Fin de mois

ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS...

(ou: "Les rubriques auxquelles vous croyiez pouvoir échapper!)

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Vu à la télé

CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE

(Willy Wonka And The Chocolate Factory)

de Mel Stuart (1971)

Saviez-vous qu'il existait une version archaïque de "Charlie et la Chocolaterie"? Moi non plus. Grâce à Arte qui nous l'a déterrée, je me suis donc couché moins con que je m'étais levé. Et ma foi, j'ai pris grand plaisir à découvrir ce conte moderne plein de poésie et de malice qui fleure bon la superprod Disney des sixties façon "Mary Poppins". Le soin tout particulier apporté aux décors délicieusement surréalistes - un plaisir permanent pour les yeux - l'atmosphère très british, les chansons gentiment délirantes des Oumpas-Loumpas, et surtout la performance d'acteur de l'extraordinaire Gene Wilder, acteur fétiche de Mel Brooks, dans le rôle de Willy Wonka - certes, il ne fallait rien moins qu'un Johnny Depp pour soutenir la comparaison - valent à eux seul le déplacement. Personnellement, j'adore Willy Wonka: avec lui, nous nous sentons vengés de tous les sales gosses mal élevés par des parents inconséquents qui nous ont un jour cassé les pieds et que nous rêvions de fesser à tour de bras! C'est très bien réalisé par Mel Stuart, surtout connu pour son "Wattstax" qui est le "Woodstock" de la musique black des sixties. Y'a pas à dire, heureusement qu'il y a le chocolat pour rendre le monde supportable!

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Vu à la télé

LE CERCLE 2 (The Ring Two)

de Hideo Nataka (2003)

À force de remaker systématiquement tous les films japonais qui ont revigoré le cinéma fantastique au tournant du millénaire, Hollywood a fini par vider le genre de sa substance: on ne s'étonnera pas que "Le Cercle 2" ressemble à un vieux cadavre desséché, souvenir d'une franchise vampirisée jusqu'à la dernière goutte par les épiciers de la Côte Ouest. Pourtant nous aurons été patients, reconnaissant les mérites du premier "Cercle" américain de Gore Verbinsky (voir "Mollards" de Juin), et nous enthousiasmant pour le remake "The Grudge" initié par Sam Raimi et réalisé par Takeshi Shimizu, auteur de l'original "Ju-on" (voir "Mollards" d'Août). Mais là où Raimi a réussi un coup de maître en délocalisant son film au Japon, renouant par là avec l'envoûtante magie des films de fantômes nippons, les producteurs de ce "Cercle 2" ont foiré leur entreprise en important Hideo Nataka aux States pour s'auto-remaker. Dieu sait que nous avons aimé Nataka pour le "Ring" original et pour son "Dark Water" (lui-même américanisé sous la direction du Brésilien Walter Salles, autre cinéaste d'importation fourvoyé dans le cinoche alimentaire), mais on ne le suivra pas cette fois. Tel beaucoup de maîtres asiatiques avant lui (John Woo, Tsui Hark, etc...), Nataka a perdu son âme en arrivant à Hollywood, comme si la Mecque du celluloïd n'était qu'un gigantesque laminoir de génies. Symbole d'un libéralisme triomphant qui désamorce toutes les déviances par la récupération, le cinéma de masse américain est comparable en cela à un immense tube digestif: tu introduis un mets délicieux à l'entrée, et tu récupères de la merde à la sortie! Ou, pour dire les choses moins trivialement, les cultures non américaines sont solubles dans le "melting pot", et il ne semble pas y avoir d'américanisation possible sans déculturisation préalable. Demandez-vous après ça pourquoi Kubrick s'était exilé à Londres! Ainsi, le pauvre Nataka se voit réduit ici à une pure forme qui tourne à vide et fait de son mieux pour illustrer le scénario crapoteux et bourré d'incohérences écrit avec les pieds par un pisse-copie sans doute payé au mois! Par le fait, et n'ayant rien de valable à se mettre sous la caméra, sa réalisation tourne au vain exercice de style et on peut dire qu'au bout du compte, il se regarde filmer, n'ayant rien de mieux à faire. Son fameux rythme lancinant, qui nous avait tant envoûtés dans ses films japonais, devient ici lenteur pathologique et le spectateur ne tarde pas à languir: c'est long comme une directive européenne, et tout aussi chiant! La pauvre Naomi Watts semble subir le film plus qu'elle ne l'interprète, et elle réalise son parcours fléché comme une veuve qui retournerait sur les lieux de sa lune de miel, triste... Enfin, il reste à espérer que Nataka ne fasse pas carrière à Hollywood car, pour le coup, c'est nous qui serions en deuil...

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.cinoche.com/trailers/1139/1319

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Comics

SUPERMAN #15: "Sacrifice"

collectif (Panini - Septembre 2006)

Suite de notre feuilleton "Infinite Crisis", ou plutôt de son interminable prélude. Que ceux qui suivent encore s'accrochent, parce que ça va devenir compliqué... Vous étiez en droit de vous attendre à la suite de la mini-série "The OMAC project", puisque c'est là que je vous avait laissés à la fin de ma chronique "Batman & Superman #6"... Eh bien non, misérables mortels, sachez que les voies de DC sont impénétrables, et qu'il vous faudra sauter directement au crossover "Sacrifice", paru aux States en Septembre 2005, lequel s'intercale fort vicieusement entre les #3 et 4 de "The OMAC Project". Pour nous mangeurs de grenouilles, ce "Superman" #15 qui compile les quatre épisodes du crossover s'inscrit donc entre les #6 et 7 de la revue "Batman et Superman". Vous vous dites qu'il y a de l'abus et vous avez raison, l'affaire ayant provoqué un véritable tollé parmi les lecteurs américains, légitimement bien vénères de se faire prendre pour des vaches à lait et de se voir sans cesse contraints de sauter d'un titre à l'autre sous peine d'être largués. Jugez-en sur pièces: le premier chapitre de "Sacrifice" démarre dans "Superman" #217. Je vous avais dit dans ma précédente chronique que Supes n'avait pas l'air bien net à la fin de "The OMAC Project" #3: en fait voilà, l'ignoble Maxwell Lord a pris le contrôle de son esprit. Victime d'hallucinations, il rêve qu'il affronte ses vieux ennemis, et s'aperçoit dans "Action Comics" #829 que, croyant dérouiller Darkseid, il a en fait cassé la bouche à Batman! L'affaire se poursuit dans "Adventures Of Superman" #642 où la JLA entre en lice. Le puzzle hallucinatoire des deux premiers chapitres se met alors en place dans cette troisième partie, qui voit Superman perdre la confiance de la JLA, exception faite de sa fidèle amie Diana. C'est donc dans "Wonder Woman" #219 que s'achève la saga, avec un épisode dans lequel le duo va demander des comptes à Maxwell Lord, ce qui nous vaut un combat de titans entre Wonder Woman et un Superman à nouveau possédé. En fait les fans américains ont eu raison de se foutre en rogne: ce que nous relate ce crossover était en fait racontable en un seul comics, deux au grand maximum, qui aurai(en)t pu faire l'objet d'un ou deux fascicule(s) supplémentaire(s) de "The OMAC Project". Les deux premiers chapitres n'ont aucun intérêt dramatique, et tirent à la ligne en se complaisant dans les hallucinations de Supes, autant de non-événements fadement relevés d'un suspense à deux balles. À la fin du troisième chapitre, ce qu’il s’est effectivement passé se résume en une phrase: Superman a cassé la tête à Batman et la JLA ne lui fait plus confiance, point barre - on n’a plus dès lors qu’à attaquer le final. De plus, le changement d’auteurs dans le passage d’un titre à l’autre est loin de faciliter la cohésion de l’ensemble. On passe ainsi de Verheiden / Benes à Simone / Byrne pour les deux premiers chapitres. Si les deux derniers sont scénarisés par Greg Rucka (c’est d’ailleurs avec l’arrivée de celui-ci que l’histoire commence à ressembler à quelque chose!), en revanche les dessinateurs y sont légion: à croire que l’affaire "Infinite Crisis" mobilise tellement de monde chez DC qu'aucun dessinateur n'est plus en mesure d'assumer un comics entier! Bon, après cette grosse arnaque, retour incessamment sous peu sur "The OMAC Project" pour la conclusion du prélude...

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BD

SPIROU ET FANTASIO #49:

"Spirou et Fantasio à Tokyo"

par Jean-David Morvan & José-Luis Munuera

(Dupuis - Septembre 2006)

Aïe, voilà qui va relancer la controverse de l'invasion des mangas! Soyons clairs dès l'abord, pour éviter toute polémique inutile: je n'ai absolument rien contre les mangas, je ne les connais d'ailleurs pas suffisamment (manque de temps!) pour avoir un avis valable sur la question, néanmoins il m'est arrivé ça et là d'en lire d'excellente facture. Ne comptez donc pas sur moi pour hurler avec les loups - principalement des éditeurs aigris déplorant la captation de 40% de parts de marché par les petits Mickey nippons! Après tout on n'a pas tant fait d'histoires lorsque le rock'n'roll a déboulé sur l'Europe, et personne ne se plaint du déferlement de blockbusters américains souvent indigents sur nos écrans, de même que l'on passe pour un vieux con rabat-joie dès qu'on essaye d'expliquer à un ado que McDo c'est caca, ou qu'Halloween ça fait juste un peu chier lorsqu'on vous tire du pieu à minuit pour vous réclamer des bonbecs! Alors comme ça, ça serait deux poids deux mesures? Faudrait qu'on lèche les couilles de l'Oncle Sam et qu'on fasse la gueule devant la déferlante manga comme au bon vieux temps du péril jaune? Et pourquoi pas des autodafés, tant qu'on y est? Bon, à présent que vous connaissez ma position, je peux attaquer ma chronique. N'ayant rien contre le manga, je n'ai rien non plus contre les Européens qui s'essaient à faire du manga - oui, ça existe aussi et c'est de plus en plus à la mode. Moi, je suis pour l'interpénétration des cultures. Que Munuera ait goulûment tété la mamelle manga, c'est une évidence fièrement proclamée par son trait, et je suis bien content qu'il ait trouvé en Morvan un complice pour jouer au samouraï. Dès lors, on se demande pourquoi ils ne créent pas leur propre série indépendante pleine de katanas et de coups de lattes, plutôt que de nous nipponiser notre groom d'outre-Quiévain. Car "Spirou et Fantasio à Tokyo", c'est manga à tous les étages, à tel point que l'on est en droit de parler d'aliénation de la série. Qu'est-ce que c'est que ce Spirou, jadis adepte de la bonne vieille castagne, devenu soudain expert en arts martiaux, qui flanque la pile à des yakuzas confirmés et affronte de gigantesques créatures à la Goldorak, animées par des minots aux pouvoirs télékinésiques? À peine sourit-on lorsqu'il quitte son kimono et se déguise... en groom, afin de s'introduire incognito dans un hôtel, tant le gag résonne en nous comme le glas sonnant la fin d'une époque: terminé le Spirou franco-belge et le style "gros nez", celui des Franquin, Fournier, Tome et Janry, voici venu l'heure du Spirou dénaturé, mondialisé, ajusté au marché, fluctuant selon les modes, aujourd'hui manga, demain autre chose, je sais pas moi, super-héros, pourquoi pas, au point où on en est... Tout cela pue la stratégie éditoriale opportuniste à plein nez, et les belles planches de Munuera, qui n'est jamais qu'un exécutant, ne parviennent pas à nous faire avaler la couleuvre. Je vous jure, je n'ai absolument rien contre le manga... mais je veux mon Spirou à moi!

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Vu à la télé

LA PORTE DES SECRETS

(The Skeleton Key)

de Iain Softley (2004)

Iain Softley, qui se présente en tant que fan déclaré du "Angel Heart" d'Alan Parker, nous offre ici un décalque parfait de son modèle: Nouvelle-Orléans, vaudou (ici rebaptisé "hoodoo" pour donner l'illusion de la nouveauté), bayous fangeux, et twist final quasi identique que je ne dévoilerai pas pour ceux qui n'ont vu aucun de ces deux films pénibles. L'élève va jusqu'à reproduire dans les moindres défauts le style adulé du (milli)maître: même maniérisme systématique, esthétisant et chichiteux, à tel point qu'il finit par perdre son film de vue à force de se regarder le nombril. Par le fait, l'homme s'avère incapable de filmer un plan simple sans flanquer un torticolis à son malheureux caméraman, lequel mérite amplement un prime de risques! Par exemple, un personnage ouvrant une porte est obligatoirement shooté en plongée verticale, sans utilité démontrée, et tout à l'avenant... Et des portes, il y en a dans cette variation de "Barbe Bleue" où une garde-malade naïve se voit remettre par une maîtresse de maison acariâtre et inquiétante un passe-partout (d'où le titre original du film, "The Skeleton Key") auquel résiste une seule et unique porte, celle du grenier. Comme de bien entendu, l'ingénue n'aura de cesse de chercher à franchir le seuil prohibé, derrière lequel elle finira par rencontrer son destin, dûment programmé par sa manipulatrice employeuse. Les péripéties de cette ténébreuse histoire auraient pu se suivre avec un certain intérêt sans les spécieuses digressions techniques d'un cinéaste très auto-satisfait qui ne parvient qu'à lénifier le spectateur à force d'acrobaties filmiques, délivrées qui plus est à un rythme soporifique. À l'actif de Softley, reconnaissons qu'il a admirablement su préserver son twist, nous offrant un final surprenant qu'on ne voit vraiment pas venir. Dommage que ce réveil n'advienne que bien trop tard, alors que nous sommes déjà à un stade avancé de somnolence. On aura également le plaisir de retrouver la grande Gena Rowlands, épouse et égérie du regretté John Cassavetes, qui s'essaye ici pour la première fois au genre fantastique (et avec succès), ainsi que le non moins excellent John Hurt qui se la coule douce dans le rôle d'un vieux légume cacochyme.

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http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces-35388.html

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SCREAM 3

de Wes Craven (1999)

Ce pauvre Wes Craven n'est décidément plus que l'ombre de lui-même. Privé de Kevin Williamson, idole des cours de récrés et autres pom-pom girls et ci-devant scénariste des deux premiers chapitres, il recycle ici le script de "Freddy sort de la Nuit", son dernier bon film qui concluait brillamment la longue saga du griffu à tronche de pizza, et le fait réadapter par le tâcheron Ehren Kruger (ça sent le népotisme, c't'affaire!), l'un des principaux responsables du naufrage du "Cercle 2" (voir ci-dessus) et auteur du soporifique "La Porte des Secrets" (idem, décidément c'est sa journée!), bien connu pour la constitutive incohérence de ses écrits. Pour mémoire, l'habile mise en abyme de "Freddy sort de la nuit" mettait en scène Wes Craven dans son propre rôle en train de réaliser l'ultime séquelle de sa série avec, dans leurs propres rôles également, les acteurs survivants des "Griffes de la Nuit", génial premier chapitre de la saga. Le réalisateur se retrouvait à son tour victime des maléfices du croquemitaine onirique qui prenait un malin plaisir à actualiser toutes les horreurs imaginées dans le scénar. C'est exactement ce que fait le tueur mystérieux de "Scream 3", qui profite du tournage du film "Stab 3" relatant les évènements subis dans les deux premiers "Scream", pour bousiller les acteurs jouant le rôle des personnages de ces deux navets mémorables. L'astuce, c'est que ceux qui y ont survécu - à savoir l'éternelle victime Neve Campbell, le flic simplet David Arquette et la journaliste tête-à-claques Couteney Cox - sont présents sur le plateau à titre de consultants, et vont refaire équipe pour démasquer ce nouveau tueur qui suit scrupuleusement le scénario du film pour commettre ses exactions. Mais, allez-vous me dire, un tueur qui suit un script est désespérément prévisible. Certes, vous répondrai-je, mais Ehren Kruger est un petit futé: dans son histoire, il y a plusieurs versions du scénar, et c'est ce qui fait toute la subtilité de son sac de noeuds. Nonobstant le fait qu'on se demande où est l'intérêt de mettre en place un concept scénaristique pour le contredire cinq minutes plus tard (ça, je n'aimerais pas passer mes vacances dans la tronche d'Ehren Kruger!), on notera que "Freddy sort de la Nuit" nous montrait un Craven réécrivant sans cesse son script pour contrer sa diabolique créature: on ne s'étonnera donc pas que "Scream 3" ait un méchant goût de réchauffé. Pour le reste, c'est toujours la même accumulation de procédés vieux comme mes robes: un personnage tourne-t-il le dos à une fenêtre, que la tronche molle de l'autre blaireau vient immanquablement s'y encadrer, le tout ponctué par un tonitruant accord mineur! On a droit aussi à une salle remplie de costumes de tueurs, au milieu desquels déambule une victime programmée en attendant que l'un d'entre eux ne lui tombe sur le râble - re-accord mineur! - et tout à l'avenant... En gros ça se résume une fois de plus à un whodunit poussif entrecoupé de scènes de meurtres aussi effrayantes qu'une aventure de Casper le Gentil Fantôme, c'est-à-dire approuvé par les ligues de vertu, le Parti Républicain et le lobby des fabricants de pop-corn. On se demande d'ailleurs pourquoi les auteurs des "Scary Movie" ont éprouvé le besoin de pasticher la série des "Scream": elle n'a besoin de personne pour ça!

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http://www.fan-de-cinema.com/films/epouvante/scream-3.html

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Vu à la télé

THE JACKET

de John Maybury (2005)

Y'a de ces gens qui ont vraiment un destin christique. Prenez Jack, par exemple. Embarqué dans le bourbier irakien, il adopte une attitude pacifiste et commence par se prendre une balle dans le teston de la part d'un jeune autochtone avec lequel il tentait de faire ami-ami. Temporairement mort, il ressuscite miraculeusement et se voit rendu à la vie civile gratifié d'une solide amnésie, dont profitera un malveillant pour lui faire endosser le meurtre d'un policier. Le voilà interné en asile psychiatrique, où il est torturé par des infirmiers sadiques et une sorte de Docteur Mengele, interprété par c'te vieille ganache de Kris Kristofferson, qui lui fait régulièrement passer des heures sanglé dans une camisole (d’où le titre) et enfermé dans l'obscurité d'un tiroir de morgue. Mais Jack sait positiver, et va retourner à son avantage cette expérience claustrophobique et cauchemardesque: dans son tiroir commence pour lui une aventure extraordinaire aux confins de l’espace et du temps. Je n’en dis pas plus, et vous laisse découvrir par vous-mêmes les rebondissements de cette très captivante intrigue imaginée par le scénariste débutant Massy Tadjedin, qui nous livre un script en béton, et filmée avec élégance par John Maybery, poulain de Steven Soderbergh (ici producteur, en compagnie de George "chéri de ces dames" Clooney) qui a flashé sur sa première réalisation "Love Is The Devil", biopic du peintre tourmenté Francis Bacon. Enfin du sang neuf pour un cinéma fantastique adulte! L'ambiance cotonneuse mise en place par Maybery illustre efficacement la confusion mentale de son héros, interprété magistralement par Adrien Brody qui, avec son grand pif et son air de chien battu, s'assure de notre compassion inconditionnelle - honnêtement, je ne vois pas quelle femme digne de ce nom pourrait résister au désir impulsif de le materner! Résultat, on ne décroche pas une seconde de cet univers à la Philip K. Dick où le temps se recourbe sur lui-même dans l'éclosion de nouvelles réalités alternatives, le tout filmé sans esbroufe ni effets spéciaux, mais tout simplement à hauteur humaine. Une indéniable réussite!

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http://www.imdb.com/title/tt0366627/trailers-screenplay-E23081-6-3

Factory

Une vue panoramique de la "factory" de Willy Wonka

cercle

"Le Cercle 2": difficile de tomber plus bas!

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Superman, Wonder Woman et Maxwell Lord: les psychanalystes vont s'éclater!

spirou

Spirou et Fantasio vs Goldorak!

porte

"La Porte des Secrets": voyeurisme et châtiment!

scream

"Scream 3": le retour de la tronche molle!

jacket

Pauvre Jack: on lui fait rien que des misères!

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"La Vie de Patchworkman": ouéééééé! j'ai un nouveau porte-clefs!