Fin de mois

ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS...

(ou: "Les rubriques auxquelles vous croyiez pouvoir échapper!)

Évidemment, c’était à prévoir: quand on zappe les "Mollards" de Décembre, on se retrouve avec deux fois plus de travail en Janvier, et la rubrique sort à la mi-Février: avec cet effet de serre, y'a plus de saisons, c'est pas mon pêcher déjà plein de bourgeons qui le démentira! Treize films, pas un de moins, en souffrance dans mes cartons! Vous viendrez vous plaindre, après ça! En plus, y'en a pour tout l'égoût: du chef-d'oeuvre, du nanar millésimé, du péplum, du cannibale italien bien pourridos, de la SF naveteuse, plus quelques blockbusters classieux et deux Polanski pour faire bonne mesure! Si après ce florilège vous n'êtes pas contents, il ne me reste plus qu'à fermer boutique - ce qui serait dommage, vu que j'ai fêté avant-hier le premier anniversaire de ce blog... Alors? On continue?

bacchantes_aff

Vu à la télé

LES BACCHANTES (Le Bacchanti)

de Giorgio Ferroni (1961)

Putain, j'ai failli l'oublier, celui-là! Normalement, il aurait dû apparaître dans les "Mollards" de Juillet 2006, époque à laquelle il a été programmé par l'inénarrable Jean-Pierre Dionnet à l'occasion d'un cycle intitulé "Colts et Poignards". Giorgio Ferroni, il fallait bien que je vous en parle un jour ou l'autre, en ce qu'il est l'un des artisans fondateurs de ce cinéma populaire italien que nous aimons tant. Ayant touché à tous les genres, l'homme compte surtout parmi ceux qui, tels Vittorio Cottafavi et autre Mario Camerini, ont donné ses lettres de noblesse au péplum, genre italien par excellence, avant de se recycler dans le western-spaghetti dans les mid-sixties. Les fans d'horreur se souviendront surtout de son "Moulin des Supplices" (1960), qui se classe sans problème dans le top ten des grands classiques du gothisme transalpin, ou encore de son "Hercule contre Moloch" (1964) qui illustre brillamment le sous-genre pour le moins inhabituel du péplum horrifique. "Les Bacchantes", que l'on peut définir en tant que péplum mythologique, adapte l'oeuvre éponyme d'Euripide (quoique d'assez loin) et nous compte l'aventure christique de Dionysos qui, ayant pris forme humaine, vient faire un tour sur Terre afin de remettre de l'ordre dans les affaires de Thèbes, cité vivant sous la coupe tyrannique et obscurantiste des séides de la déesse Déméter qui interdisent la consommation de pinard et l'usage du tabac dans les lieux publics - non, je déconne! Adonc, le dieu qui emprunte les traits de Pierre Brice (qui connut son heure de gloire dans le choucroute-western - si si, ça existe! - avec la très populaire série des Winnetou), se met à dealer du jaja sous les portes cochères, harangue une populace qui affiche trois grammes à l'éthylotest et fomente la révolution parce que c'est vrai, quoi, même plus le droit de boire un canon ça pouvait plus durer! Parti comme ça et avec Dyonisos aux manettes, on aurait tendance à s'attendre à un basculement de la cité dans l'orgie et une méga-teuf de la mort, mais ce serait oublier un peu vite que le film sort dans la très catholique Italie. Dès lors, et d'un point de vue nietzschéen, le Dyonisos qui nous est ici montré nous apparaît comme paradoxalement très apolloniaque, et les débordements prônés par ce théorique dieu du chaos se limitent à quelques chorégraphies d'éphèbes et de nymphettes en jupettes scandant un "evoé" bien connu des cruciverbistes et attendrissants à force de kitsch. Les producteurs ont pris d'ailleurs soin d'évacuer du script toute référence au paganisme grec, et le Dionysos qu'ils nous proposent, parabolant à tous les coins de rue, s'avère à l'évidence un avatar du Christ, que ses ennemis prendront d'ailleurs bien soin de ligoter sur un rocher dans la position de la crucifixion, des fois qu'on ait pas bien compris le message. Le symbole du vin s'en trouve du coup détourné et renvoie à la transsubstantiation de la Cène et, si l'on fait l'économie de la mise à mort, le film ne s’en achève pas moins par l’Ascension du dieu dans les hauteurs de l’Olympe. La brève idylle terrestre de Dionysos demeurera donc platonique et sa fiancée devenue Bacchante fera voeu de chasteté par dévotion pour son dieu bien-aimé: si avec ça le Vatican n’est pas content! En conclusion, j’ai l’air de déconner comme ça, mais il n’en demeure pas moins que cette "vie de Jésus" à peine déguisée demeure, par le soin apporté à son écriture et sa réalisation qui en remontrent à de nombreuses séries B hollywoodiennes de l'époque, l'un des péplums les plus prestigieux du cinéma populaire italien, en même temps qu'une authentique curiosité.

ascenseur_affVu à la télé

L'ASCENSEUR: NIVEAU 2 (Down)  

de Dick Maas (2002)

Les festivaliers d'Avoriaz se souviennent tous de "L'Ascenseur", une petite série B néerlandaise assez sympa qui alla jusqu'à obtenir le Grand Prix 1984. Sur une idée très simple jouant sur une phobie directement prélevée dans l'inconscient collectif (la peur de rester un jour bloqué dans un ascenseur), Dick Maas imaginait une mécanique intelligente et mal intentionnée se livrant à des farces meurtrières aux dépens des usagers. Doté d'un mauvais esprit tout à fait délectable, le film alignait quelques scènes d'anthologie, et on se souviendra longtemps de ce gag cynique et très politiquement incorrect de l'ascenseur ouvrant ses portes à un aveugle sans que la cabine soit là, ou encore du très hitchcockien suspense lors duquel l'engin meurtrier faisait mine de jouer avec une fillette innocente pour mieux la piéger - montera? montera pas? Après ce coup d'éclat, Dick Maas attirait de nouveau l'attention des fans en 1988 avec "Amsterdamned", un thriller enlevé qui magnifiait la capitale néerlandaise à travers son dédale de canaux, sous la surface desquels semblait se tapir une sourde menace... Puis plus rien... Cet auteur prometteur disparaissait de la circulation pour ne ressurgir qu'en l'an 2000 avec "Issue de Secours", un thriller passé inaperçu et que je n'ai d'ailleurs pas vu. Enfin, en 2002, Maas traversait l'Atlantique pour aller tourner "L'Ascenseur: Niveau 2" aux States. Contrairement à ce que ce titre français pourrait laisser croire, il ne s'agit nullement d'une suite mais bel et bien d'un remake de "L'Ascenseur", dont celui-ci ne sort pas grandi. La spécificité néerlandaise qui donnait à l'original son atmosphère si particulière se délaye ici dans les canons américains, et on est une fois de plus obligé de déplorer l'égocentrisme de l'Oncle Sam en matière de pluri-culturalité. Le script de base a beau être respecté à la lettre, ce remake se perd dans la masse des produits de consommation courante que l'on oublie aussitôt vus et, en dépit de la surenchère artificielle appliqué au sujet (building de 102 étages, débauche de pyrotechnique, cascades spectaculaires...), l'inflation de moyens ne réussit pas à dissimuler l'impersonnalité de ce qui s'avère au final une outre gonflée de vent. Cinéaste déraciné dont il est évident, surtout après avoir vu "Amsterdamned", que l'essentiel de son inspiration provient de l'osmose qu'il entretien avec sa bonne ville d'Amsterdam, Maas se retrouve un peu paumé dans ce gigantisme glacial. Dick, rentre à la maison!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=4232.html

serenity_aff

Vu à la télé

SERENITY: L'ULTIME RÉBELLION

(Serenity)

de Joss Whedon (2005)

Ouais, ben y'a vraiment de quoi se rebeller et perdre sa sérénité! Joss Whedon à la réal, déjà, ça dit tout! Concepteur de l'interminable série "Bouffie contre les Vampires", star incontestée des cours de récré avec ses love stories pour boutonneux sur fond de kung-fu poussif et d'invasions vampiresques aussi effrayantes qu'un épisode des Bisounours, Whedon joue les prolongations avec le spin-off "Angel", qui narre les aventures d'un bellâtre suceur de sang induisant les pisseuses en pâmoison et leur perturbant les menstrues! Tout auréolé de sa gloire cathodique auprès du futur public de TF1, Whedon se lance dans la SF avec "Firefly", série qui verra sa diffusion interrompue en cours de première saison tellement elle est toute pourrie - ce qui nous vaut aujourd'hui cette purge qui en est la version grand écran. En dépit de moyens raisonnables, Whedon nous bâcle donc un catalogue des poncifs du space-opera shooté comme un téléfilm de M6. Pour le reste, il se fait pas iech et se contente de produire du sous-Lucas à peine déguisé: lutte d'un dernier carré de rebelles contre une fédération galactique tyrannique, jeune premier idéaliste à la Mark Hamill et son inévitable contrepoint le baroudeur buriné de l'espace à la Harrison Ford, planètes variées avec tavernes mal famées peuplées de toute une faune E.T., batailles spatiales d'astronefs filmées avec les pseudopodes, sans oublier le Darth Vador de service, machine à tuer rompue à tous les arts martiaux, finalement défait au cours d'un duel aussi interminable qu'indigent. Hélas, le pire reste à venir, puisqu'on sait désormais que c'est Whedon qui mettra en scène "Wonder Woman"! Tout ce que je trouve à dire, c'est bou-hou-hou!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=35373.html

thunder_aff

Vu à la télé

A SOUND OF THUNDER

de Peter Hyams (2003)

Écoutez attentivement le vieux sage, bande de jeunes écervelés, et n'oubliez jamais ce principe incontournable bien connu de tous les voyageurs temporels: "Le battement d'une aile de papillon dans la Préhistoire peut provoquer une invasion de dino-babouins en 2054!" Kézaco, un dino-babouin? Ben c'est comme on vous le dit: un raptor à cul pelé! Et encore je vous parle pas du métro: hier on s'y faisait dépouiller par les lascars du Neuf-Trois, demain on s'y verra agressé par un serpent de mer à poils ras: serait quand même temps que Sarko se sorte les doigts du fion si on veut pas voir débarquer un gros verrat borgne en plus des dino-babouins! Tout ça par la faute d'un abruti de chrono-touriste parti à la chasse au T-rex, et qui ne respecte même pas le protocole de Kyoto préhistorique! Attends un peu, salopiaud, je vais le dire à Nicolas Hulot! Blague à part, le plus consternant reste de se demander comment on a pu parvenir à un tel désastre cinématographique à partir d'une nouvelle de Ray Bradbury (certes pas la meilleure du Maître), adaptée avec le budget d'un blockbuster et le solide artisan Peter Hyams aux manettes: l'homme nous avait en effet habitué à mieux dans le domaine de la SF, notamment avec le frappadingue "Capricorn One" - chroniqué en ces pages - ou encore "Outland", alias "Le Train sifflera trois Fois" transposé sur Jupiter! Mais outre un script débile et des acteurs peu convaincus, la palme de la nullité revient incontestablement aux effets spéciaux: si les dinos tiennent à peu près la route, les rues des mégalopoles du futur constituent en revanche un modèle de foirage. Se résumant à des images de synthèse mal branlées projetées sur un écran devant lequel déambulent les personnages censés se balader sur les trottoirs, le procédé rappelle irrésistiblement les rétroprojections de stock-shots animaliers de "Tarzan l'Homme-Singe" (version Weissmüller) devant lesquelles erraient des acteurs falots en casque colonial. Ne se démontant pas, les producteurs de ce navet mémorable prétendent dans leur promo que "c'est fait exprès", et qu'il s'agit d'un hommage rendu aux bonnes vieilles séries B de SF d'antan... Et mon cul, c'est du dino-poulet?

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.youtube.com/watch?v=K2sEX_0lM4g

macbeth_aff

Vu à la télé

MACBETH

de Roman Polanski (1971)

Quelque peu éclipsé par les nombreux chefs-d'oeuvre que compte la prestigieuse filmographie de Polanski, ce "Macbeth" mérite amplement d'être rappelé au bon souvenir des cinéphiles. Parmi les innombrables adaptations au cinéma des grandes pièces historiques de Shakespeare, rares sont celles qui ont su restituer ce souffle épique qui tend à déborder la scène proprement dite pour envahir les grands espaces des champs de bataille. En cela, Shakespeare est sans doute le plus "cinématographique" des dramaturges, dimension que Kurosawa restitue magistralement dans "Le Château de l'Araignée", sa propre version de "Macbeth", ainsi que dans "Ran", oeuvre plus tardive. Marchant dans les traces du maître japonais, et s'écartant délibérément d'une certaine tradition théâtrale quelque peu ampoulée, Polanski nous livre une oeuvre barbare pleine "de bruit et de fureur" - pour citer William himself! - qui résonne du fracas des armes et s'appuie sur un réalisme historique sans concession: loin de toute stylisation hollywoodienne, Polanski se fait agressif et teinte sa tragédie d'une violence très explicite allant jusqu'à flirter avec le gore. À ce titre, la scène du meurtre de Duncan, interminable et où l'on patauge littéralement dans le sang, restitue par son réalisme éprouvant la durée objective et quasi insoutenable de l'acte d'assassinat sur laquelle insistait tant Hitchcock. La dimension fantastique de la pièce est largement exploitée, notamment dans une hallucinante séquence de sabbat où la nudité sénile et décharnée d'une multitude de sorcières bouscule violemment nos canons esthétiques et instaure un malaise durable par son impudeur morbide. Persécuté par les inévitables spectres shakespeariens qui tourmentent sa conscience coupable dans les corridors de son château glacé, le personnage de Macbeth rejoint la galerie des monstres de Polanski, cinéaste de la paranoïa, et son repli dans la folie renvoie à Mia Farrow dans "Rosemary's Baby" ou à son homologue masculin dans "Le Locataire", sans oublier la terrifiante Catherine Deneuve de "Répulsion". Contrepoint à la thématique de l'enfermement, le déploiement dans les grands espaces, vécu comme agoraphobique, renvoie quant à lui à la vanité de l'ambition macbethienne dans la conquête sanglante d'un pouvoir dérisoire. Le Macbeth polanskien règne en effet sans maîtrise sur un paysage désert, stérile, rocailleux, battu par les vents, qui se dévide à perte de vue sous la grisaille d'un ciel bas: au bout du compte, les tromperies des augures auxquels Macbeth prête une oreille complaisante sont annonciateurs de la déception dont s'accompagne la jouissance fantasmatique du pouvoir. En d'autres termes, on ne règne jamais que sur du vide...bal_des_vampires_aff

Vu à la télé

LE BAL DES VAMPIRES

(The Fearless Vampire Killers)

de Roman Polanski (1967)

Cool! Encore un Polanski! Normal, puisque Arte consacrait récemment une rétrospective à ce grand cinéaste - et j'enrage encore d'avoir loupé l'occasion de revoir le génialissime "Le Locataire" qui, avec l'immortel "Chinatown", parachevait dignement ce cycle. Parler du "Bal des Vampires" en l'an de disgrâce 2007 n'est pas chose aisée. En effet, nombreux sont les esprits chagrins à proclamer à qui veut l'entendre que le film "a mal vieilli". Expression qui, à mon sens, ne veut strictement rien dire, car l'on n'estime pas un film de 1967 avec des critères contemporains. À l'époque, la comédie horrifique était un genre peu fréquenté, et "Le Bal des Vampires" se veut un pastiche à la fois malicieux et respectueux des productions Hammer qui cassaient alors la baraque. Malicieux en ce qu'il parodie allègrement les canons et lieux communs de l'horreur made in Britain, et respectueux en ce qu'il s'évertue à en accentuer les points forts, notamment par le gothisme des décors somptueux et des extérieurs que l'on peut interpréter comme un véritable hommage à la Hammer's touch. Dès lors, rien d'étonnant à ce que cette oeuvre parle peu à une génération pour laquelle la Hammer constitue tout au plus une kitscherie exotique. Par ailleurs, la comédie horrifique à base de vampires a été tellement surexploitée et galvaudée depuis, que les gags du "Bal des Vampires" apparaissent au public blasé d'aujourd'hui comme d'épouvantables clichés, ce qu'ils n'étaient pas à la sortie du film. Ainsi, ces provocations à l'establishment très guindé de l'époque que constituent, par exemples, le vampire gay poursuivant le héros de ses assiduités, ou encore le vampire juif ne réagissant pas à la croix, n'ont plus le même impact de nos jours, ayant été rabachés jusqu'à plus soif par quatre décennies de productions à grande majorité nanardesque. Bref, pour apprécier "Le Bal des Vampires" à sa juste valeur, il faut se replonger autant que faire se peut dans le contexte de l'époque, même si cela implique un visionnage intensif de films de la Hammer - que vous ne regretterez pas de toutes façons! Ceci dit, si l'avis d'un ancêtre exhumé des poubelles de l'Histoire vous intéresse, je vous dirai que "Le Bal des Vampires" est une excellente comédie, menée tambour battant, réalisée au cordeau et dans laquelle on ne s'ennuie pas une seconde, principalement grâce à une interprétation sans faille: la tronche impossible de Jack McGowran, qui campe une sorte de Van Helsing ahuri affligé d'hirsutisme moustachier, restera dans les annales pour les siècles des siècles, et le juvénile Polanski est parfait dans son rôle de jeune niais romantique, chevaleresque et... trouillard! Enfin, on versera une larme d'émotion devant la belle et regrettée Sharon Tate, tragiquement disparue dans des circonstances tout à fait dignes de ce blog... Repose en paix, Sharon, nous n'oublierons jamais tes légendaires bains moussants!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.youtube.com/watch?v=1q-sukI-ZpU

cannibal_ferox_aff

DVD

CANNIBAL FEROX

de Umberto Lenzi (1980)

Voilà un DVD que je gardais en souffrance depuis des mois, sans pouvoir me résoudre à l'introduire dans mon lecteur, par crainte de ce que j'allais y découvrir. Traitez-moi de midinette si ça vous fait plaisir, mais le film de cannibales italien, j'ai déjà donné plusieurs fois, avec notamment "Le dernier Monde cannibale" (1977) de Ruggero Deodato, "Cannibal Holocaust" (1980) du même, "La Montagne du Dieu cannibale" (1978) de Sergio Martino, et je n'avais guère envie d'en retâter. Comprenez-moi bien: j'aurais volontiers applaudi des deux mains aux débordements très Z de ce sous-genre (vous connaissez mon amour immodéré pour le nanar transalpin!) qui aurait pu à la rigueur me faire marrer, s'il n'incluait pas cette particularité qui m'est insupportable et que je ne peux en aucun cas cautionner: le SNUFF ANIMALIER!!! Pour que les choses soient bien claires, sachez qu'il s'agit de meurtres d'animaux filmés en direct, et sans aucun trucage! Ça va peut-être vous surprendre après tout ce que vous avez pu lire et voir comme horreurs dans ce blog, mais j'ai déjà du mal à supporter de voir un lion bouffer une gazelle dans les docs animaliers de F5, alors je vous dis pas l'effet que me fait un salopard de réalisateur sans scrupule qui jette délibérément un pauvre petit singe entre les mâchoires d'un crocodile ou, comme c'est le cas dans ce "Cannibal Ferox", attache un malheureux bébé tapir en attendant qu'un boa lui tombe dessus, afin de pouvoir filmer la scène sans sourciller de A jusqu'à Z! Autant vous dire que je n'ai pas tenu le choc de ce crève-coeur, et que j'ai actionné la touche "avance rapide" dès que j'ai vu radiner le boa. Une telle complaisance de la part des réalisateurs, et la jouissance que peuvent y trouver les amateurs de ce genre de spectacle me semble relever de cette même douteuse mentalité qui fait ralentir les fans de Bataille et Fontaine lorsqu'un accident bien juteux s'est produit sur le bord de la route: gerbant! Sinon, les fans d'effets gore bien pourris pourront se régaler, entre autres éviscérations somme toute classiques, d'un décalottage crânien avec exposition de cervelle, d'une perforation de nibards au moyen de crochets suivi de suspension, et clou du spectacle, d'un coupage de quéquette du plus bel effet! Bref, c'était déjà suffisamment complaisant et craspec sans aller en plus torturer de pauvres bestioles innocentes! Pouah!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.youtube.com/watch?v=21Pn2pqKz34

Plus deux extraits, pour ceux qui ont l'estomac bien accroché:

http://www.youtube.com/watch?v=nzPVj6Rx3pw
http://www.youtube.com/watch?v=SmNxp1pQwD4

volte_face_aff

Vu à la télé

VOLTE-FACE (Face / Off)

de John Woo (1997)

Film après film, on n’en finit pas de regretter le John Woo de la période hong-kongaise, celui-là même qui avait su transcender l’actionner, genre chiant et convenu par excellence, avec ses gunfights décoiffants chorégraphiés comme de véritables spectacles de ballets. Las! Que sont les "Syndicat du Crime", "À toute Épreuve" et autre "The Killer" devenus? Et je ne parle pas d'"Une Balle dans la Tête", cette fresque grandiose et sublime à faire pâlir de jalousie Sergio Leone himself! Débarqué à Hollywood en 1993, Woo se voit d'emblée infliger le crétinissime Van Damme, association qui débouche sur "Chasse à l'Homme", une bouse en forme de survival. Dès lors, il va enchaîner les navets surbudgétés, les majors le réduisant peu à peu à une triste parodie de lui-même, l'inventivité d'hier devenant un recyclage incessant des mêmes procédés de mise en scène, d'autant plus éculés désormais que tous les yes-men du bourrinage décervelé ne se sont pas privés de se les approprier pour nous les resservir jusqu'à la nausée. Il faut bien se faire une raison: de réalisateur à l'avant-garde du cinéma de genre, John Woo est devenu le serveur de soupe du star-system, qu'il s'agisse du mégalomane Tom Cruise de "Mission impossible 2" ou de l'affligeant Affleck de "Paycheck". "Volte-Face" ne fait pas exception à la règle, sauf qu'ici on a quand même un casting haut de gamme avec l'affrontement Nicholas Cage / John Travolta. La nouveauté, c'est que Woo verse dans la SF high-tech qu'il conjugue avec le thème le plus vieux du cinéma fantastique: celui du double. Ainsi, le film vaut surtout par l'occasion qu'il donne à ses deux têtes d'affiche d'interchanger leurs rôles en cours de route, Travolta se mettant à jouer comme Cage et vice-versa, challenge que les deux acteurs réussissent haut la main et avec un plaisir ludique et communicatif. Sinon, il ne faut pas se leurrer: cet affrontement ne tarde pas à devenir un fois de plus prétexte à un bourrinage intensif et, s'il attache certes un intérêt certain à la dimension humaine du drame, Woo n'en remplit pas moins en bon fonctionnaire le cahier des charges qu'on lui a glissé entre les pattes, ce qui nous vaut entre autres une destruction d'aéroport à grand renfort d'effets pyrotechniques et une poursuite en hors-bord déjà vue et revue cent fois chez James Bond. On déplorera également des incohérences flagrantes de script, comme lorsqu'on voit Cage s'évader d'une plate-forme pénitentiaire perdue en plein océan pour débarquer en ville cinq minutes plus tard sans transition ni explication: ça, même le Z italien ne l'a jamais osé! Ceci dit, c'est comme de bien entendu somptueusement réalisé avec des moyens pharaoniques, et les plans de Woo tombent toujours avec une précision diabolique. Mais aussi virtuose qu'il soit, on en a un peu soupé des envolées de colombes au ralenti, des braquages réciproques avec caméra tournante et des corps qui s'envolent en gesticulant sur fond d'explosions. John, rentre à la maison! Nan, je veux pas, y'a plein de Chinois!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.fan-de-cinema.com/films/thriller/volte-face.html

vampire_aff

DVD

LE VAMPIRE A SOIF

(The Blood Beast Terror)

de Vernon Sewell (1967)

L'affaire du mois. Si vous traînez un peu dans les points presse, vous ne manquerez pas de dénicher ce gouleyant nanar, proposé pour la somme ridicule de 3,90 €, qui dit mieux? Cette très modeste production britannique tente de se faire passer pour une production Hammer et ma foi y réussit assez bien, si l'on en juge par le look victorien du produit, ses ruelles chichement éclairées et ses sous-bois lourds de menaces sur les chemins desquels cahotent d'antiques fiacres. Faut dire qu'avec en tête d'affiche l'inoubliable Peter Cushing, star de l'horreur et véritable pilier de la célèbre firme, ça aide! Quant au réalisateur Vernon Sewell, il se fera remarquer des fans de l'époque en réalisant l'année suivante "La Maison ensorcelée", adaptation de la cuisse gauche de "La Maison de la Sorcière" du grand Lovecraft interprétée par un prestigieux trio de scream-stars: Boris Karloff, Christopher Lee et Barbara Steele - excusez du peu! Mais revenons à notre monstre au gosier sec: inutile de chercher une quelconque originalité dans cette très classique histoire de savant fou lâchant le sanguinaire fruit de ses expériences sur la population d'un petit village. Tandis que les morts s'empilent, Cushing mène l'enquête, impeccable comme toujours dans son rôle d'inspecteur gentleman, et conserve un flegme imperturbable qui ne constitue pas le moindre de ses mérites face au "Craignos Monster" hilarant qui bat la campagne, une sorte de mite humanoïde campée par un anonyme suffocant sous une peluche issue en droite ligne d'un spectacle de Chantal Goya! Perso, je me suis fissuré le coccyx à force de me taper le cul par terre! Conséquemment, cette inénarrable bestiole fait de ce DVD un must incontournable pour tout zédophile digne de ce nom.

ch_teau_de_frankenstein_aff

DVD

LE CHÂTEAU DE FRANKENSTEIN

a.k.a. LE CHÂTEAU DE L'HORREUR

(Terror! Il Castello delle Donne maledete)

de Robert H. Oliver (1973)

Oh oui, oh oui, encore du nanar! Celui-ci, vendu avec le "Mad Movies" de Décembre dernier, s'avère plus gratiné qu'une soupe à l'oignon! Quand on s'appelle Frankenstein, c'est bien connu, on a sans cesse besoin de matière première. Ça tombe bien, les bouseux du coin viennent justement de lyncher un homme préhistorique qui se baguenaudait dans la campagne - pourquoi, mes bons amis, cette moue d'incrédulité? M'enfin, chacun sait que toute campagne abrite son homme préhistorique, vous sortez jamais ou quoi? Le Baron répare donc le troglodyte en lui greffant un cerveau féminin prélevé sans doute à une défunte lesbienne, puisque le résultat final tombe immédiatement amoureux de la pulpeuse héroïne! Pour compliquer un peu les choses, sachez que l'infortuné Baron compte parmi ses serviteurs un nain voyeur et libidineux campé par le génial Michael Dunn, qui interpréta le récurrent Docteur Loveless dans "Les Mystères de l'Ouest", et qui domine ici sans effort le reste du casting. Bref, celui-ci perce des trous dans toutes les cloisons afin d'assurer le quota de scènes déshabillées sans lesquelles le Z ne saurait être ce qu'il est. Viré du château de Frankenstein pour avoir fait une connerie de trop, l'infâme personnage trouvera l'instrument de sa vengeance dans une caverne, en la personne d'un second homme préhistorique - oui, que voulez-vous, il y a des campagnes qui sont mieux pourvues que les autres! - qu'il incitera à kidnapper puis violer des paysannes naïves pendant que lui, il mate, évidemment! Bon, rien qu'avec ces bribes de scénario, avouez que vous en avez déjà pour votre argent, non? Sortie en salles chez nous sous le titre "Le Château de l'Horreur", cette mémorable zèderie constitue la seule et unique réalisation de l'obscur Robert H. Oliver, dont le patronyme n'est nullement un pseudonyme comme on serait en droit de le soupçonner: une fois n'est pas coutume, l'homme s'avère un authentique Américain, producteur calamiteux venu chercher fortune dans le nanar italien. Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître!

Batman_Returns_affiche

Vu à la télé

BATMAN, LE DÉFI (Batman Returns)

de Tim Burton (1992)

Y a-t-il encore parmi mes lecteurs fidèles des malheureux à n'avoir pas vu ce chef-d'oeuvre définitif? Si oui, vous êtes sommés de combler incontinent cette lacune, car "Batman, le Défi" n'est rien moins que la meilleure adaptation de comics de toute l'histoire du cinéma! Tim Burton, le génie subversif qui a plié le blockbuster hollywoodien à ses visions hallucinées, signe avec cette séquelle l'oeuvre la plus forte d'une carrière déjà bien remplie. Radicalisant la démythification du personnage entamée avec son déjà génial et très expressionniste "Batman" premier du nom, Burton explose la tronche de ses producteurs et du public "familial" auquel ceux-ci destinaient le film, et nous livre une oeuvre d'une noirceur absolue qui emmène les fans du Dark Knight jusqu'à l'extase. Au sommet de son art de visionnaire baroque, il nous propulse dans une sorte de "Foire des Ténèbres", Luna Park de cauchemar dont la chatoyance de pacotille magnifie une "Monstrueuse Parade" de personnages à la pathologie exacerbée. Le délire burtonien qui traverse le film comme une contagion malsaine se communique à ses acteurs dans une osmose magique, qu'il s'agisse d'un Michael Keaton halluciné campant un Batman obsédé et schizo limite psychopathe, d'une Michelle Pfeiffer qui irradie d'une torride folie érotomane sous le latex suggestif de Catwoman, d'un Christopher Walken à la hauteur de sa réputation ou, last but not least, d'un Danny DeVito époustouflant qui domine le film de toute sa démesure et sort littéralement de lui-même pour nous offrir un Pingouin tour à tour répugnant, ridicule, terrifiant, émouvant, et s'affirmer au final comme la véritable star de ce sublime asile de fous. Emporté par une oeuvre colossale qui soudain le transcende et le grise, Burton se permet tout, fracasse les tabous, confisque le film à ses producteurs pour l'immerger dans les ténébreuses profondeurs de la schizophrénie, et balance au nez et à la barbe du tout-Hollywood les symboles les plus savoureusement salaces: ah! Catwoman gobant le "petit oiseau" du Pingouin, lequel menace en retour de "bouffer son chat", quel grand moment de provocation libertaire! et quel coup de pied dans les couilles fripées des Tartuffe de tous poils! La sanction ne tarda d'ailleurs pas à tomber, puisque la franchise "Batman" fut retirée à Burton, pourtant seul auteur (avec Frank Miller) à avoir su restituer la vérité intrinsèque du personnage, que d'autres avaient passé des décennies à soigneusement refouler. Les deux purges tournées dans la foulée par le nullissime Joel Schumacher précipitèrent la série dans les bas-fonds du box-office et, loin de faire oublier l'oeuvre scandaleuse de Burton, lui servirent au contraire de faire-valoir. On n'étouffe pas l'éclat d'un tel diamant noir!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.youtube.com/watch?v=8txDV2tYtJk

guerre_des_mondes_aff

Vu à la télé

LA GUERRE DES MONDES

(War Of The Worlds)

de Steven Spielberg (2004)

Voilà un Spielberg des plus étranges. On attendait un somptueux blockbuster de SF, et on n'a certes pas été volé car à ce niveau-là, le film tient toutes ses promesses et remplit magnifiquement son contrat, rien à redire. Toutefois, cette "Guerre des Mondes" impitoyablement relookée dépasse largement ce statut mis en avant pour les besoins du box-office et transcende de loin le bourrinage simpliste à base d'invasion extraterreste tel que nous l'infligeait, par exemple, le cocardier et réactionnaire "Independance Day". Spielberg explique dans divers interviews comment il a commencé, avant même d'attaquer l'écriture du script, par faire une liste de tout ce dont il ne voulait pas dans son film, heureuse procédure qui nous évite la longue cohorte des lieux communs habituels du genre, et débouche sur une oeuvre insolite en constant décalage. Car réduire les Martiens et toute leur machinerie guerrière à un simple "McGuffin" hitchcockien pour recadrer le film sur sa dimension humaine constituait un pari ambitieux que Spielberg remporte haut la main. Tout est pareillement décentré dans "La Guerre des Mondes": peu enclines à se tourner vers le ciel plus qu'il n'est nécessaire, les caméras restent le plus souvent rivées à terre, à hauteur d'homme et, serait-on tenté de dire, au ras des pâquerettes. Spielberg consomme ainsi une rupture radicale avec la tradition très américaine de "la menace venue d'ailleurs", issue de la Guerre Froide, et à laquelle continuent à sacrifier des films de pure propagande ("Independance Day", encore lui!), qu'il s'agisse comme hier du bloc soviétique ou, comme aujourd'hui, de la "Croisade" bushiste - "C'est pas moi, c'est les autres", comme le scande un récent et lucide tube de rap français! Avec "La Guerre des Mondes", la responsabilité humaine, pour ne pas dire américaine, est clairement établie: la menace ne vient pas du ciel, mais surgit des profondeurs de la terre où elle sommeillait comme une pulsion de mort refoulée qui s'actualise soudain avec une extrême violence: en d'autres termes, le ver est déjà dans le fruit! Spielberg renoue d'ailleurs avec la vision pessimiste de Wells à l'endroit d'une humanité qui, face à la menace, privilégie le "chacun pour sa gueule" cher au libéralisme, quitte à piétiner son prochain, là où il faudrait rationnellement faire acte de solidarité. Les scènes de panique, qui rejoignent la grande tradition de la superproduction hollywoodienne à la Cecil B. DeMille, s'avèrent d'ailleurs traumatisantes de violence dans leur stigmatisation de l'égoïsme et du mépris de l'autre. Cette responsabilité humaine dans le désastre se cristallise sur un Tom Cruise plus tête à claques que jamais (bravo le casting!) qui incarne un père nul et irresponsable soudain mis en demeure d'"assurer": dès lors, la menace martienne est réduite à une simple fonction de contrepoint à la rédemption du héros, sur laquelle porte tout l'intérêt d'un Spielberg toujours aussi humaniste. On a donc un film qui fonctionne sur deux niveaux: l'un qui en donne pour leur argent aux amateurs de spectaculaire et d'effets spéciaux et ravira les geeks désireux de ne pas se prendre la tête, et un deuxième degré plus "auteurisant" portant davantage sur le fond et propre à satisfaire également un public féru d'analyse thématique et de subtilité dans le propos. À moins d'être snob, on ne saurait certes se plaindre de cette démarche soucieuse d'universalité. Un cinéma à la fois populaire et pas con, ça change agréablement.

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/news.php3?nominfos=35231&Rub=BA&baid=&CACPLAYER=wmp

Spécial copinage: consultez l'avis de l'ami Nio:

http://dvdtator.canalblog.com/archives/p70-10.html

star_wars_aff

Vu à la télé

LA REVANCHE DES SITH

(Revenge Of The Sith)

de George Lucas (2004)

Comme tout le monde, j'ai adoré "La Guerre des Étoiles" lorsqu'il est sorti en 1977. Il fallait être aveugle pour ne pas voir qu'un ère nouvelle s'ouvrait pour le cinéma de SF, et le space opera en particulier. Mon adhésion fut d'autant plus naturelle que j'étais déjà un admirateur de Lucas, ayant kiffé grave le très pessimiste "THX 1138" et visionné le cultissime "American Graffiti" une bonne dizaine de fois. La première trilogie passée, vint le temps du désamour: au fil du temps et des succès, le wonderboy d'hier s'était transformé en dealer de Playmobils pour geeks pétés du casque, quand il ne pratiquait pas l'autocaviardage en multipliant les versions révisionnistes de son oeuvre à but exclusivement lucratif et d'un intérêt discutable. Après seize ans consacrés à traire ces vaches à lait que sont les fans hardcore de la saga avec un cynisme capitaliste n'ayant d'égal que le masochisme économique desdits bovidés, il était désormais clair que le Lucas new-look n'avait plus grand chose à voir avec le cinéma, fût-il de genre. Et ce ne sont pas les deux purges "La Menace fantôme" et "L'Attaque des Clones", censés consacrer son retour à la "réalisation", qui auront changé quelque chose à cet état de fait. Se vautrant avec complaisance dans l'effet spécial pour l'effet spécial, illustrant un script faussement complexe se résumant à une succession de prétextes (wow! la rime!) et se délayant dans le tout numérique, réduisant un casting pourtant prestigieux à une troupe de pantins s'agitant devant les écrans verts d'un théâtre de marionnettes high tech et sans âme, cette "prélogie" s'adressait avant tout aux membres de la secte dont Lucas était devenu le gourou, et dont il avait mis seize ans à laminer l'esprit critique à coups de merchandising. Après ce réquisitoire certes impitoyable, mais qui est à la mesure de la déception éprouvée par un fan de la première heure, je m'en vais vous surprendre: avec "La Revanche des Sith", je me suis quelque peu (mais pas trop!) réconcilié avec Lucas, et j'ai éprouvé un certain plaisir à regarder ce troisième épisode. Je ne vais pas pour autant crier au chef-d'oeuvre, mais force est de reconnaître que, pour la première fois depuis longtemps, Lucas nous propose autre chose qu'un cyclopéen foutage de gueule. Cela provient sans doute de la position de charnière qu'occupe "La Revanche des Sith" entre les deux trilogies, et qui oblige Lucas à faire un effort d'écriture afin d'assurer à l'ensemble de la saga toute sa cohérence dramatique, quelque peu perdue jusque là dans la gratuité des images de synthèse. Par le fait, on se préoccupe un peu plus des personnages, on raconte une vraie histoire qui, quoique très classique dans sa conception, n'en réussit pas moins à capter notre intérêt et à imprimer un rythme faisant cruellement défaut aux épisodes 1 et 2, on mobilise les SFX à bon escient et non plus à tort et à travers, et il n'en faut pas plus pour produire un divertissement de qualité retrouvant le souffle des films d'aventures de l'Âge d'Or hollywoodien. Toutes les péripéties de cet ultime opus convergent ainsi vers le très "frankensteinien" final tant attendu des fans: l'émergeance du personnage de Darth Vador, désormais prêt à terroriser toute la galaxie!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=29608.html

bacchantes

Dionysos deale du gros qui tache!

ascenseur

"L'Ascenseur": puisqu'on vous dit que c'est complet!

serenity

"Serenity": le Han Solo du pauvre!

thunder

Le Jaguar n'a qu'à bien se tenir: gare au dino-babouin!

macbeth

Macbeth, pris la main dans le sang!

bal_des_vampires

Sharon Tate, sponsorisée par Obao!

cannibal_ferox

Mieux que le Wonderbra, le soutif cannibale!

volte_face

John Woo: je te braque, tu me braques...

vampire

La peluche hilarante de "Le Vampire a soif"

chateau_de_frankenstein

Michael Dunn libidineux? Non, li noeud tout entier!

batman

La "chatte" et le "petit oiseau": un duo de oufs!

guerre_des_mondes

L'humanité panique et se piétine dans "La Guerre des Mondes"

star_wars

Annakin et Obi Wan: duel final sur une mer de lave

creep

1er anniversaire du "Patchworkman's Blog":

"Où est mon gâteau, Bédéliaaaaaa?"