Sortie en salles

PHÉNOMÈNES (The Happening)

de M. Night Shyamalan (2008)

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Un coup de gueule pour commencer: le nouveau sport à la mode, en importation directe d'Hollywood, c'est la chasse au Shyamalan! Haro sur le baudet, tout le monde en veut un morceau! Et ça dure depuis "Le Village" (2003), un film qui, s'il était loin d'atteindre la perfection des chefs-d'oeuvre "Sixième Sens" (1999) et "Incassable" (2000), ne méritait pas tout le fiel qu'une critique ingrate a pu déverser sur lui, et avait tout de même l'avantage de faire l'effort, avec parfois quelque maladresse, de proposer un sujet original, assez bien écrit et ménageant son lot de surprises au spectateur, à mille lieues du tout venant des blockbusters merdiques se contentant d'ânonner éternellement les mêmes poncifs et traités, soit dit en passant, avec bien plus de complaisance. Avant que d'aller plus avant, je tiens à préciser que je n'ai pas encore vu "La jeune Fille de l'Eau" (2005), film maudit réputé indéfendable... Peut-être l'est-il effectivement, mais dans le contexte excessivement passionné qui est le quotidien actuel de Shyamalan, vous comprendrez aisément que je puisse n'avoir aucun avis, fût-il préfabriqué, sur le sujet, et nourrissant quelque doute quant à savoir si "La jeune Fille de l'Eau" est bien le navet prétentieux annoncé par sa mauvaise réputation, ou s'il ne s'agit que d'un épisode de plus de la fameuse "chasse au Shyamalan". Méfiance donc, et ce d'autant plus que j'ai pour ma part considérablement apprécié "Le Village", une oeuvre qui, lorsque je fais mon bilan personnel sur les cinq dernières d'années, m'a apporté beaucoup plus de plaisir que l'immense majorité des productions ricaines du genre. Ceci pour vous dire que, concernant "Phénomènes", film que toute la critique feignait d'attendre la bouche en coeur avec le prétendu espoir d'une "renaissance" shyamalanienne, tout en lui savonnant hypocritement la pente avant même que le premier tour de manivelle ait été donné, j'ai pris certaines mesures d'ordre déontologique, et j'ai fait l'impasse sur tout ce qui a pu se dire ou s'écrire dans le mois qui a précédé sa sortie, afin d'entrer absolument vierge de tout préjugé et de toute influence dans la salle de cinéma.

Et, finalement, bien m'en a pris, car je suis ressorti absolument conquis, ayant vécu une expérience fantastique à la fois intense (je ne me suis pas ennuyé une seconde) et sortant indiscutablement des sentiers battus. Comme pour "Le Village", et quitte à me répéter, on n'est peut-être pas avec "Phénomènes" dans un très grand Shyamalan, mais on n'en reste pas moins interpellé par la détermination de l'auteur à s'inscrire résolument en marge des éternels recyclages scénaristiques du mainstream, non seulement par ses sujets atypiques et le traitement qu'il en donne, mais également par un refus de tous les artifices formels à la mode par lesquels les pop-corn-movies s'achètent une crédibilité à peu de frais. Car, en dépit de tous les mauvais procès dont il fait l'objet - et dont je ne disconviens pas que certains puissent apparaître plus ou moins justifiés - il se pourrait bien que Shyamalan soit un authentique résistant du cinéma fantastique grand public, une sorte de colosse aux pieds d'argile confronté au syndrome du "Crépuscule des Idoles", face à une collusion de producteurs auxquels il sait tenir la dragée haute et de critiques qui semblent lui en vouloir de les avoir bluffés avec "Sixième Sens" et "Incassable" et qui aujourd'hui lui reprochent de ne pas transcender l'intranscendable, mais surtout de ne pas aborder le jeu médiatique avec toute la complaisance requise.

Donc, une fois le film vu, je me suis autorisé à me pencher sur les réactions de la critique afin de confronter ma modeste vision d'amateur à celle des spécialistes, et je dois vous avouer que je suis sorti assez chagriné de l'expérience. Une volée de bois vert, rien moins! Visiblement, la "chasse au Shyamalan" bat toujours son plein et n'est pas prête de s'éteindre - à tel point qu'on est en droit de se demander si, même en sortant aujourd'hui un nouveau "Sixième Sens", le réalisateur ne se verrait pas purement et simplement descendu... La moindre de mes déceptions n'est pas de lire l'exécution en règle que lui a réservé Marc Toullec, que par ailleurs je respecte énormément en tant que l'un des plus anciens collaborateurs de "Mad Movies", et avec lequel je me trouve en totale contradiction - ben ouais, ce sont des choses qui arrivent! Une fois de plus, on utilise le brûlot écrit par Michael Bomberger, qui présente Shyamalan comme un tyran mégalo ayant chopé le melon et semble avoir considérablement contribué à faire du réalisateur le tricard qu'il est devenu, pour poser les bases de la critique - sous-entendu: une telle mégalomanie ne pouvait engendrer qu'un film plein de prétention. Or, l'un des aspects du cinéma de Shyamalan que je trouve le plus intéressant, tant dans ses chefs-d'oeuvre que dans ses réalisations moins abouties, c'est précisément cette ambition démesurée - certes pas toujours suivie des effets escomptés, en quoi elle peut paraître prétentieuse - de renouveler la thématique du genre et d'essayer de raconter au spectateur des histoires qu'il n'a jamais entendues, se démarquant du tout venant des remakes redondants et foireux et des poncifs inlassablement ressassés par un cinéma hollywoodien exsangue. À cet égard, il me semble qu’à défaut d’autre chose, on pourrait au moins reconnaître le courage de Shyamalan, ainsi que sa profonde inactualité, à s‘entêter, persister et signer (comme on le lui reproche régulièrement) à produire des scripts qu‘on pourrait qualifier d‘expérimentaux. Pour ce qui est du reste, il est également mis en avant les perpétuels désaccords entre le réalisateur et ses producteurs (comme si cela était soudain devenu un argument!) en tant que justification d’une mise à l’écart précipitant une déchéance dont Shyamalan devrait être tenu pour seul responsable, ainsi qu’un certain décalage entre les propos promotionnels qu’il peut livrer aux media et le résultat final sur l’écran. Deux argumentations que j’estime, être le fruit d’esprits singulièrement amnésiques et partiaux, sinon hypocrites. D’abord, il suffit de considérer les profits que "Sixième Sens" continue à engranger en DVD et à les articuler avec la confortable promotion / distribution dont "Phénomènes" a été gratifié (on aurait certes aimé que des films tels "The Mist", "[Rec]", "L'Orphelinat", et j'en passe, eussent été chez nous aussi bien défendus face à la déferlante "Ch'tis"!) pour réaliser qu'à l'évidence Shyamalan est loin d'être aux yeux du public et des businessmen de la profession le has been pour lequel on cherche à le faire passer. Ensuite, pour ce qui est de mettre ses propos médiatiques en rapport avec ses réalisations pour conclure à un décalage, je vous renverrai tout simplement aux bonus du dernier DVD tout pourri (quel qu'il soit) que vous avez pu visionner: entre les propos grandiloquents que tiennent les protagonistes de la moindre bouse made in Hollywood pour promouvoir leurs exactions et le résultat effectif à l'écran, ce n'est plus un décalage qu'on constate, mais quelque chose de l'ordre du Grand Canyon du Colorado! Dès qu'il décide de jouer le jeu artificiel de la promotion médiatique, n'importe quel réalisateur accepte les risques d'une telle comparaison et, à cet égard, il me semble que si Shyamalan a commis une erreur, c'est bien celle de s'y prêter. Compte tenu des ambitions artistiques qu'il manifeste (et le terme n'a rien pour moi de péjoratif), il aurait sans doute mieux valu qu'il continue à réaliser ses films dans son coin sans chercher à les justifier, un peu à la manière de notre Léos Carax national qui lance en silence ses oeuvres sublimes dans la nature et ne laisse aucune prise au cirque médiatique, ignorant superbement le ressentiment que peut manifester une critique dépitée.

En fait, ce qui fait la profonde originalité de Shyamalan à l'intérieur même du genre fantastique - et ceci indépendamment du fait que ses films soient plus ou moins réussis - c'est que l'homme pratique un cinéma éminemment métaphysique au travers de ses thématiques. Je veux dire que là où la majorité des productions pratique un fantastique de la transcendance ayant recours dans presque tous les cas à des entités surnaturelles, Shyamalan nous propose quant à lui, peut-être du fait de ses racines hindoues, un fantastique de l'immanence dans lesquelles les forces intervenantes ne sont pas précipitées sur le monde "de l'extérieur", mais au contraire se diffusent dans la trame même du réel un peu comme de l'eau dans un morceau de sucre, pour ne pas dire qu'elles sont déjà en lui à l'état de latence. S'il m'est permis de quelque peu philosopher, je dirai que le fantastique est à Shyamalan ce que Dieu est à Spinoza. Là où le philosophe se démarquait de la transcendance des théologies (ou des démonologies) pour faire coïncider l'idée de divinité avec un ordre naturel (et non pas surnaturel) immanent, le réalisateur interprète le fantastique en tant que soudaine manifestation de cette force organisatrice qui maintient la cohérence du monde. Chez lui comme chez Spinoza, le concept de "nature" sert à désigner le monde en tant que diversité organisée de l'intérieur. En fait, ce qui est "fantastique" pour Shyamalan, et ne manque jamais de l'émerveiller, c'est que le monde ne soit pas en perpétuel chaos.

"Phénomènes" ne parle pas d'autre chose, et l'idée de nature y est développée au travers de ses symboles les plus éminents, les arbres et la végétation en général, qui se révoltent soudain contre une humanité devenue menaçante pour eux en émettant des toxines qui poussent les gens au suicide - ou du moins le suppose-t-on. De latent, le principe organisateur devient soudain manifeste, et remplit sa fonction en éliminant l'homme, considéré comme facteur de chaos. Mieux, le moyen de cette élimination, soit le suicide, renvoie évidemment à ce principe organisateur à l'oeuvre à l'intérieur même de l'humain, ce qui est somme toute logique puisque celui-ci n'est rien de plus qu'un produit naturel qui a eu, durant un moment, la folie de se prendre pour autre chose. Ainsi, la condition immanente de l'ordre auquel il appartient le rappelle, précisément, "à l'ordre", et réduit à néant ses rêves de transcendance divine, métaphysique qui va au-delà de la simple métaphore écologique qui veut qu'en détruisant la nature, l'homme se suicide. Remarquons en passant que c'est la même immanence organisatrice indéfinie qui est à l'oeuvre dans le superbe "Incassable": inventant avec brio un genre qu'on pourrait qualifier de "comics métaphysique", Shyamalan ne s'emmerde pas à nous décrire, comme il est d'usage, les origines de ses "super-héros" en les rationalisant à grand renfort d'arguments pseudo-scientifiques. Au contraire, ce que découvrent les deux personnages en fin de parcours, c'est qu'il sont les marionnettes d'une cosmogonie qui les dépasse, et qu'ils n'ont d'autre fonction que de remplir celle que leur a assigné l'ordre naturel des choses, leur antagonisme même s'avérant un facteur d'équilibre cosmique.

À cet égard, le mec qui a trouvé le titre français "Phénomènes" pour distribuer "The Happening" (grosso modo: "ce qui advient") a eu un éclat de génie. En philosophie classique, le terme de "phénomène" sert à désigner, précisément, la manifestation au niveau du réel tel que nous l'appréhendons d'une immanence qui en sous-tend chaque élément, traditionnellement nommée "chose-en-soi" ou "noumène", et à laquelle nous n'avons pas accès, si ce n'est pas l'exercice de la métaphysique. Le challenge de "Shyamalan" consiste donc, d'une oeuvre à l'autre, à chercher à filmer ce qui est par définition inconnaissable pour notre constitution sensible. Ainsi, le critique de "Télérama" Jacques Morice ne croit pas si bien dire lorsqu'il écrit à propos de "Phénomènes" que Shyamalan "promet beaucoup durant une demi-heure et n'offre finalement que du vent", car cette saillie, loin de déprécier le film, me semble paradoxalement définir l'essence même du cinéma de Shyamalan. En effet, le "vent" reste le symbole parfait de ce qui demeure invisible tout en demeurant efficient, soit la parabole métaphysique idéale: on n'en perçoit jamais que des "phénomènes", tels l'agitation des branches des arbres, que Shyamalan filme de façon récurrente en tant que manifestation de l'entité menaçante (puisque c'est lui qui est censé colporter les fameuses toxines), d'une manière qui n'est pas sans rappeler le David Lynch de "Twin Peaks", série culte dans laquelle chaque manifestation de forces pareillement obscures est annoncée obsessionnellement par des branchages agités par le vent.

Car le vent bénéficie d'un statut ontologique ambigu, symbole à la fois d'inefficience (ce n'est "que du vent", comme écrit Jacques Morice) et d'efficacité maximale lorsqu'il s'organise en ouragan! De plus, Shyamalan nous a bel et bien prévenus dès le départ avec la parabole sur la disparition des abeilles, le personnage de Marc Wahlberg avouant l'impuissance scientifique devant certains "phénomènes", au sujet desquels on peut émettre des théories tout à fait rationnelles sans toutefois parvenir à une quelconque certitude. Autrement dit: si on peut certes constater qu'une force immanente est à l'oeuvre, on ne pourra jamais rien en dire qui soit autre chose que pure hypothèse. L'irruption du fantastique chez Shyamalan est donc d'autant plus angoissante que la menace reste la plupart du temps non identifiée. D'ailleurs son statut hypothétique amène le spectateur à se demander s'il y a réellement menace, ou si cela n'est qu'une vue de l'esprit des protagonistes en mal d'explications rationnelles (voir notamment "Signes", à cet égard).

Si le réalisateur avait jusqu'ici consenti à dévoiler en fin de films la nature de l'immanence au moyen de twists assez renversants (technique dont on a d'ailleurs fini par lui reprocher le systématisme), ce n'est pas le cas avec "Phénomènes" dont le script se recourbe sur lui-même sans apporter plus d'explications. Visiblement, ce qui intéresse Shyamalan dans le fantastique, c'est la culture du mystère. Or, quoi de plus mystérieux qu'une immanence qu'il est impossible de mettre en évidence? Dévoiler quelque chose du mystère, c'est faire apparaître le monstre, et ce qui est ainsi identifié devient pour le coup nettement moins terrifiant. Dans "Phénomènes", le monstre est partout et nulle part, les personnages entraînés dans une fuite hasardeuse sont constamment à la merci d'un pas fait dans la mauvaise direction, et l'atmosphère du film est d'autant plus pesante qu'elle ne ménage aucun espace de respiration. La performance me semble remarquable en ce que tout se déroule en pleine lumière, ce qui ne s'avère pas rassurant pour autant, bien au contraire: la menace n'a en effet aucun besoin des traditionnelles zones d'ombres pour se dissimuler, puisqu'elle est tapie dans la trame même du réel: considération autrement plus angoissante, et qui suffit à maintenir tout au long du film une tension éprouvante. Sur cette trame de fond, Shyamalan distribue avec parcimonie, c'est-à-dire en évitant soigneusement tout procédé d'accumulation et de surenchère, un certain nombre d'effets-chocs qui interviennent toujours à propos et avec efficacité. Quant à l'épilogue, il contourne également les figures imposées du mainstream: loin de sacrifier à la traditionnelle apocalypse finale, il nous propose en guise de fin un soufflet qui retombe au moment même où il menaçait d'exploser. Certes cela n'est pas sans engendrer une certaine frustration, mais comme on l'a vu, c'est le lot de tout métaphysicien que de ne jamais obtenir confirmation de l'immanence qu'il soupçonne derrière les choses... En toute logique, Shyamalan ne pouvait pas donner d'autre conclusion à "Phénomènes"... Et, si j'ai une réserve à faire sur le film, celle-ci concerne la séquence post-épilogue qui nous montre le "phénomène" débutant un nouveau cycle à Paris, et qui à mon avis est en trop: il eût été à mon sens beaucoup plus habile d'arrêter le film après que les choses soient revenues à la normale, cessant aussi mystérieusement qu'elles avaient commencé et abandonnant les protagonistes à leurs doutes et à une réflexion salutaire... On a certes vu suffisamment de films fantastiques dans lesquels la menace supposée éradiquée ressurgissait en fin de métrage que ce procédé scénaristique en est devenu un authentique cliché, à mon avis indigne d'une oeuvre telle que "Phénomènes".

Arrivé à ce stade, et reprenant les termes de la polémique que j'ai décrite, je serais tenté de conclure à un certain malentendu. D'un côté l'on a un cinéaste métaphysicien qui, un peu à la manière d'un Mallarmé, tente de donner une consistance cinématographique à des choses désespérément absentes, ou tout au moins purement hypothétiques (à tel point d'ailleurs, qu'à tort ou à raison - je vous en laisse juge - l'errance des personnages dans de grands champs déserts m'a quelque peu évoqué celle du héros de Tarkovski dans "Stalker" ), et d'un autre côté des détracteurs qui lui reprochent d'avoir réalisé un film creux dans lequel il ne raconte rien, alors que ce "creux" et ce "rien" sont précisément le sujet central de "Phénomènes". Il semblerait donc qu'une certaine critique attende Shyamalan là où il n'est pas dans ses intentions d'aller, comme lorsqu'on lui reproche de ne pas avoir filmé la scène de la gare comme dans un film-catastrophe de Roland Emmerich! En fait, le reproche que l'on pourrait peut-être adresser au réalisateur serait de jouer dans la mauvaise cour: en effet, le cinéma mainstream tel qu'il est produit par les majors (en l'occurence Disney, puis Warner), et en général destiné à des amateurs de plaisirs plus immédiats, n'est sans doute pas le cadre idéal pour exprimer une thématique aussi cérébrale que celle de Shyamalan, et l'on peut supputer que le fantastique qu'il pratique aurait plus de succès dans un contexte plus "auteurisant". S'il m'est permis de risquer une métaphore, il se retrouve dans la peau d'un philosophe, métaphysicien de surcroît, invité à un repas de famille et qui commettrait la maladresse d'essayer d'expliquer la beauté de la pensée de Spinoza à un auditoire passionné de football! Si le philosophe a quelque chose à dire de la vérité (c'est même sa raison d'être), encore faut-il qu'il s'adresse à des gens ayant envie de l'entendre, sans quoi il s'isole et s'épuise inutilement. Et, en dernier lieu, il passe pour sentencieux, voire prétentieux... D'où sans doute l'échec critique du "Village", en tant que variation sur la fameuse Caverne de Platon. J'aime à croire, pour ma part, que Shyamalan est un auteur sincère qui, s'il pèche souvent par orgueil, ne le fait jamais que par passion: il n'est pas douteux que l'homme ait des choses importantes à dire et une vision à transmettre d'urgence... Mais il me semble que l'oeuvre qu'il cherche à construire, avec ses hauts et ses bas, ne pourra s'élaborer - de par sa nature même - que loin du cirque médiatique et dans un circuit plus indépendant. Car une telle ambition ne souffre aucun compromis et doit laisser venir à elle son public, plutôt que de chercher à être universelle à tout prix.

Ah, un dernier conseil pour finir: il serait temps que Shyamalan vire son perchman, parce qu'un tel nombre de micros dans le champ, ça peut plus durer!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=79314.

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