Fin de mois

ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS...

(ou: "Les rubriques auxquelles vous croyiez pouvoir échapper!)

swamp_thing_couv

Comics

SWAMP THING - L'INTÉGRALE

"Vol 3: La Malédiction"

par Alan Moore, Steven Bissette,

Rick Veitch & Stan Woch

(Delcourt - Avril 2005)

Alan Moore encore et toujours, avec la suite de cette intégrale qui n'en est pas une, puisque le volume 1 se concentrait essentiellement sur les épisodes originels et désormais classiques de Lein Wein et Berni Wrightson ("Swamp Thing, vol 1" #1 à 10), tandis que le volume 2 sautait directement au run historique de Moore qui débutait quelques dix ans plus tard dans le #20 de "Saga Of The Swamp Thing" (Janvier 84). Ce volume 3, qui prolonge directement le précédent, s'avère particulièrement indispensable en ce que, exception faite des deux épisodes intitulés "Le Dossier Tronche Atomique" ("Saga Of The Swamp Thing" #35-36) publiés jadis dans "Spectral", tout le reste de ce somptueux album est constitué de matériel absolument inédit en France. De plus, avec l'épisode "Schémas de Croissance" ("Saga Of The Swamp Thing" #37), on entre dans une ère nouvelle puisque ce chapitre inaugure un cycle intitulé "An American Gothic" qui va s'étendre sur plus d'un an et pas moins de quatorze numéros. Tout au long des neuf épisodes qui nous en sont ici proposés, Moore revisite avec son génie habituel le catalogue pourtant hyper codifié du gothisme classique (vampires, loups-garous, vaudou, maison hantée...) et parvient à nous surprendre en trouvant sa route au milieu d'un dédale de sentiers battus et rebattus, s'offrant au passage le luxe d'utiliser les thématiques basiques de l'horreur pour fustiger les tares de notre société (pollution nucléaire, racisme, machisme, lobby des armes...). Mais ce n'est pas tout: on croyait avoir tout vu avec ce que Moore avait déjà fait subir à cette pauvre Créature des Marais depuis le début de son run - allant dans sa redéfinition jusqu'à remettre en question la bible originelle instaurée par Wein et Wrightson - eh bien non! Gagnant de nouveaux pouvoirs, Swamp Thing continue à évoluer dans les directions les plus inattendues jusqu'à atteindre une dimension quasi cosmique, preuve que Moore ne se repose jamais sur ses lauriers et pousse sans arrêt ses héros en avant, contournant ainsi l'installation d'une routine qui a tué tant de séries: dans les comics de Moore, au contraire, rien ne peut jamais être tenu pour acquis, tout peut arriver et de préférence l'impensable! Ainsi, le cycle "An American Gothic" est aussi l'occasion de l'introduction d'un nouveau personnage dans l'univers DC, et qui sert ici de révélateur à la Swamp Thing new look: j'ai nommé le très insolite John Constantine, sorte de détective de l'occulte au cynisme charismatique, qui ne tardera pas à obtenir son propre comics "Hellblazer" (1) en Janvier 88 après avoir formé un véritable team-up avec notre héros végétal. Bref, quand je récapitule, je ne vois que d'excellentes raisons de se ruer sur cet album, d'autant plus qu'il n'y aura pas de volume 4 chez Delcourt. Reste à espérer que Panini, qui possède désormais l'exclusivité pour la distribution des titres DC en France - y compris la filiale "Vertigo" qui publie "Swamp Thing, vol 4" aux States depuis 2004 - donnera suite à cette entreprise de salut public, car on aimerait bien non seulement lire les derniers chapitres de "An American Gothic", mais également parvenir au moins au terme du run de Moore qui s'étendit jusqu'à "Swamp Thing, vol 2" #61 (2). Vu l'intérêt que Panini semble porter à l'oeuvre de Moore, je pense que l'on peut s'autoriser un certain optimisme. All together now: "Moore forever!"

Notes:

(1): Trois volumes parus chez Toth, regroupant les #146 à 163. Mention spéciale pour le vol 1, dessiné par l'icône Richard Corben.

(2): Il faut savoir qu'à partir du #39 (épisode "Histoire de pêcheur" dans notre album), le titre "Saga Of The Swamp Thing" est devenu "Swamp Thing, vol 2".

JLA_couvComics

JLA: "Le Clou"

par Alan Davis

(Panini - coll "DC Anthologie - Décembre 2005)

Vous connaissez tous l'histoire du nez de Cléopâtre. Ben ici, c'est pareil: si seulement M. Kent n'avait pas roulé sur un clou, et si Mrs Kent avait laissé son mari changer sa roue au lieu de l'entraîner à faire des galipettes, eh bien on ne serait jamais entré dans cette réalité alternative totalement dépourvue de Superman... Du coup, on se prend à rêver à ce qu'il (ne) serait (pas) advenu si Mme Sarkozy avait fait une chute dans l'escalier durant sa grossesse: pas à dire, ça ouvrait des perspectives pour le troisième millénaire! Tandis que là, c'est le cas de le dire: des clous! Luthor n'a plus de prédateur, et par conséquent il prolifère, Nicolas Hulot vous expliquerait ça très bien... Résultat: vingt-quatre ans plus tard, le voilà maire de Metropolis, avec Jimmy Olsen comme bras droit, à lancer une campagne relayée par Perry White et le Daily Planet pour l'éradication des super-héros et autres méta-humains, épaulé en cela par une escouade de mystérieux colosses indestructibles. C'est bien simple, on se croirait presque dans "The Omac Project" (voir rubrique "Batman et Superman #6", ainsi que les "Mollards" de Novembre 2006) tant ça décanille grave chez les héros et les vilains, sauf que cet "elseworld" est sorti en 1998, soit sept ans avant la série sus-citée. Subséquemment, cette pauvre JLA se retrouve bien dans la merde: pas de Superman évidemment, puisque c'est là le concept pivot de l'oeuvre, mais également un Hawkman décédé et un Green Arrow réduit à l'état de paraplégique manchot et borgne qui épouse la campagne luthorienne, sans compter cette mystérieuse barrière infranchissable qui isole la Terre du reste de l'univers, un Joker quasi invincible qui fait du dégât et une humanité hostile à notre super-équipe à cause des manipulations médiatiques de ce bon vieux Lex. Mais la JLA compte une alliée de taille en la personne de Loïs Lane, qui mène l'enquête... Ce comics somptueux, où Alan Davis (voir rubrique: "Captain Britain: La Fin du Monde") cumule les fonctions de scénariste et de dessinateur, sait nous captiver efficacement d'un bout à l'autre par les nombreuses et surprenantes péripéties qu'il enchaîne jusqu'au coup de théâtre final. Son style plein de fraîcheur, que d'aucuns qualifient d'"old school", nous change agréablement par sa clarté et sa précision narratives des embrouillaminis modernes surdécoupés et souvent confus à la Geoff Johns, sans pour autant être moins riche ou moins complexe dans le développement des intrigues. Tout est dans l'art de conter et pour le coup, Davis s'avère aussi bon scénariste que dessinateur. J'espère que "Le Clou 2", que je n'ai pas encore lu, sera aussi réussi que ce premier volume hautement recommandable.

batman_couv

Comics

BATMAN 1964-1965

par Ed Herron, Gardner Fox, Bill Finger,

Carmine Infantino & Sheldon Moldoff

(Panini - coll "Archives DC" - Novembre 2006)

Panini poursuit avec ce second volume d'archives son intégrale du Silver Age de Batman. On peut certes déplorer que, contrairement à leur habitude, le trust français du comics ne se soit pas placé sur ce coup dans la continuité des défuntes éditions SEMIC qui nous avaient proposé un volume d'archives regroupant les toutes premières aventures du Dark Knight (période 1939-1941 - "Detective Comics #27-50). Mais on ne va pas non plus cracher dans la soupe, d'autant que l'année 1964, charnière entre le Golden et le Silver Ages, constitue de l'avis de tous les spécialistes un millésime de choix dans la carrière de la chauve-souris. C'est en effet l'époque où le rédacteur Julius Schwartz, que certains considèrent un peu comme le Stan Lee de DC et qui a déjà opéré les sauvetages des titres "Flash" et "Green Lantern", est appelé à la rescousse d'un Batman dont les ventes chutent inexorablement. Le premier volume, centré sur la période allant de Mai à Novembre 1964, nous montrait comment Schwartz avait ramené Batman, devenu une sorte de réplique sans âme de Superman, dans sa bonne ville de Gotham City, consommant un retour aux sources qui permettait à notre héros de redevenir ce qu'il était, à savoir "le meilleur détective du monde". Combattant à nouveau une pègre toujours plus inventive et résolvant les intrigues les plus tarabiscotées, plutôt que de se perdre dans l'espace ou dans le temps où il n'avait rien à foutre, Batman se voit en outre gratifié d'un nouveau look et surtout d'un nouveau dessinateur sur le titre "Detective Comics" en la personne de la légende Carmine Infantino, tandis que le créateur Bob Kane continue à officier sur le comics "Batman". Malgré tout le respect que l'on doit à Kane, il reste de son propre aveu un piètre dessinateur, et son style très figé doit énormément à l'excellent encreur Joe Giella qui en relève considérablement le niveau. De ce fait, le dynamisme des dessins d'Infantino, couplé aux innovations de Schwartz, emporte immédiatement l'adhésion des lecteurs. Ce nouveau volume, centré principalement sur l'année 1965, voit la révolution schwartzienne se poursuivre tranquillement et gagner encore en qualité. Bob Kane se fait gentiment évincer alors qu'arrive Sheldon Moldoff, dessinateur injustement oublié qui fut pourtant l'un des artisans les plus fidèles de ce Batman du Silver Age. Côté scénar, on conserve Bill Finger, co-créateur du Dark Knight, et le très productif Gardner Fox, qui assista également Kane dès les premiers numéros: on saluera leur longévité, car à l'époque cela fait tout de même un quart de siècle que ces deux-là planchent sur Batman. Ajoutez le prolifique Ed "France" Herron que Schwartz apporte dans ses cartons - et qui décèdera hélas l'année suivante - et vous obtenez un staff de scénaristes au petit poil. Le reste appartient à la légende: la même année, le producteur William Dozier découvre le Batman de Schwartz et, conquis, lance sa célèbre et frappadingue série télé, bientôt prolongée par un long métrage tout aussi loufoque, signé Leslie H. Martinson, qui brillera longtemps au firmament des nanars kitchissimes. La Batmania est en marche, et pour un bon moment!

anatomie_affVu à la télé

ANATOMIE (Anatomy)

de Stefan Rudowitzky (2000)

Ach! Du slasher teuton, ça vous branche-t'y? C'est l'histoire de la secte des "Anti-Hippocrate", une bande d'hypocrites qui prétextent les progrès de la médecine au détriment de la déontologie pour jouer du scalpel à tort et à travers sur leurs pauvres patients. Et patients, il faut l'être pour supporter les poursuites mollassonnes tout au long des couloirs d'un campus de mes deux (cine!), dans laquelle échoue une oie blanche qui, comme de bien entendu, va se coller dans la mouise en fourrant son nez là où il ne faut pas. Du tout venant, assez peu passionnant pour ne pas dire franchement chiant, sur un canevas inspiré de l'oeuvre controversée de Gunther von Hagens, sculpteur dont les expositions de macchabs écorchés et plastifiés défrayèrent récemment la chronique outre-rhénane. Quoi qu'il en soit, l'homme a ses disciples chez les responsables des SFX qui nous offrent la seule image digne d'intérêt de ce navet hospitalier avec la meuf plastifiée du final: bravo les gars, pas à dire, c'est de la belle ouvrage! Pour le reste, ben c'est du packaging à la M6, ils en ont des containers entiers comme ça!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18653801&cfilm=28510.html

secte_aff

Vu à la télé

LA SECTE SANS NOM (Los Sin Nombre)

de Jaume Balagueró (2000)

Attention, chef-d'oeuvre absolu! Il s'agit là du premier fait d'armes remarqué d'un jeunot particulièrement représentatif de la vitalité du nouveau cinéma fantastique espagnol, et qui a depuis gagné ses galons de maître du genre avec des perles telles que "Darkness" (2002) et surtout "Fragile" (2005), chroniqué ici même, magnifique ghost-movie scandaleusement ignoré par nos distributeurs franchouillards. Dès ce premier film, Balagueró travaille près de l'os, près de l'âme, et s'affirme comme l'un des cinéastes les plus dérangeants qu'on ait vus depuis longtemps. Obsédé par le thème de l'enfance martyrisée, comme le confirmeront ses deux opus suivants, Balagueró ouvre sur des images difficilement soutenables: le corps d'une fillette atrocement mutilé, en état de décomposition avancé, tiré d'un puisard putride puis impitoyablement exposé sur une table de dissection, comme pour bien nous prévenir que rien ne nous sera épargné... C'est donc passablement ébranlés que nous entrons dans ce cauchemar éveillé qu'est "La Secte sans Nom". De l'horreur physique, nous passons alors à l'horreur mentale, celle des parents de la fillette que l'on réveille en pleine nuit et qui, au bout du rouleau et traînant leur pauvre vie devenue absurde, traversent un petit matin pluvieux en direction de la morgue, où les attend le pire. La réapparition soudaine de l'enfant des années plus tard, alors que le couple s'est séparé, annoncée par un coup de téléphone adressé à la mère qui survit tant bien que mal en léchant ses blessures, entraîne celle-ci en compagnie d'un ex-flic veuf et souffreteux sur la piste de cette fille qui lui est miraculeusement rendue. Réalisé avec une langueur sadique qui en rend chaque minute particulièrement éprouvante, cultivant un climat glauque qui laisse loin derrière des modèles du genre tels "Seven" ou "Le Silence des Agneaux", construisant un escalier vers l'enfer que nos deux héros descendent pas à pas, rencontrant à chaque palier les personnages les plus pervers et les indices les plus morbides, "La Secte sans Nom" nous amène lentement mais sûrement jusqu'à un twist final d'une atrocité peu commune qui nous laisse abasourdis, sonnés, révoltés, révulsés et durablement nauséeux. Impitoyable tant pour ses héros que pour le spectateur, Balagueró signe avec ce monument de cruauté psychologique un thriller horrifique assez définitif et plus noir que noir: le nouvel étalon du genre!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.fan-de-cinema.com/films/thriller/la-secte-sans-nom.html

coll_ge_de_l_angoisseVu à la télé

LE COLLÈGE DE L'ANGOISSE

(Klassenziel Mord)

de Mickaël Rowitz (1997)

Ça commence assez chaud avec une beauté teutonne et tétonnée qui t'étonne en trottinant en tenue ténue, toute nue devant toi tout ému (Patchworkman SARL, assonances en tous genres, ouvert 24h sur 24, petits prix!). Adonc, on se dit in petto qu'on est tombé sur un bon vieux boulard déguisé en polar, surtout que la belle impudique se baguenaude ainsi en tenue d'Ève durant cinq bonnes minutes, s'exposant sous toutes les coutures avant de s'alanguir dans son bain, et ça dure comme ça jusqu'à ce qu'elle décède en suçotant un Mon Chéri (je parle d'un chocolat, bande d'obsédés!) empoisonné. En fait, c'est là que se situe toute l'arnaque: on te racole dès l'ouverture comme un vulgaire micheton avec une bonne scène de ulc, et... ça s'arrête là! Tout ce qui suit est donc un vrai polar, de la famille des whodunit pour être précis, qui tourne au fantastique sur son extrême fin et tout au long duquel on va s'interroger ferme pour démasquer l'assassin de cette pauvre prof de maths qui se donnait à mater. Oui, car notre exhibitionniste exerçait ce noble métier au sein - si j'ose dire - d'un collège pour gosses de riches installé dans un vénérable manoir tout ce qu'il y a de plus lugubre. Qui a donc fait le coup? le prof de gym queutard? la directrice peau de vache? sa secrétaire jalouse? ou ce jeune surdoué particulièrement pervers? Pour du téléfilm allemand, c'est tout à fait honnête et on suit sans trop d'ennui cette histoire où les morts violentes s'accumulent et où on nous ballade d'un coupable potentiel à l'autre. Le réalisateur fait même un louable effort de mise en scène, ce qui n'est pas courant dans ce genre de productions des plus modestes. De toutes façons, depuis que j'ai vu "Ghost Rider", tout me paraît merveilleux! Comme disait Cioran: "comment peux-tu prétendre à la joie, toi qui n'as pas désespéré?"

silence_des_agneaux_aff

Vu à la télé

LE SILENCE DES AGNEAUX 

(The Silence Of The Lambs)

de Jonathan Demme (1990)

Si l'on excepte "Le Sixième Sens" de Michael Mann (1), petit chef-d'oeuvre scandaleusement passé inaperçu qui adaptait brillamment le roman "Dragon Rouge", c'est avec "Le Silence des Agneaux" que naît véritablement le mythe d'Hannibal Lecter. Devenu immédiatement culte, le film de Jonathan Demme élève les livres de Thomas Harris au rang de best-sellers et engendre au cinéma une franchise dont la qualité, hélas, ne cesse de décroître bien que le public soit toujours au rendez-vous. Au-delà, il s'agit également d'une oeuvre pionnière à l'origine de la mode du film "de profilers", sous-genre depuis surexploité et décliné à la télé dans une multitudes de séries plus ou moins réussies. À ce titre, "Le Silence des Agneaux" est un archétype, souvent imité, jamais égalé. Se payant le luxe d'une fidélité exemplaire au roman dont il est issu, le film parvient à en restituer à la perfection l'atmosphère déprimante et poisseuse, ainsi qu'à rendre compte grâce à une mise en scène au cordeau de la complexité des rapports pervers d'attraction / répulsion qui se nouent entre Hannibal et Starling. Le couple Jody Foster / Anthony Hopkins, en parfaite osmose, engendre par son jeu une profondeur psychologique à laquelle seules peuvent prétendre les plus grands. La performance est d'autant plus remarquable qu'elle est exécutée tout en sobriété et en économie, évitant cette fâcheuse tendance au sur-jeu qui est hélas bien trop souvent l'apanage du cinéma américain. Jodie Foster parvient comme personne à faire glisser les ombres sur son visage et à nous communiquer le moindre tressaillement de son âme tourmentée, tour à tour séduite et révulsée par un Anthony Hopkins manipulateur à souhaits, lequel sait magnifiquement ébrécher son rictus lorsque son personnage tombe à son tour sous le charme de sa victime. Notons que ce dernier se montre ici bien moins cabotin que dans les deux épisodes suivants, ce qui laisse supposer que Demme est aussi un excellent directeur d'acteurs. Sa mise en scène prend son temps pour mieux nous enliser dans l'atmosphère de cauchemar éveillé qu'il instaure en totale adéquation avec l'oeuvre d'Harris, mais sait également accélérer lorsqu'il s'agit de nous chahuter dans les moments de bravoure, tels la spectaculaire évasion d'Hannibal ou le face à face final dans l'obscurité de l'antre putride de Buffalo Bill. On se souviendra longtemps de la manière dont ce climax est amené, nous bluffant magistralement en nous laissant croire par un montage haletant que Starling et les agents du FBI convergent vers la maison du tueur alors qu'il n'en est rien: complètement déstabilisé par les fausses apparences de ce mensonge cinématographique superbement réalisé, le spectateur n'en ressent que plus intensément la solitude et la vulnérabilité de l'héroïne face au monstre qu'elle traque, et se retrouve parfaitement mis en condition pour la séquence de l'affrontement qui s'ensuit, littéralement suffocante. Quant à l'ultime plan, nous montrant Hannibal se fondant peu à peu dans une foule filmée en plan fixe et en temps réel, il est tout simplement magique. Bref, un classique!

Note

(1): À ne pas confondre cet autre chef d'oeuvre homonyme qu'est le célèbre film de M. Night Shyamalan. Le film de Mann se trouve en DVD sous son titre original "Manhunter", et l'ami Nio vous le chronique ici:

http://dvdtator.canalblog.com/archives/2007/02/02/3875634.htlm

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=2508.html

elephant_aff

Vu à la télé

ELEPHANT MAN

de David Lynch (1980)

1981: après "Eraserhead", oeuvre d'étudiant insolite, dérangeante et surréaliste aux allures de "Chien andalou", le jeune David Lynch casse la baraque à Avoriaz en remportant le Grand Prix avec "Elephant Man", performance qu'il renouvellera en 1987 avec "Blue Vevet", film dans lequel il trouve et asseoit le style inimitable qui fera de lui l'un des cinéastes majeurs de la fin du millénaire. Sur le même sujet - que l'on pourrait intituler: "de la monstruosité des humains et de l'humanité des monstres" - Lynch concurrencie voire égale l’un des monuments du Septième Art, j’ai nommé "La monstrueuse Parade" (1), chef-d'oeuvre incontournable du grand Tod Browning (1932), auteur génialissime dont on peut également citer "Le Club des Trois" (1925) et le sublime "L'Inconnu" (1927), tournant autour de la même thématique. Ambiance à la Dickens, noir et blanc somptueux et expressionniste aux nuances littéralement ciselées par le chef op' Freddie Francis (bien connu des fans de la Hammer en tant que scénariste et réalisateur), duo d'acteurs en état de grâce avec un Anthony Hopkins bouleversant de compassion et un John Hurt transcendant de son humanité blessée un maquillage pourtant très lourd, tout contribue à faire de ce deuxième opus de Lynch le point de départ d'une longue lignée de chefs-d'oeuvre insolites. L'Angleterre victorienne est rendue à la perfection, tant dans sa composante aristocratique que dans le compte-rendu social sans concessions qui est donné de l'univers des classes miséreuses. À ce sujet, il est important de noter que c'est le bon peuple, perverti par la lutte quotidienne pour sa survie et contre une misère gangrénante, ne pouvant de par sa condition se permettre le LUXE de la compassion, qui montre le plus de cruauté envers l'infortuné héros. À cet égard, John Merrick apparaît bien comme la victime expiatoire et innocente sur laquelle vient se cristalliser, selon l'expression consacrée, "toute la misère du monde", dont l'inhumanité révoltante ici dénoncée n'est jamais que le corollaire inévitable. Triste constat magistralement asséné par un Lynch qui réinvente le mélodrame au moyen d'une émotion sincère et exacerbée ne versant jamais dans le dégoulinant ni la manipulation de sentiments. Superbe et éprouvant.

Note

(1): Plus connu des cinéphiles sous son titre original: "Freaks".

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=4209.html

doom_aff

Vu à la télé

DOOM

de Andrzej Bartkowiak (2005)

Et allons donc! Encore une bouse issue de l'industrie des jeux vidéo. Ça se passe sur Mars, dans une station scientifique pleine des inévitables couloirs dans lesquels errent des zombies équarisseurs, fruits d'une mutation à base de gènes E.T. ou quelque chose du même tonneau. Reste plus qu'à lâcher dans le dédale une escouade de crânes rasés musculeux et bardés de gros flingues, menés par l'ex-catcheur décérébré "The Rock", et c'est parti pour une heure et demie de mitraillages pour peine-à-jouir. Le tâcheron Andrzej Bartkowiak emballe ça branchouille, c'est-à-dire qu'il prend sa caméra pour un mixer à cocktails, émince la pelloche au montage, dissout le tout dans une pénombre bleuâtre, et tente de faire passer ce salmigondis confus pour une mise en scène. Clou du spectacle, dont Bartkowiak ne semble pas peu fier: dix minutes de caméra subjective fonçant dans les couloirs avec un canon de flingue dans l'axe, censées nous identifier avantageusement au héros qui massacre tout ce qui bouge dans de grandes gerbes sanguinolentes. Zombies malfaisants ou pas, ce plan-séquence ressemble beaucoup trop à une ratonnade pour que je puisse personnellement m'y identifier sans me sentir complice de quelque chose de très glauque. La question que je me pose, et là je lance le débat, est: les videogamers, et particulièrement ceux de la catégorie "shoot 'em all", sont-ils réellement aussi débiles que ce genre de productions tend à nous le faire croire?

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18404019&cfilm=57664.html

Voir également la chronique de l'ami Deweysax:

http://jecritiquetout.canalblog.com/archives/2007/02/09/index.html

T3_aff

Vu à la télé

TERMINATOR 3:

LE SOULÈVEMENT DES MACHINES

(Terminator 3: Rise Of The Machines)

de Jonathan Mostow (2003)

Héritant de la lourde tâche de succéder aux deux actioners explosifs de James Cameron, Jonathan Mostow ne prend pas de risques, nous la joue fonctionnaire et nous pond une copie conforme de T2 à partir d'un scénario cloné. Tout y est: débarquement des protagonistes à oilpé, séquence interminable de poursuite motorisée avec canardage intensif et destruction massive de mobilier urbain, démontage progressif du Terminator qui perd ses boulons deux plombes durant pour terminer à la casse, course contre la montre finale, etc, etc... La parité y gagne avec un adversaire de sexe féminin très inspiré de "La Mutante" de Roger Donaldson - en voilà, une trouvaille! - et l'on n'oublie pas quelques touches autoparodiques du meilleur goût - Schwarzie avec des lunettes de tafiole: hilarant, non? Les producteurs sont contents, tout le pognon déboursé est à l'écran sous forme de prouesses pyrotechniques, cascades et autres tôles froissées. Pas à dire, ça en jette. Mais qu'est-ce qu'on s'emmerde!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18350543&cfilm=26840.html

ticket_aff

Vu à la télé

UN TICKET POUR L'ESPACE

d'Éric Lartigau (2005)

En règle générale, le passage de nos comiques (?) franchouillards au cinéma se solde immanquablement par un foirage, et il serait temps pour nos producteurs de se rendre compte que l'efficacité d'un sketch exécuté en dix minutes sur scène se dilue irrémédiablement dans un format d'une heure et demie, question de rythme. Nonobstant les cachets substantiels qu'ils empochent, nos stars du rire se retrouvent, en tant que comédiens, régulièrement cocus dès qu'ils quittent les planches pour les studios. Mais les producteurs ils s'en foutent, ce qui les intéresse c'est d'avoir une tête d'affiche bankable et bien rôdée à la télé pour racoler le public de Télébouygues, et ledit public s'en fout pareillement puisque voir la tronche de Gad Elmaleh ou d'Éric et Ramzy suffit à le faire se rouler par terre, c'est un réflexe pavlovien! Et surtout, n'allez pas raconter en société que "Les Visiteurs" vous a consternés, car vous vous verriez accusés d'être au mieux des culs serrés, au pire de sales intellos prétentieux méprisant le cinéma populaire! Ici, c'est Kad et O. qui s'y collent, avec toutefois un sérieux handicap par rapport à leurs semblables: déjà, au naturel, et avant que de se retrouver embringués dans un long métrage, ils sont à peu près aussi drôles qu'un cancer du foie! À tel point d'ailleurs qu'ils se sentent dans l'obligation de prendre un air entendu dès qu'ils laissent tomber une vanne, et quand je dis un air entendu, je pense plutôt à quelque chose du genre buzzer ou gyrophare! Pas grave, le public de Télébouygues est conditionné à rigoler et à applaudir dès que le signal s'allume... Bref cette histoire de loto où l'on gagne un voyage dans l'espace, qui tire à la ligne autant qu'elle peut et émaillée de gags pompés sans vergogne sur les productions ZAZ à la "Y a-t-il un Pilote dans l'Avion?" nous laisse durablement consternés. Le temps passant, le film devient pathétique à force d'essayer de nous arracher un sourire et de cultiver les bons sentiments pour emporter le vote de la ménagère. Moi-même, j'aurais bien aimé avoir un peu de repassage à faire durant la diffusion de ce navet majuscule, juste histoire de me faire moins chier! Ah je vous jure, c'est à regretter Louis de Funès!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18407608&cfilm=55467.html

Voir également la chronique de l'ami Deweysax:

http://jecritiquetout.canalblog.com/archives/2007/02/15/index.html

...ainsi que celle de l'ami Erwan:

http://misterwan.canalblog.com/archives/2007/03/15/index.html

samoura_s_aff

Vu à la télé

SAMOURAÏS

de Giordano Gederlini (2001)

Ha! que voilà un cas intéressant! Le nanar français bande encore joliment, comme en témoigne ce contemporain et redoutable "Samouraïs" dans lequel les occasions de se réjouir ne manquent certes pas, et d'un genre fusionnel tout à fait inédit qu'on pourrait qualifier de "polar fantastico-kung fu des banlieues", rien moins! Après quelques siècles de malfaisance et alors que ses pouvoirs s'amenuisent avec le temps, le démon japonais Shoshin Kodeni, que l'on reconnaît à la magnifique araignée tatouée en 3D sur son crâne, se réincarne à intervalles réguliers en engrossant une malheureuse. Preuve de son origine surnaturelle, le nouveau-né sort du ventre maternel dûment revêtu d'une couche-culotte, détail savoureux qui atteste de la zèderie incontestable de l'entreprise! Cette fois, le démon cacochyme vient achever son cycle à Paname, non sans avoir causé quelques dégâts et engrossé une fille du soleil levant dont le père - notez à quel point le scénar de Gederlini est pro! - est un flic dont l'ancêtre échoua à l'époque des samouraïs à éradiquer la précédente incarnation de l'entité, celle-là même qui est venue mourir au pays de Descartes et projette de s'y réincarner afin de lancer sur le marché "Dark Bushido", un jeu vidéo destiné à réduire les gamers à l'état de zombies bellicistes - vous suivez, là, ou je vous fais un organigramme? Ce pauvre keuf nippon se retrouve donc dans la cornélienne obligation de mettre à mort sa propre progéniture s'il veut empêcher la renaissance de l'affreux en Pampers. Plus facile à dire qu'à faire, vu que Paris grouille soudain de ninjas au service du mal, et qu'un tandem de lascars reubeux labellisés 9-3 et fanatiques de kickboxing s'est improvisé défenseur de la belle engrossée. Ces deux derniers, jouant sublimement faux après quelques semaines de stage chez un orthophoniste leur ayant inculqué le verlan et l'accent caillera, s'avèrent hautement picaresques! Y'en a un sérieux (le héros) tandis que l'autre joue les bouffons de service empilant les clowneries, comme par exemple perdre sa sketba au cours d'un kata homérique tandis qu'un ninja lui balance un shuriken: le spectateur incrédule voit alors la sketba volante intercepter le shuriken qui retourne se planter dans la tronche de l'agresseur, lequel décède peu dignement une Nike tanquée en travers de sa face!!! Voilà, c'était juste un exemple, et tout le reste est à l'avenant: vous dire si le spectacle est grandiose!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18671263&cfilm=28906.html

lara_croft_aff

Vu à la télé

LARA CROFT, TOMB RAIDER:

LE BERCEAU DE LA VIE

(Lara Croft, Tomb Rider:

The Craddle Of Life)

de Jan de Bont (2002)

Qu'est-ce que je pourrais vous dire de cette séquelle inutile? Qu'une adaptation de "Tetris" me semble plus pertinente, et promettait en tous cas d'être plus passionnante? Que les mercantiles ont une fois de plus baisé la gueule des geeks, pourtant très déçus par un opus 1 qui s'avéra un flop critique sans précédent, y compris auprès des pratiquants du jeu? Qu'il n'y avait rien à attendre de Jan de Bont, yes-man élevé au grain par les costard-cravate d'Hollywood qui succède ici à l'inconsistant Simon West, et par ailleurs réalisateur de nombre de navets aussi convenus que friqués ("Speed" 1 et 2, "Twister", sans oublier "Hantise", remake scandaleux massacrant le chef-d'oeuvre de Robert Wise "La Maison du Diable" - ça je ne le lui pardonnerai jamais!)? Que le concept même de Lara Croft - Indiana Jones en jupons vivant des péripéties à la James Bond - cherchait un peu trop à bouffer à tous les râteliers pour engendrer autre chose qu'une enfilade de lieux communs du cinéma d'aventure et d'action? Par le fait, les cascades se suivent et se ressemblent tout au long d'un scénario qui se résume à trouver des transitions de l'une à l'autre après avoir posé un McGuffin dont on se fout au moins autant que les scénaristes eux-mêmes. Comme on ne sait plus quoi inventer, on fait dans la surenchère systématique et on plonge joyeusement dans le ridicule, comme quand Lara bondit telle Spiderman d'un immeuble à l'autre pour accrocher un hélicoptère au passage. À part ça, elle donne dans le kung fu molasson, fait la course en moto avec Gerald Butler, plonge en combinaison suggestive et, comble de malheur, n'arbore même plus son fameux petit short moule-raie! Bref, on ne tarde pas à espérer qu'elle trouve rapidement le "Berceau de la Vie", afin qu'on puisse s'y allonger et pioncer tranquillement devant cette bouse indéfendable!

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18352228&cfilm=45685.html

colline_jac

DVD

LA COLLINE A DES YEUX

(The Hills Have Eyes)

de Wes Craven (1977)

Grande braderie chez Wild Side, où l'on trouve actuellement nombre de galettes à 9,99 €, dont ce classique de la série B des seventies sur lequel il me semble urgent de revenir. En effet, suite à la récente sortie du remake de notre Alexandre Aja national produit par Wes Craven himself (que je n'ai pas encore pu visionner, mais que j'augure excellent après avoir vu "Haute Tension" - voir rubrique "Séance interdite" - et si j'en juge par le buzz enthousiaste qu'il a suscité), certains esprits chagrins se croient autorisés à traîner l'original dans la boue et le qualifier de nanar surestimé. Certes la filmo en dents de scie de Craven, oscillant du navet au chef-d'oeuvre (voir à tout prix "L'Emprise des Ténèbres"), ainsi que l'enlisement de sa carrière dans le pop-corn-movie, apportent de l'eau au moulin de ses détracteurs. Toutefois, ces critiques certes justifiées me semblent déplacées dans le cas de "La Colline a des Yeux", en ce que ce deuxième opus de Craven, loin de se limiter à un simple film d'exploitation à petit budget, déploie une idée forte qu'il illustre d'une manière impeccable. En effet, lorsqu'il débarque en 1972 avec le controversé "La dernière Maison sur la Gauche", tourné essentiellement dans les bois avec un budget ridicule, Craven met tout le monde mal à l'aise avec ce film très près de l'os qui traite de vengeance, d'autodéfense, et surtout de la légitimité que confère le statut de victime à exercer l'une et l'autre. Avec cette oeuvre très nauséeuse et faussement complaisante, Craven parvenait à un constat pessimiste: quelles qu'en soient les raisons, et quelque justifiée qu'elle puisse paraître, l'exercice de la vengeance ne saurait qu'avilir ceux qui la pratiquent et les ravaler au rang de monstres sanguinaires. C'est le même discours, toutefois enrichi d'une dimension sociale, qu'illustre cinq ans plus tard "La Colline a des Yeux", sur le mode du survival. Sauf qu'ici, les victimes sont loin d'être innocentes puisqu'il est question d'une de ces familles de beaufs américains ne jurant que par l'autodéfense. Dès leur entrée dans le désert où ils vont se retrouver piégés, les mâles ont déjà envie d'en découdre: le père, flic à la retraite, ne manque pas une occasion d'exhiber son flingue, et le fils trimballe avec lui deux bergers allemands visiblement dressés pour l'attaque. Autant vous dire qu'ils vont trouver à qui parler, avec la tribu de dégénérés qui hantent les fameuses collines, desquels ils vont prendre quelques leçons sur l'art de massacrer son prochain! Dès lors, les rares survivants ne pourront sauver leur peau qu'en transcendant la folie meurtrière de leurs adversaires et en devenant pire qu'eux. L'arrêt sur image qui clôt très abruptement le film, nous montrant le fils s'acharnant hystériquement sur un cadavre avec la dernière sauvagerie, contredit incontestablement ceux qui ont vu ici (ainsi que dans "La dernière Maison sur la Gauche") une apologie de la violence gratuite dans ce qui est en fait une dénonciation du mal par le mal. Sans crier au chef-d'oeuvre, "La Colline a des Yeux" première version demeure malgré son âge et ses faibles moyens une série B nerveuse, efficace, palpitante et tout à fait représentative de cette catégorie de productions fauchées des années 70, dont le plus beau fleuron reste "Massacre à la Tronçonneuse", et qui savaient magnifiquement tourner leurs handicaps à leur avantage. Ainsi, l'amateurisme simulé et le grain du 16mm engendrent une esthétique crade qui provoque une certaine nausée chez le spectateur mal à l'aise, loin d'en faire le complice du déchaînement de violence auquel il assiste. Pour la petite histoire, on assiste également à la naissance d'une star de la série B horrifique en la personne de l'acteur acromégale Michael Berryman, qui nous offre une prestation de tueur dégénéré tout à fait savoureuse.

Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:

http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=33311.html

swamp_thing

Swamp Thing et Constantine: un duo qui a de l'avenir!

JLA

La JLA alternative d'Alan Davis

batman

Nostalgie: le très élégant Batman de Carmine Infantino

secte

L'un des pervers pépères de "La Secte sans Nom"

silence_des_agneaux_photo_54

Hannibal: c'est qu'il vous mordrait!

elephant_05

Le voile pudique jeté par Lynch sur "Elephant Man"

doom

"Doom" et son plan-séquence pour éjaculateurs précoces!

t3

T3: antisocial, tu perds tes boulons!

ticket

Kad et O., c'est pas un cadeau!

samoura_s

Le démon de "Samouraïs": une araignée dans le plafond!

lara_croft

Lara Croft: cascades et chutes de reins!

colline

Michael Berryman dans "La Colline a des Yeux": a star is born!