Fin de mois

ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS...

(ou: "Les rubriques auxquelles vous croyiez pouvoir échapper!)

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Vu à la télé

LA LÉGENDE DE LA MOMIE 2

(Ancient Evil: Scream Of The Mummy /

Legend Of The Mummy 2)

de David DeCoteau (2000)

Aaaah! C'est l'heure de la récréation! Encore une histoire totalement foutraque filmée en moins d'une semaine par l'un des maîtres actuels du nanar américain mou. C'est censé être la suite du "Legend Of The Mummy" (1997) de Jeffrey Obrow, un autre nanardeux stakhanoviste, lequel s'inspirait paraît-il d'une nouvelle de Bram Stoker, moi je veux bien... Ça se passe dans l'institut du docteur Cyphers, un immense complexe vide peuplé d'une demi-douzaine d'étudiants (oui, ils voient grand, les Ricains!), où est amenée une momie aztèque déterrée sur un chantier d'autoroute. Comme le hasard et le scénariste font bien les choses, l'un des étudiants (le binoclard intello de service) se trouve être le descendant du grand prêtre gardien de la momie: il s'empresse donc de la réveiller d'une invocation bien sentie, et la voici en goguette dans les couloirs à fracasser tout ce qu'elle croise. Pour corser la situation, le cancre queutard de service, qui n'a pas lu "Les sept Boules de Cristal", chourave le bracelet de l'empaqueté pour l'offrir à la bonasse de service. Or, si vous vous souvenez de ma chronique "Brotherhood 3: Ensorcelés" ("Mollards" de Mai 2007), vous n'êtes pas sans savoir que DeCoteau ne rigole pas avec les bijoux de famille! D'autant que ledit bracelet joue un rôle importantissime - quoiqu'indéfini! - dans une tout aussi nébuleuse cérémonie nécessitant le sang d'une vierge (le thon de service!) que la momie pourchasse avec une belle opiniâtreté. Bref, du DeCoteau pur jus: la caméra tangue plus que jamais d'un côté puis de l'autre, et l'on est évidemment gratifiés de quelques éphèbes en calcifs moulants, d'un beau Black musculeux en débardeur, et je ne vous parle pas de ce mignon en jupette aztèque - chaud! Pour le même prix, on a également droit à du second degré - du moins, on espère que c'en est! - lorsque l'un des deux survivants s'écrie en guise d'épilogue: "J'ai vu le plus mauvais film de ma vie, et j'espère bien ne jamais le revoir!" Moi, que voulez-vous, des trucs pareils, ça me met de bonne humeur pour toute la semaine!

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Vu à la télé

LA VENGEANCE DE L'AU-DELÀ

a.k.a. BIZUTAGE MORTEL (Killer Bash)

de David DeCoteau (2005)

Bande de petits veinards! Un deuxième DeCoteau rien que pour vous! Et qu'est-ce qu'on dit à Patch? Comment ça, je commence à vous les râper avec mes nanars de tafiole? C'est pourtant une belle histoire que celle de Becky, possédée par le fantôme du malheureux Robert Y. Hyde (vous mordez l'allusion?), décédé au cours d'un bizutage qui a mal tourné et qui, quarante ans plus tard, se venge de ses assassins de la fraternité "DFY " en décimant leur progéniture! Et puis les navets de DeCoteau, sans en avoir l'air, sont empreints d'une idéologie généreuse et progressiste. En effet, pourquoi nos amis gays n'auraient-ils pas droit à leurs nanars à eux comme tout un chacun? C'est vrai, quoi, c'est pas sympa pour la Communauté, cette hégémonie du Z hétéro, avec ces horribles femelles qui ne cessent de vous agresser de leurs mamelles de vaches laitières! Vivent dont les petits minets de DeCoteau qui, eux non plus, ne loupent pas une occase de tomber la chemise pour rouler des pecs et des abdos, qui au vestiaire, qui en séance de muscu, qui dans les fêtes estudiantines où l'on a droit à de superbes effeuillages masculins, qui dans les initiations de "DFY" où l'on se masse à la vodka entre mectons... De plus, il n'y a pas une once de misogynie chez DeCoteau. La preuve: les mecs de l'équipe de foot du campus, tous gros boeufs fornicateurs et fêtards, sont tout aussi bas du front que les gourdasses blondes qui passent leur temps à retoucher leur rimmel en riant bêtement dans les toilettes pour filles. Si ça, c'est pas de la parité! Enfin, y'a même du drame cornélien avec notre pauvre Becky qui tombe amoureuse d'un des gars qu'elle est censée fumer! Heureusement, tout s'arrange à la fin, lorsqu'il s'avère que le bel Adonis a été adopté, et ne saurait donc payer pour les crimes de quelqu'un qui n'est pas son géniteur - ah, merde! là je crois que j'ai spoilé!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=46473.html

...plus un petit extrait pas piqué des hannetons:

http://www.youtube.com/watch?v=frulufDzF8k

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DVD

LOS ANGELES 2013 (Escape From L.A.)

de John Carpenter (1996)

C'est le moment de traîner dans les grandes surfaces, les mecs: en cette fin de saison, c'est clafi de DVD à prix cassés entre 6 et 10 €, de quoi s'enrichir de quelques classiques à peu de frais. Perso, j'ai fait une provision titanesque que je m'en vais vous chroniquer au fil des "Mollards" à venir... On attaque avec cette seconde aventure de Snake Plissken, pleine de clins d'oeil et où l'on s'amuse beaucoup. Bien avant Tarantino, Carpenter rend hommage au cinoche d'exploitation, en employant notamment Pam Grier dans un rôle de travelo taillé sur mesures, ainsi que d'autres acteurs culte tels Peter Fonda en surfeur hyper cool ou encore l'excellent Steve Buscemi, icône du cinéma indépendant, qui interprète une sympathique fripouille. Kurt Russel, quant à lui, forge sa légende au travers du personnage amoral et anarchiste de Plissken, directement importé du western-spaghetti et avatar futuriste de l'anti-héros créé par Clint Eastwood et Sergio Leone. Car une fois de plus, Carpenter nous gratifie d'un western à sa façon dans lequel les cow-boys chevauchent des gros cubes, et où la classique ville sans loi se déguise en enclave post-nuke peuplée de crapules pittoresques. Oeuvre décontractée et récréative, "Los Angeles 2013" joue la surenchère parodique et se moque gentiment des poursuites à la James Bond, catapultant son héros d'une planche de surf sur une décapotable, ou le faisant conduire une "charge héroïque" en deltaplane! Plissken termine sa carrière en beauté en plongeant une Amérique fasciste dans les ténèbres dont elle est issue: en bon anar, il sait qu'une ère nouvelle ne saurait renaître que sur les ruines d'un empire corrompu et totalitaire...

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http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18667403&cfilm=15333.html

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Presse

MAD MOVIES HS #11: "Grindhouse"

(Juin 2007)

L'occasion faisant le larron, "Mad Movies" - qu'on ne présente plus - profite de la sortie française de "Grindhouse" pour nous offrir ce hors-série absolument indispensable, et qui renferme tout ce que vous avez toujours voulu savoir en matière de cinéma d'exploitation. La revue s'ouvre bien évidemment sur des avis éclairés à propos de "Boulevard de la Mort" de Tarentino et "Planète Terreur" de son éminence grise Rodriguez, que nos distributeurs franchouillards ont décidé de diffuser à trois mois d'intervalle, après avoir sucré les bandes-annonces imaginaires qui complétaient originellement le spectacle "Grindhouse", attentat qui aura provoqué la juste colère de tous les fans: à quoi ça sert, en effet, que des mecs pleins d'idées se cassent le tronc à inventer des concepts géniaux, si c'est pour les voir massacrer par des gens dont la seule culture est celle du tiroir-caisse? Mais je m'égare... Après que le Grand Ancien Christophe Lemaire nous ait raconté ses souvenirs émus sur les "grindhouses" parisiens et autres cinémas de quartier (snif!), suivis d'un bref mais érudit historique de la préhistoire du genre "exploitation", on entre dans le vif du sujet avec quatre gros dossiers intitulés réspectivement: "Sexploitation", "Shock & Horror", "Blaxploitation" et "Kungfuxploitation", chaque courant étant étudié dans le détail des sous-genres qui le constituent et émaillé de portraits de gens qui nous sont chers tels que Russ Meyer (rhâââââ!), Jess Franco, Hershell Gordon Lewis ou l'ineffable Bruno Mattei, pour n'en citer que quelques-uns. Plus un top ten de "perles" pour chacune des catégories citées... De la bien belle ouvrage, qui nous confirme si besoin en était que l'équipe de "Mad" domine de loin le journalisme traitant du cinéma de genre. Indispensable, je vous dis, in-dis-pen-sable!

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DVD

MONDO CANNIBALE

de Jess Franco (1980)

Bon, je continue ma revue du DVD à prix cassé, avec ce quasi incunable de Franco que j'ai trouvé pour UN EURO dans les bacs de "Troc 3000". "C'est pas cher, mais ça vaut pas plus!" lance ironiquement ma bien-aimée moitié par dessus mon épaule. Mais, ô ma douce, c'est précisément là ce qui rend Jess Franco irremplaçable! En effet, le réalisateur le plus prolixe de l'histoire du Z pouvait difficilement faire pire que cet opus savoureusement indéfendable, tourné en un quart d'heure montre en main pour profiter de la vague de "cannibalxploitation" initiée par les Deodato, Lenzi et autre Martino. Même les effets gore, qui constituent le principal et relatif intérêt de ce sous-genre, ne sont pas à la hauteur, et Franco a recours aux expédients les plus hilarants pour en dissimuler l'indigence, comme par exemple en faisant des flous pseudo artistiques sur chaque scène d'étripage... Irrésistible! Le scénar est foutraque à souhait, improvisé d'une minute sur l'autre au hasard des déambulations d'une bande d'hurluberlus qui se font décimer mollement, mais tout est bien qui finit bien et notre héros manchot - ouais, il s'est fait boulotter un bras (qu'il planque maladroitement sous son T-shirt) en début de métrage, ce qui ne l'empêche nullement de dérouiller le chef de la tribu à grands coups de moignon! - finit par retrouver sa fille kidnappée et élevée par les anthropophages. Entre temps, elle aura grandi et inventé le maillot une pièce qui ne couvre qu'un seul sein! Dites, vous croyez que l'abus de nanars, surtout de ce tonneau-là, peut être dangereux pour la santé?

Post-Sciptum:

Pour les stakhanovistes fêlés qui essaient encore d'établir une filmographie exhaustive de la production de Franco (personnellement, ça fait longtemps que j'ai renoncé!), sachez que "Mondo Cannibale" fut également distribué sous les titres suivants: "Une Fille pour les Cannibales", "Sexo Canibal", "White Cannibal Queen", "Mangeurs d'Hommes", "La Déesse Blonde", "La Déesse Cannibale", "L'Emprise des Cannibales", "Les Cannibales". Excusez du peu...

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DVD

DARKMAN

de Sam Raimi (1990)

En ce temps-là, Sam Raimi ne caracolait pas encore au bout d'un fil sur les hauteurs du box-office, mais survolait déjà les gratte-ciel aux côtés de son héros le Darkman suspendu par un cable à un hélicoptère. Cette image, éminemment prémonitoire, confirme si besoin en était que Raimi n'a pas attendu que le producteur marvélien Avi Narad lui fasse les yeux doux pour s'intéresser au petit monde des comics. Tous les fans qui ont quelque peu parcouru ses interviews savent depuis belle lurette que Raimi a grandi avec le Spider-Man originel de Lee et Ditko. Nul étonnement donc à le voir, entre deux épisodes de sa fameuse trilogie des "Evil Dead", tenter l'aventure super-héroïque avec cette série B enlevée, fun et hyper référentielle. Dans "Darkman", tout se passe en effet comme si Raimi, en fin connaisseur de la culture populaire, en avait brassé les diverses tendances pour accoucher, tel un moderne Frankenstein, d'un super-héros de son cru. Car son Darkman est en fait un "Patchworkman" (!) qui se situe à l'exact confluent du comics, du pulp, du film d'horreur classique et du feuilletonisme français. Comics par les bastons homériques et les envolées fantastiques par-delà les toits de la mégalopole, pulp avec un héros qui se fringue comme le mythique Shadow, feuilletonisme par le destin tragique qu'il partage avec le Fantôme de l'Opéra de notre Gaston Leroux national ou encore les quiproquos qu'il suscite en dérobant l'identité de ses ennemis (particularité qu'on retrouve autant chez Lupin que chez Fantômas), et enfin horreur par son faciès monstrueux dissimulé sous des bandelettes de momie. Ajoutez une réalisation déjà confondante de créativité, des acteurs épatants (Liam Neeson et la génialissime Frances McDormand), un scénar classique mais riche en péripéties, et vous conclurez avec moi qu'il n'est nul besoin de claquer des fortunes en images de synthèse foireuses (n'est-ce pas, messieurs Tim Story et Mark Steven Johnson?) pour faire de chouettes films de super-héros. Dont acte.

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DVD

LE JOUR DE LA BÊTE (El Día de la Bestia)

d'Alex de la Iglesia (1996)

Parmi les nombreux talents que compte le cinéma espagnol contemporain, il faut bien évidemment citer Alex de la Iglesia qui en occupe avec brio la marge histrionique. Débarqué dans la carrière en 1992 avec le frappadingue "Accion Mutante", qui nous relatait les aventures hautes en couleur d'une bande de terroristes intergalactiques plus bêtes que réellement dangereux, de la Iglesia confirme son immense talent pour la comédie décalée et irrévérencieuse avec ce troisième opus qui lamine à boulets rouges et avec un humour corrosif le sous-genre du fantastique bondieusard façon "L'Exorciste", "La Malédiction" et autre "Da Vinci Code". Aussi n'hésiterez-vous pas une seconde pour vous embarquer dans les réjouissantes pérégrinations d'un triumvirat de bras cassés composé d'un prêtre parano qui interprète le moindre élément de la réalité comme un signe de l'Apocalypse imminente, d'un fan de death-metal tendance sataniste campé par un Santiago Segura au sommet de son art, et d'un faux mage (de Hollande!) qu'on jurerait fraîchement débarqué des émissions ésotériques pour gogos qui font les délices du public de Télébouygues! Engagés dans une croisade ayant pour but d'empêcher la naissance de l'Antéchrist - complot qui n'existe que dans leur imagination bien malade - nos trois louftingues vont provoquer tout au long de leur quête et pour notre plus grande joie bien plus de catastrophes et de destructions que le Diable en personne ne serait capable d'en engendrer! Le ton est donné dès l'intro, où un curé s'exclame "Que Dieu nous vienne en aide!" juste avant de se faire écrabouiller comme un insecte par la chute d'une croix cyclopéenne! Miracle du politiquement incorrect, plus l'auteur se montre féroce et plus nous sommes morts de rire! C'est pourquoi vous allez tous incontinent vous précipitez sur ce DVD qui vous fera passer un moment inoubliable pour la modique somme de 6,90 €.

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Vu à la télé

ILS

de Xavier Palud & David Moreau (2005)

La fuite des cerveaux a encore frappé: après Éric Valette ("Maléfique"), Alexandre Aja ("Haute Tension") et bien entendu ce cher Kasso, voici à nouveau deux espoirs majeurs d'un éventuel cinéma fantastique français qui se font la malle à Hollywood (1). Bon, accordez-moi juste une phrase, histoire de fustiger une fois de plus la frigidité des producteurs hexagonaux et de leurs distributeurs qui ne jurent que par comédies de moeurs pour trentenaires immatures largués par leur petite amie et pantalonnades d'ex-acteurs de café-théâtre empâtés convertis au sarkozysme - ouf, ça va un peu mieux... Bref ils sont partis, Xavier Palud et David Moreau, deux fois hélas, et ne demeurera désormais dans le patrimoine national que leur première oeuvre coup de poing: "Ils". Curieux film, dont le synopsis tient en quelques lignes: un couple de Frenchies délocalisé en Roumanie et habitant une immense demeure isolée se voit persécuté par de mystérieux visiteurs dont la présence, d'une nuit sur l'autre, se fait de plus en plus précise et de plus en plus menaçante... Si le pitch est des plus sommaires, il serait en revanche erroné de conclure à une carence de scénario: au contraire, celui-ci s'avère extrêmement élaboré, bien que d'un genre pour le moins inhabituel. Si l'histoire se résume en effet à une traque telle que pourrait nous la proposer le plus classique des survivals, celle-ci nous est ici décrite par le menu, dans le moindre des micro-événements qui la composent. Par le fait, les secondes se démultiplient, et la poursuite adopte rapidement une texture de cauchemar poisseux et interminable. Chaque geste, chaque mot, chaque son, chaque décision prend dès lors une importance cruciale à teneur hautement anxiogène. Quant à la réalisation, elle est à l'avenant: le moindre temps mort est impitoyablement éradiqué au montage et, une fois dans le vif du sujet, nul répit n'est à espérer, on encaisse ce film terrible comme un passage à tabac émotionnel. Par son aspect ciselé, quasi parfait dans sa forme, pensé jusque dans son infinitésimalité, "Ils" ressemble au devoir de fin d'année de deux élèves surdoués, et c'est précisément ce qu'il est: un exercice de style d'une redoutable efficacité, dont les auteurs montrent une maîtrise époustouflante du temps cinématographique. La preuve: jamais un film aussi court (1h18) ne nous aura paru aussi long!

Note:

(1): Quant à Pitof, il peuvent se le garder!

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Vu à la télé

DU JOUR AU LENDEMAIN

de Philippe Le Guay (2006)

Les Américains ont une vieille blague: qu'arrive-t-il quand on passe un disque de country à l'envers? Réponse: ta femme revient, ta voiture est réparée, les huissiers te ramènent tes meubles et ton patron te réembauche! C'est en substance ce qui arrive, "du jour au lendemain", à François Berthier, looser congénital que sa femme méprise, que ses collègues de bureau conchient quotidiennement, que le reste du monde considère comme transparent quand il ne se fait pas tout simplement piétiner par son prochain, jusqu'à sa cafetière qui prend un malin plaisir à lui exploser à la gueule chaque matin que Dieu fait. Et puis un beau mardi tout change, sans qu'on sache trop pourquoi: la cafetière n'explose pas, son chef de service lui offre des chocolats, son dirlo lui refile une promo, une créature de rêve vient s'asseoir à sa table à la cantoche et sa femme largue son amant pour reprendre la vie commune. Comme le bonheur des uns fait le malheur des autres, et afin que l'équilibre cosmique soit préservé, les winners d'hier deviennent les loosers d'aujourd'hui, et il faut bien reconnaître que c'est une vraie félicité pour nous, modestes salariés de la France d'en bas, de voir tous ces cadres dynamiques déchoir dans la scoumoune, tous ces bellâtres au sourire étincelant se ramasser râteau sur râteau et tous ces chefs d'entreprises arrogants s'humilier devant notre héros - car nous connaissons tous quelque représentant de ces catégories socio-protubérantes qui contribue à nous pourrir la vie et à nous infecter le paysage! Nonobstant ce petit plaisir coupable, il demeure dommage qu'une idée aussi originale et riche en possibilités métaphysiques n'accouche, du fait du conformisme pantouflard de ses auteurs, que d'une comédie de moeurs franchouillarde de plus. La satire reste bon enfant et veille bien à ne choquer personne, la pseudo critique sociale se limite à un ramassis de lieux communs déjà vus cent mille fois dans les téléfilms poussifs du samedi soir et finit par s'engluer dans une mélasse de bons sentiments, et l'ensemble est réalisé avec une platitude toute hollandaise par un fonctionnaire qui se contente de filmer des gens qui parlent. Quant à l'argument "surnaturel" de l'entreprise, qu'on peut définir en tant que manifestation d'une justice immanente d'origine indéterminée et qui n'a ici d'autre valeur que celle de prétexte aux débordements de niaiserie que j'ai décrits, il est malheureusement représentatif du statut du fantastique dans notre cinéma, à savoir qu'il est toléré pour peu qu'il ne se montre pas de façon ostensible et qu'il soit soluble dans le politiquement correct, sans quoi il ne lui reste qu'à s'expatrier - voir chronique précédente... Toutefois, on retiendra l'interprétation du toujours excellent Benoît Poelvoorde, qui mériterait bien mieux que ce genre de productions inodores et sans saveur dans lesquelles les professionnels de la profession ont décidé d'enfermer son insolence naturelle. Quel gâchis!

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Vu à la télé

ET SI C'ÉTAIT VRAI...

(Just Like Heaven)

de Mark Waters (2005)

Tant qu'on y est, on continue dans la comédie fantastique. Allez hop, on prend les valises, comme disait le regretté Gilliot l'Empêtré, on traverse l'Atlantique et on va passer un moment avec David, veuf inconsolable qui loue un appartement meublé pour raison de compatibilité avec le canapé du salon. En effet, le malheureux a décidé, tant il est affecté, de passer le reste de sa vie à s'entraîner pour le triathlon façon Homer Simpson: canapé, bière et télévision. Mais son lent suicide intellectuel est perturbé par le charmant fantôme de la propriétaire qui se croit toujours vivante et entend bien virer cet intrus qui lui salope son home sweet home... D'abord légère, cette inoffensive comédie ne tarde pas à faire un tour du côté du mélo lorsqu'on découvre qu'en fait, notre spectrale héroïne n'est pas morte mais tout simplement dans le coma, et qu'elle projette depuis l'hôpital sa forme astrale dans son ancien appartement. Dès lors David, qui en est bien évidemment tombé amoureux, n'aura de cesse d'empêcher le corps médical de la débrancher, et devra convaincre un entourage incrédule qu'il communique bel et bien avec l'âme de la belle endormie, ce qui constitue le principal ressort dramatique de cette oeuvrette plaisante mais sans surprises. Les plus érudits d'entre vous auront reconnu l'argument du "Patrick" de Richard Franklin, grand prix 1979 du festival d'Avoriaz (1), qui développait le même thème sur le mode horrifique. Ceci dit, c'est assez somptueusement réalisé et, si l'on ne s'ennuie pas trop, il faut tout de même reconnaître que les événements qui s'enchaînent demeurent par trop prévisibles pour que ce spectacle désespérément familial parvienne à nous captiver.

Note:

(1): Encore un scandale, quand on sait qu'on trouvait dans la même sélection "Phantasm" de Don Coscarelli, "Long Week-End" de Colin Eggleston, "Nosferatu, Fantôme de la Nuit" de Werner Herzog et, last but not least, "La Nuit des Masques" a.k.a. "Halloween", d'un certain John Carpenter...

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Comics

BATMAN: "Outre-Tombe"

par Steve Niles & Scott Hampton

(Panini - coll "DC Icons" - Mai 2007)

C'est avec joie que l'on retrouve le trait, magnifique d'épure, de Scott Hampton, qui nous manquait bien depuis le superbe graphic-novel "Night Cries", hélas toujours inédit dans nos contrées. L'on est d'autant plus séduit que cette mini-série de trois numéros, parue aux States en 2005 sous le titre "Gotham County Line", est mise en couleurs directes par José Villarrubia dans une sorte de lavis crépusculaire et déprimant, sur lequel le rouge éclate avec une puissance peu commune dans les moments les plus intenses de l'histoire. Quant au scénariste Steve Niles, il sait nous surprendre jusqu'à la dernière page avec un script riche en retournements de situations et virages en épingles à cheveux, dans lequel les serial-killers côtoient les zombies, et où l'au-delà infiltre les réalités alternatives... Ainsi, après un premier épisode qui aurait très bien pu constituer un one-shot sans son très macabre twist final, et dans lequel Batman résout (du moins le croit-on) une sordide affaire de meurtres en série, l'histoire bascule radicalement pour se perdre dès le #2 dans la sphère horrifique de l'univers DC et dans une atmosphère digne de George A. Romero. Ce deuxième segment prend lui-même et sans crier gare la direction d'un team-up, avec le débarquement d'un héros DC bien oublié des jeunes générations, et dont je tairai l'identité afin de ne pas gâcher l'effet produit par son apparition, qui est à faire se dresser les cheveux sur la tête! D'autres guest-stars issues de la sphère magique, ou même du passé douloureux du Dark Knight, feront leur come-back au sein de cette ténébreuse aquarelle tout au long de laquelle Niles prend un malin plaisir à nous égarer sur les traces d'un Batman qui, lui-même, perd le contrôle de la situation. Ce qui n'est pas fait pour nous rassurer...

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PREACHER - "Vol 1: Mort ou vif"

par Garth Ennis & Steve Dillon

(Panini - coll "Vertigo Cult - Mars 2007)

Un pasteur qui tient conciliabule avec le fantôme de John Wayne et se voit soudain possédé par une déité inédite née de l'union d'un séraphin et d'une succube... Son ex-petite amie devenue tueuse à gages et qui aimerait bien comprendre pourquoi il l'a larguée pour entrer dans les ordres... Un vampire irlandais, punk, embouché comme un égout et, qui l'eût cru, sentimental... Un shérif texan débile obsédé par la conspiration des "Nègres de Mars" qu'il soupçonne derrière chaque crime, et son fils dont le visage est réduit à un trou béant depuis qu'il s'est tiré une balle dans la bouche pour imiter son idole Kurt Cobain... Un cow-boy zombie indestructible échappé d'un western de Sergio Leone qui bousille des escadrons entiers de flicaille... Un duo de keufs pittoresques, l'un poursuivi par une poisse quasi surnaturelle, et l'autre sorte d'inspecteur Harry compliqué de tendances gay SM... Un serial-killer qui envoie des bites tranchées par colis postal... Vous prenez tout ce beau monde, vous le balancez sur les routes du Texas, et vous obtenez le comics le plus destroy de toute l'histoire du comics destroy! Les bastos trouent les cases, emportant dans leur sillage nez, mâchoires, cervelles, membres... Les phylactères déversent des tombereaux d'ordures dans nos chastes oreilles... L'invective est élevée au rang de poésie et le blasphème devient une figure de style, tandis que le héros part en quête de Dieu avec la ferme intention de le ramener par la peau du cul pour qu'Il remette de l'ordre dans le boxon qui règne sur la terre comme au plus haut des cieux! Positivement hallucinant... À lire avec Iggy and the Stooges à donf sur la platine!

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Comics

JACK B. QUICK

par Alan Moore & Kevin Nowlan

(USA - Mars 2006)

Bienvenue à Queerwater Creek, Kansas, trou du cul de l'Amérique profonde où la vitesse de la lumière est limitée à 50 mph, où le garage du maire abrite une abeille géante, où les automobilistes s'arrêtent sagement pour laisser passer la mini-planète George et où un épouvantail monté sur brouette se présente aux élections... Si vous passez par là, ne manquez pas de visiter la ferme de la famille Quick: vous la repèrerez aisément grâce au cul de vache qui flotte dans la cour comme en apesanteur, à l'horizon événementiel d'un trou noir miniature. Mr et Mrs Quick, qui sont de bien braves gens, vous inviteront probablement à partager leur canard génétiquement modifié, et vous présenteront leur fils Jack: c'est le moment de prendre congé! Enfant surdoué et génie précoce, Jack Beauregard Quick défend les théories scientifiques les plus avant-gardistes et, pire, les met en pratique, au grand dam des habitants de Queerwater Creek qui ne peuvent passer une journée sans qu'un missile ne s'échappe du silo à grain des Quick ou que leurs cochons n'entament une révolution suite à une accélération de l'évolution. Dans ces historiettes parues en 1999 chez Wildstorm dans la revue "Tomorrow Stories", Alan Moore pulvérise avec son génie habituel les limites du nonsense telles que définies par les Marx Brothers ou les Monty Python. Parodie évidente de "Dennis the Menace" ("Denis la Malice" chez nous), "Jack B. Quick" en propose une version scientiste dans laquelle gags et références pleuvent à un rythme inhumain sur nos pauvres têtes qui n'en finissent plus de tourner dans le spin infernal des gluons et des quarks. Les théories les plus avancées de la physique quantique sont dévoyées avec un bel iconoclasme pour déboucher sur un délire non-stop qui nous laisse pantelants et éperdus d'admiration devant la créativité de Moore en matière de loufetinguerie: ce mec est un mutant, c'est pas possible autrement! Sinon, où irait-il chercher, je vous le demande un peu, les théories avancées par Jack, comme par exemple beurrer le dos des chats pour les empêcher de retomber sur leurs pattes (puisque la tartine tombe toujours du côté du beurre!), ou encore capturer tous les papillons afin d'éradiquer les ouragans en mettant en échec la Théorie du Chaos? Et je ne vous parle pas des perles de sagesse philosophique qui émaillent les dialogues, comme: "Si la lumière est mise hors-la-loi, alors seuls les hors-la-loi pourront voir où ils vont", ou encore: "Pourquoi rechercher une intelligence artificielle, alors que nous avons notre stupidité naturelle?" Méditez bien cela...

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Vu à la télé

DESTINATION FINALE 3

(Final Destination 3)

de James Wong (2006)

Oui, ben là, ça commence à bien faire! James Wong et Glenn Morgan, talentueux scénaristes qui surent en leur temps donner un second souffle à la cultissime série "X-Files", avaient certes trouvé un concept assez rusé, sinon original, en imaginant avec "Destination finale" premier du nom un slasher où le boogeyman demeurait désespérément désincarné, puisqu'il s'agissait de la Mort en personne, pourchassant impitoyablement quelques tenn-agers ayant eu l'impudence de lui échapper. Le succès mérité de ce premier opus enlevé entraîna bien évidemment la réalisation d'un "Destination finale 2" qui mêlait habilement slasher et film-catastrophe, et dont l'intro ébouriffante restera dans le souvenir de tous les amateurs de tôle froissée. Hormis ce carambolage dantesque et magnifiquement mis en scène, le reste du métrage se contentait de répéter servilement le pitch du tome 1 et décimait pareillement le casting en essayant de surenchérir dans le spectaculaire gratuit. Les bénéfices devaient être au rendez-vous, car on mit en chantier ce "Destination finale 3" qui est le parfait décalque fonctionnaire du précédent, intro-catastrophe incluse puisqu'on nous gratifie ici d'un interminable accident de grand-huit. C'est toujours pitié de voir de jeunes talents prometteurs atteints du syndrome de la séquelle inutile, et il serait grand temps que Wong et Morgan passent à autre chose, tant il est vrai que le franchise "Destination finale" est arrivée à son terminus.

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Livres

SPINOZA ENCULE HEGEL

de Jean-Bernard Pouy

(Gallimard - Folio Policier n° 127 - avril 2006)

Bon. Vous avez tous vos stylos? Prenez un cahier propre, c'est l'heure de votre cours de philo. Aujourd'hui, nous traiterons des rapports (sexuels) entre le pape de l'immanence métaphysique et le chantre du matérialisme dialectique, ce dernier mordant l'oreiller comme précisé dans l'intitulé de cet argumentaire. Dans un contexte futuriste - mais si peu - où notre société occidentale traverse un moment antithétique de son devenir historique, l'économie s'effondre et l'anarchie règne en décamaître sur une France livrée au pillage et au chacun pour soi. Pire, les routes de notre beau pays sont sillonnées par des bandes armées et motorisées de nouveaux barbares intellos aux dénominations hilarantes ("Le Marteau du Yang-Tsé sur l'Enclume de la Révision", "La Bombe H pour le Peuple", "Planète Potlatch", "Sang Noir de Bakounine", "Piolet Mexicain", "Irradieur Soviétique", "Thorez Rouge", "Fourier Rose", etc...) qui règlent leurs polémiques philosophico-idéologiques à grandes salves de riot-guns, le tout sur fond de pénurie pétrolière. C'est l'histoire d'un de ces nouveaux seigneurs de la route, nommé Julius et arborant cheveux rouges et tiags de lézard mauves, qui nous est ici contée dans la poursuite impitoyable qui mène son groupe "Fraction Armée Spinoziste" de Paris à Marseille, aux trousses d'un gang de "Jeunes Hégéliens" abhorrés avec lesquels il brûle d'en découdre. Nonobstant la loufoquerie assumée de l'entreprise, on aura tôt fait de taxer ce roman de jeunesse de Jean-Bernard Pouy, éminent représentant du néo-polar français contemporain, de sous-Mad Max gaulois. Au grand dam de l'auteur qui, desservi par une publication tardive (ed. Baleine - 1996), affirme l'avoir écrit avant la sortie hexagonale du célèbre road-movie australien - ce qui nous ramène au fameux paradoxe philosophique de l'oeuf et de la poule. Je ne prendrai pas quant à moi position dans ce débat de paternité, et me contenterai de vous recommander chaudement cette pochade savoureuse qui, j'en prends le pari, vous divertira fort. Parvenu à la conclusion, on en redemande même, ce qui tombe bien puisqu'on nous annonce en fin de volume la parution d'un "Spinoza encule Hegel: Le Retour". Ce que c'est que l'amour!

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Vu à la télé

LE RETOUR DE LA MOMIE

(The Mummy Returns)

de Stephen Sommers (2001)

Stephen Sommers, a priori, je suis pas parti pour vous en dire du bien. Quand j'ai tenté "La Momie" (1999), j'ai quitté la salle au bout d'une demi-heure, assommé par un déluge d'images de synthèses vilaines mises bout à bout sans l'ombre d'un argument scénaristique, en pestant contre le culot de ces marchands de soupe qui essayaient de nous faire passer ce navet hors de prix pour un remake du superbe classique éponyme de Karl Freund avec Boris Karloff (1932). Entre temps, j'ai subi "Van Helsing" (2004) jusqu'au bout: toujours la même bouillie synthétique irregardable, lookée gothique branchouille façon "Underworld" de mes deux, et qui ne parvenait en fin de compte qu'à ruiner durablement la réputation du malheureux Hugh Jackman (1). C'est vous dire si je m'attendais au pire lorsque, n'écoutant que mon masochisme professionnel, je me suis installé devant "Le Retour de la Momie". En fait, soyons indulgent pour une fois, c'est au "moins pire" que j'ai eu droit. Car exceptionnellement, Sommers et son staff ont fait un effort, et on arrive à trouver dans cette séquelle une idée de scénario qui louvoie péniblement entre les SFX toujours aussi envahissants. Oh, rien de bien original - n'allez pas vous exciter inutilement: tout au plus du sous-Indiana Jones truffé de lieux communs et aussi prévisible qu'un gouvernement de droite! Toutefois, l'ensemble est suffisamment écrit pour nous tenir un oeil sur deux ouvert, ce qui, de la part de Sommers, est déjà une performance.

Note:

(1): Quand on pense que la veuve de Bram Stoker a fait un procès au chef-d'oeuvre de Murnau "Nosferatu le Vampire" (1922) - raison pour laquelle le film ne s'intitule pas tout simplement "Dracula" - on se demande ce qu'elle aurait fait si elle avait pu voir "Van Helsing"!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=1553.html

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Vu à la télé

LA LANGUE TUEUSE

(La Lengua asesina)

d'Alberto Sciamma (1996)

Chez Patchworkman, tout commence et tout se conclut par des nanars et là, je vous ai gardé le meilleur pour la fin! Rien que le titre, ça doit vous titiller, allez, avouez... En plus, un nanar qui s'assume sans complexes et qui en remet par louches copieuses, c'est une proposition qu'on ne peut pas refuser! Vous vous souvenez bien entendu de l'immortel "L'Attaque de la Moussaka géante" (sinon allez faire un tour dans les "Mollards" de Mars 2006), eh bien là, on joue dans la même catégorie! Esthétiquement, ça se situe entre John Waters période Divine et l'appartement d'Yvette Horner relooké par Jean-Paul Gaulthier! Ça démarre comme un polar à deux balles mettant en scène - je vous le jette en vrac - un couple à la "Sailor et Lula" en plus kitch et plus ringard, un maton sadique interprété par un Robert Englund déchaîné, un couvent plein de bonnes soeurs délirantes, et deux ex-complices bas du front jadis doublés par nos héros... Ça se complique avec la chute d'une météorite sur le motel désaffecté où se planque l'héroïne, laquelle se retrouve illico parasitée par un organisme E.T. qui la dote d'une langue rétractable de plusieurs mètres de long - ce qui est bien pratique pour les auto-cunnilingus - tandis que ses caniches se transforment en travelos! Nuff' said, je vous laisse découvrir par vous-mêmes les mille et une incongruités de cette pitrerie hilarante, profondément débile, fière de l'être, et évidemment ponctuée de palots qui vous nettoient le système digestif de l'oesophage jusqu'aux hémorroïdes! Un régal!

Allez, on se visionne un petit extrait:

http://fr.youtube.com/watch?v=lfRclopiDNs

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"La Légende de la Momie 2": Velpeau à deux balles!

Bizutage_Mortel_3

DeCoteau: bites et z'otages mortels!

los_angeles

Snake is back on DVD

grindhouse

Les belles images de Russ Meyer, c'est dans le HS de "Mad"!

cannibale

"Mondo Cannibale": Franco de port et d'emballage!

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Le bitos du Shadow sur la tronche du Fantôme de l'Opéra sous les bandelettes de la Momie: here comes the "Darkman"!

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"Le Jour de la Bête" et son trio laid de cloches!

ils

"Ils": plus qu'à attendre que l'orage passe!

poelvoorde

Poelvoorde: un zazou dans le métro!

et_si_c__tait_vrai

"Et si c'était vrai...": fantômette et eau de rose!

batman

Bats en plein cauchemar...

preacher

"Preacher": le comics qui arrache le slip, et son contenu avec!

jack_001

Jack B. Quick résout (partiellement) le problème de la vache folle!

destination

"Destination finale 3": qu'est-ce qui va encore leur tomber sur la tronche?

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Exceptionnel: la Momie de Sommers a réussi à faire peur à quelqu'un!

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Ugh! La squaw a la langue fourchue!