patchworkman's blog

Ce blog concerne tous les fans de fantastique sous toutes ses formes et dans tous les arts: cinéma, télé, littérature, BD, comics, etc... Vous y trouverez mon actualité de fantasticophile au jour le jour, ce que j'ai vu, lu, aimé, détesté, etc...

19 juillet 2007

SOIREE INTERDITE

Vu à la télé

SOIRÉE INTERDITE (Janvier 2007)

Mine de rien (ou "gisement épuisé" comme dit Blair, un mien ami facétieux bien avantagé en nez!), je rattrape insensiblement mon retard et remonte la pente à la force d'un poignet musculeux - effet d'un chroniquage intensif, qu'est-ce que vous alliez encore vous imaginer? Adonc, nous voici déjà au mois de Janvier du millésime en cours, période que je n'aurais passée à l'as pour rien au monde puisque l'ami Dahan s'y fendit non pas d'une Séance, mais bel et bien d'une "Soirée interdite" à l'occasion de laquelle je me confectionnai un énorme saladier de pop-corn salé, agrémenté d'un soupçon de paprika, que je fis glisser de quelques verres d'un avenant rosé de Cassis. Les agapes se prolongèrent jusqu'à fort tard dans la nuit, puisque pas moins de trois films furent diffusés coup sur coup sans débander, à tel point qu'il fallut profiter des génériques de fin pour aller pisser. Eh oui, ce sont tous ces détails qui rendent la vie d'un blogueur passionnante, et que je regretterai amèrement lorsque je serai devenu cacochyme et prostatique... En attendant ne désespérez pas: d'ici 2008, je pense être en mesure de vous chroniquer quelque chose qui ressemble à une actualité...

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CURSED

de Wes Craven (2003)

Aïe! Ça commence plutôt mal avec ce qui fait désormais partie des plus notables "development hells" de l'histoire du cinéma. Après une éternité de cafouillages, remontages, démontages, retournages et retours d'âge, le père Craven a fini par nous sortir ce qu'il aurait mieux fait d'oublier dans un tiroir - il y a de ces manuscrits maudits qu'il vaut mieux ne pas exhumer, ce n'est pas Abdul Alazred qui vous dira le contraire! Renouant avec ses mauvaises fréquentations, le papa de Freddy est à nouveau flanqué du scénariste-boulet Kevin Williamson, lequel nous réchauffe le thème du loup-garou à la sauce campus en folie. Rien de nouveau donc sous la pleine lune depuis la très surfaite trilogie des "Scream" dont Williamson, qui utilise un stylo de la marque Rank-Xerox, nous balance ici une copie carbone avec le culot du mec qui vient vous réclamer un décapsuleur après vous avoir chouravé votre Kro! Toujours les mêmes ados attardés qui surjouent et brassent de l'air en piaillant, s'interrogeant en plissant le front qu'ils ont bas pour deviner à grand renfort de fausses pistes téléphonées lequel d'entre eux dissimule le lycanthrope qui remplace fort opportunément la tronche molle du tableau de Munch, le tout dans une ambiance de sitcom débile (1) propre à torpiller la moindre ébauche de climat horrifique - à supposer qu'il y en ait l'ombre d'une dans ce pur produit Weight Watchers allégé en tout que la CSA ne saurait déconseiller qu'aux moins de trois ans, et c'est ainsi que s'achève cette phrase proustienne! Toutefois, il n'est pas exclu que l'on prenne un certain plaisir à voir ces insupportables boutonneux se faire dégommer l'un après l'autre, tant il est vrai que chaque décès allège notre fardeau et nous rapproche de la fin!

Note:

(1): La sitcom a inventé le rire enregistré pour nous signaler les gags. De même, on devrait projeter "Cursed" et les "Scream" avec des cris enregistrés, pour nous expliquer là où il faut avoir peur... Ça, au moins, ce serait drôle!

Cliquez sur le lien pour voir la bande annonce:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18391812&cfilm=48640.html

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THE DESCENT

de Neil Marshall (2005)

Après avoir vu le pitoyable "Dog Soldiers" (2001), je n'aurais pas parié un vieux chewing-gum mâché sur un film de Neil Marshall. Énorme surprise donc avec "The Descent" qui, sur un argument simplissime (six meufs perdues dans un dédale de boyaux souterrains hantés par des créatures mutantes agressives), s'avère une petite merveille de série B tout à fait représentative de la récente renaissance du cinéma fantastique british. Pourtant, à comparer "Dog Soldiers" et "The Descent", les deux films présentent une structure scénaristique quasi identique de survival fantastique mettant en scène un groupe de personnages largués dans un milieu hostile et décimé par des monstruosités impitoyables. Tout réside donc dans la différence de traitement: autant celui de "Dog Soldiers" s'avérait mal dégrossi dans son affrontement bourrin entre troufions et simili-loups-garous, hésitant continuellement entre horreur et action défouraillante pour parvenir au bout du compte à une sorte de démarquage foireux du somptueux "Predator" de McTiernan, autant "The Descent" bénéficie d'une approche tout en finesse de la même grille scénaristique, somme toute très classique. Car avant toute chose, "The Descent" est un film "de personnages". Au-delà du simple remplacement du groupe de troufions caricaturaux de "Dog Soldiers" par un collectif de femmes baroudeuses ayant une revanche à prendre sur la vie - subtil paradoxe entre la condition de femme qui tend à fragiliser les héroïnes, et leur caractère de battantes qui rééquilibre cette conception quelque peu simpliste en contournant le cliché de la pintade piaillante si prisée par le genre horrifique - chaque protagoniste est soigneusement et individuellement caractérisée par le script, ce qui assure une dynamique de groupe qui est peut-être l'élément le plus déterminant dans la réussite du film. L'autre excellente idée réside dans le choix du milieu: en effet, transférer la trame survivaliste classique dans le contexte de la spéléologie tient lieu d'originalité et ouvre le champ des possibilités. Car les films d'horreur exploitant un tel environnement à la fois sombre et exigu, limitant les mouvements de caméra et multipliant les difficultés d'éclairage, se comptent à y bien regarder sur les doigts d'une main. En revanche, accepter le défi permet, compensation non négligeable, de jouer sur tout un panel de phobies parmi les plus universelles et qui sont ici poussées à l'extrême: perte des repères, peur du noir et claustrophobie sont d'autant plus exacerbées que l'éclairage et l'espace sont réduits à la portion congrue. Force est de reconnaître que pour le coup, Neil Marshall s'en tire avec les honneurs, compensant des moyens modestes par une inspiration qui ne faiblit jamais. Aussi chiche que soit la lumière dispensée, se réduisant la plupart du temps aux torches électriques et lampes à acétylène des héroïnes, le réalisateur sait exploiter à fond ces quelques photons, maintenant en permanence dans son cadre une masse d'obscurité écrasante qui fait littéralement suffoquer le spectateur, et de laquelle la menace peut émerger à n'importe quel moment à l'occasion d'un flash quasiment subliminal. Pareillement, Marshall parvient à doser ses effets à la perfection et l'horreur phobique se stratifie progressivement par couches successives au fur et à mesure que la situation s'aggrave. Il sait ainsi différer jusqu'au moment propice l'apparition de ses mutants blafards avec une technique tout à fait lovecraftienne, qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler "La Bête dans la Caverne", une nouvelle du Solitaire de Providence exploitant la même thématique. Parvenu à ce stade où la menace est révélée, Marshall se paie en outre le luxe de contourner un final classique se limitant au simple affrontement des deux partis en présence en introduisant dans son script un événement traumatisant que je passerai sous silence et qui fait littéralement voler en éclat ce qui restait de cohésion dans le groupe. La dernière demi-heure de métrage se déroule donc dans une anarchie hystérique et désespérée, chaos magnifiquement mis en images par le réalisateur, et dont nous ressortons bien secoués. Si j'ai un conseil à vous donner, voyez ce film de jour car, de retour à l'extérieur, vous n'aurez jamais autant apprécié la lumière du soleil!

Cliquez sur le lien pour voir la bande annonce:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18398936&cfilm=47101&hd=1.html

Voir également la chronique de l'ami Nio:

http://dvdtator.canalblog.com/archives/froid_dans_le_dos/index.htmlsession9_aff

SESSION 9

de Brad Anderson (2001)

Je vous l'avais promis, qu'on en reparlerait, de cet homme-là... Dans la filmo d'Anderson, "Session 9" précède immédiatement le fameux "The Machinist" (2003) dont je vous avais dit tant de bien (voir chronique "Séance interdite" de Décembre 2006). Bien que moins abouti et surtout moins dynamique que ce dernier, "Session 9" reste toutefois emblématique de la démarche de son auteur. Loin de tout sensationnalisme et prisant volontiers un fantastique diffus "à la lisière du réel", Brad Anderson préfère miser sur ses éclairages, ses cadrages, ses mouvements de caméra et sa direction d'acteurs plutôt que sur toute une batterie de SFX sophistiqués pour faire naître l'inquiétude et le sentiment d'étrangeté. Mieux: tout le premier tiers du film, dans lequel nous est décrit par le menu et de la façon la plus triviale le quotidien d'une entreprise de désamiantage, participe d'un réalisme social et psychologique pointilleux qui n'a pas manqué de rebuter les amateurs d'un fantastique plus graphique ou plus dynamique dans sa dramaturgie, comme le montrent les critiques parfois sévères que "Session 9" a pu essuyer. En effet, tout ce premier acte nous expose les problèmes très terre à terre des héros, équipe de prolos confrontée au désamiantage d'un hôpital psychiatrique désaffecté, dont le patron se voit contraint d'accepter des délais intenables afin de décrocher le marché et sauver ainsi son entreprise au bord du dépôt de bilan. D'aucuns jugeront qu'Anderson abuse de notre patience lors de cette longue introduction au cours de laquelle on suit les personnages dans le dédale de l'asile et où on les écoute disserter sur les techniques de déflocage avec une rigueur quasi documentaire. Néanmoins, et c'est précisément là que le réalisateur se montre extrêmement original, cette interminable visite guidée ayant en fait pour but de planter le décor et d'imprégner imperceptiblement le spectateur de l'atmosphère sinistre et empoisonnée qui suinte littéralement des murs de ce lieu maudit, sans que l'on puisse toutefois l'attribuer à tel ou tel détail précis car ce sentiment est principalement induit par les éclairages remarquables et le rythme lancinant de la mise en scène. De plus, le réalisme au ras des pâquerettes des préoccupations des personnages n'est pas la simple coquetterie scénaristique d'un réalisateur qui pèterait plus haut que son cul, mais a bel et bien pour fonction d'identifier le spectateur aux héros par la mise en place d'une problématique désespérément banale, sans doute, mais d'autant plus efficace pour ce qui est de la fameuse "suspension d'incrédulité". Je veux dire par là que cette prétendue faiblesse est en fait une manière diablement habile de contourner les poncifs et les improbabilités scénaristiques et psychologiques d'un genre trop codifié au goût d'Anderson, et qui se résume la plupart du temps à un gothisme de pacotille plus ou moins bien exploité. Bref, et contrairement au tout-venant du genre, Anderson ne quémande à aucun moment la complicité du spectateur pour faire passer d'éventuelles invraisemblances de scénario ou un comportement irrationnel de la part des personnages, ce qui le dispense de jouer la caricature. À l’inverse, son script est un modèle de rigueur et de véracité et, si l’on ne goûte que moyennement la forme quelque peu provocatrice adoptée par le réalisateur, qui milite visiblement pour un fantastique en totale rupture avec son exploitation "mainstream", force est de reconnaître que tout est magnifiquement en place et que le spectateur est parfaitement mis en condition dès qu'apparaissent les premiers signes de hantise des lieux et que commence à se fissurer cette rassurante normalité si bien assise dans sa trivialité, toujours par petites touches successives. Mais là encore, les choses ne sont jamais définies de façon univoque, et il subsiste suffisamment de flou pour que, comme dans "The Machinist", l'hypothèse d'un fantastique en tant qu'actualisation des névroses des personnages demeure viable, sans toutefois être clairement avancée. En conclusion, on a un film qui rendra très certainement fous de rage les amateurs de "fun" et de plaisirs plus immédiats, mais dont les demi-teintes et la langueur vénéneuse fascineront ceux qui accepteront de faire l'effort d'accompagner Anderson dans sa démarche atypique.

Cliquez sur le lien pour voir la bande annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=11718.html

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Avec "Cursed", Wes Craven se ramasse une pelle!

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Le coup des miroirs: n'est pas Orson Welles qui veut!

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Un film bas de plafond!

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Les meufs baroudeuses de "The Descent"

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Caillassage de mutants!

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À force de descendre, elles ont fini par trouver du pétrole!

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"Session 9": visite guidée d'un HP hanté

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Des personnages attachants...

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...qui ne tardent pas à se faire défloquer!

Posté par patchworkman à 20:18 - Vu à la télé - Commentaires [13] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bah rien a dire, très bonnes chroniques pour de très bons films (Cursed n'étant pas mentionné dans le lot, hein, par contre). Si je n'ai pas encore vu le session 9 (contrairement a l'excellent "the machinist"), ça m'a l'air very good tout ça et justement le genre de fantastique que je recherche (ouais le décorum ça commence a m'exaspérer parfois, même) et The descent ben, rien a redire, c'est un film a voir au plus vite. Un film qui fera bouger les glottes de nos grottes (et vice-versa) dans nombres cris incommensurables.


Tiens a propos de Brad anderson, il semblerait qu'il signe un episode de la seconde saison des masters of horror. Interessant isn't it ?

Posté par Nio, 20 juillet 2007 à 01:10

pour Nio

Oui, plus ça va et plus il me plaît, ce Brad (d'honneur!) et je m'en vais désormais le suivre consciencieusement.
Quant aux "Masters Of Horror" - qui sont de retour sur Canal depuis une quinzaine - inutile de te dire qu'on va en reparler dans un avenir très très proche! Malheureusement, comme pour la saison 1, il s'agit une fois de plus d'une sélection, et un certain nombre d'épisodes sont d'ores et déjà appelés à passer à la trappe: espérons que celui d'Anderson ne fera pas partie du lot...

Posté par patchworkman, 20 juillet 2007 à 09:11

au programme ce soir : Session 9 ! depuis le temps que je l'ai enregistré, tu viens de me motiver !

Posté par Dewey, 23 juillet 2007 à 16:18

VU !

Chose promise ... Chose vue ! Et j'ai beaucoup aimé ! Brad nous embarque avec facilité dans un univers flippant, avec une fin ... aux petits oignons ...

MERCI !!!

Posté par Deweysax, 23 juillet 2007 à 22:07

pour Deweysax

Mais de rien!
Je suis là pour essayer d'éclairer l'amateur dans la mesure de mes modestes moyens...
Content que tu aies aimé, en tout cas, car "Session 9" est un film qui a besoin d'être défendu - j'ai lu des critiques atroces sur le oueb!
Bon, ben maintenant (si ce n'est déjà fait), t'as plus qu'à te mater "The Machinist"... Tu m'en diras des nouvelles!

Posté par patchworkman, 24 juillet 2007 à 08:30

session 9

Slut Patchworkman

Section 9 :
"Mais putain qu'est-ce que c'était que cette merde ! Jamais vu un film où il se passait aussi PEU de truc, il se passe même RIEN ! En plus, la version canadienne nous gratifiait du prénom "Gordon" (avec accent pourri) au moins 54 fois dans le film. A se demander si ils le faisaient pas exprès de répéter son nom. Une calamité du début à la fin. Bienvenu dans le film où il n'y a rien à voir ni à entendre, new concept.
G0rd0n/6"
( forum mad movies- "z'avez mattez quoi aujourd'hui?" page 963)

Aver vous vu le même film, tres cher?

Posté par COBRA, 25 juillet 2007 à 19:39

pour Cobra

Bon, déjà, pour commencer moi je l'ai pas vu en canadien! - je suppose que les internautes québécois seront ravis de voir qualifier leur accent de "pourri": en tant que Provençal de souche, je sais de quoi je parle, et je me sens solidaire, putaing!
Blague à part, c'est à ce genre de critique que je fais allusion dans ma chronique et les coms qui suivent.
Visiblement, y'a des gens qui ne supportent pas qu'un film n'aille pas à cent à l'heure d'un bout à l'autre, et qu'un cinéma moins démonstratif fait profondément chier. Ma foi, pourquoi pas? Personnellement, je m'efforce de n'être point catégorique et je m'accommode aussi bien d'un rythme très lent que de tel autre plus soutenu, ou d'un cinéma plus "atmosphérique" que de films plus funs. L'important étant qu'en tant que spectateur, je ne me sente pas pris pour un débile!
Que répondre? Tout au plus puis-je suggérer aux détracteurs de "Session 9" de voir "La Voix des Morts" (que j'ai chroniqué quelque part dans mes "Mollards") afin de se rendre compte de ce qu'est véritablement un film chiant où il ne se passe rien...
En tous cas il est clair que, par exemple, le "Stalker" de Tarkovsky n'est pas fait pour eux, et que je leur déconseille l'oeuvre de Bergman!
Ceci dit, je conçois tout à fait leur position car, comme j'ai pu l'écrire, il est vrai que le film d'Anderson est assez provocateur d'un point de vue formel...
En tous cas, je persiste et je signe: Anderson est un réalisateur à suivre. As-tu vu "The Machinist"?

Posté par patchworkman, 26 juillet 2007 à 15:39

Vive le Quebec libre

Je te trouve un peu dur avec Craven et le scénariste fleur bleu de Dawson. Non pas que j'ai aimé "cursed"; je ne l'ai pas vu (j'ai arrêté les dysney il y a un moment déjà) mais je trouve que "scream" (1er du nom) a renové le slasher et marqué une étape incontestable ds le ciné d'horreur. Je dois avoué avoir été pris à l'épok de la scream mania et je m'excuse encore pour avoir gaché quelques boums et autres soirées pyjamma de ma voisine.

En rev, je n'aurais pas autant d'éloge pour le film d'us marshall.Comme toi, je n'ai pas aimé dog soldier. Mais j'ai été influencé par certaines critiques qui comparaient "the descent" à une sorte d'"Alien" des profondeurs de la terre. Alors forcément j'ai été déçu. Il s'agit qd même d'une bonne série B mais je pense qu'il faut aimer ce genre ce qui n'est pas le cas de tous.Par ex, ceux qui l'ont vu avec moi avaient détesté.
Sinon, oui, j'ai vu "the machinist" et j'ai aimé. Si Session 9 est du même acabit, je le regarderais volontiers.

Moi je suis un provincial de souche donc solidaire également.

Posté par COBRA, 27 juillet 2007 à 00:43

pour Cobra

1)SCREAM
Qui aime bien châtie bien, et si je suis un peu dur avec Craven, c'est que je suis surtout déçu par un réalisateur souvent inégal, mais qui nous a donné de temps à autre de très bons films (as-tu vu "L'Emprise des Ténèbres"?).
Ceci dit, "Scream" est à mon sens un film surfait, surtout en regard de l'encre qu'il a fait couler à sa sortie. On sait que le fantastique hollywoodien fonctionne sur un principe de constante et périodique réexploitation des vieilles recettes, avec à chaque fois remise à la mode d'un sous-genre suivie d'une surproduction de sous-produits qui ressasse la même thématique et surtout les mêmes lieux communs jusqu'à écoeurement total du spectateur. A ce moment-là, on passe à un autre sous-genre, et on remet le couvert...
Ce qui m'insupporte dans "Scream", c'est que dès le départ il s'agit d'un pur produit opportuniste et pensé comme tel, avec tout le cynisme que cela présuppose, dont l'objectif était de ressusciter le slasher des années 70, initié par le magnifique "Halloween" de Carpenter et popularisé par l'ineffable série des "Vendredi 13" ainsi qu'une quantité industrielle de sous-produits contemporains. Problème: là où le slasher des seventies, malgré un manque d'originalité désespérant et une nullité souvent abyssale, proposait tout de même son lot de frissons et de débordements gore propre à ravir les amateurs hard-core du genre et autres déviants du culte nanardesque, la mode initiée par le "Scream" de Craven est dès l'abord le fruit d'une stratégie visant à ratisser très large et, partant,évacue avec soin tout le potentiel déviant et provocateur du slasher des seventies: il s'agit en fait d'un pseudo film d'horreur bien propre sur lui destiné à une jeunesse bien propre sur elle et quêtant l'approbation du pasteur. Or, Kevin Williamson est l'homme de la situation, le maître de ce que j'appelle "l'intrigue de cour de récré" (voir le très guimauveux "Dawson", justement), propre à inculquer la niaiserie néo-républicaine à la jeunesse américaine et à surfer sur le succès de Joss Whedon et de "Bouffie contre les Vampires" qui casse la baraque au hit parade de l'horreur pour midinettes. On m'objectera que "Scream" est un pastiche du genre, à quoi je répondrai que c'est son côté le plus putassier, de feindre de se moquer d'un genre afin de le remettre à la mode: il n'y a rien de tel que la distance humoristique pour désamorcer les situations horrifiques d'un film fantastique. De nombreux réalisateurs se sont cassé les dents sur des comédies horrifiques, équilibre très difficile à réaliser: sauf que dans le cas de "Scream", je pense que ce désamorçage de l'horreur par un humour débile de sit-com est délibéré, précisément pour des raisons de "politiquement correct" et d'exploitation commerciale. Bref, "Scream" n'est jamais qu'un pop-corn-movie de plus, et en aucun cas un film sincère. Quant à la fameuse mise en abyme sur laquelle tout le monde s'est extasiée, il ne s'agit jamais que d'un recyclage du script du précédent film de Craven, le très honorable "Freddy sort de la Nuit", dont le réalisateur ne tardera pas à faire un procédé: le "Scream 3" propose d'ailleurs un décalque parfait de ce film, au travers du thème des réécritures multiples de scénario. En conclusion, "Scream" a particulièrement bien rempli son objectif de relance édulcorée d'un sous-genre passé de mode, puisque devaient suivre non seulement les sur-pastiches que sont les "Scary Movie", mais une chiée de démarquages tous aussi chiants les uns que les autres et le plus souvent signés de Williamson, tels que les "Souviens-toi l'Eté dernier" et autre "Urban Legend"... Ceci dit, je t'engage à voir "Cursed", ne serait-ce que pour te rendre compte à quel point il s'agit d'une ressucée de plus (et à peine déguisée) de tout ce qui précède. En un mot comme en cent, y'a quand même des limites au foutage de gueule!

2)THE DESCENT
Tu n'as pas tort d'évoquer "Alien", au moins pour deux raisons: d'abord la démarche résolument féministe des deux films, les héroïnes viriles de "The Descent" étant visiblement des descendantes de Ripley, et deuxièmement l'exploitation de l'obscurité: le noir prédomine pareillement dans tous les plans des deux films, dont l'éclairage est également parcimonieux - c'est d'ailleurs l'une de mes principales critiques à l'égard d'"Alien": cette option nuit (!) souvent à la bonne compréhension de l'action. Ce n'est pas le cas de "The Descent", sur lequel le chef-op a réalisé un travail d'orfèvre remarquable.
Bon, ceci dit, je ne m'emballe pas: je trouve simplement qu'il s'agit d'une excellente série B qui, sans être d'une extrême originalité, joue le jeu avec sincérité, ce qui est tout de même appréciable par les temps qui courent...

3)SESSION 9
J'ai pas trop grand chose à rajouter: ça participe de la même démarche que "The Machinist", à savoir explorer des voies différentes dans le cadre du cinéma fantastique, bien que, comme j'ai déjà dit: "moins abouti", et "moins dynamique". Je te conseille évidemment de le voir, avec moult réserves quant à ta réaction, sachant qu'il s'agit d'un cinéma très cérébral et très "atmosphérique". Voilà.

Posté par patchworkman, 27 juillet 2007 à 11:01

Quel est ton film d'horreur préféré?

1)SCREAM

Non, je n'en démordrais pas. Je pense que scream a des atouts et quelque part a révolutionné le genre horrifique de part la dynamique du film, le comique des situations, l'identité du tueur, la BO (pas mal au demeurant)..ect
Maintenant il est vrai que s'il rend indéniablement hommage au genre slasher, on ne peut le comparer avec les slashers des années 70 du fait notamment de son côté humouristique (et non parodique- celà reviendrait à dire que craven renie ses 1eres réalisations. ce qui n'est pas le cas) qui lui donne un ptit côté "scoubidounien" que moi j'ai trouvé plaisant. De plus, c'est vrai qu'il n'y a plus de tension et qu'il repose bcp sur les effets de rebondissements (et donnera lieu à une vague de films assez mauvais par la suite, à commencer par scream 2 et 3). A la place de la tension, il y a un renforcement de l'intrigue et de la notion d'enquête qui donne un ptit côté "hitchkokien" au film qui n'est pas déplaisant non plus.Et puis il ya ce côté "j'aime ce genre horrifique" à travers les références de craven au genre qui est assez jubilatoire. Pour autant, sans tomber dans du hershell gordon lewis,il y a quand même qlques scènes plutot gores comme la 1ere ou les dernieres qui, au cinéma, ont fait leur petit effet..
J'insiste qd même pour dire qu'il ne s'agit pas d'une comédie horrifique mais d'un film d'horreur matiné de clins d'oeil au genre.
Maintenant, comme tu le dis il ne s'agit que d'un "pop corn movie" au même titre d'ailleurs que les freddy et autres vendredi 13..En même temps, le pop corn c'est bon surtout au cinéma.

ps: je pense que tu as fait une overdose de williamson. Celà n'est pas étonnant quand on pense qu'il ne pouvait s'empêcher d' afficher de la publicité gratuite de ses films à chaque plan de sa série à l'eau de rose.

2) THE DESCENT

J'espère que tu ne mets pas ce film au dessus de celui de Ridley Scott. J'en serais qd même surpris.

Posté par COBRA, 27 juillet 2007 à 23:24

pour Cobra

Non, je ne pense pas que "Scream" ait révolutionné le genre. C'est simplement un film malin qui arrive au bon moment et qui a su capter les attentes d'un certain public "mainstream" à un instant T, voilà tout...
"La Nuit des Morts Vivants", par exemple, a véritablement révolutionné le genre: il y a un avant et un après, c'est clair!
Comment ne pas faire une overdose de Williamson? L'accumulation systématique de procédés éprouvés qui lui tient lieu d'écriture finit pas gonfler un poil, tu ne trouves pas? J'ajoute que j'ai achopé avec lui dès le premier "Scream" (avant donc, d'être overdosé), sans doute du fait que les critiques se montraient dythirambiques à son endroit, et que j'ai été bien déçu lorsque j'y ai été voir par moi-même. J'ai été surtout agacé par le procédé assez putassier qui consiste à prétendre se moquer des lieux communs du genre pour mieux les recycler. Depuis, le masque est tombé et cet escroc ne fait plus illusion: il faut dire qu'à trop tirer sur la corde...
"Alien": non, je ne songeait pas une seconde, si ce n'est d'un certain point de vue thématique, à le mettre en compétition avec "The Descent". Ceci dit, je ne suis pas un grand fan d'"Alien", ni de Ridley Scott (exception faite des "Duellistes" qui est un film admirable), ni même de l'école des "publicitaires anglais" dont il est issu (Tony Scott, Alan Parker et autre Adryan Lyne...) Les films de tous ces gens ressemblent trop... à des pubs, précisément, et on a l'impression qu'ils passent leur temps à se vendre au travers de leurs plans...
Si "Alien" est certes un film important dans l'histoire du genre, il y a certains trucs qui ne passent pas, et pourtant je l'ai revu x fois: je trouve son scénar d'un classicisme désespérant, du moins dès qu'il cesse de pomper "Les Vampires de l'Espace" de Mario Bava, et les éclairages sont foireux au possible (à chaque fois je passe mon temps à me demander ce que fout tel ou tel personnage tellement c'est mal éclairé à force de vouloir jouer le maniérisme à base d'obscurité). Heureusement, il y a la créature de Giger et Sigourney Weaver pour rattraper la sauce. Désolé, j'ai essayé moultes fois, mais j'y arrive pas!

Posté par patchworkman, 06 août 2007 à 10:57

pour Patch

Tu as devant toi la preuve que l'on peut aimer scream et la nuit des morts vivants. De plus, je ne faisais pas parti du courant "mainstream" dont tu parles; ayant fait mon éducation ciné aux slashers,films de romero, fulci et bava et ce bien avant la sortie du film de craven. Et pourtant, je n'ai pas vu en la sortie de sream une offense mais plutot un hommage au genre.

Par ailleurs, outre les qualités du film, la renommée de la nuit des morts vivants est dûe en grande partie au contexte politico-social de l'époque et au développement du concept des films d'exploitation.
Maintenant, je comprends qu'un tel film ait davantage marqué les esprits.( mais je ne sais pas si on peut le classer ds la catégorie des "pop corn movies"?)

Quant à ALIEN, je ne suis pas d'accord avec toi. Certes le film est mal éclairé et çà en devient caspied (je pense que çà dessert le film). Mais il ya ds ce film une ambiance bien particulière, basée sur le calme et l'angoisse, des rapports ambigus entre les personnages et une intelligence dans la mise en scène que j'ai rarement vu dans les films de sf (sans parler de la creature et de SW en petite culotte..).
Quant à Adrian Lyne, je te conseille vivement "l'échelle de jacob" si tu ne l'as pas encore vu.
Moi des pubs comme çà, j'en veux bien même apres avoir pissé.

Allez, essayes encore pour me faire plaisir.

Posté par COBRA, 01 septembre 2007 à 16:01

pour Patch

Tu as devant toi la preuve que l'on peut aimer scream et la nuit des morts vivants. De plus, je ne faisais pas parti du courant "mainstream" dont tu parles; ayant fait mon éducation ciné aux slashers,films de romero, fulci et bava et ce bien avant la sortie du film de craven. Et pourtant, je n'ai pas vu en la sortie de sream une offense mais plutot un hommage au genre.

Par ailleurs, outre les qualités du film, la renommée de la nuit des morts vivants est dûe en grande partie au contexte politico-social de l'époque et au développement du concept des films d'exploitation.
Maintenant, je comprends qu'un tel film ait davantage marqué les esprits.( mais je ne sais pas si on peut le classer ds la catégorie des "pop corn movies"?)

Quant à ALIEN, je ne suis pas d'accord avec toi. Certes le film est mal éclairé et çà en devient caspied (je pense que çà dessert le film). Mais il ya ds ce film une ambiance bien particulière, basée sur le calme et l'angoisse, des rapports ambigus entre les personnages et une intelligence dans la mise en scène que j'ai rarement vu dans les films de sf (sans parler de la creature et de SW en petite culotte..).
Quant à Adrian Lyne, je te conseille vivement "l'échelle de jacob" si tu ne l'as pas encore vu.
Moi des pubs comme çà, j'en veux bien même apres avoir pissé.

Allez, essayes encore pour me faire plaisir.

Posté par COBRA, 01 septembre 2007 à 18:02

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