patchworkman's blog

Ce blog concerne tous les fans de fantastique sous toutes ses formes et dans tous les arts: cinéma, télé, littérature, BD, comics, etc... Vous y trouverez mon actualité de fantasticophile au jour le jour, ce que j'ai vu, lu, aimé, détesté, etc...

08 novembre 2006

ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS... (Oct 06)

Fin de mois

ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS...

(ou: "Les rubriques auxquelles vous croyiez pouvoir échapper!)

charlie

Vu à la télé

CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE

(Willy Wonka And The Chocolate Factory)

de Mel Stuart (1971)

Saviez-vous qu'il existait une version archaïque de "Charlie et la Chocolaterie"? Moi non plus. Grâce à Arte qui nous l'a déterrée, je me suis donc couché moins con que je m'étais levé. Et ma foi, j'ai pris grand plaisir à découvrir ce conte moderne plein de poésie et de malice qui fleure bon la superprod Disney des sixties façon "Mary Poppins". Le soin tout particulier apporté aux décors délicieusement surréalistes - un plaisir permanent pour les yeux - l'atmosphère très british, les chansons gentiment délirantes des Oumpas-Loumpas, et surtout la performance d'acteur de l'extraordinaire Gene Wilder, acteur fétiche de Mel Brooks, dans le rôle de Willy Wonka - certes, il ne fallait rien moins qu'un Johnny Depp pour soutenir la comparaison - valent à eux seul le déplacement. Personnellement, j'adore Willy Wonka: avec lui, nous nous sentons vengés de tous les sales gosses mal élevés par des parents inconséquents qui nous ont un jour cassé les pieds et que nous rêvions de fesser à tour de bras! C'est très bien réalisé par Mel Stuart, surtout connu pour son "Wattstax" qui est le "Woodstock" de la musique black des sixties. Y'a pas à dire, heureusement qu'il y a le chocolat pour rendre le monde supportable!

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Vu à la télé

LE CERCLE 2 (The Ring Two)

de Hideo Nataka (2003)

À force de remaker systématiquement tous les films japonais qui ont revigoré le cinéma fantastique au tournant du millénaire, Hollywood a fini par vider le genre de sa substance: on ne s'étonnera pas que "Le Cercle 2" ressemble à un vieux cadavre desséché, souvenir d'une franchise vampirisée jusqu'à la dernière goutte par les épiciers de la Côte Ouest. Pourtant nous aurons été patients, reconnaissant les mérites du premier "Cercle" américain de Gore Verbinsky (voir "Mollards" de Juin), et nous enthousiasmant pour le remake "The Grudge" initié par Sam Raimi et réalisé par Takeshi Shimizu, auteur de l'original "Ju-on" (voir "Mollards" d'Août). Mais là où Raimi a réussi un coup de maître en délocalisant son film au Japon, renouant par là avec l'envoûtante magie des films de fantômes nippons, les producteurs de ce "Cercle 2" ont foiré leur entreprise en important Hideo Nataka aux States pour s'auto-remaker. Dieu sait que nous avons aimé Nataka pour le "Ring" original et pour son "Dark Water" (lui-même américanisé sous la direction du Brésilien Walter Salles, autre cinéaste d'importation fourvoyé dans le cinoche alimentaire), mais on ne le suivra pas cette fois. Tel beaucoup de maîtres asiatiques avant lui (John Woo, Tsui Hark, etc...), Nataka a perdu son âme en arrivant à Hollywood, comme si la Mecque du celluloïd n'était qu'un gigantesque laminoir de génies. Symbole d'un libéralisme triomphant qui désamorce toutes les déviances par la récupération, le cinéma de masse américain est comparable en cela à un immense tube digestif: tu introduis un mets délicieux à l'entrée, et tu récupères de la merde à la sortie! Ou, pour dire les choses moins trivialement, les cultures non américaines sont solubles dans le "melting pot", et il ne semble pas y avoir d'américanisation possible sans déculturisation préalable. Demandez-vous après ça pourquoi Kubrick s'était exilé à Londres! Ainsi, le pauvre Nataka se voit réduit ici à une pure forme qui tourne à vide et fait de son mieux pour illustrer le scénario crapoteux et bourré d'incohérences écrit avec les pieds par un pisse-copie sans doute payé au mois! Par le fait, et n'ayant rien de valable à se mettre sous la caméra, sa réalisation tourne au vain exercice de style et on peut dire qu'au bout du compte, il se regarde filmer, n'ayant rien de mieux à faire. Son fameux rythme lancinant, qui nous avait tant envoûtés dans ses films japonais, devient ici lenteur pathologique et le spectateur ne tarde pas à languir: c'est long comme une directive européenne, et tout aussi chiant! La pauvre Naomi Watts semble subir le film plus qu'elle ne l'interprète, et elle réalise son parcours fléché comme une veuve qui retournerait sur les lieux de sa lune de miel, triste... Enfin, il reste à espérer que Nataka ne fasse pas carrière à Hollywood car, pour le coup, c'est nous qui serions en deuil...

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.cinoche.com/trailers/1139/1319

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Comics

SUPERMAN #15: "Sacrifice"

collectif (Panini - Septembre 2006)

Suite de notre feuilleton "Infinite Crisis", ou plutôt de son interminable prélude. Que ceux qui suivent encore s'accrochent, parce que ça va devenir compliqué... Vous étiez en droit de vous attendre à la suite de la mini-série "The OMAC project", puisque c'est là que je vous avait laissés à la fin de ma chronique "Batman & Superman #6"... Eh bien non, misérables mortels, sachez que les voies de DC sont impénétrables, et qu'il vous faudra sauter directement au crossover "Sacrifice", paru aux States en Septembre 2005, lequel s'intercale fort vicieusement entre les #3 et 4 de "The OMAC Project". Pour nous mangeurs de grenouilles, ce "Superman" #15 qui compile les quatre épisodes du crossover s'inscrit donc entre les #6 et 7 de la revue "Batman et Superman". Vous vous dites qu'il y a de l'abus et vous avez raison, l'affaire ayant provoqué un véritable tollé parmi les lecteurs américains, légitimement bien vénères de se faire prendre pour des vaches à lait et de se voir sans cesse contraints de sauter d'un titre à l'autre sous peine d'être largués. Jugez-en sur pièces: le premier chapitre de "Sacrifice" démarre dans "Superman" #217. Je vous avais dit dans ma précédente chronique que Supes n'avait pas l'air bien net à la fin de "The OMAC Project" #3: en fait voilà, l'ignoble Maxwell Lord a pris le contrôle de son esprit. Victime d'hallucinations, il rêve qu'il affronte ses vieux ennemis, et s'aperçoit dans "Action Comics" #829 que, croyant dérouiller Darkseid, il a en fait cassé la bouche à Batman! L'affaire se poursuit dans "Adventures Of Superman" #642 où la JLA entre en lice. Le puzzle hallucinatoire des deux premiers chapitres se met alors en place dans cette troisième partie, qui voit Superman perdre la confiance de la JLA, exception faite de sa fidèle amie Diana. C'est donc dans "Wonder Woman" #219 que s'achève la saga, avec un épisode dans lequel le duo va demander des comptes à Maxwell Lord, ce qui nous vaut un combat de titans entre Wonder Woman et un Superman à nouveau possédé. En fait les fans américains ont eu raison de se foutre en rogne: ce que nous relate ce crossover était en fait racontable en un seul comics, deux au grand maximum, qui aurai(en)t pu faire l'objet d'un ou deux fascicule(s) supplémentaire(s) de "The OMAC Project". Les deux premiers chapitres n'ont aucun intérêt dramatique, et tirent à la ligne en se complaisant dans les hallucinations de Supes, autant de non-événements fadement relevés d'un suspense à deux balles. À la fin du troisième chapitre, ce qu’il s’est effectivement passé se résume en une phrase: Superman a cassé la tête à Batman et la JLA ne lui fait plus confiance, point barre - on n’a plus dès lors qu’à attaquer le final. De plus, le changement d’auteurs dans le passage d’un titre à l’autre est loin de faciliter la cohésion de l’ensemble. On passe ainsi de Verheiden / Benes à Simone / Byrne pour les deux premiers chapitres. Si les deux derniers sont scénarisés par Greg Rucka (c’est d’ailleurs avec l’arrivée de celui-ci que l’histoire commence à ressembler à quelque chose!), en revanche les dessinateurs y sont légion: à croire que l’affaire "Infinite Crisis" mobilise tellement de monde chez DC qu'aucun dessinateur n'est plus en mesure d'assumer un comics entier! Bon, après cette grosse arnaque, retour incessamment sous peu sur "The OMAC Project" pour la conclusion du prélude...

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BD

SPIROU ET FANTASIO #49:

"Spirou et Fantasio à Tokyo"

par Jean-David Morvan & José-Luis Munuera

(Dupuis - Septembre 2006)

Aïe, voilà qui va relancer la controverse de l'invasion des mangas! Soyons clairs dès l'abord, pour éviter toute polémique inutile: je n'ai absolument rien contre les mangas, je ne les connais d'ailleurs pas suffisamment (manque de temps!) pour avoir un avis valable sur la question, néanmoins il m'est arrivé ça et là d'en lire d'excellente facture. Ne comptez donc pas sur moi pour hurler avec les loups - principalement des éditeurs aigris déplorant la captation de 40% de parts de marché par les petits Mickey nippons! Après tout on n'a pas tant fait d'histoires lorsque le rock'n'roll a déboulé sur l'Europe, et personne ne se plaint du déferlement de blockbusters américains souvent indigents sur nos écrans, de même que l'on passe pour un vieux con rabat-joie dès qu'on essaye d'expliquer à un ado que McDo c'est caca, ou qu'Halloween ça fait juste un peu chier lorsqu'on vous tire du pieu à minuit pour vous réclamer des bonbecs! Alors comme ça, ça serait deux poids deux mesures? Faudrait qu'on lèche les couilles de l'Oncle Sam et qu'on fasse la gueule devant la déferlante manga comme au bon vieux temps du péril jaune? Et pourquoi pas des autodafés, tant qu'on y est? Bon, à présent que vous connaissez ma position, je peux attaquer ma chronique. N'ayant rien contre le manga, je n'ai rien non plus contre les Européens qui s'essaient à faire du manga - oui, ça existe aussi et c'est de plus en plus à la mode. Moi, je suis pour l'interpénétration des cultures. Que Munuera ait goulûment tété la mamelle manga, c'est une évidence fièrement proclamée par son trait, et je suis bien content qu'il ait trouvé en Morvan un complice pour jouer au samouraï. Dès lors, on se demande pourquoi ils ne créent pas leur propre série indépendante pleine de katanas et de coups de lattes, plutôt que de nous nipponiser notre groom d'outre-Quiévain. Car "Spirou et Fantasio à Tokyo", c'est manga à tous les étages, à tel point que l'on est en droit de parler d'aliénation de la série. Qu'est-ce que c'est que ce Spirou, jadis adepte de la bonne vieille castagne, devenu soudain expert en arts martiaux, qui flanque la pile à des yakuzas confirmés et affronte de gigantesques créatures à la Goldorak, animées par des minots aux pouvoirs télékinésiques? À peine sourit-on lorsqu'il quitte son kimono et se déguise... en groom, afin de s'introduire incognito dans un hôtel, tant le gag résonne en nous comme le glas sonnant la fin d'une époque: terminé le Spirou franco-belge et le style "gros nez", celui des Franquin, Fournier, Tome et Janry, voici venu l'heure du Spirou dénaturé, mondialisé, ajusté au marché, fluctuant selon les modes, aujourd'hui manga, demain autre chose, je sais pas moi, super-héros, pourquoi pas, au point où on en est... Tout cela pue la stratégie éditoriale opportuniste à plein nez, et les belles planches de Munuera, qui n'est jamais qu'un exécutant, ne parviennent pas à nous faire avaler la couleuvre. Je vous jure, je n'ai absolument rien contre le manga... mais je veux mon Spirou à moi!

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Vu à la télé

LA PORTE DES SECRETS

(The Skeleton Key)

de Iain Softley (2004)

Iain Softley, qui se présente en tant que fan déclaré du "Angel Heart" d'Alan Parker, nous offre ici un décalque parfait de son modèle: Nouvelle-Orléans, vaudou (ici rebaptisé "hoodoo" pour donner l'illusion de la nouveauté), bayous fangeux, et twist final quasi identique que je ne dévoilerai pas pour ceux qui n'ont vu aucun de ces deux films pénibles. L'élève va jusqu'à reproduire dans les moindres défauts le style adulé du (milli)maître: même maniérisme systématique, esthétisant et chichiteux, à tel point qu'il finit par perdre son film de vue à force de se regarder le nombril. Par le fait, l'homme s'avère incapable de filmer un plan simple sans flanquer un torticolis à son malheureux caméraman, lequel mérite amplement un prime de risques! Par exemple, un personnage ouvrant une porte est obligatoirement shooté en plongée verticale, sans utilité démontrée, et tout à l'avenant... Et des portes, il y en a dans cette variation de "Barbe Bleue" où une garde-malade naïve se voit remettre par une maîtresse de maison acariâtre et inquiétante un passe-partout (d'où le titre original du film, "The Skeleton Key") auquel résiste une seule et unique porte, celle du grenier. Comme de bien entendu, l'ingénue n'aura de cesse de chercher à franchir le seuil prohibé, derrière lequel elle finira par rencontrer son destin, dûment programmé par sa manipulatrice employeuse. Les péripéties de cette ténébreuse histoire auraient pu se suivre avec un certain intérêt sans les spécieuses digressions techniques d'un cinéaste très auto-satisfait qui ne parvient qu'à lénifier le spectateur à force d'acrobaties filmiques, délivrées qui plus est à un rythme soporifique. À l'actif de Softley, reconnaissons qu'il a admirablement su préserver son twist, nous offrant un final surprenant qu'on ne voit vraiment pas venir. Dommage que ce réveil n'advienne que bien trop tard, alors que nous sommes déjà à un stade avancé de somnolence. On aura également le plaisir de retrouver la grande Gena Rowlands, épouse et égérie du regretté John Cassavetes, qui s'essaye ici pour la première fois au genre fantastique (et avec succès), ainsi que le non moins excellent John Hurt qui se la coule douce dans le rôle d'un vieux légume cacochyme.

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces-35388.html

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Vu à la télé

SCREAM 3

de Wes Craven (1999)

Ce pauvre Wes Craven n'est décidément plus que l'ombre de lui-même. Privé de Kevin Williamson, idole des cours de récrés et autres pom-pom girls et ci-devant scénariste des deux premiers chapitres, il recycle ici le script de "Freddy sort de la Nuit", son dernier bon film qui concluait brillamment la longue saga du griffu à tronche de pizza, et le fait réadapter par le tâcheron Ehren Kruger (ça sent le népotisme, c't'affaire!), l'un des principaux responsables du naufrage du "Cercle 2" (voir ci-dessus) et auteur du soporifique "La Porte des Secrets" (idem, décidément c'est sa journée!), bien connu pour la constitutive incohérence de ses écrits. Pour mémoire, l'habile mise en abyme de "Freddy sort de la nuit" mettait en scène Wes Craven dans son propre rôle en train de réaliser l'ultime séquelle de sa série avec, dans leurs propres rôles également, les acteurs survivants des "Griffes de la Nuit", génial premier chapitre de la saga. Le réalisateur se retrouvait à son tour victime des maléfices du croquemitaine onirique qui prenait un malin plaisir à actualiser toutes les horreurs imaginées dans le scénar. C'est exactement ce que fait le tueur mystérieux de "Scream 3", qui profite du tournage du film "Stab 3" relatant les évènements subis dans les deux premiers "Scream", pour bousiller les acteurs jouant le rôle des personnages de ces deux navets mémorables. L'astuce, c'est que ceux qui y ont survécu - à savoir l'éternelle victime Neve Campbell, le flic simplet David Arquette et la journaliste tête-à-claques Couteney Cox - sont présents sur le plateau à titre de consultants, et vont refaire équipe pour démasquer ce nouveau tueur qui suit scrupuleusement le scénario du film pour commettre ses exactions. Mais, allez-vous me dire, un tueur qui suit un script est désespérément prévisible. Certes, vous répondrai-je, mais Ehren Kruger est un petit futé: dans son histoire, il y a plusieurs versions du scénar, et c'est ce qui fait toute la subtilité de son sac de noeuds. Nonobstant le fait qu'on se demande où est l'intérêt de mettre en place un concept scénaristique pour le contredire cinq minutes plus tard (ça, je n'aimerais pas passer mes vacances dans la tronche d'Ehren Kruger!), on notera que "Freddy sort de la Nuit" nous montrait un Craven réécrivant sans cesse son script pour contrer sa diabolique créature: on ne s'étonnera donc pas que "Scream 3" ait un méchant goût de réchauffé. Pour le reste, c'est toujours la même accumulation de procédés vieux comme mes robes: un personnage tourne-t-il le dos à une fenêtre, que la tronche molle de l'autre blaireau vient immanquablement s'y encadrer, le tout ponctué par un tonitruant accord mineur! On a droit aussi à une salle remplie de costumes de tueurs, au milieu desquels déambule une victime programmée en attendant que l'un d'entre eux ne lui tombe sur le râble - re-accord mineur! - et tout à l'avenant... En gros ça se résume une fois de plus à un whodunit poussif entrecoupé de scènes de meurtres aussi effrayantes qu'une aventure de Casper le Gentil Fantôme, c'est-à-dire approuvé par les ligues de vertu, le Parti Républicain et le lobby des fabricants de pop-corn. On se demande d'ailleurs pourquoi les auteurs des "Scary Movie" ont éprouvé le besoin de pasticher la série des "Scream": elle n'a besoin de personne pour ça!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.fan-de-cinema.com/films/epouvante/scream-3.html

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Vu à la télé

THE JACKET

de John Maybury (2005)

Y'a de ces gens qui ont vraiment un destin christique. Prenez Jack, par exemple. Embarqué dans le bourbier irakien, il adopte une attitude pacifiste et commence par se prendre une balle dans le teston de la part d'un jeune autochtone avec lequel il tentait de faire ami-ami. Temporairement mort, il ressuscite miraculeusement et se voit rendu à la vie civile gratifié d'une solide amnésie, dont profitera un malveillant pour lui faire endosser le meurtre d'un policier. Le voilà interné en asile psychiatrique, où il est torturé par des infirmiers sadiques et une sorte de Docteur Mengele, interprété par c'te vieille ganache de Kris Kristofferson, qui lui fait régulièrement passer des heures sanglé dans une camisole (d’où le titre) et enfermé dans l'obscurité d'un tiroir de morgue. Mais Jack sait positiver, et va retourner à son avantage cette expérience claustrophobique et cauchemardesque: dans son tiroir commence pour lui une aventure extraordinaire aux confins de l’espace et du temps. Je n’en dis pas plus, et vous laisse découvrir par vous-mêmes les rebondissements de cette très captivante intrigue imaginée par le scénariste débutant Massy Tadjedin, qui nous livre un script en béton, et filmée avec élégance par John Maybery, poulain de Steven Soderbergh (ici producteur, en compagnie de George "chéri de ces dames" Clooney) qui a flashé sur sa première réalisation "Love Is The Devil", biopic du peintre tourmenté Francis Bacon. Enfin du sang neuf pour un cinéma fantastique adulte! L'ambiance cotonneuse mise en place par Maybery illustre efficacement la confusion mentale de son héros, interprété magistralement par Adrien Brody qui, avec son grand pif et son air de chien battu, s'assure de notre compassion inconditionnelle - honnêtement, je ne vois pas quelle femme digne de ce nom pourrait résister au désir impulsif de le materner! Résultat, on ne décroche pas une seconde de cet univers à la Philip K. Dick où le temps se recourbe sur lui-même dans l'éclosion de nouvelles réalités alternatives, le tout filmé sans esbroufe ni effets spéciaux, mais tout simplement à hauteur humaine. Une indéniable réussite!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.imdb.com/title/tt0366627/trailers-screenplay-E23081-6-3

Factory

Une vue panoramique de la "factory" de Willy Wonka

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"Le Cercle 2": difficile de tomber plus bas!

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Superman, Wonder Woman et Maxwell Lord: les psychanalystes vont s'éclater!

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Spirou et Fantasio vs Goldorak!

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"La Porte des Secrets": voyeurisme et châtiment!

scream

"Scream 3": le retour de la tronche molle!

jacket

Pauvre Jack: on lui fait rien que des misères!

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"La Vie de Patchworkman": ouéééééé! j'ai un nouveau porte-clefs!

Posté par patchworkman à 12:12 - Fin de mois - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

"c'est long comme une directive européenne, et tout aussi chiant!"
> j'aime beaucoup cette phrase...On sent un certain vécu derrière :)

Alors sinon, rapidement, mon avis sur Nakata :

* Ring : Putain de film !
* Dark Water : Un chef d'oeuvre pour moi !
* Le cercle 2 : bof veut même pas en entendre parler...

Spirou et fantasio alors...

"je ne les connais d'ailleurs pas suffisamment (manque de temps!)"
> Laisse moi faire !
Laisse moi faire !
Laisse moi t'en montrer ! :)

"il ait trouvé en Morvan un complice pour jouer au samouraï. Dès lors, on se demande pourquoi ils ne créent pas leur propre série indépendante pleine de katanas et de coups de lattes, plutôt que de nous nipponiser notre groom d'outre-Quiévain."

> Ah mais Morvan ne fait que ça à 50% de son temps, jouer au samouraï ! Non content d'avoir crée 2 mangas français (en l'occurance "HK" et "Nomad" tous deux aux éditions glénat), il a aussi lancé une collaboration avec un dessinateur japonais (sur "le petit peuple") en plus que Sillage soit aussi parfois très influencé par le Japon (pas tant que ça non plus mais ça se ressent dans les traits de vitesse quand Nävis l'héroïne court ou effectue une action). Voyons voir....Il y a encore de nombreux liens Japon-Morvan mais j'ai pas trop envie de les énumérer. Juste dire que j'en ai un peu marre, on aurait presque envie de pousser Morvan : T'aimes le Japon ? Alors pourquoi ne fais tu pas tes BD là bas comme Frederic Boilet ? Rhalàlà.... -_-'

Pour ce que tu as dit sur l'album, je suis d'accord mais je pense qu'il faut le voir comme une tentative justement pour cet album de faire une BD-manga d'où justement l'impression ressenti (de même sorte que "machine qui pense" voyait un style de Janry plus réaliste que ce à quoi il nous avait habitué avec Tome parce que récit de SF très sombre). Sinon c'est bien un Spirou et fantasio, si, si. L'étonnant clin d'oeil à Fournier qui y est perçu a travers ce bon vieux magicien au chapeau, ami du comte Champignac ! Ahhh C'est comme Zorglub, ces personnages se font rares et celà fait plaisir à voir.
Sinon nos héros faisant des arts martiaux, bah bref fantasme du lecteur (et auteur, Morvan étant un gros fan de manga) de faire en soit partie d'une culture qui fascine toujours autant. Je ne pense pas que dans les prochains albums, le "karaté" restera.

Après, le coup du groom j'ai trouvé ça en effet un peu osé et on sent bien la stratégie editoriale derrière (les affiches énormes dans le métro y'a un mois de ça plus les 2 lives d'art-book sortis en même temps, hallucinant dernièrement !) mais bon, c'est moins grave que le dernier astérix, qui prend le lecteur pour un imbécile carrément.
Eh oui, Uderzo sans Goscinny, c'est plus ça...

The Jacket : bon film, crédieu !
Scream 3 : pas vu, pas intéressé.

Classe ton porte-clé ! :)

Posté par Nio, 09 novembre 2006 à 20:40

Du chocolat pour le sacrifice du groom!

Oui, mon titre n'a aucun sens. Et alors? ;-)

Parlons de ce que j'ai vu/lu.
Bon, exception faite de Scream #3 que j'ai dû voir aussi mais que j'ai complètement oublié.
Enfin je crois. Je ne sais plus trop. On s'en fout? Allez, on s'en fout. ;-)

La version années 70 de "Charlie et la Chocolaterie" m'a beaucoup plu.
C'est certes moins rythmé et moins stylisé que la version Burton (que j'ai aimé aussi); moins d'effets spéciaux également.
Mais c'est très sympa à regarder.
Et je suis tout à fait de ton avis pour Gene Wilder (dont j'aime bien la voix VF douce mais capable de partir dans la folie).

"Sacrifice" est une sacrée erreur de la part de DC!
Je ne parle pas du mécontetement des lecteurs VO, il paraît qu'ils étaient bien prévenus pour.
Mais cette histoire aurait dû s'inscrire dans OMAC Project. L'impact en aurait été plus grand et il n'y aurait pas eu de rupture dans la narration de cette histoire.
Peut-être les gens de DC ont-ils considéré que le récit aurait été trop riche, trop dense. C'est possible.
Mais on se retrouve avec un crossover où les épisodes se répètent. Seul le dernier (celui de Wonder Woman) est différent des autres et ne recommence pas à nous montrer une version des visions de Superman.
Oublions l'histoire et ses défauts pour ne retenir que les conséquences. Et là, c'est particulièrement intéressant!
Ils ont fait très fort sur ce coup chez DC!

Je suis un grand fan des Spirou & Fantasio de Tome & Janry. J'aime également énormément ce que Franquin ou Fournier ont fait (marrant, on cite les mêmes; un peu obligé, c'est vrai).
Aussi, je suis déçu par la version Morvan/Munuera.
Bon, graphiquement, c'est dynamique, alors pourquoi pas. Mais ce sont les histoires qui pèchent. Il y a pourtant des idées intéressantes, mais à chaque album j'ai une impression de vide. Il manque quelque chose.
Cet album par exemple: envoyer les héros au Japon, les faire revoir de vieux amis créés par Fournier, quelques gags ... Pas mal. J'aime. Mais la réalisation est moins bonne. La menace manque d'ampleur, les scènes durent inutilement longtemps par moments ...
Oui, l'album a beau faire une 60aine de pages, il ne se passe rien ou presque.
Encore un RDV manqué avec ce duo. ça marche peut-être avec le public ado d'aujourd'hui (qui aime sans doute ce style narratif). Mais ça ne prend pas chez moi. Zut!

Posté par Céd, 09 novembre 2006 à 23:45

pour Nio

Pour Nataka, je vois qu'on est sur la même longueur d'ondes. J'aimerais bien voir le "Ring 2" original, pour pouvoir établir un comparatif, notamment au niveau scénaristique, et voir si la version jap connait un essoufflement similaire. Dans la version US, l'abandon du concept de la vidéo maudite est une erreur: la mort programmée des divers personnages (qui me rappelle un peu le principe du parchemin de "Rendez-Vous avec la Peur" de Jacques Tourneur, un putain de chef-d'oeuvre!) maintenait les premières parties sous une pression constante qui dynamisait les deux films. Puis tiens, tant qu'on y est, j'aimerais bien voir aussi la préquelle "Ring 0", juste par curiosité. T'as un avis sur ces deux films?
Spirou: j'ai pas voulu accabler Morvan et Munuera, d'autant que j'aime bien les planches de ce dernier: simplement, je trouve son style inaproprié en l'occurence. Quant à Morvan, ces scénarii me gonflent prodigieusement, et les #47 et 48 de la série m'avaient déjà profondément déçus. On peut certes trouver un certain intérêt au délire sous-marin de "Paris sous Seine" et à la tentative de relater, un peu comme dans un comics, les origines de Zorglub et Champignac mais, en revanche, le scénar "L'Homme qui ne voulait pas mourir" est nul à chier et se résume à une poursuite à 200 à l'heure qui n'est pas sans rappeler les actionners américains les plus bourrins, et ce n'est pas les références à "Spirou et les Héritiers" qui rattraperont la sauce. Bref le Morvan, il se casse pas trop le tronc! Marrant que tu cites "Machine qui rêve" (et non "qui pense"!): c'est le seul Tome et Janry que je n'aime pas. En fait, il s'agit sur ce coup d'une tentative d'assimilation au style US, le rythme de narration adopté étant très comics. De plus, le scénar de Tome manque cruellement d'humour (on dirait presque une tragédie grecque!), ce qui n'est pas dans ses habitudes, et le trait de Janry s'accomode mal de ces grandes cases à l'américaine. Je ne serai pas étonné que ce style leur ait été quelque part imposé par les éditeurs, ce qui pourrait bien justifier leur départ de la série... Bref, tout se passe comme si les éditeurs voulaient à tout prix relooker Spirou, et essayaient tour à tour différentes recettes d'importation.
"Scream 3": effectivement, ce n'est pas une urgence!
Je suis content que tu aies aimé "The Jacket" et mon porte-clefs!

Posté par patchworkman, 10 novembre 2006 à 06:05

pour Céd

Non, moi je l'aime bien ce titre, il me rappelle ceux de ces vieilles séries Z que j'affectionne tant!
"Scream 3", c'est même un devoir de mémoire que de l'oublier! Je me demande comment j'ai pu écrire un article aussi long sur ce navet... Sans doute est-ce de dépit, car j'ai beaucoup aimé Wes Craven de par le passé. Parmi ses oeuvres à voir: "La dernière Maison sur la Gauche", "La Colline à des Yeux", "Les Griffes de la Nuit" (culte), "L'Emprise des Ténèbres" (son chef-d'oeuvre, à mon sens) et, déjà cité, "Freddy sort de la Nuit" dont "Scream 3" n'est qu'un pâle remake à peine déguisé.
"Sacrifice": je vois qu'on est bien d'accord. Merci d'avoir préservé le secret sur la conclusion, pour les éventuels lecteurs à venir. C'est vrai qu'elle décoiffe, c'est même la seule chose qui décoiffe (avec l'apparition de John Byrne, quand même!) dans ce crossover pénible!
Spirou: ta réflexion sur le temps démultiplié de la BD qui étire inutilement l'action est très pertinente. Il s'agit là d'un procédé typiquement manga. Si l'adoption d'un tel rythme se justifie de la part d'un mangaka qui dispose de centaines, voire de milliers de pages pour développer son histoire, ce n'est pas le cas dans un album à la française, qu'il fasse 48 ou 60 pages. Ça ne parvient en fait qu'à donner la désagréable impression que le scénariste tire à la ligne et se fout de la gueule du lecteur - ce qui, au vu du scénar de "L'Homme qui ne voulait pas mourir" par exemple, n'est pas si loin de la réalité. Dans les 2 précédents Spirou de Morvan et Munuera, la "mangaïsation" de la série s'avançait masquée (mais si peu). Dans ce nouvel album, on abat enfin les cartes. Y'a qu'à voir le contexte: outre les deux art-books cités par Nio, sortent parallèlement un album numéroté #49 bis relatant le making of de l'objet, et on nous annonce aussi un manga (authentiquement jap, celui-là) relatant l'adolescence de Spirou. Si ça, ça s'appelle pas une "stratégie éditoriale opportuniste", alors je veux bien qu'on m'explique ce que c'est! L'ami Nio n'a pas tort: au lieu d'emmerder les Maliens, Sarko ferait mieux de coller Morvan dans un charter pour le Japon: ça lui ferait des vacances, et à nous aussi! Bon, j'arrête là parce que je sens que je vais devenir excessif! Ah, un dernier mot: je préfère de loin la série parallèle de "Spirou et Fantasio", dont le premier volume "Les Géants pétrifiés" est sorti en Février dernier, avec un scénar plein de monstres préhistoriques de l'excellent et hyperactif Vehlmann. Certains seront paut-être gênés par le trait "trashy" de Yoann, mais on s'y fait nettement moins chier que dans la série officielle actuelle. Deux volumes restent à paraître: "Le Tombeau des Champignac" par Tarrin et Yann, et surtout "Les Marais du Temps" de l'excellentissime Frank Le Gall. Encore du boulot pour le pauvre Patchworkman! A suivre...

Posté par patchworkman, 10 novembre 2006 à 06:56

De la narration décompressée.

Les mangas ont influencé les autres bandes-dessinées, comics compris.
Et on se retrouve avec des histoires qui durent sur nombre d'épisodes ou de pages alors que ces mêmes histoires auraient pris 20 pages pour être racontées auparavant.
C'est assez triste et bien dommage pour les lecteurs qui ne sont pas des ados n'ayant connu que cette façon de raconter des histoires.

Morvan est effectivement un amateur du Japon. Il y va apparemment souvent.
Sans aller jusqu'à lui souhaiter d'y rester et de nous laisser tranquille, j'aurais bien aimé que son Spirou à Tokyo soit autre chose qu'une espèce de visite guidée. La soirée diapo en histoire, bof.
C'est sûr que je vais d'autant plus regretter Tome & Janry. Même pour leur dernier album, pour lequel il m'a fallu plusieurs lectures avant de rentrer dedans, de bien comprendre et finalement d'apprécier (mais moins que les précédents, plus drôles et funs).
Soit dit au passage, j'ai cru comprendre que ce sont les auteurs qui voulaient que Spirou devienne plus sérieux. Et c'est là qu'il y avait désaccord avec l'éditeur. Pour Tome & Janry, Machine qui rêve était la nouvelle direction à prendre. Mais pour Dupuis, ça devenait trop sombre et ils se couperaient du lectorat (ce qui n'est pas faux car nombre de lecteurs n'ont pas aimé).
D'où une sorte de retour en arrière avec la nouvelle équipe et l'objectif de plaire au public adolescent d'aujourd'hui. Hélas pour nous autres finalement.
Enfin c'est ce qu'il m'avait semblé.
Les Hors-Séries, vous êtes plusieurs à dire que ça vaut le coup. Il faudra que je tente un jour ou l'autre.

Posté par Céd, 10 novembre 2006 à 15:33

pour Céd

Ouais. Pour conclure cette lamentable affaire, je ne peux que répéter ce que j'ai déjà dit: les scénars de Morvan sont plus que faibles - même pour un djeun amateur de mangas, je ne pense pas qu'il trouve son compte sur 48 ou 60 pages, et même si la "narration décompressée" lui convient, j'ai bien peur qu'il ressente comme nous une impression de vide une fois la BD lue, et Dieu sait qu'elle se lit vite! Ce qui fait tout le charme du manga, c'est aussi son extension quasi-feuilletonnesque, laquelle permet à l'auteur de s'apesantir s'il le souhaite sur telle ou telle séquence. Quant au dessin de Munuera, je persiste à le trouver inaproprié: qu'une série évolue, c'est normal, surtout lorsque les auteurs sont appelés à changer, mais là, la rupture de style est vraiment trop violente!
Si l'affaire "Machine qui rêve" est bien une initiative de Tome et Janry, ils ont vraiment pété un cable sur la fin. Leur truc, c'est l'humour: regarde le "Petit Spirou", c'est vraiment une BD parfaite. De plus le trait de Janry convient assez mal au semi-réalisme de l'album, alors que sur le PS, il est à son top!
Les HS: je n'ai lu que le premier, et je me suis bien plus éclaté qu'avec les Morvan / Munuera. En plus ça délire fort: on y voit Fantasio victime d'une femme fatale se retourner contre Spirou, drôle! En plus Vehlmann est vraiment un super scénariste, mais toutefois, je conçois que le dessin vraiment très spécial de Yoann puisse en rebuter certains. Quoi qu'il en soit, je te le recommande.

Posté par patchworkman, 10 novembre 2006 à 20:35

Spirou, petit ou hors-série.

Vu que vous êtes deux personnes de goût à me conseiller ce HS, je vais l'ajouter sur ma longue liste pour Noël. ;-)

Sinon, je suis d'accord avec tout ce que tu dis.
Si ce n'est que pour le Petit Spirou, les derniers albums sont moins drôles et très répétitifs.
J'ai l'impression que les auteurs ont fait le tour.

Posté par Céd, 11 novembre 2006 à 12:56

Bon !!!
Va falloir songer à être moins productif !!!
J'arrive plus à suivre moi...

Posté par Pim's, 11 novembre 2006 à 15:21

bis repetitat.

Ben moi je l'aime bien cet "album maudit" qu'est "machine qui rêve". Une rupture de ton mais ça se sentait avec Luna Fatale (un album avec Vito Corleone aussi sombre que "Vito la deveine" ? Diable) et "le rayon noir" (qui abordait la question du racisme et de la tolérance à la différence) que les auteurs voulaient passer à autre chose quitte a terminer sur de l'inédit. Donc pété un cable oui peut-être mais je trouve qu'ils ont bien fait.

A propos de Morvan et Munuera j'ai bien peur que ce soit comme Nic et Cauvin (albums 30 à 32) et que ça ne dépasse pas une poignée d'album si ça continue, va savoir...

Sinon Morvan est quand même capable de ne pas toujours faire du scénario faible (enfin hors de Spirou et Fantasio), il suffit de lire Sillage, il y a là d'excellants albums sans compter le premier cycle de Troll (les 3 premiers tomes chez Delcourt, après ça se gâte n'importe nawak) par exemple. Le problème de Morvan c'est juste qu'a force de s'étaler sur plusieurs séries, il doit en privilégier certaines plus que d'autres en plus d'abattre un boulot comparable à Van Hamme, encore que Van Hamme, il y a rarement à jeter (enfin depuis quelques temps, c'est plus ce que c'était aussi, on voit qu'il prend lentement sa retraite le Van Hamme : je ne sais pas si tu sais mais Thorgal ça s'arrête avec l'album qui sort prochainement là, après, ça sera scénarisé par Yves Sente). Et puis Morvan avec le japon...Ah merde je me répète... :)

> "Vu que vous êtes deux personnes de goût à me conseiller ce HS"

Arrête je vais rougir... :)

Non franchement le Velhmann est bien et puis le prochain avec Tarrin...Que du bonheur.

Posté par Nio, 11 novembre 2006 à 16:09

pour Pim's

Pim's, tu es un peu le serpent de mer de ce blog! De temps à autre, on te voit ressurgir, lâcher quelques bribes puis retourner à tes félines aventures... Ceci dit, que serait un blog sur le fantastique sans quelques monstres marins? Oui, je sais, je n'ai pas mon pareil pour tourner un compliment à une dame!
Productivité: curieux, moi je me sentais plutôt improductif ces derniers temps, suite à mes problèmes de santé et à une récente rechute... je suis même resté des quinzaines entières sans rien poster... Mais là ça va mieux, comme tu peux le constater!

Posté par patchworkman, 11 novembre 2006 à 18:48

pour Céd

A propos du "Petit Spirou", perso je ne m'en lasse pas. Le dessin de Janry y frôle la perfection, comme jadis celui du grand Franquin. Avec le Midam de Kid Paddle (que j'adule - le délire gore / zombies du Kid ne me rappelle que trop ma propre enfance!), il fait partie des meilleurs dessinateurs du franco-belge moderne, un de ceux ayant le mieux intégré l'évolution de la BD tout en préservant une certaine tradition véhiculée par l'hebdo "Spirou".
Anecdote: j'ai une affection particulière pour M. Mégot. La coïncidence est tout simplement extraordinaire, mais ce personnage est le portrait craché de mon prof de gym du lycée M. Charlot. Même tronche, même métier et surtout même penchant pour la bibine et la nicotine, ce qui donnait des cours de gym assez homériques! La dernière fois que je l'ai vu, c'était dans les années 80 dans un night-club: on s'est pris une sacrée murge ensemble! Je me suis longtemps demandé si soit Tome, soit Janry, n'avaient pas fréquenté le lycée St-Exupéry de St-Raphaël dans les années 70, tant la ressemblance Mégot / Charlot est frappante...

Posté par patchworkman, 11 novembre 2006 à 19:14

pour Nio

Non, je ne connais pas toutes ces BD de Morvan - on ne peut pas être partout! Van Hamme, j'ai un peu tâté du Largo Wynch par ci par là, mais les délires de ce gros bourge superchef d'entreprise au grand coeur me laissent assez froid, ne plus on y croit pas trop... En revanche, le premier tome de "Lady S" m'a bien accroché...
Non, les deux albums de Spirou que tu cites ne m'ont pas posé de problèmes à la lecture: question d'équilibre je suppose, entre le sérieux du message et l'humour des situations qui, lui, reste bien dans la continuité de la série. Tandis que "Machine qui rêve", là c'est le grand écart! Pour le run Morvan / Munuera, que le Dieu de la BD t'entende!

Posté par patchworkman, 11 novembre 2006 à 19:30

@ Nio

Hum ... En fait, pour les deux personnes de goût, je ne parlais pas de toi. Non que tu n'aies pas bon goût hein? Rien à voir. Mais je pensais à Patchworkman et une autre personne (le responsable de la branche comics de l'éditeur Bamboo en l'occurrence).
Alors disons que trois personnes de goût me le conseillent. ;-)

Sinon, comme je le disais, j'ai fini par apprécier le dernier Spirou de Tome & Janry. Mais il manquait de fun pour du Spirou et ça ne pouvait être viable, avec ce héros, sur la longueur.

Ce que tu dis sur les thèmes abordés dans les tomes précédents est juste.
Personnellement, je fais plus le rapprochement entre "Machine qui rêve" et "Virus", leur premier album.
Une expérience interdite par une corporation ...
Mais le ton était franchement plus amusant. Dans les albums que tu cites, l'ambiance était aussi à l'humour avant tout.
"Machine qui rêve" est vraiment une rupture de ton. Les moments drôles se comptent sur les doigts de la main d'un lépreux (cherchez pas, c'est une expression que j'ai inventée). L'ambiance est obscure, c'est un thriller plus qu'une histoire de Spirou & Fantasio.

Mais bon, maintenant, ce n'est plus du tout la même chose.

Posté par Céd, 12 novembre 2006 à 00:57

@ Patchworkman

Quel manque de créativité dans mes titres. Bah, tant pis. ;-)

Je ne remets pas en question le dessin dans le Petit Spirou. Du tout! C'est très bon, je suis bien de ton avis.
Mais les histoires sont finalement des redites et il n'y a plus guère de renouvellement.
J'achète dans l'espoir de retrouver cette fraîcheur qu'il y avait, mais je suis déçu à chaque fois. ça fait au plus sourire.
Dommage, les personnages sont de sacrés numéros!

Cette histoire avec ton prof ... C'est vrai qu'il faudrait savoir s'il y a un lien avec ce que tu dis là.
Il doit bien y avoir moyen de vérifier ça, non?

Posté par Céd, 12 novembre 2006 à 01:03

Le rude ibère

Salut patchworkman...! Je suis un petit nouveau qui découvre le net... et ben je suis bien content d'être tombé sur ton blog car je m'y reconnais pas mal et ça fait toujours plaisir... donc à plus pour de plus amples commentaires!
Cisco, le rude ibère.

Posté par Cisco, 19 novembre 2006 à 16:01

pour Cisco

Salut l'ami, et bienvenue sur ce blog de oufs!
Je suis très honoré que, parmi les innombrables sites que propose le Oueb, tu aies atterri chez moi, et surtout que tu t'y sentes bien.
Je suis encore plus heureux que tu aies l'intention de participer activement car, comme je le déplorais encore récemment, ce sont les "commentateurs" qui font le plus défaut à ce blog. J'attends donc tes impressions avec impatience...
En effet, c'est toujours agréable et encourageant d'avoir un retour sur son travail, même si c'est pour dire que tu n'es pas d'accord: il est toujours enrichissant de se confronter à une sensibilité différente. Cela aboutit parfois à des débats passionnés - voir ci-dessus toute l'encre qu'à fait couler le dernier Spirou, ou encore un certain Captain America à l'occasion de ma chronique sur Captain Britain!
A bientôt donc, ce sera toujours un plaisir

Posté par patchworkman, 20 novembre 2006 à 07:39

A propos de Scream

Tu te demandes pourquoi "Scary Movie" a parodié la saga des "Scream". Bonne question étant donné que la trilogie de Craven était déjà censé être une parodie des films du genre.

Posté par Wilyrah, 12 avril 2007 à 14:05

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