patchworkman's blog

Ce blog concerne tous les fans de fantastique sous toutes ses formes et dans tous les arts: cinéma, télé, littérature, BD, comics, etc... Vous y trouverez mon actualité de fantasticophile au jour le jour, ce que j'ai vu, lu, aimé, détesté, etc...

12 novembre 2006

CAPTAIN BRITAIN - LA FIN DU MONDE

Comics

CAPTAIN BRITAIN: "La Fin du Monde"

par Alan Moore & Alan Davis

(Panini - coll "Best of Marvel" - Octobre 2006)

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Watch out, guys! Cette fois c'est du lourd! Rien moins que l'événement comics le plus important de cette fin d'année, non non j'exagère pas, un Alan Moore inédit sur l'étal des libraires, allez hop! on lésine pas, on débourse sans compter, les factures et le percepteur attendront, de toutes façons, dès que j'ai un nouveau Moore entre les pognes j'en perd le sommeil et le manger, quant au boire: pop! roteuse! Veuve Cliquot siouplaît! faut bien quelques bulles pour célébrer les phylactères les plus délirants de toute l'histoire du comics! Et puis après, trouver le bon moment, un recoin dans l'espace-temps à l'abri de tous les casse-couilles de la galaxie, abonnés absents, téléphone par la fenêtre, do not disturb, on ouvre le magnifique album cartonné, on hume l'odeur de frais du papier glacé, on savoure cet ortolan une page à la fois, on s'arrête, on revient en arrière pour mieux en goûter toutes les sublimes subtilités, on relit dix fois le même dialogue dément et on touche à la félicité en se disant putain ce mec est génial, comment le comics a-t-il pu exister toutes ces années sans Alan Moore?

Bon, puisqu'il est question d'approcher un phénomène avec un grand F, pourquoi ne pas commencer par un petit historique? Le run de Moore sur Captain Britain, qui date de 1982-83, fait partie des oeuvres de jeunesse du scénariste: celui-ci n'a pas encore quitté le sol anglais et il fait ses premières armes dans le mythique hebdo "2000 AD" en compagnie de nombre de futures gloires britanniques du comics américain, parmi lesquelles Brian Bolland, son futur complice sur "The Killing Joke", et Dave Gibbons, dessinateur du monument "Watchmen" - pour la petite histoire, sachez que c'est dans "2000 AD" que naquit également le seul super-héros plus facho que le Punisher, j'ai nommé le très couillu Judge Dredd! Un an plus tard, en 1984, Moore signera chez DC et s'envolera pour les States où il laissera tout le monde sur le cul avec son cultissime run sur "Saga Of The Swamp Thing" (intégrale en cours de publication chez Delcourt). Captain Britain est donc une oeuvre charnière dans la bibliographie de Moore en ce qu'elle constitue son premier contrat avec un géant du comics, en même temps que sa seule et unique contribution (si l'on excepte quelques épisodes d'un certain Night Raven) à l'univers Marvel.

Rétrospectivement, Captain Britain apparaît comme le trait d'union idéal entre la carrière anglaise de Moore et son explosion aux States. Super-héros cent pour cent britannique, comme son nom l'indique, il fut créé bien évidemment en tant qu'homologue local de Captain America, à l'exclusive intention du public anglais, et ne traversera l'Atlantique que tardivement. En poussant le parallèle un peu plus loin, on notera que Captain Britain, pur rejeton de la filiale anglaise de Marvel, fricote avec le STRIKE, filiale anglaise du SHIELD de Nick Fury, dont les fans connaissent bien la longue collaboration avec Captain America. Dès lors, il ne pouvait qu'arborer l'Union Jack tout comme son illustre modèle se drape dans le Star'n'Stripes. Adonc, Captain Britain voit le jour le 13 Octobre 1976 dans les pages de son propre magazine hebdo sous forme d'épisodes de huit pages: il s'agit d'une création originale de Chris Claremont, bien connu des fans des X-Men, et de l'impersonnel Herb Trimpe qui a longtemps dessiné Hulk. Ce format particulier était parfaitement adapté à la norme anglaise de l'époque, le public plébiscitant un rythme de parution hebdomaire, ce qui n'allait pas sans créer de problèmes à Marvel pour l'importation de son matériel américain: cela explique que l'on trouve en back-up dans "Captain Britain Weekly" des épisodes des FF et de Nick Fury malencontreusement fragmentés en sous-épisodes de huit pages, ce qui impliquait également un redécoupage des planches. L'hebdo connut 39 numéros et s'interrompit le 8 Juillet 1978. Les six premiers épisodes de ce run originel furent publiés chez nous en 1980 dans un assez bel album broché grand format et en couleurs édité par Artima, et qui constituait à ce jour la seule incursion de notre héros en territoire hexagonal. Outre-Manche, Captain Britain réapparaît en 1979 en tant que participant de la série "Black Knight" (un autre héros typiquement anglais, aux origines similairement arthuriennes) que l'on trouve dans les pages de "Hulk Weekly". Sa saga se poursuit la même année à partir du #377 de "Marvel Superheroes" (qui correspond au passage en format mensuel à l'américaine du magazine, précédemment intitulé "Mighty World Of Marvel") sous la plume de Dave Thorpe et les crayons de l'excellent Alan Davis, issu également de l'aventure "2000 AD", ce qui nous amène directement aux épisodes compilés par l'album Panini ci-chroniqué. En effet, lorsque "Marvel Superheroes" s'interrompt en 1982 avec son #388, Captain Britain est reconduit dans la revue "The Daredevils" au sommaire de laquelle on trouve, outre Spidey et le DD de Frank Miller, le début du run d'Alan Moore avec lequel Alan Davis entre en symbiose immédiate, ainsi que, citée plus haut, la série "Night Raven" animée par les mêmes. Si "The Daredevils" ne dépasse pas le #11, le Captain Britain de Moore / Davis ne s'en poursuit pas moins et sans interruption dans le #7 de "Mighty World Of Marvel, vol 2". Le #13 voit la fin du run de Moore, le scénar étant repris au #14 par Jamie Delano, connu surtout en tant que papa de "Hellblazer". Au #16, "Mighty World Of Marvel" est interrompu une fois de plus, ce qui est l'occasion d'une promotion pour notre héros puisque, toujours animé par le tandem Delano / Davis, il obtient à nouveau son propre comics "Captain Britain Monthly" qui verra paraître 14 numéros, ce qui nous amène en 1988 où le Cap décide de tenter sa chance en équipe: c'est le début de l'ère "Excalibur".

Après ce bref historique (que vous aurez j'espère apprécié, vues les recherches de ouf qu'il m'a occasionnées!), entrons directement dans le vif du sujet - et c'est là que les problèmes commencent! Car comment raconter ce qui est au-delà des mots? Par le fait, pour être une oeuvre de jeunesse, ce Captain Britain n'en est pas moins une oeuvre du Maître, et tout Alan Moore est déjà là. Premier super-héros établi à passer entre ses mains, le Cap n'en sortira pas intact: il se fait en effet atomiser par l'entité Fury, l'un des vilains les plus traumatisants qu'il nous ait été donné de voir, dès le second épisode du run! Une façon pour le scénariste de faire passer auprès de ses employeurs un message qui va rapidement devenir l'une de ses marques de fabrique: tout super-héros plongé dans un scénario d'Alan Moore subit une branlée, égale au poids de la routine qui l'a encroûté dans les épisodes précédents, en ressort méconnaissable, et bien du plaisir au malheureux qui reprendra le titre derrière lui! Captain Britain ne sera que le premier d'une longue série: comme je vous l'ai dit, dès l'année suivante Moore ira planter son joyeux boxon chez DC, en commençant par dézinguer la "Swamp Thing" pour ensuite la ressusciter selon ses propres critères. Le lecteur halluciné découvrira que la créature est en fait un élémentaire qui se prend pour le Docteur Alec Holland, lequel est mort à notre insu dès le premier numéro de la série originelle de Wein et Wrightson... On le voit, non content d'écrire ses propres scénarii, Moore se sent en outre obligé de réécrire ceux de ses prédécesseurs! Cerise sur le gâteau, il se permet de révolutionner les séries de fond en comble tout en restant collé à la continuité officielle, acrobaties qui sont d'ailleurs à la base de ses idées les plus géniales. La liste sera longue, du Superman du Silver Age qu'il envoie prendre une retraite de bon père tranquille sur un univers parallèle après avoir épousé Loïs Lane à laquelle il fait un mouflet - assurant ainsi un terrain vierge à l'Homme d'Acier post-Crisis - à Supreme dont il reconstruit l'univers entier en faisant de la notion même de redéfinition l'un des moteurs principaux de son intrigue dans une sublime mise en abyme - et se payant délicieusement la tête de Superman au passage - en passant par "The Killing Joke" qui expédie Barbara Gordon, alias Batgirl, dans un fauteuil roulant - tragédie qui servira de tremplin à l'émergence d'Oracle, l'un des personnages les plus importants du nouveau Bat-Verse.

On le voit, Moore est un joyeux fouteur de merde qui se sent comme un poisson dans l'eau au milieu du chaos. À cet anarchisme esthétique, c'est-à-dire mis en acte en tant que technique narrative, correspond un anarchisme proprement politique dont la théorie sera explicitement exposée dans "V pour Vendetta": un monde nouveau ("Ordung") passe nécessairement par un stade chaotique ("Verwirrung") qui en détruit les valeurs devenues obsolètes. Il s'agit de tout remettre à plat, et c'est exactement ce que fait Moore dans ses comics: tous les super-héros qu'il prend en main dans ses travaux pour Marvel ou DC commencent par être détruits, soit physiquement, soit symboliquement, c'est leur "Verwirrung" à eux, et V ne fait d'ailleurs par exception à la règle. Ne nous y trompons pas: sous ses aspects délirants, la révolution que Moore fait subir aux séries qu'il saccage n'est rien moins que politique. Le super-héros qu'il démolit, c'est bel et bien celui du Silver Age, avec ses valeurs morales de droite.

À cet égard, Captain Britain est une victime de choix: vêtu d'un drapeau, c'est à dire personnification d'un patriotisme cocardier et des valeurs morales dogmatiques qui vont avec, il peut s'attendre à se faire malmener d'importance - on ose à peine rêver de ce que Moore aurait fait d'un Captain America, avec ses tirades grandiloquentes et moralisatrices sur l'ordre et la liberté, mâtinées de considérations réactionnaires et anti-communistes primaires, si on le lui avait confié! Ne nous étonnons donc pas de voir Captain Britain réduit en chair à pâté avec une violence inouïe dès le début du run, puis reconstruit à partir de quelques reliques par un Merlin démiurge auquel Moore semble s'identifier, car ce dernier considère l'univers de Marvel dans lequel il débarque comme le "pays de fais ce qu'il te plaît". Au Captain Britain que vous avez connu, je substitue mon Captain Britain à moi, c'est comme ça et pas autrement! Belle insolence de la part d'un débutant: le monde des comics, il va le bouffer tout cru, et l'éditeur de Marvel-UK qui l'a embauché ne se doutait certainement pas qu'il venait d'ouvrir la boîte de Pandore! On ne s'étonnera donc pas non plus de voir son Captain Britain réduit par Merlin / Moore à un pion sur un échiquier: tout au long du run, son héros subit les événements que lui impose son démiurge et ne contrôle jamais la situation, sans parler de la victoire finale qui lui est subtilisée par l'un de ses doubles particulièrement trouillard venu d'une Terre alternative! Car l'arme la plus efficace de Moore dans son entreprise de démolition systématique, c'est bien sûr l'ironie. Certes le comics est délirant par essence et il n'est pas rare d'en voir les héros tenir les dialogues les plus bouffons avec un sérieux imperturbable. Moore reprend ce décalage à son compte tout en y injectant une distance ironique qui le plonge dans la caricature la plus outrancière. Là où ces prédécesseurs pratiquaient la mesure, il ne connaît aucune limite et tient à le faire savoir. J'en veux pour preuve ce dialogue totalement fracassé entre Zeitgeist et la mutante Cobweb, dont le pouvoir lui permet de connaître l'avenir des années à l'avance:

-" Cobweb, tu savais qu'on allait tomber là-dessus en sortant?

- Oui.

- Depuis?

- Un an.

- Un an? T'aurais pas pu nous prévenir?

- Si. Mais j'ai décidé de ne pas le faire quand j'ai appris l'horrible insulte que tu allais me balancer.

- Que j'allais te... Tu ne nous as pas prévenus parce que J'ALLAIS t'insulter? Tu veux dire qu'à l'époque je ne t'avais pas encore insultée? Tu as juste PRÉDIT que j'allais le faire et... Cobweb, tu es l'hystérique la plus profondément irrationnelle que j'ai jamais vue.

- Là! Je savais que t'allais dire ça! Alors, viens pas pleurer parce que tu es téléporté au milieu d'une armée d'extra-dimensionnels belliqueux... Vu ton langage, tu es le seul fautif!"

Voilà. J'espère que cet exemple vous aura donné la juste tonalité du Captain Britain d'Alan Moore. Car son run n'est rien d'autres qu'une enfilade de situations tout aussi bouffonnes, articulées entre elles avec une rigueur scénaristique remarquable: on sait depuis longtemps que la folie a sa propre logique, et que celle-ci produit du sens. La structure même du récit est propre à égarer le lecteur, car Moore entremêle avec maestria un nombre astronomique de lignes narratives parallèles. Toutefois, tout finit par se mettre en place, toujours à point nommé, et c'est alors que nous restons babas devant le génie du bonhomme, pour peu que l'on soit capable de laisser son cartésianisme au vestiaire. Lesdites lignes narratives renvoient d'ailleurs souvent à autant de réalités parallèles, et à autant de versions alternatives de notre Terre (vous serez ravis d'apprendre que vous appartenez à la Terre 616!), qui constituent ce que les marvelophiles les plus endurcis connaissent sous le nom de "Multiverse". Si Moore n'est pas à l'origine de ce concept, ce n'en est pas moins dans Captain Britain qu'il fait son apparition , au cours du run de Dave Thorpe dans "Marvel Superheroes" pour être précis - de même que les terrifiants Mad Jim Jaspers et Fury. En revanche, la notion de "Multiverse" va au fil du temps prendre des proportions cosmiques pour s'étendre à l'ensemble des productions Marvel, à tel point que rares sont les séries qui n'auront pas, à un moment ou à un autre, débordé dans quelque Terre alternative. Si les choses en sont arrivées là, Moore n'y est pas pour rien, son Captain Britain est là pour en attester. Car c'est durant son run que les dimensions commencent à proliférer, ainsi que les répliques alternatives masculines et féminines de notre héros, qui sont ici légion. Pour mettre un peu d'ordre dans tout ça, il y a l' "Overworld", correspondant au mythique Avalon où règnent les figures et divinités celtiques du cycle arthurien (dont, évidemment, Merlin) et où trône la "Cour Suprême Omniverselle" qui transcende les réalités et intervient sur les Terres menaçant l'équilibre de "Multiverse". Moore se fait d'ailleurs un plaisir de débarquer dans ce "monde de l'ordre" pour y semer un bordel mémorable!

L'arrivée de Moore dans un univers préexistant est d'ailleurs la principale difficulté à laquelle est confrontée le lecteur français, qui n'a pas eu connaissance du run de Thorpe. L'album débute donc sur la Terre 238, où débarque Captain Britain on ne sait trop pourquoi, si ce n'est pour s'y faire détruire. Mais qu'on ne s'inquiète pas outre mesure, le run demeure tout à fait lisible. En dix-huit épisodes, Moore nous entraîne dans un kaléidoscope chatoyant magnifiquement illustré par un Alan Davis dont le psychédélisme n'est pas sans rappeler le Docteur Strange de Steve Ditko, l'un des comics les plus hallucinés du Silver Age. Il est d'ailleurs admirable de constater à quel point scénariste et dessinateur parviennent dans le délire à une osmose qui relève de la magie pure et simple. Nous voyageons sur des mondes étranges dignes d'"Alice au Pays des Merveilles" - Mad Jim Jaspers, dont le pouvoir consiste à distordre physiquement la réalité, est une référence évidente au Chapelier Fou - où les personnages les plus picaresques (mention spéciale pour les super-mercenaires de l'"Armée Secrète") affrontent les situations les plus abracadabrantes en échangeant des dialogues hilarants. Mais Moore, qui est un auteur à tiroirs, ne manque pas non plus de se faire grave lorsqu'il s'agit de dépeindre une société totalitaire où les super-héros - soit: les déviants - sont internés dans des camps de concentration, dans une Angleterre qui préfigure celle de "V pour Vendetta". Il est d'ailleurs intéressant de noter que Mad Jim Jaspers, l'homme ivre de pouvoir qui forge les réalités les moins enviables, terminera sa carrière dans une dimension exempte de toute réalité. Force reste donc au chaos, décrit par un Moore pessimiste comme la nécessité incontournable de toute abolition d'un régime totalitaire.

Que du bonheur, donc, dans cette oeuvre pré-mature qui, paradoxalement, témoigne d'une maturité créatrice laissant loin derrière l'ensemble des comics de l'époque. Et c'est trop de joie que d'apprendre dans la checklist Panini de ce mois-ci qu'à la suite de cet authentique chef-d'oeuvre va débarquer sur les étals la nouvelle fournée de "Top Ten", préquelle nous relatant les origines du célèbre commissariat futuriste. Mettez vos listes de Noël à jour, les mecs... Quant à moi, permettez que je me pâme!

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Le Cap découvre ses avatars alternatifs

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Fury: un vilain à ne pas contrarier!

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Big trip dans l'univers fraca de Mad Jim Jaspers!

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La Cour Suprême Omniverselle, ou le retour du Muppet Show!

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Les mercenaires hauts en couleurs de l'Armée Secrète

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Un psychédélisme à la Steve Ditko

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Moore et Davis foutent le boxon dans l'Overworld!

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Agrandissez l'image pour jouir d'un dialogue savoureux!

Posté par patchworkman à 20:40 - Comics - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

A.Moore mon amour!

Ah là là ...
Quel magnifique album que celui-ci!
Tant de bonnes idées dans cette succession d'historiettes formant un tout!
Moore est un génie de la bande-dessinée, il le prouve à nouveau ici. Ou plutôt il le prouvait déjà à l'époque.
Détruire un personnage pour lui donner de nouvelles bases sans pour autant oublier ce qu'il s'est passé avant ... Du Moore quoi.
Et Alan Davis était déjà bon alors. Il s'est amélioré depuis, mais il sert à merveille ce récit.
Chose amusante: si Claremont crée Excalibur avec Davis au crayon, et c'était bon et fun, la meilleure période de la série est celle où Davis signe scénario et dessin.

Quelques petites précisions:
- Brian Gibbons? Ksss ... Brian Bolland oeuvre sur "Killing Joke", Dave Gibbons sur "Watchmen". ;-)
- Un de mes amis du net peut t'expliquer de A à Z que Captain America a eu de longues périodes où il n'était franchement pas un républicain et ne travaillait pas pour le gouvernement.
C'est d'ailleurs comme ça qu'il faut le percevoir (et Ed Brubaker ne s'y trompe pas en ce moment sur la série Captain America, l'une des meilleures séries mensuelles du moment soit dit au passage).

Fin de parenthèse.
J'ai donc pris un pied total avec cet album! Et juste avant, j'ai lu le 5ème tome de Sandman par Neil Gaiman. Du pur bonheur je te dis!!!

Posté par Céd, 12 novembre 2006 à 22:52

pour Céd

Brian Gibbons! nom de Dieu! Mais où est-ce que j'ai été chercher une connerie pareille, moi? Voilà ce qu'il arrive, à force de lire des kilomètres de comics: on finit par tout mélanger! ...ou alors c'est l'effet Alan Moore: il vient foutre son boxon jusque dans ma tête! Non, en fait je déconne: Brian Gibson est l'avatar alternatif et compressé de Brian Bolland et Dave Gibbons sur la Terre 238! Agaga!
Bon, je corrige incontinent cette monstruosité, que je te remercie de m'avoir signalée - parce qu'en plus, je ne l'avais même pas remarquée!!!
A propos de Captain America, celui dont je parle ici est le contemporain du Captain Britain de Moore. Ayant arrêté la collection systématique de tout le matériel Marvel en 1986, et ayant donc lu tous les CA publiés en France avant cette époque, je puis t'affirmer que le Cap de 82-83 n'avait rien d'une chouquette de démocrate! En revanche, j'ai effectivement appris depuis (notamment sur le blog de l'ami Erwan, prématurément abandonné) que le Cap moderne avait bien évolué, et notamment avec Brubaker.
A cet égard, je pense que l'abandon de la propagande systématique pan-américaniste (pour être poli!) dans les comics modernes n'est rien moins qu'un effet durable du passage de Moore en particulier, et en général de tous les Anglais qu'il a amené dans son sillage. Comme quoi, il ne faut pas négliger l'importance de la revue "2000 AD". Bref, Moore dans le monde du comics, c'est un peu comme Jésus Christ: y'a un avant et un après!
A propos de Gaiman, permets-moi de te signaler la réédition du très space "Violent Cases" (éditions "Au Diable Vauvert"), dessiné, ou plutôt peint, ou collé - on sait pas trop! - par l'extraordinaire Dave McKean. As-tu lu son fabuleux "Arkam Asylum"?

Posté par patchworkman, 13 novembre 2006 à 17:59

pas encore lu la chronique par manque de temps mais j'ai néanmoins savouré les images...
J'aime le combat contre "mr sida"...Ah non c'est pas ça ? :D

Pourtant ça part bien dans le trip....^_^

Posté par Nio, 13 novembre 2006 à 21:40

De Captain America à Dave McKean, c'est ça la diversité des comics!

Si j'en crois mon ami du net grand fan de Captain America (et confirmé par d'autres), le héros n'a pas attendu Brubaker pour montrer qu'il n'avait rien d'un droitiste bushien ou reaganien.
Les épisodes d'Englehart, DeMatteis et Gruenwald sont selon lui ce qui a fait le vrai Cap'.
Des épisodes plus politiques.
Enfin bon, on voit toujours ce qu'on veut voir.
Mais j'ai une vision de Cap' assez similaire.

J'ai déjà lu Violent Cases qui est très agréable et surtout très beau, McKean étant vraiment une exception graphique dans le paysage de la bande-dessinée.
"Arkham Asylum" en est l'une des démonstrations d'ailleurs. C'est très beau et il illustre bien le récit dérangé de ce dingue de Morrison.

Posté par Céd, 13 novembre 2006 à 22:05

pour Nio

En fait, il ne s'agit que de l'une des nombreuses phases du combat entre le Mad Jim Jaspers de la Terre 616 (la nôtre, donc) et l'épouvantable Fury, qui est la création du Mad Jim Jaspers alternatif de la Terre 238 - tu suis, là? Tu auras noté, car tu es observateur, que tous deux développent des pouvoirs métamorphiques. J'aime beaucoup cette case aussi: comme je l'ai écrit, elle semble sortie tout droit de l'un des homériques combats du Dr Strange de Ditko dans l'une de ses dimensions mystiques dont il avait le secret. On s'attend presque à voir surgir le Baron Mordo ou Dormammu le Superbe!

Posté par patchworkman, 14 novembre 2006 à 06:47

pour Céd

Pourquoi n'invites-tu pas ton pote à venir nous parler du Cap ici-même? Je ne demande qu'à comparer mes points de vue à une sensibilité différente, cela ne peut-être qu'enrichissant. Par ailleurs, "on ne voit que ce qu'on veut voir" (des "Mr SIDA", par exemple!), moi je veux bien, mais j'ai tout de même lu chez Cap des tirades sans équivoque! Ceci dit, je veux bien reconnaître l'évolution de Cap au fil des ans: il est vrai que le Cap des eighties était tout de même plus libéral que celui, très "guerre froide" de Lee et Kirby, par exemple. Mais Stan Lee, malgré tout ce qu'on lui doit, n'a jamais été un modèle de progressisme!
Ceci dit, dès que j'ai un moment, je vais aller récupérer tous mes vieux "Captain America" dans le garage et me taper une petite révision, histoire de réfléchir à la question...

Posté par patchworkman, 14 novembre 2006 à 06:58

Captain America.

Ledit ami est souvent très pris.
Mais si je lui dis qu'il s'agit de convaincre quelqu'un sur Captain America, il sera sans doute très intéressé. C'est sa grande croisade. ;-)
Je précise qu'il dit bien que d'autres runs sur Captain America (celui de Kirby, celui des années 50, etc.) donnent effectivement une image très réac' droitiste du héros.
Mais pour lui (et pour moi), ce n'est pas le vrai Cap' ça. C'est bon pour la version Ultimate (celui à qui on a envie de donner des baffes ;-) ).

Posté par Céd, 14 novembre 2006 à 11:34

pour Céd

Ha!
J'ai fait quelques recherches préliminaires - qui a dit que les fans de comics étaient tous des obsessionnels?
Dans "Captain America vol 1", le run d'Engleheart va du #153 au # 186, ce qui correspond à la période 72 - 75. Je dois avoir les épisodes publiés dans le grand format "Captain America" (série 1). Quant à ceux publiés dans le petit format "Hulk", je crois que j'en ai déjà vendu la plupart, me rappelle plus, faut que je vérifie.
Les runs DeMatteis et Gruenwald: pas lus. Malheureusement inédits en France.
Tout ce que je peux te dire, c'est que le run du premier est contemporain du Captain Britain de Moore (82-85), et que celui du second est postérieur (85-95). Je veux donc bien croire, au moins pour ces deux runs, que le comics se soit "démocratisé".
Pour le run d'Engleheart, je vais examinerer ça d'un oeil critique mais néanmoins impartial! Hé hé, je sens que je vais filer à la sieste avec une pile de "Captain America" - ça me rappellera ma jeunesse!

Posté par patchworkman, 14 novembre 2006 à 12:21

Cap America

C est moi, l'ami cap americanien...
Bordelais de 32 ans...

S’il est vrai que le Captain America Originel est réactionnaire, je pense à celui de 41 et surtout de 50 et son sous titre « Commie Smasher », le personnage réveillé par Lee/Kirby dans Avengers 4 l’est bien moins voire plus du tout.
Lee a retenu la leçon de la série des 50’s qui s est plantée en 3 numéros (ou 4) (Captain America Comics 76 à 78, je crois) et ne lui fait prendre que peu de fois position sur le Vietnam ou autres sujets sur le communisme (un épisode de Avengers avec el commissaire, me vient à l’esprit (traduit quelque part dans Eclipso ou vengeur).

Dès que Englehart arrive (auteur plutôt de gauche), Cap se retrouve confronté à son remplaçant des 50’s (Lee ayant fait disparaître le perso avant la fin de la guerre, les aventures chroniquées après 45 ne peuvent être avec Rogers et Cap ne peut avoir été complice de Hiroshima).
Il se voit face à un double fanatisé, anticommuniste virant au raciste… et voit ce qu il aurait pu devenir… (en Vf Captain America 11 et surtout 12 « l’imposteur »)
Puis il se lie d’amitié avec un objecteur de conscience avec qui il discute politique et guide Peggy Carter dans sa découverte de la vie moderne (elle était catatonique depuis 45). (Cap 14-16)
Enfin il se retrouve face à l’empire secret dont le chef est le Président des USA qui veut prendre le pouvoir par l’utilisation des medias puis d’un groupe secret… (Hulk 17-25 poche)

Avant ça déjà Lee avait fait de Rogers, un personnage perdu, qui se réveillait dans une Amérique le trouvant ringard et se méfiant du patriotisme… un héros plus en difficulté financière et d’intégration même que Spiderman (il est déboussolé, se fait virer d appart, n en trouve que des insalubres ou appartenant a des proprios peu scrupuleux).
Il le lie d’amitié au Falcon qui sort avec l’activiste radicale Leila et s’amourache de Sharon Carter qui est assez féministe…
Beaucoup de choses à l’époque sont faites avec maladresse (la Femforce du shield, Red Skull manipulant les mouvements radicaux noirs ou autres vilains manipulant les étudiants) mais Cap est loin d’être un reac.

Cela ne va pas se calmer avec Steve Gerber (Manthing, Howard the duck, son of Satan) qui lui crée un passé (invalidé) de pacifiste convaincu (Cap 22 en VF).
Stern lui refait des origines et le lie plus encore à Roosevelt (ce qui vaudra souvent le fait qu’on dise du perso qu il est démocrate Rooseveltien par la suite (Waid par ex je crois)).

Dematteis définira le rêve américain de Rogers qui sera assez ouvert envers les cultures (il s’agenouille devant Black Crow pour reconnaître celui-ci comme symbole US), rejette le fanatisme de toute sorte, le poujadisme (everyman) ou d autres visions Totalitaire parfois réactionnaire (cross avec defenders ou le vilains voulant revenir a la pureté des 50’s déjà vu dans spiderwoman).

Gruenwald le fera démissionner plutôt qu’être un agent du gouvernement (il sera remplacé en tant que Captain America par le futur US agent).

Entre Englehart et Gerber (en Vf Cap 17-19), le run de Kirby est assez surprenant puisque Cap y va gaiement et sans réfléchir contre tous les ennemis de la démocratie, accompagné de l’armée, du Shield, du Falcon mais aussi de Leila et Sharon plus potiche que les femmes libérées et engagées qu’elles furent… d’ailleurs ce run sera en grande partie inédit en VF
On retrouve là un Cap plus proche de sa version Pré-1964… plus militaire..
Tu lisais en 1986 mais en Vf c’est la fin de Mckenzie (mort de Sharon Carter par la force nationale, dirigé par le Cap des 50’s contrôlé par Faustus) puis Stern/Byrne (Baron Blood, Hyde/Batroc, Machinesmith/Dragonman, Cap candidat ? et Origine de Cap (milieu pauvre de NY, artiste plus ou moins bohême…), non ?

Posté par Fred le Mallrat, 14 novembre 2006 à 22:09

Je fais les présentations d'usage.

Patchworkman, voici donc Fred le Mallrat (appelle-le Fred ou Mallrat), grand fan de Captain America devant l'éternel (l'éternel quoi? on ne sait pas ;-) ).
Fred, Patchworkman.
Voilà.

Tu ne connais pas Fred, alors sache que tu as de la chance que la plus grande partie de son message n'ait pas de fautes d'orthographe ou de frappe et qu'il y ait des majuscules. ;-)

Tu devrais faire un "copier/coller" de ton message et le garder en mémoire sur ton ordi Fred. A force de le répéter ... ;-)

Posté par Céd, 14 novembre 2006 à 23:56

pour Fred

Tout d'abord, bienvenue sur ce blog, et merci de venir nous y faire partager ta passion. J'espère que tu repasseras à l'occasion d'une rubrique "comics" (ou autre), car si les visiteurs ne manquent pas, les "commentateurs" sont plutôt rares. Heureusement qu'il y a Céd et Nio pour débattre avec passion, mais certains jours nous nous sentons un peu seuls tous les trois!
Comme annoncé précédemment, j'ai passé mon après-midi d'hier confortablement allongé à relire une vingtaine d'épisodes du run d'Engleheart. Que dire? Je fais amende honorable et tu as impitoyablement raison. J'étais d'ailleurs prêt à adresser cette conclusion à l'ami Céd, et ton intervention m'enlève les exemples de la bouche: évidemment, l'arc dit de "L'Imposteur" confronte deux Amériques, donc deux versions du Cap qui en est une allégorie. Il ne nous montre rien moins qu'une Amérique affrontant ses vieux démons maccarthystes. Le vieux réac qui réveille le "faux" Cap est d'ailleurs motivé par le rapprochement de Nixon avec l'URSS et la Chine, qu'il juge inadmissible. L'exemple du Viet-vet manchot et objecteur de conscience est également lumineux: Cap, parfaitement adapté à cette Amérique "post Summer of Flowers", respecte les idées de cet homme qui, en période de guerre froide, aurait été considéré comme un lâche et un pacifiste bêlant - opinion d'ailleurs formulée par Peggy Carter qui représente, elle, un passé révolu. On peut encore citer la belle tirade que prononce Cap à propos des "différences" lorsqu'il acquiert de nouveaux pouvoirs et que le Faucon veut le quitter parce qu'il le juge trop différent de lui: la parabole est évidente. A propos du personnage du Faucon (préexistant au run d'Engleheart), il est l'un des premiers super-héros noirs à faire une apparition durable dans le comics (voir à ce propos l'excellent article dans "Comic-Box" sur les héros blacks dans la BD américaine) hors blaxploitation, et il le fait aux côtés de Captain America: un symbole fort!
Bien... A ma décharge, sache que la dernière fois que j'avais lu ces comics doit remonter à une bonne vingtaine d'années - contrairement à toi, je suis un vieux bouc qui s'approche dangeureusement du demi-siècle - et que ma mémoire défaillante à quelque peu mélangé les dates - "Patchworkman vs Alzheimer", le combat du siècle! Toutefois, je n'ai pas le souvenir d'un Stan Lee particulièrement démocrate dans les sixties - voir le premier épisode d'Iron Man, ou certains autres de Hulk, notamment - quoiqu'il soit également vrai qu'il confronte plus volontiers le Cap à des nazis: comme chantait Brassens, "Dès qu'il s'agir de rosser les cognes, tout le monde se réconcilie!"
Ceci dit, petite précision: j'ai toujours autant de plaisir à fantasmer un Captain America relifté par Alan Moore. J'ai dit plus haut que Cap était une allégorie de l'Amérique. Lorsque cette Amérique penche sur sa gauche, elle n'en demeure pas moins très sérieuse dans ses épanchements patriotiques, le succès inchangé du Cap est là pour en trémoigner. Un super-héros habillé d'un drapeau, voilà qui est typiquement américain. Le même concept, en France, ça donne Superdupont! Quant à Captain Britain, il est pensé dès la base comme un avatar de son modèle américain, et par des auteurs américains. Si Engleheart est un démocrate confirmé, prêchant la modération (voir ses allusions aux extrêmistes noirs, des Black Panthers qu'il évite soigneusement de nommer!), ce n'est pas le cas de Moore qui est positivement un anar et un iconoclaste, et qui en tant que tel ne peut pas voir un drapeau sans s'acharner dessus! De là ma saillie - quelque peu excessive, j'en conviens - sur le patriotisme cocardier du Cap.
Dernière question: est-ce que tu animes un blog? Sans quoi, s'il te vient quelque jour l'intention de nous faire un papier sur le Cap, je suis tout disposer à le publier dans ces pages.
Enchanté de t'avoir "rencontré", et à la revoyure, j'espère!

Posté par patchworkman, 15 novembre 2006 à 07:52

pour Céd

Grand merci de ta médiation.
Tu as loupé une carrière dans la diplomatie!
J'espère que mes dernières considérations sur le Cap te conviennent.

Posté par patchworkman, 15 novembre 2006 à 08:10

Lee n etait pas commie friendly..
Entre Ironman, Hulk, Thor et Antman dans leurs premières années (Hulk et Thor evoluent vite), ils sont tous résolument anti rouges (v Article dans CB sur New Avengers).
Mais pour Cap s est assez different. Il est peu utilisé contre les régimes communistes (2-3 ex a tout casser, surtout dans avengers avec une diatribe lors de l episode du commissaire).
Mais Lee le présente plus comme un homme hors du temps, plus ou moins considéré comme ringard ou dépassé par la population et à la recherche de l'amerique sur sa moto...
Il lui associe le Falcon à qui il associe Leila la militante...
Je ne dis pas que Lee est engagé (pas du tout et souvent il y a des resorts faciles) mais déjà il l'ouvre déjà... à une amerique plus ouverte...

Mon interprétation préféré de Cap est celle de Miller/Mazzuchelli dans Daredevil : Born Again.. les derniers numeros ou il apparait sont presque plus une histoire du Captain que de DD ...

Posté par fred le mallrat, 15 novembre 2006 à 09:41

pour Fred

Remarque, je critique "The Man", mais j'achète toutes les intégrales Marvel qui sortent chez Panini - comme tu as pu le voir si tu t'es un peu balladé sur ce blog...
Et puis, l'anticommuniste primate, ça a son charme et, pour le moins, un caractère kitch tout à fait délectable!
Tiens, justement, avec ma nouvelle chronique (elle sera postée dans la matinée), je m'y mets aussi, à l'anticommunisme!

Posté par patchworkman, 16 novembre 2006 à 07:03

...un peu moins supris maintenant, Claremont s'est nettement inspiré de Moore pour faire d'Excalibur dans ses débuts un véritable OVNI, il n'y a que moi qui n'était pas au courant....
Respect pour Brubaker,seulement en voilà une pétition : Alan Moore sur Cap America ...ou rien...
En tout cas il semble que Marvel se rapproche de DC / Vertigo,en utilisant pleinement le potentiel de ses personnages, un Arnim Zola en couverture et vous voilà en plein Kid Eternity...

Posté par sigismund, 28 mars 2007 à 13:03

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