanski et Fulci: comme dit dans la rubrique, j'ai loupé la redif du "Locataire". Et comme dit plus haut dans les commentaires, j'attends de tomber sur la fameuse promo concernant "Frayeurs". Vois-tu, ce sont deux films que je n'ai pas vu depuis longtemps, et je ne veux pas me risquer à les chroniquer sans les avoir revus préalablement.
Carpenter: hélas pas de FNAC, même plus à Nice où elle a été remplacée par un Virgin Megastore. N'empêche que je me suis quand même offert à 9,99 € "Los Angeles 2017" à Géant Casino (ainsi que "Le Jour de la Bête" d'Iglesia pour 7 €) où y'a plein de soldes itou, nananère!
2013 Patch, 2013 le Los Angeles. A moins que ce ne soit un ersatz de Carpenter dans ce cas... :)
Virgin c'est bien aussi, ils mettent des promos en ce moment. D'ailleurs y'a mon argento préféré a 9 euros, je me laisserais bien tenter mais ça va être dur car j'essaie de garder des sous pour d'autres bricoles...
N'empêche c'est pas en virgin que tu trouveras le zone 1 du locataire (pas de zone 2 existant, y'a de quoi râler je sais) à moins qu'ils aient un rayon import, mais j'en doute un peu...
Pour Frayeurs c'est pas vraiment une promo mais l'edition simple qui est enfin sortie a la cnaf (donc sûrement au virgin) au prix vert de 15 euros. La jaquette est pas terrible je trouve mais je fais la fine bouche. Sinon je me suis revu "l'au delà" de notre cher Fulci hier soir et raaaah il faut que je parte a la recherche de la B.O par mr Fabio Frizzi en occaz, c'est y pas possible, crédieu !
ça, les gobelins, des B.Os de films de Mann, Fridkin etc...La chasse aux B.Os rares a commencée...
Bon les machins cannibals, je suis contre le snuff animalier, ça va être dur. En même temps je me dis que ça peut attendre finalement, m'en fout, j'ai déjà du Fulci...
Et ce week end on m'a prêté des dvds dont "golden child" avec Murphy (pour moi un classique des 80's, trop bon) ainsi que "la grande bouffe" de Ferreri. I am happy. De toutes façons j'en ai besoin pour mon petit coeur et mon petit moral. :)
"Pardon me but your teeth are in my neek"
Bonjour à tous,
Permettez moi de me présenter brièvement
Je me prénomme COBRA et j'ai pendant un certain temps oeuvrer également, il ya quelques années, sur un site intitulé "hallucinez. com" où je me complaisais à critiquer en bon et due forme des films qui auraient tout à fait leur place sur ce blog. J'avais également une rubrique télé. Il reste aujourd'hui encore sur cette adresse quelques vestiges de ce travail..
Celà fait donc plaisir de voir que l'on est pas seul au monde et que la relève est assurée.
Ps: Je suis également un fidel lecteur de mad movies et je compte bien venir débattre de temps en temps sur ce site ma foi fort sympathique ( il est déjà dans mes favoris).
Ps: j'ai laissé un message concernant les goblins ds le post du mois de mai 2006. Je ne sais pas si Patchworkman a pu en prendre connaisance.
pour Nio
Oui, t'as raison, 2013, Hannibal m'a grignoté un bout de cerveau!
Goblin: peut-être as-tu un tuyau pour l'ami Cobra (voir ci-dessus) qui cherche à coter les EO vynil de "Phenomena" eu "Suspiria"?
Eddy Murphy: j'encaisse pas. Ce mec me file des boutons.
Cannibales: j'oubliais le principal: "Cannibal Ferox" et "La Montagne du Dieu cannibale" sont commandables pour 6 € pièce chez "Mad Movies". Si tu veux, je te scanne le bon de commande.
pour Cobra
Je suis heureux que tu apprécies mon modeste travail, et j'espère te relire bientôt. En attendant, tu es le bienvenu, plus on est de psychopathes, plus on ricane sardoniquement!
Bien sûr, j'ai pris connaissance de ton précédent message et je m'apprêtais à y répondre. Malheureusement, bien que collectionneur de vynil acharné, je n'ai encore trouvé aucun outil de cotation en ce qui concerne les BO, et je suis donc bien en mal de te renseigner... Ma tasse de thé, c'est plutôt le rock sixties. En revanche, j'ai lancé un appel à l'ami Nio, qui est un BOphile confirmé! Je poserai aussi quelques questions à mon dealer attitré - peut-être pourra-t-il me donner une idée... Quant à mon préféré, c'est bien évidemment "Suspiria" qui, contrairement à "Phenomena", est un album 100% Goblin, mais aussi l'une des oeuvres majeures du groupe.
Bon, je vais aller jeter oeil sur ces "vestiges", j'aime bien de temps en temps me déterrer une vieille momie ou deux!
Non merci pas de bon de commande finalement, je crois que je vais me passer de cannibales pour le moment.
Pour ce qui est des vinyles, je ne pourrais pas vraiment les coter malheuresement (si j'ai bien compris, c'est pour les revendre ?). Je serais plus du genre a garder ce genre de truc chez moi précieusement même car je pense bien que c'est maintenant très rare...
Bon si tu as les versions cds, je comprends par contre... :)
Maintenant pour répondre a la question du mois de mai, je dirais aussi que je préfère "Suspiria". ;)
GOBLIN
Merci de vos réponses.
Revendre un goblin? Jamais je n'oserais faire une telle chose!!
En revanche, je compte en acheter un "profondo rosso" en LP également mais le vendeur me demandait à combien je pouvais l'acheter.
En fait selon mes sources, les vinyles de "suspiria" (BOF- 900.540. Barclay) et "profondo rosso" sont cotées aux environs des 40 euros ( état comme neuf ).
Quelle version avez vous de "profondo rosso"?
Au passage,quelques critiques s'accordent pour dire qu'il s'agit du meilleur des goblin
Sinon, pour l'anecdote, j'ai des potes qui m'ont fait écouter un album ce week qui semplait le morceau de ténèbre.Il s'agit du groupe "justice" et du morceau appellé étonnament "fantom". Bon, çà n'avait pas la classe de l'original, bien sûr, mais çà dépotait pas mal quand même ( c'est toujours mieux que les remix du groupe). Du coup, j'étais obligé de leur avouer que justice n'avait rien inventer.
Sinon, je me suis remater zombi version US récemment ( la dernière fois, je devais être en CM1 ou CM2).Je trouve pas que çà a tant que çà vieilli. En revanche, il me paraissait bcp plus gore dans mes souvenirs.
pour Cobra
Pour "Profondo rosso" (acheté à Trapani en Sicile) et Suspiria (acheté chez Popov, via Gaudio, à San Remo - excellente adresse!), j'ai des rééditions italiennes sur le label "Ciak" - spécialisé dans la BOF.
Le skeud des Goblin que j'ai raqué le plus cher, c'est "Il fantastico Viaggio del Bagarozzo Mark", que j'ai payé 200 F dans les 80's chez "Black'n'White", rue Gioffredo à Nice (grand choix, mais le père William se mouche pas du coude!)
Important: quand un dealer de vynil te demande combien tu comptes mettre dans un disque, ne réponds surtout pas, reste évasif... Dans toute négo à propos de skeuds dont le prix n'est pas clairement affiché, il convient laisser venir l'autre et de NE SURTOUT PAS MONTRER LE DESIR AUSSI GRAND SOIT-IL QUE TU PEUX AVOIR DE L'OBJET!
C'est une règle de base.
De même, si tu trouves dans une brocante un skeud dont le prix n'est pas affiché, prend un air suspicieux, regarde-le comme si c'était de la merde. Pointe les défauts. Tu finiras par le décrocher à un prix raisonnable, ou éventuellement à faire baisser le prix annoncé.
En tous les cas, commence par jouer au con, et ne montre jamais que tu es demandeur, sinon tu es mort!
A 90%, les dealers de vynil sont des requins. Anecdote: un jour je me pointe chez un d'entre eux avec sous le bras trois 45 t:
1°) Le EP "My Bonnie" des Beatles avec Tony Sheridan (cote de l'époque = 500 F)
2°) Le SP des Who "The last time / Under my Thumb" enregistré en soutien aux Stones quand ils étaient en prison (cote = 800 F)
3°) Le EP des Kinks avec les Honeycombs en face B
(cote = 200 F)
J'ai dit au mec que je désirais les vendre (je n'en avais bien sûr aucune intention!) et je lui ai demandé de me faire une offre. Il a pris un air dégoûté et m'a répondu "20 F pièce, et encore je suis large". Nonobstant le fait que c'était un vrai pro, j'ai tout de suite su à qui j'avais affaire!
Je te recommande de faire cette petit expérience riche d'enseignements de temps en temps - voire de la pratiquer lorsque tu es acheteur! En fait c'est du poker!
Ceci dit: 40 € pour un Goblin, ça ne me semble pas excessif s'il s'agit bien d'un original. Toutefois, vu que la demande n'est pas très grande, il doit y avoir moyen de faire baisser...
le club vinyle
Ton histoire de dealer de vinyle ne m'étonne pas du tout. Ya un petit côté corso chez la plupart des revendeurs de vinyles..
Dans mon cas,difficile de feinter n'ayant pas l'objet devant moi.. il s'agissait d'un vendeur sur internet qui me demandait de fixer un prix..J'ai donc fixé un prix relativement faible mais pas trop non plus car je pensais qu'il s'agissait d'un original ( cinevox 1975) alors qu'en fait il s'agissait d'une réédition sur le label "king japan" de 2000, je crois.Enfin bref, c'est parti en live..
Du coup, il m'en proposait 48 frais de port compris et ne voulait pas baisser son offre.
Sinon, est ce qu'il ya des adresses internet ou postale pour les boutiques dont tu fais référence?
Sinon, le morceau "phantom" dont je faisais ref devrait être disponible fin mars/ début avril.
A part çà, as tu finis tes fouilles archéologiques?
pour Cobra
Tous ses vendeurs ont certainement des adresses Internet, mais je ne les connais pas, il y a longtemps que je n'ai pas mis les pieds dans ces boutiques.
Si tu ne connais pas déjà, je te conseille "Juke Box Magazine", revue mensuelle des collectionneurs de disques. Il y a des affaires intéressantes dans les petites annonces.
Dès que je passe chez mon dealer attitré, je te passe son adresse internet: en plus il est tout à fait raisonnable au niveau des prix (souvent moins de la moitié de la cote). Par exemple, le CD est aux alentours de 10 €.
Goblin
Ok. Merci.
Sinon, toi qui a tous les albums de goblin, que penses tu de la BO d'OPERA?
Je sais qu'ya pas que les goblin, ya aussi du métal (daemonia) mais est ce que ça vaut le coup d'investir pour ce disque?
Goblin
Ok. Merci.
Sinon, toi qui a tous les albums de goblin, que penses tu de la BO d'OPERA?
Je sais qu'ya pas que les goblin, ya aussi du métal (daemonia) mais est ce que ça vaut le coup d'investir pour ce disque?
Batman 2 : le défi.
Ta critique est excellente et ne saurait être plus pertinente. Michelle Pfeiffer et Danny DeVito sont exceptionnels dans ce film et rendent leur personnage tout simplement cultes. Le Pingouin est à la fois fascinant, terrifiant et émouvant, et Catwoman est tout bonnement géniale.
Les autres Batman n'ont été que de la soupe réchauffée à coups de millions de dollars.
pour Wilyrah
Ben non, entre Burton et Schumy, y'a pas photo!
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