patchworkman's blog

Ce blog concerne tous les fans de fantastique sous toutes ses formes et dans tous les arts: cinéma, télé, littérature, BD, comics, etc... Vous y trouverez mon actualité de fantasticophile au jour le jour, ce que j'ai vu, lu, aimé, détesté, etc...

02 avril 2008

BATMAN BEGINS

DVD

BATMAN BEGINS

de Christopher Nolan (2004)

batman_begins_001

Au moment où l'on attend "The Dark Knight", second volet de la nouvelle franchise Batman initiée par Christopher Nolan et David S. Goyer, TF1-Vidéo a la bonne idée de sortir "Batman Begins" en édition économique (9,90 €), idéal pour les cinéphiles impécunieux. J'avais quant à moi grand besoin de revoir ce film, car j'avoue que le premier visionnage en salle m'avait laissé une impression assez mitigée... Certes, "Batman Begins" fut d'autant mieux accueilli et apprécié qu'il succédait aux deux bouses réalisées par un Joel Schumacher qui pratique la culture intensive de navets. Mais au-delà de cet effet d'aubaine, et en dépit de qualités évidentes, il n'en demeure pas moins que "Batman Begins" est loin d'enterrer les deux chefs-d'oeuvre de Tim Burton. Si la mise en scène du classieux Christopher Nolan, dont on n'a pas oublié l'excellent polar "Insomnia" (2002), constitue avec les images du chef-op Wally Pfister le véritable point fort du film, en revanche le scénar de bric et de broc que nous propose le très surestimé David S. Goyer plombe irrémédiablement la majeure partie du métrage.

En premier lieu, Goyer se sera durablement aliéné les fans de Frank Miller, en annonçant avant la sortie du film et quelque peu abusivement s'être inspiré du cultissime comics "Year One". Mais au final, le peu qui surnage de l'oeuvre de Miller est tellement insignifiant qu'il devient évident que, sur ce coup, Goyer aurait été bien inspiré de fermer sa gueule. Qu'on me comprenne bien: il n'est pas question de dénier à Goyer le droit d'avoir sa propre vision des origines de Batman, non plus que de s'éloigner de celle de Miller, mais en ce cas pourquoi en appeler à "Year One" pour cautionner son script? Face à ce procédé, le comics-fan se sent légèrement pris pour un con!

Pourtant, à la base, l'option de se concentrer sur l'alter ego Bruce Wayne et de différer au maximum l'apparition de Batman n'était pas une mauvaise idée en soi, et aurait pu constituer un ressort dramatique intéressant. Le problème, c'est qu'elle se délaye dans un script où Goyer tire à la ligne et multiplie les clichés. Ainsi, l'initiation de Wayne aux arts martiaux, qui se limitait à une brève allusion chez Miller, s'enfle ici jusqu'à occuper tout le premier tiers du film et, sans la mise en scène somptueuse de Nolan qui parvient à faire diversion avec talent, on s'ennuierait ferme devant cette histoire déjà vue cent fois dans moult classiques du film d'arts martiaux traitant de prêtres Shaolin et d'initiation à la dure, émaillée de sentences grandiloquentes sur l'art du guerrier, du genre: "Anticipe le terrain", "La rage n'est rien sans la volonté", et tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle vole un boeuf, pendant qu'on y est! Heureusement, Nolan est là pour conférer ampleur et dynamisme à certaines séquences sans cela dénuées de tout intérêt dramatique, comme Wayne et Ducard croisant le fer sur un lac gelé, ou encore le magnifique ballet de ninjas au terme duquel l'élève surclasse le maître (et un cliché, un!) et qui met fin à cette initiation qui avait tendance à s'éterniser.

Le deuxième tiers est encore pire scénaristiquement: le "devenir Batman" de Wayne se résume à quelques fiches bricolages, récitées par le toujours charismatique Morgan Freeman, en nous décrivant par le menu la technologie batmanienne. Ce passage, de loin le plus ennuyeux, n'est pas sans rappeler les sempiternelles séquences obligées de la série des James Bond où Q procède à la distribution des gadgets. Là encore, rien de bien original dans ce catalogue fonctionnaire de cape, costard, grappins, Batmobile, aménagement de Batcave et autres pompes matinales: on s'emmerde ferme et Nolan n'y peut mais.

Le film finit tout de même par trouver son rythme quand Batman prend du service, Nolan ayant enfin quelque chose à filmer. On déplorera toutefois un Épouvantail assez peu inquiétant avec son sac de jute informe sur la tête, et on se prend à imaginer ce qu'un Tim Burton aurait fait d'un tel personnage, exaltant une essence gothique qui, ici, brille par son absence. Si le script de Goyer aligne, là encore sans grande originalité, les figures imposées de l'actionner de base (poursuite de voitures tout à fait gratuite avec destruction de mobilier urbain, course finale contre la montre...), la mise en scène parvient efficacement à noyer le poisson grâce à un montage nerveux et surtout par l'exploitation qui est faite des zones d'ombres ménagées par les superbes décors, et qui restitue Batman à ce milieu urbain dont il n'aurait jamais dû s'éloigner. Là encore, Nolan sait rattraper la sauce avec brio, et relègue au second plan les faiblesses du script, parmi lesquelles un twist foireux - la révélation de l'identité de Ras Al' Guhl, dont on avait deviné dès le début qu'il ne s'agissait pas du Fu-Manchu d'opérette entr'aperçu dans le monastère. Un bémol toutefois: j'ai du mal à m'expliquer que Nolan soit aussi peu à l'aise dans les scènes de baston, cadrées et montées de façon totalement incohérente, sans aucune préoccupation "chorégraphique" et à la limite de l'illisibilité. Étonnant, de la part d'un film dont toute la première partie se réfère aux codes du cinéma d'arts martiaux asiatique, lequel a précisément su s'imposer par sa conception chorégraphique des combats, toujours réalisés avec une précision quasi maniaque.

Néanmoins, tout n'est pas à jeter dans cette nouvelle approche du Batman, loin s'en faut. Ainsi, l'un des atouts majeurs du film consiste paradoxalement à s'être radicalement démarqué de la vision burtonienne, et plus précisément de son aspect "fête foraine bigarée", par lequel le papa de "Beetlejuice" marquait sa distanciation humoristique. En effet, "Batman Begins" tourne délibérément le dos à tout cet apparat gothico-expressionniste pour cultiver résolument un premier degré qui fleure bon la désespérance des classiques du polar noir. Traités avec un sérieux imperturbable qui confine au tragique et une théâtralité quasi lyrique, les personnages acquièrent une dimension ténébreuse encore jamais vue dans la profusion contemporaine de superheroes-movies qui préfèrent jouer la carte du héros positif et du méchant caricatural, spectacle familial oblige.

Caricaturant la caricature en y injectant une certaine cruauté, Burton était parvenu à enfumer les executives de la Warner et à dissimuler avec pas mal de perversité un film d'épouvante plein de sous-entendus freudiens sous les oripeaux d'un blockbuster tous publics. Mais derrière le Luna Park de "Batman, le Défi" (voir "Mollards" de Janvier 2007) se profilait clairement la lugubre fête foraine du "Freaks" de Tod Browning, et Warner eut tôt fait de limoger Burton au profit du bien plus inoffensif Schumacher. Nolan et Goyer, eux, abordent l'atavisme "draculéen" de Batman de manière frontale et sans plus tergiverser: certes, le côté freudien passe à la trappe avec des personnages quasiment asexués (en effet, ce n'est pas la nunuche Katie Holmes qui peut rivaliser avec les bombasses interprétées par Kim Basinger et Michelle Pfeiffer...), mais en revanche l'oeuvre y gagne un style désespérément crépusculaire qui en fait toute l'originalité. Ici, ça déconne pas, et on ne badine pas avec les ténèbres: l'ombre envahit le moindre recoin de l'image, projection de la gravité intérieure et non moins obscure des personnages, et même les saillies ironiques d'Alfred sont diffusées au compte-gouttes. Et au final, c'est moins par sa continuité narrative maladroite que par cette attaque frontale, laissant de côté toute coquetterie et tout tarabiscotage, que "Batman Begins" se rapproche du "Year One" de Miller, oeuvre tout aussi directe, tragique et désespérée, fondant de manière séminale le mythe moderne du Batman "post-Crisis". Au vu des trailers de "The Dark Knight" que l'on trouve un peu partout sur le Web, il semblerait que ce second opus persiste dans cette approche tout en premier degré, si l'on en juge par son Joker grimaçant et plus blafard qu'un zombie (dernier rôle du regretté Heath Ledger), qui semble aussi éloigné que possible de l'histrion décadent auquel on était habitué, tel qu'interprété chez Burton par un Nicholson au sommet du cabotinage.

Autre atout de "Batman Begins": son casting en béton. Christian Bale, coutumier des personnages quelque peu perturbés (cf "American Psycho", "The Machinist"...), campe à la perfection un Bruce Wayne taraudé par ses obsessions et Liam Neeson, fort de la science du sabre acquise dans la prélogie "Star Wars", fait un Ras Al' Guhl très crédible et ambivalent à souhaits, parvenant à nous faire ressentir la monolithique certitude du fanatisme. N'oublions pas Morgan Freeman, excellent dans son registre habituel de père de substitution, et le monument Michael Caine dont l'ironie flegmatique typiquement british colle impeccablement au personnage d'Alfred. On regrettera toutefois que le rôle du Commissaire Gordon, réduit par le script de Goyer à la portion congrue, ne donne pas à Gary Oldman la possibilité d'exprimer toute l'étendue de son talent. Personnage central et volant presque la vedette à Batman dans le "Year One" de Miller, Gordon est ici un personnage falot se contentant de jouer les utilités, ce qui est tout de même dommage.

Par ailleurs, cela me semble symptomatique des rapports ambigus que Goyer entretient avec l'oeuvre de Miller, à savoir qu'il s'en démarque complètement tout en en laissant surnager des scories çà et là sous forme de ligne narratives qui, pour faire plaisir aux fans, n'apportent pas grand chose à l'ensemble et s'avèrent au final aussi anecdodiques qu'inabouties. Citons par exemple la référence au parrain Carmine Falcone, intrigue centrale de "Year One" - prolongée brillamment dans cet autre chef d'oeuvre du comics qu'est la mini-série "Amère Victoire" de Jeph Loeb et Tim Sale - qui tourne ici en eau de boudin et dont le film aurait fort bien pu se passer, ou encore la présence quasi subliminale de flic ripoux Flass, lui aussi important chez Miller, mais bien moins que Bullock qui est ici curieusement absent bien qu'étant devenu au fil du temps l'un des piliers des séries régulières. Bref, on s'interroge devant les choix scénaristiques de Goyer, particulièrement lorsqu'on les rapporte à l'exploitation qui en est faite: certes, l'on m'objectera que les personnages empruntés à Miller sont là pour évoquer la corruption qui règne à Gotham City, elle-même déterminante du devenir de Bruce Wayne. Mais il n'en demeure pas moins que le sentiment persiste d'une storyline primitive envisagée un temps pour être ensuite abandonnée et dévier vers des personnages plus hauts en couleurs, tels que Ras Al' Guhl et l'Épouvantail - peut-être à la demande des producteurs, toujours avides de spectaculaire... Et, en dépit des qualités du film, je n'ai pas pu me départir en ce qui me concerne d'une impression de scénario partant dans toutes les directions et manquant cruellement de cohésion, sans parler des clichés évoqués plus haut dans lesquels il retombe inévitablement.

En dépit du plaisir que m'a apporté le traitement formel de ce Batman et que je ne bouderai pas, tant il est vrai que, malgré les réserves que j'ai pu formuler, je me suis honnêtement diverti, il n'en demeure pas moins que cette reprise de la franchise m'apparaît comme une semi-réussite... Mais il est également vrai que les fans de comics ont la réputation de n'être jamais contents, du moins à cent pour cent, devant les adaptations cinéma qui leur sont proposées... Si les deux films de Burton demeurent pour moi difficilement surpassables, ça ne m'empêchera pas d'aller voir "The Dark Knight", en espérant que cette fois l'essai sera transformé: en effet, pour peu que Goyer se fende d'un script un peu plus rigoureux et original, Nolan est en capacité de nous offrir un grand film. Wait and see...

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=33370.html

batman_planant

Regardez-un peu ce qui nous tombe sur la gueule...

grappin

Pourvu qu'il nous mette pas le grappin dessus!

BW

Christian, c'est de la Bale!

_pouvantail

L'Épouvantail épouvanté!

manoir

Le poids des maux, le choc du poteau!

batmobile

Et y'a même le lecteur de CD!

batcave

La Batcave: manque plus que l'électricité!

Posté par patchworkman à 20:33 - DVD - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

merci de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas, j'adore Nolan et j'aurais comme envie de plomber Goyer, néanmoins c'est à lui que l'on a quand même 'Blade' que l'on a un peu trop rapidement enterré, une nouvelle trilogie ça me gênerait même pas; on regrette les faubourgs avec Selina Kyle, et le rôle du comissaire Gordon, il se peut très bien qu'on lui aie serré la vis -ok c'est Year one mais pas trop quand-même, tout ça pour dire que c'est de l'installation, qu'on ne case pas Gary Oldman dans un rôle fondateur pour rien, pour ne pas s'en servir, j'attends impatiemment 'The Dark Knight' mais à mon avis tu as eu le nez creux en citant 'Dark victory', ce pourrait bien être la souche pour un troisième, toujours dans la lignée polar indubitablement entamée par Nolan.
A quand 'Arkham Asylum ' ,c'est toute la question.

Posté par sigismund, 03 avril 2008 à 17:50

pour Sigismund

Je ne sais pas à quel point les gens pensent tout bas ce que j'ai écrit: j'ai quand même lu pas mal de critiques dythirambiques sur "Batman Begins" et, tentant de décrire le sentiment d'inabouti que j'ai personnellement ressenti, et qui persiste après revisionnage en DVD, j'ai bien peur de jouer les iconoclastes de service, voir de risquer une volée de bois vert - ouais, c'est un peu mon lot en ce moment, je me suis fait méchamment pourrir sur la chronique "Prisonniers du Temps" - enfin, on verra bien...

Oui, j'ai un peu de mal avec Goyer, je ne vois vraiment pas ce qu'ils lui trouvent tous de si extraordinaire: ses scripts n'ont rien de si original, y compris dans la trilogie "Blade" d'ailleurs, où l'on exploite une certaine gangstarap attitude avec opportunisme, et où l'on réchauffe les vieilles recettes de l'actionner burné en laissant quelque peu de côté le concept central de la série. Quand on a Guillermo del Toro derrière la caméra, évidemment ça pète le feu, ça fourmille d'idées visuelles et ça fait brillamment avaler la pilule (un peu comme dans l'association avec Nolan, d'ailleurs...), mais avec un Norrington (remember les Gentlemen soi-disant Extraordinaires...) ou Goyer himself à la réal, ça barre un peu en couilles...

Pour ce qui est d'une adaptation de "Dark Victory", évidemment on en rêve, mais ça m'étonnerais qu'on laisse quelqu'un aller aussi loin dans le style polar urbain, du moins dans le contexte d'une franchise "Batman". Le superhéro-movie est quand même vachement codifié à Hollywood qui est un monde où tout est carré, classifié, cloisonné, et je ne pense qu'ils prendront le risque de prendre ainsi au dépourvu un public par ailleurs extrêmement ciblé (voir comment l'intrigue Falcone est expédiée dans "Batman Begins"). Dommage, car on serait alors en plein dans le concept originel de la série "Detective Comics", qui met l'accent sur l'aspect "limier" de Batman. Mais bon, à mon avis: trop intello et pas assez spectaculaire pour un public mainstream. Vaut mieux pas d'adaptation du tout, qu'une réécriture trop schématique de l'intrigue tarabiscotée à souhaits de "Dark Victory" qui, avec "The Long Halloween" (des mêmes Loeb & Sale), dresse tout de même un état des lieux et une saga de la pègre gothamite assez remarquable. L'idéal serait une série TV (câblée, c'est-à-dire qui ne soit pas réalisée pour le public de "Buffy" et "Smallville"), qui prendrait son temps pour emmêler et déméler l'écheveau à loisir... Mais bon, soyons réalistes...

"Arkham Asylum" (un de mes Batman de prédilection): honnêtement, je ne vois pas comment le découpage narratif de Morrison et le psychédélisme de McKean peuvent être pensables cinématographiquement... Peut-être faudrait-il se référer aux très confidentiels courts-métrages réalisés par McKean pour en avoir une idée. Je sais qu'il existe un DVD Zone 1, mais de là à le trouver, c'est une autre paire de manches.

Merci de ta visite. J'ai vu que tu avais fait plein de chroniques "comics" sur ton blog (j'étais resté assez longtemps absent de la blogosphère) et je vais aller lire ça plus attentivement. A bientôt, donc...

Posté par patchworkman, 04 avril 2008 à 20:01

... et j'ai répondu à tes messages,
merci à toi,
toujours le bienvenu vous êtes

Posté par sigismund, 10 avril 2008 à 18:11

Le grand retour!

Houlà!
Mais ça fait des mois que je ne suis pas passé ici, moi!
Il faut dire que c'est de ta faute Patchy.
Je passais quasiment chaque jour sans rien voir venir... Je m'absente quelque temps et je retrouve un blog en pleine forme!
Il eusse été dommage que je manque cette chronique-ci en particulier.
J'adore t'écouter... enfin te lire. ;-)
Tes analyses sont toujours aussi intéressantes et approfondies.
Quant à moi, sans pour autant tomber dans le dithyrambique, j'ai beaucoup aimé ce film justement pour ce côté 1er degré qui le différencie tant des Batman de Burton.
Certes, il n'est pas exempt de certains défauts. Les vilains et leur menace auraient mérité un peu plus de travail, notamment.
Mais la nouvelle approche sonne plus juste, plus proche du héros de Gotham version comics que celle de Burton lui-même. Version comics moderne s'entend (oui, parce que dans les années 50-60, Batman affronterait des aliens).
Je me dis que maintenant que le personnage est (de nouveau) bien établi, le prochain opus n'aura pas à "perdre son temps" (j'exagère un peu) et l'on pourra avoir de véritables vilain et menace opposés au Chevalier Noir (non, pas le Vengeur de Marvel).

Toujours est-il que cela me fait bien plaisir de te relire, Patchworkman!
Surtout quand tu parles super-héros et comics. ;-)

Posté par Céd, 08 mai 2008 à 16:38

pour Céd

Oui, désolé, j'ai pris deux petits mois sabbatiques, et puis j'avais plein de trucs à faire qui m'ont un peu détourné du blog...

Pour ce qui est de Batman années 60, est-ce que tu connais la très campy série TV avec Adam West dans le rôle, et le long-métrage "Batman" de Leslie H. Martinson qui en a été dérivé? Je te recommande chaudement, ça vaut son pesant de cacahuètes!

C'est vrai que le look de cette nouvelle franchise est assez proche des comics Batman actuels, mais bon, reste que Goyer est un vrai problème...

Question comics, tu vas être content: j'ai deux chroniques sur le feu. La première dès demain ou après-demain, très probablement...

Posté par patchworkman, 09 mai 2008 à 18:53

Bat-spray anti-requin!

Bien sûr que je connais la série des années 60 avec Adam West et les "bam", "paff" & co...
Je regardais ça quand j'étais petit. ;-)
Et j'ai pu voir le film il y a quelques années.
Kitschissime! ;-)

Pour les films, c'est vrai que le scénario manque d'une certaine envergure.
On peut sans doute en dire autant du film "Iron Man" (très bon - il faut rester après le générique d'ailleurs) où les vilains de service et la menace méritaient un petit peu plus.
Mais comme je le disais, le point important dans le premier film d'une franchise, c'est d'expliquer comment le héros devient le héros.
Du moins c'est ainsi qu'ils procèdent pour tous les films de super-héros ou presque.
Je fonde pas mal d'espoirs sur le prochain "Batman" à ce titre. Le héros est installé, on passe à la vitesse supérieure avec le Joker!

Je suis curieux de savoir de quels comics tu vas nous parler. :-)

Posté par Céd, 10 mai 2008 à 22:39

pour Céd

Patchworkman, les origines: moi aussi, je regardais Batman quand j'étais minot, mais c'était dans les sixties. A l'époque, ça passait le dimanche soir (juste après le catch) sur TMC (Télé-Monte-Carlo) que l'on recevait sur la Côte d'Azur, du fait de notre proximité du rocher. Une époque bénie, car TMC diffusait alors des tonnes de séries mythiques, qu'on ne pouvait pas voir ailleurs et que je désespère de jamais revoir un jour, telles que les productions très croquignolettes d'Irwin Allen ("Voyage au Fond des Mers", "Au Pays des Géants", "Perdus dans l'Espace", "Au Coeur du Temps", et j'en oublie...), le cultissime "Les Sentinelles de l'Air" (a.k.a. "Thunderbirds"), plus le truc le plus culto-mythico-kitsch que j'ai vu de ma vie: une série japonaise du nom de "Spaceman" - j'ai un pote (hello Pipo, big up à toi!) qui donnerait son service-trois-pièces pour en revoir un seul épisode! Quant à Batman, c'était la messe! On aurait renoncé à notre argent de poche plutôt que d'en louper un seul épisode! Lorsqu'on arrivait au cliffhanger final, on devenait cinglé: une semaine entière à poireauter pour savoir comment Batman et Robin allaient se tirer des situations surréalistes imaginées par des scénaristes complètement gonzos, tu imagines? Le lendemain (lundi, donc), c'était la grande affaire dans la cour de récré! Ah! que de souvenirs! Ainsi, lorsque Alex Taylor s'est mis à rediffuser la série sur FR3 au début des années 90 (ce qui correspond, je suppose, à ta jeunesse à toi), je te dis pas la danse de joie que j'ai entamée dans la maison - à la grande consternation de mon épouse! Et en VO, siouplaît - ah, les jurons de Robin, genre "Holy hole in a donut!": une vraie délectation! Entre temps, on avait inventé le magnétoscope, ce qui fait que j'ai encore tous les épisodes en VHS, bien à l'abri dans mon garage. Pour ce qui est du long métrage, que je n'avais jamais vu, j'ai eu la chance de le dégotter à vil prix chez Babali il y a une paire d'années et là, re-danse hystérique dans la maison, et re-consternation de ma moitié, ainsi que de mon fils d'ailleurs, qui entre temps avait bien grandi - pouvait pas comprendre, lui il se shootait aux "Chevaliers du Zodiaque" durant sa prime enfance!

"Iron-Man": je vais aller voir ça demain ou après-demain. Une chronique suivra probablement.

Quant aux chroniques "comics", ça y est, c'est parti, comme tu l'auras constaté!

Posté par patchworkman, 11 mai 2008 à 10:56

La nostalgie camarade, la nostalgie...

Alors là, hormis "Les Sentinelles de l'Air" et "Perdus dans l'Espace", j'avoue que je ne connais quasiment rien de ce que tu me cites-là.
"Spaceman" comme les autres productions d'Irwin Allen.

Mais ce que tu me racontes sur la série Batman à ton époque, ça c'est de l'anecdote comme j'aime! ;-)
J'ai effectivement pu voir la série à la même époque que pour "Les Chevaliers du Zodiaque" (ah, nostalgie qui me reprend... ;-) ).
Ce qui fait que je me retrouve entre toi et ton fils, ayant aimé les deux. ;-)
Tu serais de ma génération, on parlerait des séries animées japonaises (et pas seulement) d'alors. ;-)
Mais parler d'Adam West n'est pas pour me déplaire non plus. ;-)

N'oublie pas ce que je t'ai dit pour "Iron Man": regarde après le générique.
Tu y verras une courte scène assez jouissive pour les fans de comics. :-)

Tiens, un cadeau pour finir.
J'ai vu ça très récemment alors que cela date tout de même de 1968:
http://www.pistolwimp.com/media/49192/
Régale-toi! ;-)

Posté par Céd, 11 mai 2008 à 20:04

pour Céd

Ben merde, j'étais même pas au courant que Dozier avait produit également un spin-off "Batgirl". Grâce à toi je me coucherai moins con qu'en me levant! Merci pour ces sept minutes inoubliables!

J'ai repéré un mec, dans les petites annonces de "Mad", qui vendait l'intégrale DVD d' "Au Coeur du Temps" - dont je ne soupçonnais même pas l'existence, ça doit être du zone 1... Je vais me mettre sur les rangs: si j'arrive à l'acquérir, vous aurez une chronique en bonne et due forme...

Posté par patchworkman, 13 mai 2008 à 08:48

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