11 août 2008
LEGENDES
COMICS
LÉGENDES
par John Ostrander, Len Wein & John Byrne
(Panini - coll "DC Anthologie" - Mai 2008)
Après "Crisis On Infinite Earths", rééditée l'an dernier dans la collection super-luxe "DC Absolute" (65 € tout de même!), Panini continue à piocher dans le catalogue des défuntes éditions SEMIC et réédite "Légendes", une autre pierre angulaire de l'histoire du "DCverse". Avec "Crisis On Infinite Earths", parue d'Avril 1985 à Mars 1986, Marv Wolfman et George Perez redéfinissaient en effet la continuité de celui-ci de fond en comble, engendrant dans la reconstruction qui s'ensuivit quelques belles pièces d'anthologie comme cette mini-série "Legends", qui est un peu à la JLA ce que "Year One" est à Batman, et dont les six épisodes parurent entre Novembre 1986 et Avril 1987, c'est-à-dire dans la foulée immédiate de "Crisis". Car c'est bien beau de tout destroy, après il faut rebâtir! Or, dans "Crisis", la JLA vient d'en prendre un sacré coup dans l'aile, avec les décès de Flash et Supergirl notamment...
Ainsi, si le volume 1 de "Justice League Of America" s'arrête avec son #261 après dix-sept ans de bons et loyaux services, se terminant sur un arc publié en parfait parallèle avec "Legends" et pertinemment intitulé "The End Of The Justice League Of America" (malheureusement inédit en France), il est en revanche évident que les têtes pensantes de DC n'aient pas eu à l'époque l'intention d'en finir avec leur plus célèbre équipe super-héroïque, puisque le sixième et dernier épisode de "Legends" s'achève sur une spash-page nous montrant une JLA "post-Crisis" quelque peu tentaculaire, ne comportant par moins d'une douzaine de membres, et mêlant habilement les dinosaures du noyau de base et des petits jeunes fraîchement débarqués dans le comics, comme pour aplanir préventivement toute éventuelle querelle entre les classiques et les modernes. Après une redéfinition aussi spectaculaire, on s'étonnera d'autant plus d'avoir eu à attendre une décennie (jusqu'en Janvier 1997, pour être précis) pour voir réapparaître l'équipe dans un comics régulier, intitulé tout simplement "JLA", et qui chez nous sera la seule série à connaître quelque succès dans le "Strange" hétéroclite et agonisant que proposent les éditions SEMIC, suffisamment en tous cas pour engendrer la revue "JLA", qui en poursuivra la publication régulière durant douze numéros, avant de s'interrompre brutalement au #33 de l'édition US. Quiconque parmi les lecteurs aurait quelques lumières à apporter sur l'évolution de notre chère JLA entre 1987 et 1997 est instamment invité à s'exprimer dans les commentaires de ce blog et se verra gratifié de ma reconnaissance éternelle... Ceci dit, après deux "SEMIC-Books" parus en 2004-2005, probablement engendrés par le succès de la première édition française de "Légendes" (parue peu avant dans la même collection) et proposant les #43 à 50 de l'édition originale, il faudra attendre l'effondrement de SEMIC et l'avènement de Panini pour voir la série réapparaître au #101 dans le premier numéro du fameux "DC Universe", qui en poursuivra la publication jusqu'à son ultime épisode le #125 d'Avril 2006 - date à laquelle elle s'interrompt pour cause d'"Identity Crisis". Signalons enfin, pour achever cet historique introductif dans lequel j'ai laissé ma passion m'entraîner (oui, les bibliographies constituent mon péché mignon!), qu'après cette nouvelle redéfinition du "DCverse", la série rebondit immédiatement dans une nouvelle version et reprend sa dénomination exhaustive avec le volume 2 de "Justice League Of America", dont le #1 paraît aux States en Octobre 2006 et en France un an plus tard dans le #27 de "DC Universe", revue qui en poursuit actuellement la publication, comme on peut en juger avec le crossover avec la JSA (l'autre équipe-phare du "DCverse") qui se déroule dans ses pages au moment où j'écris.
Mais revenons en 1986. À l'époque, l'éditeur Mike Gold cherche du sang neuf pour relancer les principales séries de DC dans leur version "post-Crisis" et se tourne vers John Ostrander, alors jeune scénariste (il a fait son trou depuis!) qui vient de se faire remarquer avec sa reprise de "Suicide Squad". Suite au succès retentissant de "Crisis On Infinite Earths" qui confirme l'engouement des lecteurs pour les comics "à la Perez" mettant en scène des armées entières de super-personnages se mandalant à l'occasion de grandes sagas aussi interminables que cosmiques, DC ressent en effet la nécessité de jouer les prolongations, et c'est ainsi que naît le projet "Legends". En effet, et au-delà de la mise en place de la nouvelle JLA, l'objectif avoué est, de manière plus générale, d'assurer la transition entre la conclusion de "Crisis" et le nouveau "DCverse" tel que présenté dans l'ensemble de ses séries, tout en corrigeant à l'occasion quelques paradoxes dans la nouvelle continuité oubliés par Marv Wolfman, et que les fans pointilleux (et toujours emmerdants!) n'auront pas manqué de cataloguer avec une perversité de notaires!
Or, cela ne peut se faire qu'en réorganisant le "DCverse" autour de ses valeurs les plus indéboulonnables - ce qu'on appelle assez trivialement: le changement dans la continuité, concept bien connu de nos hommes politiques! - et qui ont nom Superman, Batman, Wonder Woman, Captain Marvel, Flash et Green Lantern, soit le noyau dur de la JLA, constitué très précisément de ces "Légendes" de DC en particulier et du comics en général. Notons au passage que si les ancêtres Superman et Batman ne voient pas la numérotation de leurs séries respectives perturbées (la continuité), en revanche les autres se retrouvent dotés d'alter-egos différents, et se propulsent dans autant de "volumes 2" redémarrant au numéro 1 (le changement). Ainsi, Wally West, l'ex-Kid Flash des "Teen Titans", accède à la maturité et prend la relève de feu Barry Allen, Wonder Woman se voit réincarnée dans un nouvel avatar par George Perez himself - dans un run interminable et mémorable - et enfin, le Green Lantern de l'époque se présente sous l'identité très politiquement incorrecte de Guy Gardner, l'un des personnages les plus intéressant de l'univers DC, de par son mauvais esprit constitutif qui tranche de façon très marquée sur la personnalité plus traditionnellement "morale" de ses congénères.
Seulement voilà: nouvellement arrivé chez DC, John Ostrander n'est pas encore familiarisé avec ces personnages iconiques, et éprouve le besoin de s'adjoindre un co-scénariste plus roué en la personne de Len Wein, vieux briscard qui a participé à un moment ou à un autre à la quasi totalité des séries Marvel ou DC - et qui est tout de même le créateur de "Swamp Thing", sans doute la meilleure série gothique de l'histoire du comics. Aux crayons, on retrouve le style clair et très lisible d'une autre "légende", à savoir John Byrne, qui en son temps a su remettre le pied à l'étrier à nombre de séries en voie de décrépitude, avant de devenir un scénariste des plus inspirés - et je profite de l'occasion pour vous recommander une fois de plus les TPB de sa géniale et délirante série "Next Men", toujours scandaleusement inédite chez nous.
Cette dream-team "légendaire" animant des personnages qui ne le sont pas moins avait donc besoin d'un vilain de haute volée, et qui soit à la mesure cosmique de l'Anti-Monitor de "Crisis"... Or, qui mieux que le très récurrent et absolument pervers Darkseid pouvait mieux incarner ce rôle? L'invoquant comme pivot de son script, Ostrander nous précipite une fois de plus dans la légende, puisque l'infâme n'est rien moins qu'une création du "King" Jack Kirby! J'ai à maintes reprises évoqué l'importance cruciale dans le comics de ce Grand Ancien incontournable: et bien voilà une nouvelle occasion de vous la faire toucher du doigt. Quoique créée tardivement (Février 1971) lors du passage de Kirby chez DC après sa brouille avec Stan Lee, la série "New Gods" - dont le personnage de Darkseid est l'un des piliers - consacre un "King" qui désormais se scénarise lui-même et, ce faisant, bouleverse le "DCverse" de fond en comble et détermine son devenir jusqu'à nos jours. En effet, en imaginant l'environnement compliqué des New Gods gravitant autour des planètes New Genesis et Apokolips, Kirby crée un véritable univers dans l'univers, et on ne compte plus les séries dans lequelles Darkseid et les New Gods sont apparus depuis, au centre même des intrigues. Mais leur univers a également contaminé le "DCverse" d'un bout à l'autre au travers de la technologie imaginée par le "King", telles que les "boîtes-mères" ou, mieux, les fameux "tunnels boom" que tous les héros DC utilisent désormais, comme nous prenons notre voiture, pour se déplacer à travers l'espace, voire les réalités alternatives. Bref, depuis 1971, le "DCverse" est tout simplement inconcevable sans référence à l'univers des New Gods - rien moins! - et j'en veux pour preuve et pour exemple la récente et excellente série des "Secret Six", dont l'équipe compte dans ses rangs un Paradémon en provenance directe d'Apokolips!
Dans le script imaginé par Ostrander, Darkseid décide d'attaquer une fois de plus la Terre, optant ce coup-ci pour une stratégie plus psychologique, c'est-à-dire en magouillant assez machiavéliquement de façon à en discréditer les "Légendes", soient les figures de proue de l'univers DC. Pour ce faire, il dépêche sur Terre Glorious Godfrey - sorte de super-sophiste au pouvoir de persuasion diabolique, qui va se charger de retourner l'opinion publique contre ses protecteurs super-héroïques - ainsi que quelques créatures menaçantes histoire d'assurer le quota de bastons. Cette vaste entreprise de démythification, attentivement suivie depuis Apokolips, fait en outre l'objet d'un pari entre Darkseid et un Phantom Stranger non-interventionniste qui, lui, a misé sur l'échec de la stratégie du vilain, demeurant persuadé que l'humanité ne saurait se passer de légendes. Notons au passage l'inspiration biblique de ce script et la référence faite au "Livre de Job", au travers du thème du pari passé entre ces deux représentants démiurgiques de l'Ordre et du Chaos. Évidemment, tout se finira bien et l'humanité qui, à l'instar de l'infortuné Job, verra sa foi en ses "dieux" temporairement ébranlée face aux épreuves envoyées par Darkseid, finira par leur redonner sa confiance. C'est que nos super-héros bafoués auront bénéficié de la plaidoirie des meilleurs avocats possibles: les enfants! Eux, en effet, sauront du haut de leur innocence garder foi dans les "Légendes", quitte à faire acte de désobéissance civique en se dressant contre leurs parents manipulés par les discours fielleux de Glorious Godfrey... Merde, j'en ai la larme à l'oeil, c'est beau comme le cul de Wonder Woman!
Heureusement, ce canevas quelque peu moralisateur - mais tellement américain! - ne constitue pas l'essentiel de cette mini-série. L'intérêt est bien, et c'est le propre de tout comics populaire, dans les batailles homériques que vont livrer les icônes de DC contre les menaces envoyées par Darkseid, car les échauffourées ne vont pas tarder à prendre de l'ampleur avec l'intervention d'une multitude de super-héros venus de tous les horizons - parmi lesquels la fameuse Suicide Squad qu'Ostrander ne manque pas de nous recaser, y'a pas de mal à se faire du bien! Au finish, on a donc une série qui, sous les crayons infaillibles de John Byrne, remplit parfaitement son contrat, à savoir nous offrir une grande fresque épique à la manière du duo Wolfman / Perez. Ce qui, personnellement, me satisfait pleinement, même si l'optimisme naïf de l'intrigue a quelque peu vieilli et contraste violemment avec le pessimisme constitutif du comics contemporain. Dès lors, il devient évident que "Légendes" est à lire d'un oeil empreint de bienveillante nostalgie, si l'on veut en savourer tout le charme désuet.
La JLA "post-Crisis"
Darkseid et le Phantom Stranger: les paris sont ouverts!
Very special guests: la Suicide Squad, telle que conçue par Ostrander
Gravos: le peuple s'en prend aux super-héros...
Le pauvre Robin passe un sale quart d'heure...
L'édition française originale en "SEMIC-Books"
Commentaires
Tu es (aussi) une légende, Patchy!
Tiens donc: "Légendes".
Si je m'attendais...
C'est particulièrement vil de ta part d'en parler, car en lisant ton excellente chronique (comme d'habitude), j'ai envie de relire cette mini-série (en Semic Book pour moi).
Or ce n'est pas bien, car j'ai pas mal de lecture en retard. ;-)
Ceci étant, la mini-série était tout de même assez naïve et bien de son époque. Mais c'était sympathique de voir tous ces personnages plus ou moins connus pour les lecteurs VF que nous sommes.
Quant à savoir ce qu'il y a eu entre 1987 et 1997...
Hé bien après "Legends", Giffen et DeMatteis ont scénarisé "Justice League", qui est vite devenue "Justice League International" (à partir du #7 je crois bien), illustrée par Maguire.
J'ai eu la grande chance de pouvoir lire les 6 ou 7 premiers épisodes justement, grâce à un lecteur VO qui m'avait prêté l'album réunissant ces épisodes.
Tu sais que je ne suis pas un lecteur VO. Mais je m'étais laissé convaincre devant l'enthousiasme de mon ami.
J'ai bien fait et il a bien fait d'insister.
Car c'était franchement très fun à lire.
De ce que j'en sais, pour nombre de lecteurs VO, le run de cette équipe créative était un must.
De l'action, du super-héroïsme... et beaucoup d'humour.
Le peu que j'ai pu en lire me fait regretter qu'aucune traduction VF n'ait eu lieu.
Soit dit au passage, on comprend mieux l'hilarité de Guy Gardner quand Kyle Rayner flanque un bon coup de poing dans la tronche du Batman dans la mini-série "Green Lantern: Rebirth".
Si tu veux que je te raconte... ;-)
Bref, un très bon moment de lecture.
Pour ce qui est de la suite et de ce que j'en sais, l'équipe ne cessera de se développer avec de nouveaux membres.
Il y aura même une série "Justice League Europe" à la fin des années 80 avec des héros comme Flash (qui peut faire l'aller-retour), Wonder Woman ou Crimson Fox, notre (ou nos) représentante(s) chez DC. Leur base se trouvera d'ailleurs à Paris.
Bref, "Justice League" avait le vent en poupe un peu comme les séries mutantes chez Marvel.
On verra d'autres spin-off comme "Justice League Task Force" au milieu des années 90.
Mais c'est un peu le début de la fin.
C'est pourquoi le relaunch de la JLA par Morrison a fait du bien en 1997.
ça a même cartonné et l'auteur est devenu "bankable" à ce moment.
Enfin voilà...
Toute une période pas ou très mal connue pour les lecteurs VF.
Ce qui est bien difficile pour un fan comme moi pour qui la JLA est son équipe préférée du DC Universe (bien sûr, parce que j'avais quelques vieux épisodes de l'équipe période "satellite" que j'ai pu lire et relire étant gamin ;-) ).
En ce moment en VF, la série est scénarisée par l'excellent Brad Meltzer. Malheureusement, on arrive sur la fin de son run.
Et si j'ai bien compris, McDuffie qui lui succède ne convainc pas vraiment.
Zut!
Dommage, car DC Universe (le mag') est en grande forme avec la "Justice League" de Meltzer et la "Justice Society" et le début de "Sinestro War" par Johns (pas franchement avec les "Teen Titans" en revanche).
pour Céd
Ah ben ça fait plaisir, je me demandais un peu où t'étais passé... En vacances, sans doute? Mais je me doutais bien, avec ce dernier post, que t'allais pas tarder à repointer ton nez, par l'odeur de la JLA alléché!
En tous cas, merci pour tous ces précieux renseignements: j'adore ces moments où l'un de mes lecteurs prend le relais pour venir compléter mon travail de ses lumières et, dans ton cas précis, on en a pour son argent! De plus, grâce à ton inestimable intervention, les choses sont désormais plus claires dans ma tête, et j'ai pu reprendre mes recherches là où elles avaient été interrompues. En effet, j'avais jusque là quelque peu négligé de m'informer au sujet de la "Justice League International", pensant qu'il s'agissait d'un simple spin-off de plus, idée renforcée par le fait que, dans les diverses encyclopédies que j'ai pu consulter, on ne trouvait pas d'entrée pour un comics titré tout simplement "Justice League", celui-là même qui, comme tu me l'apprends fort à propos, ne devint "International" qu'avec son #7. Tournant donc mon attention vers ce comics, qui effectivement fait le joint entre le vol 1 de "Justice League Of America" et le "JLA" de Morrison et Porter, j'ai même découvert qu'il est redevenu "Justice League America" à partir de son #25 et jusqu'à la fin de la série. J'attire ton attention sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une "Justice League" OF "America", l'absence de cette préposition dans le titre différenciant la série du volume 2 tel qu'on le connait actuellement, et où le "OF" est rétabli, raison pour laquelle, je suppose, il n'est pas répertorié en tant que "volume 3". Oui, je sais, le monde du comics est un vaste labyrinthe... En tous cas, on sait désormais et grâce à toi où est passée la décennie perdue de la JLA post-Crisis.
Question VO, justement, plus ça va, et plus je me dis que je vais m'y mettre, d'ailleurs je m'y suis déjà mis et je suis parti en chasse sur E-Bay, d'où j'ai ramené matière à quelques belles chroniques futures... Je m'approvisionne directement dans des comic-shops aux States, pour m'être rendu compte que, malgré le port plus élevé, les VO s'avéraient moins chères au final que dans les comic-shops français, et particulièrement lorsqu'on groupe les achats... Bref, si j'en suis arrivé à la VO, c'est précisément à cause de cette histoire de "décennie perdue" qui m'a considérablement agacé - mais ce n'est pas nouveau: en gros entre 85 et 95, c'est-à-dire entre l'effondrement des éditions Artima et Sagédition et le rachat de Lug par SEMIC, DC n'était quasiment plus publié en France, et même après on ne peut pas dire que SEMIC ait fait des étincelles (voir la première partie de ma chronique "Batman en France")... Enfin, vu la tournure que prennent les évènements chez Panini avec une cadence de parution nettement ralentie, je me dis que la VO c'est peut-être l'avenir du fan, du moins en ce qui concerne DC.
Enfin bon, pour le moment, on a au moins une "Justice League" correctement publiée, c'est déjà ça de pris et, comme tu le fais remarquer, "DC Universe" reste mensuel et ne montre pas de signes de faiblesse. Les super-équipes ("JLA", "JSA", "Teen Titans") semblent faire recette... Croisons les doigts...
Pour l'histoire de la beigne à Batman, si le coeur t'en dis, vas-y! On est ici pour s'instruire et échanger!
vo un jour, vo toujours,...
je suis un fan disparate de la JLA mais il est vrai que le run de Giffen et De Matteis est classiquement culte, et je me suis jeté dessus à la première occasion...c'est dans le cadre de cette série que le personnage de Blue Beetle trouvera une fin tragique, assez traumatique pour tout une génération, à tel point qu'il en question dans la nouvelle série sur 'Booster Gold' commencée il y presque un an maintenant, et il paraît que c'est du tout bon de Aà Z...
si jamais vous repassez par 'Images qui bougent', j'ai quelques liens qui vous permettront de suivre l'actualité des vo...
par exemple il y a sur CBR un excellent chroniqueur , Tim Callahan , spécialiste du travail de Morrison et qui vient il y a peu de sortir une compilation d'essais consacrés à 'Legion of Super-Heroes' dont on continue de parler trop peu...
@ Patchworkman...
Ce n'est pas parce que je ne réagis pas que je ne passe pas par là. ;-)
Le titre devient effectivement "Justice League America" à partir du #26, le #25 étant le dernier sous le nom de "Justice League International".
Sans le "of", bonne remarque.
Tout comme "Justice League Europe" donc, les deux séries apparaissant après "International".
Comme les X-Men se divisant en deux équipes.
Pour la VO, c'est vrai que les prix des comic-shops français sont particulièrement élevés.
Lors de la dernière réunion annuelle des membres de mon forum sur Paris, j'ai justement vu le TPB réunissant les premiers épisodes de "JLI".
Mais considérant le prix, bien que sachant que nous n'y aurons certainement pas droit en VF un jour malheureusement, je ne l'ai pas pris.
Beaucoup trop cher, même si c'est bon.
Je serais assez intéressé pour certains titres en VO, même si je reste un "VF-man" convaincu. ;-)
Mais bon, il y a assez à faire en VF pour moi, Marvel étant bien servi (même s'il y a de gros manques), le DCU ayant une certaine présence, Vertigo étant bien présent, etc.
Je ne peux pas tout suivre, alors pourquoi le faire en anglais-américain? ;-)
Pour la fameuse scène...
Tu sais comment est Batman, sa manière de s'imposer sur les autres héros avec une autorité que peuvent savent défier.
Hé ben Guy "grande gueule" Gardner a décidé de lui contester cette autorité, se voulant chef de la petite bande parce qu'il est le plus puissant ou que sais-je...
Il défie donc Batman en disant qu'il n'a pas besoin de son anneau pour le battre.
Il l'enlève donc et la bagarre va avoir lieu.
Et... "one punch", comme le disent Blue Beetle et Booster Gold, morts de rire!
Batman a juste flanqué un coup de poing dans la "grande gueule" et l'a mis KO.
Le "one punch" est resté mythique.
Alors tu comprendras que lorsque Guy voit son camarade Hal donnant ce coup à Batman des années plus tard... Il éclate de rire à son tour. ;-)
Très fun.
Ah là là... Je n'ai pourtant lu que quelques épisodes de cette "JL" ainsi qu'un épisode de "Martian Manhunter" lié à cette époque (épisode d'Ostrander sur les cookies hilarant), mais j'en ai presque la nostalgie.
C'est dire.
@ Sigismund...
Tu fais bien de rappeler la présence de Blue Beetle et Booster Gold dans "JLI".
Rappelons également celle de Maxwell Lord.
La scène du meurtre de Beetle par Lord dans "Countdown to Infinite Crisis" est d'autant plus forte à cause de ce passé où les deux hommes étaient amis.
Concernant la série de "Booster Gold", j'ai également de très bons échos des épisodes qu'il y a eu.
Je ne sais pas si l'avenir est bon pour la série avec les changements d'équipes créatives.
Mais les premiers épisodes ont semble-t-il été particulièrement réussis.
Pour les deux (qui font la paire):
Grâce à vous, les fans ne perdront pas leur temps en venant traîner sur ce blog...
Petit à petit, on finit par tout savoir, ça devient vraiment le "Voici" des superhéros!
Vous verrez qu'en s'y mettant à plusieurs, on finira par accoucher d'une encyclopédie exhaustive du comics!
En tous cas, merci pour vos interventions respectives et instructives. Je suis très heureux de voir comment ça débat et comment ça échange ici (et ailleurs aussi, il est vrai!)
pour Sigismund
Juste pour te dire que j'ai répondu (quoique tardivement, j'explique pourquoi) à ton com sur ma chronique "Phénomènes", ici:http://patchworkman.canalblog.com/archives/2008/06/29/9747709.html
allons, allons...
voyons Mr Patch, faut pas dire ça, on complémentarise, nous, c'est tout...si vous voulez mon avis, vous devriez être publié vous-même,parce que les chroniques me font justement penser aux articles dans 'Mad' ou 'Scarce' de ma jeunesse, qui finissaient par me faire rebondir sur tout...
FIN
Salut c'est la fin définitive de mmon blog mais je voulais te remercier pour tes passages et commentaires!
1000 mercis et surtout bonne continuation!
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