14 avril 2007
ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS... (Mars 07)
Fin de mois
ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS...
(ou: "Les rubriques auxquelles vous croyiez pouvoir échapper!)
Comics
SWAMP THING - L'INTÉGRALE
"Vol 3: La Malédiction"
par Alan Moore, Steven Bissette,
Rick Veitch & Stan Woch
(Delcourt - Avril 2005)
Alan Moore encore et toujours, avec la suite de cette intégrale qui n'en est pas une, puisque le volume 1 se concentrait essentiellement sur les épisodes originels et désormais classiques de Lein Wein et Berni Wrightson ("Swamp Thing, vol 1" #1 à 10), tandis que le volume 2 sautait directement au run historique de Moore qui débutait quelques dix ans plus tard dans le #20 de "Saga Of The Swamp Thing" (Janvier 84). Ce volume 3, qui prolonge directement le précédent, s'avère particulièrement indispensable en ce que, exception faite des deux épisodes intitulés "Le Dossier Tronche Atomique" ("Saga Of The Swamp Thing" #35-36) publiés jadis dans "Spectral", tout le reste de ce somptueux album est constitué de matériel absolument inédit en France. De plus, avec l'épisode "Schémas de Croissance" ("Saga Of The Swamp Thing" #37), on entre dans une ère nouvelle puisque ce chapitre inaugure un cycle intitulé "An American Gothic" qui va s'étendre sur plus d'un an et pas moins de quatorze numéros. Tout au long des neuf épisodes qui nous en sont ici proposés, Moore revisite avec son génie habituel le catalogue pourtant hyper codifié du gothisme classique (vampires, loups-garous, vaudou, maison hantée...) et parvient à nous surprendre en trouvant sa route au milieu d'un dédale de sentiers battus et rebattus, s'offrant au passage le luxe d'utiliser les thématiques basiques de l'horreur pour fustiger les tares de notre société (pollution nucléaire, racisme, machisme, lobby des armes...). Mais ce n'est pas tout: on croyait avoir tout vu avec ce que Moore avait déjà fait subir à cette pauvre Créature des Marais depuis le début de son run - allant dans sa redéfinition jusqu'à remettre en question la bible originelle instaurée par Wein et Wrightson - eh bien non! Gagnant de nouveaux pouvoirs, Swamp Thing continue à évoluer dans les directions les plus inattendues jusqu'à atteindre une dimension quasi cosmique, preuve que Moore ne se repose jamais sur ses lauriers et pousse sans arrêt ses héros en avant, contournant ainsi l'installation d'une routine qui a tué tant de séries: dans les comics de Moore, au contraire, rien ne peut jamais être tenu pour acquis, tout peut arriver et de préférence l'impensable! Ainsi, le cycle "An American Gothic" est aussi l'occasion de l'introduction d'un nouveau personnage dans l'univers DC, et qui sert ici de révélateur à la Swamp Thing new look: j'ai nommé le très insolite John Constantine, sorte de détective de l'occulte au cynisme charismatique, qui ne tardera pas à obtenir son propre comics "Hellblazer" (1) en Janvier 88 après avoir formé un véritable team-up avec notre héros végétal. Bref, quand je récapitule, je ne vois que d'excellentes raisons de se ruer sur cet album, d'autant plus qu'il n'y aura pas de volume 4 chez Delcourt. Reste à espérer que Panini, qui possède désormais l'exclusivité pour la distribution des titres DC en France - y compris la filiale "Vertigo" qui publie "Swamp Thing, vol 4" aux States depuis 2004 - donnera suite à cette entreprise de salut public, car on aimerait bien non seulement lire les derniers chapitres de "An American Gothic", mais également parvenir au moins au terme du run de Moore qui s'étendit jusqu'à "Swamp Thing, vol 2" #61 (2). Vu l'intérêt que Panini semble porter à l'oeuvre de Moore, je pense que l'on peut s'autoriser un certain optimisme. All together now: "Moore forever!"
Notes:
(1): Trois volumes parus chez Toth, regroupant les #146 à 163. Mention spéciale pour le vol 1, dessiné par l'icône Richard Corben.
(2): Il faut savoir qu'à partir du #39 (épisode "Histoire de pêcheur" dans notre album), le titre "Saga Of The Swamp Thing" est devenu "Swamp Thing, vol 2".
JLA: "Le Clou"
par Alan Davis
(Panini - coll "DC Anthologie - Décembre 2005)
Vous connaissez tous l'histoire du nez de Cléopâtre. Ben ici, c'est pareil: si seulement M. Kent n'avait pas roulé sur un clou, et si Mrs Kent avait laissé son mari changer sa roue au lieu de l'entraîner à faire des galipettes, eh bien on ne serait jamais entré dans cette réalité alternative totalement dépourvue de Superman... Du coup, on se prend à rêver à ce qu'il (ne) serait (pas) advenu si Mme Sarkozy avait fait une chute dans l'escalier durant sa grossesse: pas à dire, ça ouvrait des perspectives pour le troisième millénaire! Tandis que là, c'est le cas de le dire: des clous! Luthor n'a plus de prédateur, et par conséquent il prolifère, Nicolas Hulot vous expliquerait ça très bien... Résultat: vingt-quatre ans plus tard, le voilà maire de Metropolis, avec Jimmy Olsen comme bras droit, à lancer une campagne relayée par Perry White et le Daily Planet pour l'éradication des super-héros et autres méta-humains, épaulé en cela par une escouade de mystérieux colosses indestructibles. C'est bien simple, on se croirait presque dans "The Omac Project" (voir rubrique "Batman et Superman #6", ainsi que les "Mollards" de Novembre 2006) tant ça décanille grave chez les héros et les vilains, sauf que cet "elseworld" est sorti en 1998, soit sept ans avant la série sus-citée. Subséquemment, cette pauvre JLA se retrouve bien dans la merde: pas de Superman évidemment, puisque c'est là le concept pivot de l'oeuvre, mais également un Hawkman décédé et un Green Arrow réduit à l'état de paraplégique manchot et borgne qui épouse la campagne luthorienne, sans compter cette mystérieuse barrière infranchissable qui isole la Terre du reste de l'univers, un Joker quasi invincible qui fait du dégât et une humanité hostile à notre super-équipe à cause des manipulations médiatiques de ce bon vieux Lex. Mais la JLA compte une alliée de taille en la personne de Loïs Lane, qui mène l'enquête... Ce comics somptueux, où Alan Davis (voir rubrique: "Captain Britain: La Fin du Monde") cumule les fonctions de scénariste et de dessinateur, sait nous captiver efficacement d'un bout à l'autre par les nombreuses et surprenantes péripéties qu'il enchaîne jusqu'au coup de théâtre final. Son style plein de fraîcheur, que d'aucuns qualifient d'"old school", nous change agréablement par sa clarté et sa précision narratives des embrouillaminis modernes surdécoupés et souvent confus à la Geoff Johns, sans pour autant être moins riche ou moins complexe dans le développement des intrigues. Tout est dans l'art de conter et pour le coup, Davis s'avère aussi bon scénariste que dessinateur. J'espère que "Le Clou 2", que je n'ai pas encore lu, sera aussi réussi que ce premier volume hautement recommandable.
Comics
BATMAN 1964-1965
par Ed Herron, Gardner Fox, Bill Finger,
Carmine Infantino & Sheldon Moldoff
(Panini - coll "Archives DC" - Novembre 2006)
Panini poursuit avec ce second volume d'archives son intégrale du Silver Age de Batman. On peut certes déplorer que, contrairement à leur habitude, le trust français du comics ne se soit pas placé sur ce coup dans la continuité des défuntes éditions SEMIC qui nous avaient proposé un volume d'archives regroupant les toutes premières aventures du Dark Knight (période 1939-1941 - "Detective Comics #27-50). Mais on ne va pas non plus cracher dans la soupe, d'autant que l'année 1964, charnière entre le Golden et le Silver Ages, constitue de l'avis de tous les spécialistes un millésime de choix dans la carrière de la chauve-souris. C'est en effet l'époque où le rédacteur Julius Schwartz, que certains considèrent un peu comme le Stan Lee de DC et qui a déjà opéré les sauvetages des titres "Flash" et "Green Lantern", est appelé à la rescousse d'un Batman dont les ventes chutent inexorablement. Le premier volume, centré sur la période allant de Mai à Novembre 1964, nous montrait comment Schwartz avait ramené Batman, devenu une sorte de réplique sans âme de Superman, dans sa bonne ville de Gotham City, consommant un retour aux sources qui permettait à notre héros de redevenir ce qu'il était, à savoir "le meilleur détective du monde". Combattant à nouveau une pègre toujours plus inventive et résolvant les intrigues les plus tarabiscotées, plutôt que de se perdre dans l'espace ou dans le temps où il n'avait rien à foutre, Batman se voit en outre gratifié d'un nouveau look et surtout d'un nouveau dessinateur sur le titre "Detective Comics" en la personne de la légende Carmine Infantino, tandis que le créateur Bob Kane continue à officier sur le comics "Batman". Malgré tout le respect que l'on doit à Kane, il reste de son propre aveu un piètre dessinateur, et son style très figé doit énormément à l'excellent encreur Joe Giella qui en relève considérablement le niveau. De ce fait, le dynamisme des dessins d'Infantino, couplé aux innovations de Schwartz, emporte immédiatement l'adhésion des lecteurs. Ce nouveau volume, centré principalement sur l'année 1965, voit la révolution schwartzienne se poursuivre tranquillement et gagner encore en qualité. Bob Kane se fait gentiment évincer alors qu'arrive Sheldon Moldoff, dessinateur injustement oublié qui fut pourtant l'un des artisans les plus fidèles de ce Batman du Silver Age. Côté scénar, on conserve Bill Finger, co-créateur du Dark Knight, et le très productif Gardner Fox, qui assista également Kane dès les premiers numéros: on saluera leur longévité, car à l'époque cela fait tout de même un quart de siècle que ces deux-là planchent sur Batman. Ajoutez le prolifique Ed "France" Herron que Schwartz apporte dans ses cartons - et qui décèdera hélas l'année suivante - et vous obtenez un staff de scénaristes au petit poil. Le reste appartient à la légende: la même année, le producteur William Dozier découvre le Batman de Schwartz et, conquis, lance sa célèbre et frappadingue série télé, bientôt prolongée par un long métrage tout aussi loufoque, signé Leslie H. Martinson, qui brillera longtemps au firmament des nanars kitchissimes. La Batmania est en marche, et pour un bon moment!
ANATOMIE (Anatomy)
de Stefan Rudowitzky (2000)
Ach! Du slasher teuton, ça vous branche-t'y? C'est l'histoire de la secte des "Anti-Hippocrate", une bande d'hypocrites qui prétextent les progrès de la médecine au détriment de la déontologie pour jouer du scalpel à tort et à travers sur leurs pauvres patients. Et patients, il faut l'être pour supporter les poursuites mollassonnes tout au long des couloirs d'un campus de mes deux (cine!), dans laquelle échoue une oie blanche qui, comme de bien entendu, va se coller dans la mouise en fourrant son nez là où il ne faut pas. Du tout venant, assez peu passionnant pour ne pas dire franchement chiant, sur un canevas inspiré de l'oeuvre controversée de Gunther von Hagens, sculpteur dont les expositions de macchabs écorchés et plastifiés défrayèrent récemment la chronique outre-rhénane. Quoi qu'il en soit, l'homme a ses disciples chez les responsables des SFX qui nous offrent la seule image digne d'intérêt de ce navet hospitalier avec la meuf plastifiée du final: bravo les gars, pas à dire, c'est de la belle ouvrage! Pour le reste, ben c'est du packaging à la M6, ils en ont des containers entiers comme ça!
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Vu à la télé
LA SECTE SANS NOM (Los Sin Nombre)
de Jaume Balagueró (2000)
Attention, chef-d'oeuvre absolu! Il s'agit là du premier fait d'armes remarqué d'un jeunot particulièrement représentatif de la vitalité du nouveau cinéma fantastique espagnol, et qui a depuis gagné ses galons de maître du genre avec des perles telles que "Darkness" (2002) et surtout "Fragile" (2005), chroniqué ici même, magnifique ghost-movie scandaleusement ignoré par nos distributeurs franchouillards. Dès ce premier film, Balagueró travaille près de l'os, près de l'âme, et s'affirme comme l'un des cinéastes les plus dérangeants qu'on ait vus depuis longtemps. Obsédé par le thème de l'enfance martyrisée, comme le confirmeront ses deux opus suivants, Balagueró ouvre sur des images difficilement soutenables: le corps d'une fillette atrocement mutilé, en état de décomposition avancé, tiré d'un puisard putride puis impitoyablement exposé sur une table de dissection, comme pour bien nous prévenir que rien ne nous sera épargné... C'est donc passablement ébranlés que nous entrons dans ce cauchemar éveillé qu'est "La Secte sans Nom". De l'horreur physique, nous passons alors à l'horreur mentale, celle des parents de la fillette que l'on réveille en pleine nuit et qui, au bout du rouleau et traînant leur pauvre vie devenue absurde, traversent un petit matin pluvieux en direction de la morgue, où les attend le pire. La réapparition soudaine de l'enfant des années plus tard, alors que le couple s'est séparé, annoncée par un coup de téléphone adressé à la mère qui survit tant bien que mal en léchant ses blessures, entraîne celle-ci en compagnie d'un ex-flic veuf et souffreteux sur la piste de cette fille qui lui est miraculeusement rendue. Réalisé avec une langueur sadique qui en rend chaque minute particulièrement éprouvante, cultivant un climat glauque qui laisse loin derrière des modèles du genre tels "Seven" ou "Le Silence des Agneaux", construisant un escalier vers l'enfer que nos deux héros descendent pas à pas, rencontrant à chaque palier les personnages les plus pervers et les indices les plus morbides, "La Secte sans Nom" nous amène lentement mais sûrement jusqu'à un twist final d'une atrocité peu commune qui nous laisse abasourdis, sonnés, révoltés, révulsés et durablement nauséeux. Impitoyable tant pour ses héros que pour le spectateur, Balagueró signe avec ce monument de cruauté psychologique un thriller horrifique assez définitif et plus noir que noir: le nouvel étalon du genre!
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LE COLLÈGE DE L'ANGOISSE
(Klassenziel Mord)
de Mickaël Rowitz (1997)
Ça commence assez chaud avec une beauté teutonne et tétonnée qui t'étonne en trottinant en tenue ténue, toute nue devant toi tout ému (Patchworkman SARL, assonances en tous genres, ouvert 24h sur 24, petits prix!). Adonc, on se dit in petto qu'on est tombé sur un bon vieux boulard déguisé en polar, surtout que la belle impudique se baguenaude ainsi en tenue d'Ève durant cinq bonnes minutes, s'exposant sous toutes les coutures avant de s'alanguir dans son bain, et ça dure comme ça jusqu'à ce qu'elle décède en suçotant un Mon Chéri (je parle d'un chocolat, bande d'obsédés!) empoisonné. En fait, c'est là que se situe toute l'arnaque: on te racole dès l'ouverture comme un vulgaire micheton avec une bonne scène de ulc, et... ça s'arrête là! Tout ce qui suit est donc un vrai polar, de la famille des whodunit pour être précis, qui tourne au fantastique sur son extrême fin et tout au long duquel on va s'interroger ferme pour démasquer l'assassin de cette pauvre prof de maths qui se donnait à mater. Oui, car notre exhibitionniste exerçait ce noble métier au sein - si j'ose dire - d'un collège pour gosses de riches installé dans un vénérable manoir tout ce qu'il y a de plus lugubre. Qui a donc fait le coup? le prof de gym queutard? la directrice peau de vache? sa secrétaire jalouse? ou ce jeune surdoué particulièrement pervers? Pour du téléfilm allemand, c'est tout à fait honnête et on suit sans trop d'ennui cette histoire où les morts violentes s'accumulent et où on nous ballade d'un coupable potentiel à l'autre. Le réalisateur fait même un louable effort de mise en scène, ce qui n'est pas courant dans ce genre de productions des plus modestes. De toutes façons, depuis que j'ai vu "Ghost Rider", tout me paraît merveilleux! Comme disait Cioran: "comment peux-tu prétendre à la joie, toi qui n'as pas désespéré?"
Vu à la télé
LE SILENCE DES AGNEAUX
(The Silence Of The Lambs)
de Jonathan Demme (1990)
Si l'on excepte "Le Sixième Sens" de Michael Mann (1), petit chef-d'oeuvre scandaleusement passé inaperçu qui adaptait brillamment le roman "Dragon Rouge", c'est avec "Le Silence des Agneaux" que naît véritablement le mythe d'Hannibal Lecter. Devenu immédiatement culte, le film de Jonathan Demme élève les livres de Thomas Harris au rang de best-sellers et engendre au cinéma une franchise dont la qualité, hélas, ne cesse de décroître bien que le public soit toujours au rendez-vous. Au-delà, il s'agit également d'une oeuvre pionnière à l'origine de la mode du film "de profilers", sous-genre depuis surexploité et décliné à la télé dans une multitudes de séries plus ou moins réussies. À ce titre, "Le Silence des Agneaux" est un archétype, souvent imité, jamais égalé. Se payant le luxe d'une fidélité exemplaire au roman dont il est issu, le film parvient à en restituer à la perfection l'atmosphère déprimante et poisseuse, ainsi qu'à rendre compte grâce à une mise en scène au cordeau de la complexité des rapports pervers d'attraction / répulsion qui se nouent entre Hannibal et Starling. Le couple Jody Foster / Anthony Hopkins, en parfaite osmose, engendre par son jeu une profondeur psychologique à laquelle seules peuvent prétendre les plus grands. La performance est d'autant plus remarquable qu'elle est exécutée tout en sobriété et en économie, évitant cette fâcheuse tendance au sur-jeu qui est hélas bien trop souvent l'apanage du cinéma américain. Jodie Foster parvient comme personne à faire glisser les ombres sur son visage et à nous communiquer le moindre tressaillement de son âme tourmentée, tour à tour séduite et révulsée par un Anthony Hopkins manipulateur à souhaits, lequel sait magnifiquement ébrécher son rictus lorsque son personnage tombe à son tour sous le charme de sa victime. Notons que ce dernier se montre ici bien moins cabotin que dans les deux épisodes suivants, ce qui laisse supposer que Demme est aussi un excellent directeur d'acteurs. Sa mise en scène prend son temps pour mieux nous enliser dans l'atmosphère de cauchemar éveillé qu'il instaure en totale adéquation avec l'oeuvre d'Harris, mais sait également accélérer lorsqu'il s'agit de nous chahuter dans les moments de bravoure, tels la spectaculaire évasion d'Hannibal ou le face à face final dans l'obscurité de l'antre putride de Buffalo Bill. On se souviendra longtemps de la manière dont ce climax est amené, nous bluffant magistralement en nous laissant croire par un montage haletant que Starling et les agents du FBI convergent vers la maison du tueur alors qu'il n'en est rien: complètement déstabilisé par les fausses apparences de ce mensonge cinématographique superbement réalisé, le spectateur n'en ressent que plus intensément la solitude et la vulnérabilité de l'héroïne face au monstre qu'elle traque, et se retrouve parfaitement mis en condition pour la séquence de l'affrontement qui s'ensuit, littéralement suffocante. Quant à l'ultime plan, nous montrant Hannibal se fondant peu à peu dans une foule filmée en plan fixe et en temps réel, il est tout simplement magique. Bref, un classique!
Note
(1): À ne pas confondre cet autre chef d'oeuvre homonyme qu'est le célèbre film de M. Night Shyamalan. Le film de Mann se trouve en DVD sous son titre original "Manhunter", et l'ami Nio vous le chronique ici:
http://dvdtator.canalblog.com/archives/2007/02/02/3875634.htlm
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Vu à la télé
ELEPHANT MAN
de David Lynch (1980)
1981: après "Eraserhead", oeuvre d'étudiant insolite, dérangeante et surréaliste aux allures de "Chien andalou", le jeune David Lynch casse la baraque à Avoriaz en remportant le Grand Prix avec "Elephant Man", performance qu'il renouvellera en 1987 avec "Blue Vevet", film dans lequel il trouve et asseoit le style inimitable qui fera de lui l'un des cinéastes majeurs de la fin du millénaire. Sur le même sujet - que l'on pourrait intituler: "de la monstruosité des humains et de l'humanité des monstres" - Lynch concurrencie voire égale l’un des monuments du Septième Art, j’ai nommé "La monstrueuse Parade" (1), chef-d'oeuvre incontournable du grand Tod Browning (1932), auteur génialissime dont on peut également citer "Le Club des Trois" (1925) et le sublime "L'Inconnu" (1927), tournant autour de la même thématique. Ambiance à la Dickens, noir et blanc somptueux et expressionniste aux nuances littéralement ciselées par le chef op' Freddie Francis (bien connu des fans de la Hammer en tant que scénariste et réalisateur), duo d'acteurs en état de grâce avec un Anthony Hopkins bouleversant de compassion et un John Hurt transcendant de son humanité blessée un maquillage pourtant très lourd, tout contribue à faire de ce deuxième opus de Lynch le point de départ d'une longue lignée de chefs-d'oeuvre insolites. L'Angleterre victorienne est rendue à la perfection, tant dans sa composante aristocratique que dans le compte-rendu social sans concessions qui est donné de l'univers des classes miséreuses. À ce sujet, il est important de noter que c'est le bon peuple, perverti par la lutte quotidienne pour sa survie et contre une misère gangrénante, ne pouvant de par sa condition se permettre le LUXE de la compassion, qui montre le plus de cruauté envers l'infortuné héros. À cet égard, John Merrick apparaît bien comme la victime expiatoire et innocente sur laquelle vient se cristalliser, selon l'expression consacrée, "toute la misère du monde", dont l'inhumanité révoltante ici dénoncée n'est jamais que le corollaire inévitable. Triste constat magistralement asséné par un Lynch qui réinvente le mélodrame au moyen d'une émotion sincère et exacerbée ne versant jamais dans le dégoulinant ni la manipulation de sentiments. Superbe et éprouvant.
Note
(1): Plus connu des cinéphiles sous son titre original: "Freaks".
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Vu à la télé
DOOM
de Andrzej Bartkowiak (2005)
Et allons donc! Encore une bouse issue de l'industrie des jeux vidéo. Ça se passe sur Mars, dans une station scientifique pleine des inévitables couloirs dans lesquels errent des zombies équarisseurs, fruits d'une mutation à base de gènes E.T. ou quelque chose du même tonneau. Reste plus qu'à lâcher dans le dédale une escouade de crânes rasés musculeux et bardés de gros flingues, menés par l'ex-catcheur décérébré "The Rock", et c'est parti pour une heure et demie de mitraillages pour peine-à-jouir. Le tâcheron Andrzej Bartkowiak emballe ça branchouille, c'est-à-dire qu'il prend sa caméra pour un mixer à cocktails, émince la pelloche au montage, dissout le tout dans une pénombre bleuâtre, et tente de faire passer ce salmigondis confus pour une mise en scène. Clou du spectacle, dont Bartkowiak ne semble pas peu fier: dix minutes de caméra subjective fonçant dans les couloirs avec un canon de flingue dans l'axe, censées nous identifier avantageusement au héros qui massacre tout ce qui bouge dans de grandes gerbes sanguinolentes. Zombies malfaisants ou pas, ce plan-séquence ressemble beaucoup trop à une ratonnade pour que je puisse personnellement m'y identifier sans me sentir complice de quelque chose de très glauque. La question que je me pose, et là je lance le débat, est: les videogamers, et particulièrement ceux de la catégorie "shoot 'em all", sont-ils réellement aussi débiles que ce genre de productions tend à nous le faire croire?
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Voir également la chronique de l'ami Deweysax:
http://jecritiquetout.canalblog.com/archives/2007/02/09/index.html
Vu à la télé
TERMINATOR 3:
LE SOULÈVEMENT DES MACHINES
(Terminator 3: Rise Of The Machines)
de Jonathan Mostow (2003)
Héritant de la lourde tâche de succéder aux deux actioners explosifs de James Cameron, Jonathan Mostow ne prend pas de risques, nous la joue fonctionnaire et nous pond une copie conforme de T2 à partir d'un scénario cloné. Tout y est: débarquement des protagonistes à oilpé, séquence interminable de poursuite motorisée avec canardage intensif et destruction massive de mobilier urbain, démontage progressif du Terminator qui perd ses boulons deux plombes durant pour terminer à la casse, course contre la montre finale, etc, etc... La parité y gagne avec un adversaire de sexe féminin très inspiré de "La Mutante" de Roger Donaldson - en voilà, une trouvaille! - et l'on n'oublie pas quelques touches autoparodiques du meilleur goût - Schwarzie avec des lunettes de tafiole: hilarant, non? Les producteurs sont contents, tout le pognon déboursé est à l'écran sous forme de prouesses pyrotechniques, cascades et autres tôles froissées. Pas à dire, ça en jette. Mais qu'est-ce qu'on s'emmerde!
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Vu à la télé
UN TICKET POUR L'ESPACE
d'Éric Lartigau (2005)
En règle générale, le passage de nos comiques (?) franchouillards au cinéma se solde immanquablement par un foirage, et il serait temps pour nos producteurs de se rendre compte que l'efficacité d'un sketch exécuté en dix minutes sur scène se dilue irrémédiablement dans un format d'une heure et demie, question de rythme. Nonobstant les cachets substantiels qu'ils empochent, nos stars du rire se retrouvent, en tant que comédiens, régulièrement cocus dès qu'ils quittent les planches pour les studios. Mais les producteurs ils s'en foutent, ce qui les intéresse c'est d'avoir une tête d'affiche bankable et bien rôdée à la télé pour racoler le public de Télébouygues, et ledit public s'en fout pareillement puisque voir la tronche de Gad Elmaleh ou d'Éric et Ramzy suffit à le faire se rouler par terre, c'est un réflexe pavlovien! Et surtout, n'allez pas raconter en société que "Les Visiteurs" vous a consternés, car vous vous verriez accusés d'être au mieux des culs serrés, au pire de sales intellos prétentieux méprisant le cinéma populaire! Ici, c'est Kad et O. qui s'y collent, avec toutefois un sérieux handicap par rapport à leurs semblables: déjà, au naturel, et avant que de se retrouver embringués dans un long métrage, ils sont à peu près aussi drôles qu'un cancer du foie! À tel point d'ailleurs qu'ils se sentent dans l'obligation de prendre un air entendu dès qu'ils laissent tomber une vanne, et quand je dis un air entendu, je pense plutôt à quelque chose du genre buzzer ou gyrophare! Pas grave, le public de Télébouygues est conditionné à rigoler et à applaudir dès que le signal s'allume... Bref cette histoire de loto où l'on gagne un voyage dans l'espace, qui tire à la ligne autant qu'elle peut et émaillée de gags pompés sans vergogne sur les productions ZAZ à la "Y a-t-il un Pilote dans l'Avion?" nous laisse durablement consternés. Le temps passant, le film devient pathétique à force d'essayer de nous arracher un sourire et de cultiver les bons sentiments pour emporter le vote de la ménagère. Moi-même, j'aurais bien aimé avoir un peu de repassage à faire durant la diffusion de ce navet majuscule, juste histoire de me faire moins chier! Ah je vous jure, c'est à regretter Louis de Funès!
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Voir également la chronique de l'ami Deweysax:
http://jecritiquetout.canalblog.com/archives/2007/02/15/index.html
...ainsi que celle de l'ami Erwan:
http://misterwan.canalblog.com/archives/2007/03/15/index.html
Vu à la télé
SAMOURAÏS
de Giordano Gederlini (2001)
Ha! que voilà un cas intéressant! Le nanar français bande encore joliment, comme en témoigne ce contemporain et redoutable "Samouraïs" dans lequel les occasions de se réjouir ne manquent certes pas, et d'un genre fusionnel tout à fait inédit qu'on pourrait qualifier de "polar fantastico-kung fu des banlieues", rien moins! Après quelques siècles de malfaisance et alors que ses pouvoirs s'amenuisent avec le temps, le démon japonais Shoshin Kodeni, que l'on reconnaît à la magnifique araignée tatouée en 3D sur son crâne, se réincarne à intervalles réguliers en engrossant une malheureuse. Preuve de son origine surnaturelle, le nouveau-né sort du ventre maternel dûment revêtu d'une couche-culotte, détail savoureux qui atteste de la zèderie incontestable de l'entreprise! Cette fois, le démon cacochyme vient achever son cycle à Paname, non sans avoir causé quelques dégâts et engrossé une fille du soleil levant dont le père - notez à quel point le scénar de Gederlini est pro! - est un flic dont l'ancêtre échoua à l'époque des samouraïs à éradiquer la précédente incarnation de l'entité, celle-là même qui est venue mourir au pays de Descartes et projette de s'y réincarner afin de lancer sur le marché "Dark Bushido", un jeu vidéo destiné à réduire les gamers à l'état de zombies bellicistes - vous suivez, là, ou je vous fais un organigramme? Ce pauvre keuf nippon se retrouve donc dans la cornélienne obligation de mettre à mort sa propre progéniture s'il veut empêcher la renaissance de l'affreux en Pampers. Plus facile à dire qu'à faire, vu que Paris grouille soudain de ninjas au service du mal, et qu'un tandem de lascars reubeux labellisés 9-3 et fanatiques de kickboxing s'est improvisé défenseur de la belle engrossée. Ces deux derniers, jouant sublimement faux après quelques semaines de stage chez un orthophoniste leur ayant inculqué le verlan et l'accent caillera, s'avèrent hautement picaresques! Y'en a un sérieux (le héros) tandis que l'autre joue les bouffons de service empilant les clowneries, comme par exemple perdre sa sketba au cours d'un kata homérique tandis qu'un ninja lui balance un shuriken: le spectateur incrédule voit alors la sketba volante intercepter le shuriken qui retourne se planter dans la tronche de l'agresseur, lequel décède peu dignement une Nike tanquée en travers de sa face!!! Voilà, c'était juste un exemple, et tout le reste est à l'avenant: vous dire si le spectacle est grandiose!
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Vu à la télé
LARA CROFT, TOMB RAIDER:
LE BERCEAU DE LA VIE
(Lara Croft, Tomb Rider:
The Craddle Of Life)
de Jan de Bont (2002)
Qu'est-ce que je pourrais vous dire de cette séquelle inutile? Qu'une adaptation de "Tetris" me semble plus pertinente, et promettait en tous cas d'être plus passionnante? Que les mercantiles ont une fois de plus baisé la gueule des geeks, pourtant très déçus par un opus 1 qui s'avéra un flop critique sans précédent, y compris auprès des pratiquants du jeu? Qu'il n'y avait rien à attendre de Jan de Bont, yes-man élevé au grain par les costard-cravate d'Hollywood qui succède ici à l'inconsistant Simon West, et par ailleurs réalisateur de nombre de navets aussi convenus que friqués ("Speed" 1 et 2, "Twister", sans oublier "Hantise", remake scandaleux massacrant le chef-d'oeuvre de Robert Wise "La Maison du Diable" - ça je ne le lui pardonnerai jamais!)? Que le concept même de Lara Croft - Indiana Jones en jupons vivant des péripéties à la James Bond - cherchait un peu trop à bouffer à tous les râteliers pour engendrer autre chose qu'une enfilade de lieux communs du cinéma d'aventure et d'action? Par le fait, les cascades se suivent et se ressemblent tout au long d'un scénario qui se résume à trouver des transitions de l'une à l'autre après avoir posé un McGuffin dont on se fout au moins autant que les scénaristes eux-mêmes. Comme on ne sait plus quoi inventer, on fait dans la surenchère systématique et on plonge joyeusement dans le ridicule, comme quand Lara bondit telle Spiderman d'un immeuble à l'autre pour accrocher un hélicoptère au passage. À part ça, elle donne dans le kung fu molasson, fait la course en moto avec Gerald Butler, plonge en combinaison suggestive et, comble de malheur, n'arbore même plus son fameux petit short moule-raie! Bref, on ne tarde pas à espérer qu'elle trouve rapidement le "Berceau de la Vie", afin qu'on puisse s'y allonger et pioncer tranquillement devant cette bouse indéfendable!
Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18352228&cfilm=45685.html
DVD
LA COLLINE A DES YEUX
(The Hills Have Eyes)
de Wes Craven (1977)
Grande braderie chez Wild Side, où l'on trouve actuellement nombre de galettes à 9,99 €, dont ce classique de la série B des seventies sur lequel il me semble urgent de revenir. En effet, suite à la récente sortie du remake de notre Alexandre Aja national produit par Wes Craven himself (que je n'ai pas encore pu visionner, mais que j'augure excellent après avoir vu "Haute Tension" - voir rubrique "Séance interdite" - et si j'en juge par le buzz enthousiaste qu'il a suscité), certains esprits chagrins se croient autorisés à traîner l'original dans la boue et le qualifier de nanar surestimé. Certes la filmo en dents de scie de Craven, oscillant du navet au chef-d'oeuvre (voir à tout prix "L'Emprise des Ténèbres"), ainsi que l'enlisement de sa carrière dans le pop-corn-movie, apportent de l'eau au moulin de ses détracteurs. Toutefois, ces critiques certes justifiées me semblent déplacées dans le cas de "La Colline a des Yeux", en ce que ce deuxième opus de Craven, loin de se limiter à un simple film d'exploitation à petit budget, déploie une idée forte qu'il illustre d'une manière impeccable. En effet, lorsqu'il débarque en 1972 avec le controversé "La dernière Maison sur la Gauche", tourné essentiellement dans les bois avec un budget ridicule, Craven met tout le monde mal à l'aise avec ce film très près de l'os qui traite de vengeance, d'autodéfense, et surtout de la légitimité que confère le statut de victime à exercer l'une et l'autre. Avec cette oeuvre très nauséeuse et faussement complaisante, Craven parvenait à un constat pessimiste: quelles qu'en soient les raisons, et quelque justifiée qu'elle puisse paraître, l'exercice de la vengeance ne saurait qu'avilir ceux qui la pratiquent et les ravaler au rang de monstres sanguinaires. C'est le même discours, toutefois enrichi d'une dimension sociale, qu'illustre cinq ans plus tard "La Colline a des Yeux", sur le mode du survival. Sauf qu'ici, les victimes sont loin d'être innocentes puisqu'il est question d'une de ces familles de beaufs américains ne jurant que par l'autodéfense. Dès leur entrée dans le désert où ils vont se retrouver piégés, les mâles ont déjà envie d'en découdre: le père, flic à la retraite, ne manque pas une occasion d'exhiber son flingue, et le fils trimballe avec lui deux bergers allemands visiblement dressés pour l'attaque. Autant vous dire qu'ils vont trouver à qui parler, avec la tribu de dégénérés qui hantent les fameuses collines, desquels ils vont prendre quelques leçons sur l'art de massacrer son prochain! Dès lors, les rares survivants ne pourront sauver leur peau qu'en transcendant la folie meurtrière de leurs adversaires et en devenant pire qu'eux. L'arrêt sur image qui clôt très abruptement le film, nous montrant le fils s'acharnant hystériquement sur un cadavre avec la dernière sauvagerie, contredit incontestablement ceux qui ont vu ici (ainsi que dans "La dernière Maison sur la Gauche") une apologie de la violence gratuite dans ce qui est en fait une dénonciation du mal par le mal. Sans crier au chef-d'oeuvre, "La Colline a des Yeux" première version demeure malgré son âge et ses faibles moyens une série B nerveuse, efficace, palpitante et tout à fait représentative de cette catégorie de productions fauchées des années 70, dont le plus beau fleuron reste "Massacre à la Tronçonneuse", et qui savaient magnifiquement tourner leurs handicaps à leur avantage. Ainsi, l'amateurisme simulé et le grain du 16mm engendrent une esthétique crade qui provoque une certaine nausée chez le spectateur mal à l'aise, loin d'en faire le complice du déchaînement de violence auquel il assiste. Pour la petite histoire, on assiste également à la naissance d'une star de la série B horrifique en la personne de l'acteur acromégale Michael Berryman, qui nous offre une prestation de tueur dégénéré tout à fait savoureuse.
Cliquez sur le lien pour voir la bande-annonce:
http://www.commeaucinema.com/bandes-annonces=33311.html
Swamp Thing et Constantine: un duo qui a de l'avenir!
La JLA alternative d'Alan Davis
Nostalgie: le très élégant Batman de Carmine Infantino
L'un des pervers pépères de "La Secte sans Nom"
Hannibal: c'est qu'il vous mordrait!
Le voile pudique jeté par Lynch sur "Elephant Man"
"Doom" et son plan-séquence pour éjaculateurs précoces!
T3: antisocial, tu perds tes boulons!
Kad et O., c'est pas un cadeau!
Le démon de "Samouraïs": une araignée dans le plafond!
Lara Croft: cascades et chutes de reins!
Michael Berryman dans "La Colline a des Yeux": a star is born!
Commentaires
Bha lavache quand tu postes toi ca rigole pas! Je me casse une ou deux semaine et pouf trois mille truca lire, c'est cool! I will be back dixit T1000
Ouffffff !
Putain Patch' je t'ai presque cru mort, nous refait plus un coup comme ça ! :)
Vincent Mc Doom ? Où ça du muscle, rien dans la tête ?
Bon le gamer en moi se sent visé. Alors j'apporte une réponse très simple...
"La question que je me pose, et là je lance le débat, est: les videogamers, et particulièrement ceux de la catégorie "shoot 'em all", sont-ils réellement aussi débiles que ce genre de productions tend à nous le faire croire?"
La réponse est non, ce sont souvent nos adorables producteurs qui dans un souci de se remplir toujours plus les poches et bien sûr ne jouent nullement aux jeux vidéos qui décident que "oh tiens ça ferait bien une chouette adaptation". Sur ce, le directeur marketing (qui a vu le jeu tourner sur la dernière bêbête de salon de chez Billouz, la x-box) suggère l'idée de reprendre comme dans le jeu originel, une vue a la première personne vaguement subjective, un peu comme si le spectateur tenait le flingue sur ses doigts. Le tout sur fond de musique techno a deux balles que l'on ne trouve pas du tout dans le jeu. D'ailleurs, Les Doom récents ou vieux (pixellisé sur mac, un vrai bonheur pour mon enfance sanguignolante) n'ont pas de fond sonore à la rythmique métalloïde décérébrée censée donner au joueur la puissance de son gros flingue éjaculant les balles a chaque coup de butoir sur la chair (qu'on a souvent dit triste) et molle d'une pauvre créature mutante juste là de passage pour payer ses impôts (bon on arrête les allusions psychanalytiques et sexuelles là...).
En gros, un film fait par des mecs qui ne jouent pas aux jeux, ne ressentent rien des jeux (normal, ils n'y ont pas joués), ne comprennent rien des jeux (encore qu'un shoot'em'up c'est souvent que du bourrinage on me dira, je suis d'accord mais y'a quand même un petit fond d'histoire pour un chtit Duke Nukem sorti des fagots ou un bon vieux Wolfenstein). Cerise sur le gâteau comme dans bien des cas, ces gens là s'adressent à un public bien particulier, le joueur.
Lequel grogne puisqu'a chaque fois l'essence même de ce qui fait le jeu est lamentablement trahie.
Il n'y a qu'a voir les adaptations de jeux vidéos. Les ratages s'accumulent plus qu'ailleurs.
Allez, on récapitule rapidement de mémoire.
*Super mario Bros > Bon Bob Hoskins est rigolo donc ça se regarde gentiment.
*Alien vs Predator > On reprend à la fois les comics et les jeux vidéos. Résultat : une grosse merdouille. Normal c'est fait par le gars qui a fait...
*....Resident Debile. Ah non, Evil. > Bon ben c'est nul, désolé.
*Resident evil 2 > 2 fois plus nul au cas où on aurait pas compris.
*Resident evil 3 > il sort bientôt au cinéma, on va être encore gâté mes amis.
* Street fighter > Pour fans de Jean Claude. Sinon l'histoire en elle-même fait très bisounours. Le comble pour un mythe du jeu de baston dont j'ai rejoué ce week end sur la super nintendo de mon ex...
* Mortal Kombat > Pour fans de Christophe Lambert. Là ça se réduit. Jean Claude nous fait bien marrer, lui.
* Silent Hill > Mouais. Au vu de tout ce qu'on a subi, c'est celui qui s'en sort le mieux...Pas étonnant !
Prochains ratages en vue : Soulcalibur en film. Ayaie. Là il va y avoir des meurtres si c'est encore raté...
Voilà j'espère que ma verve a pu apporter un semblant de réponse a un débat aussi vieux que le crédo parental du "mais les jeux vidéos rendent ils bien débiles nos enfants oui ou non ?"... :)
Bon sinon...
Lara croft > Tiens oublié de le rajouter dans les daubes vidéoludiques. Bon ben voilà.
Entièrement d'accord avec toi là dessus.
Samouraïs > rrzzzzzZZzzzzz....Film couillon....zzZZzzzzzz.... Et tant qu'a rester dans les jeux vidéos (Samouraï n'en a même pas l'envergure tss tss...), évite le film "gamer". D'ailleurs c'est une production Besson, voilà un avertissement qui donnerait des cheveux hérissés de peur a n'importe quel chauve du bois de Boulogne, si, si !
Elephant Man > très grand film qu'on aurait tendance a oublier de nos jours. Réhabilitons ce superbe mélodrame.
D'ailleurs le fan de Moore que tu es, a sûrement remarqué que l'elephant man de "from hell" (comics hein) ressemble trait pour trait a celui de Lynch.
Bon vais faire dodo. Content que tu sois de retour parmi nous.
pour la Crevette Zombie
Ouais, c'est surtout que ce blog a accumulé un retard considérable, d'où les posts à rallonge! Tu reviens quand tu veux, j'attends tes réactions avec impatience.
pour Nio
Mort? Moi?
Comme dit HPL:
"N'est pas mort ce qui à jamais dort,
Et dans d'étranges éternités même la mort peut mourir" (Necronomicon)
Bien. Je vois que le débat sur les vidéogames est bel et bien lancé. C'était évidemment le but de cette petite phrase quelque peu provocatrice... J'ai préféré laisser la parole aux pros, vu que je ne suis pas pratiquant: j'ai bien trop de choses à faire pour pouvoir m'autoriser à devenir accro aux jeux vidéos! Ton petit tour d'horizon tend hélas à confirmer ce que je répète depuis longtemps: l'adaptatrion de jeux au cinéma tourne régulièrement à la cata, et le genre même porte en lui les germes de sa propre déconfiture. Ma foi, je ne vois guère que les fans pour mettre un terme au phénomène, en boycottant
systématiquement ce genre de produits (les adaptations, pas les jeux!)
"Samouraïs": perso, je me suis bien fendu la gueule (au quinzième degré, bien sûr!) Je pense que si Besson se recyclait définitivement dans le nanar, il deviendrait plus sympathique! Si les cinémas de quartiers genre le "Brady" existaient encore, "Samouraïs" y aurait sa place en séance de minuit. En tous cas, c'est bien plus fendard que Kad et O! Le coup de la sketba est une scène d'anthologie, je ne crains pas de le dire!
"Elephant Man" et Moore: je verrai bien "Elephant Man" rejoindre "La Ligue des Gentlemen Extraordinaires", avec un super-pouvoir qui consisterait à faire chialer ses ennemis comme des madeleines!
C'est Byzance!
Hop hop hop...
En forme le Patchy! ;-)
J'espère que tu vas repasser mettre ton blog à jour plus régulièrement, parce que ça en fait beaucoup à lire d'un coup. ;-)
Et de réagir donc!
*Les comics pour commencer:
- Je crains qu'une suite de Swamp Thing ne soit très compromise.
Même si Panini a effectivement eu la bonne idée de publier des albums du meilleur auteur de comics, ça me paraît plus difficile pour ST.
Le format, le fait que les albums Delcourt n'ont apparemment pas rencontré le succès mérité...
Je n'y crois guère.
Mais si l'album vient à être publié, je suis de la partie!
- La suite du "Clou" vaut évidemment le coup!
D'abord pour les superbes planches d'Alan Davis.
Mais aussi pour l'histoire, dont le registre est un peu différent.
Le DC Universe est particulièrement exploité.
Maître Davis se fait plaisir et ça nous fait plaisir. :-)
Ah, quel auteur de talent! J'adorais ses Excalibur (plus que ceux écrits par Claremont). Pareil pour le trop éphémère ClanDestine.
J'ai toujours pensé qu'il aurait fallu que Lobdell et lui restent plus longtemps que les 3-4 numéros de Fantastic Four qu'ils avaient réalisés ensemble tant ils étaient bons.
Fort heureusement, Davis a écrit et illustré la mini "FF: The End" qui doit paraître dans quelques mois en 100% Marvel.
Et il doit se remettre à ClanDestine. Quelle surprenant mais surtout bonne idée!
Tu auras compris que je suis fan du gars. ;-)
* Côté ciné, je n'ai pas tout vu loin de là, mais je retiens:
- "Le Silence des Agneaux", je ne l'ai vu qu'une fois et ça m'a suffi.
Non que je ne l'ai pas aimé. Rien à voir. Au contraire.
Simplement je n'ai jamais eu envie de le revoir. Curieux, non?
Il y a des films comme ça, que j'ai aimé, mais je ne souhaite pas particulièrement les revoir.
Alors qu'il en est d'autres, bien moins bons, que je revois volontiers.
Vraiment curieux.
- "Terminator 3" et "Doom" ne feront certainement pas partie de cette dernière catégorie: vus une fois, et ça m'a amplement suffi. Et là, je ne peux pas dire qu'ils soient bons.
Oh, ça aurait été dommage que je loupe la scène où Schwartzy mettait sa paire de lunettes de Soleil. ;-)
Mais passé cela, tout était navrant au possible.
Yeurk!
- "Elephantman" fait partie des nombreux films que j'ai honte de n'avoir jamais vu.
Oui, je sais... Je l'ai dit, j'ai honte.
- "Tomb Raider" et "Un ticket pour l'espace" sont de ceux que je revois à l'occasion (quand ils sont diffusé quoi).
Ils servent de fond sonore tandis que je suis sur Internet ou en pleine lecture ne demandant pas trop d'attention.
Quelques scènes qui m'amusent pour le second (j'ai bien dit "quelques"), et... pareil pour le premier on va dire. ;-)
Mais sinon, j'ai parfaitement conscience de leur médiocrité.
- Achevons par le film avec la "scène de ulc". ;-)
Je ne l'ai absolument pas vu, mais félicitations pour cette note de... visionnage. Elle m'a fait bien rire!
Et surtout bravo pour les assonances et consonances. ;-)
J'en redemande des comme ça. ;-)
En revanche, pas trop en même temps.
Je veux une dose régulière, pas une quasi-overdose tous les 6 mois.
Oui, je sais: je suis un consommateur exigeant. ;-)
pour Ced
Désolé pour le retard, je suis un peu overbooké en ce moment!
On s'est foutu en grève dans ma boîte, récemment privatisée et rachetée par les connards de Vinci (celui-là, j'en suis particulièrement content!) qui nous menacent de mobilité, flexibilité et toutes sortes de choses désagréables, et on est sur le point de remettre le couvert. En ma qualité de délégué du personnel, je suis donc fort occupé à rameuter les troupes sur le terrain! De plus, ma femme tourne actuellement avec une troupe de théâtre, et j'ai été embauché pour assurer le son, d'où: nombreuses répets, déplacements, etc... Plus d'assez importants problèmes familiaux... bref j'ai beaucoup moins de temps pour m'occuper du blog, et j'ai accumulé un retard abominable... Faudra donc pas trop s'inquiéter si je reste absent de la toile de temps à autre...
Bon, à part ça je vois qu'on est d'accord sur l'essentiel. Rayon comics, je garde bon espoir pour une éventuelle poursuite de "Swamp Thing", quoique Panini m'inquiète quelque peu ces derniers temps: suppression des mags "Superman" et "Batman" et fusion dans un nouveau magazine, probable disparition de "Batman et Superman" après la fin de "Infinite Crisis" (grosse déception en ce qui me concerne: confier la chose à ce dyslexique de Geoff Johns était une grosse bourde, j'en causerai ici après parution du prochain B & S, et j'espère que "52" relèvera le niveau), bref les fans de DC sont loin d'y gagner et risquent de se retrouver bientôt dépendants de la parution sporadique des albums. Je compte d'ailleurs leur écrire pour leur confier mes inquiétudes, et je ne manquerai pas de leur causer du cas "Swamp Thing". Rayon Moore: une compil de ses oeuvres pour Wildstorm vient de sortir aux States, et j'espère qu'il ne tardera pas trop à nous parvenir (si possible en version intégrale, contrairement à "Across the Universe"...). Davis: dès que je me suis procuré le deuxième "Clou", je le chronique, juré!
A part ça, tu ne peux pas continuer à vivre sans avoir vu "Elephant Man". Allez hop! on se procure le DVD et on se pâme! Tu me remercieras plus tard!
Bon courage!
Je ne peux pas t'en vouloir du retard que tu as (tout relatif d'ailleurs) quand je vois tous les soucis qui sont les tiens.
Au contraire, bravo de trouver le temps pour venir ici!
Moi-même, j'ai plein de retard sur mes lectures (et quelques autres trucs à faire/voir).
Et je suis loin d'avoir d'aussi bonnes excuses que les tiennes.
J'ai plein de temps libre, mais je me laisse déborder par tout un tas de choses. Ksss...
Pour en revenir sur le fond, j'espère que tu auras raison pour Swamp Thing.
Un jour peut-être, quand ils manqueront de matériel d'Alan Moore...
L'album Wildstorm, j'ignore ce qu'il contient, mais s'il y a une bonne partie de matériel inédit, je serais surpris qu'on n'y ait pas droit en VF.
L'arrêt de "Batman" est programmé depuis quelques temps. En effet, c'est le mag' DC qui marchait le moins bien contrairement à toute attente.
Et "Superman" a suivi peu de temps après.
Faute de bonnes ventes, l'arrêt est logique.
Je trouve même que Panini ne s'en tire pas si mal en donnant une vraie fin à chacun.
De quoi démarrer sur de nouvelles bases avec le nouveau mag'.
L'arrêt de "Batman & Superman" est juste dû au fait que le nom est repris pour le nouveau mag' (qui justifiera bien de son nom cette fois).
52 est co-écrit par Geoff Johns (logique, il est partout sur le DCU) Mark Waid, Grant Morrison et Greg Rucka.
Du beau monde. Le dessin étant lui assuré par divers artistes qui ont le mérite d'être efficaces (pas des pointures, mais ça devrait être correct).
Et pourtant, les échos sont mitigés. Il y en a de bons, il y en de mauvais, voire de très mauvais.
Enfin nous découvrirons ça par nous-mêmes.
Je sais qu'il FAUT que je regarde "Elephant Man".
Mais plein d'occasions manquées ont fait que ce film appartient à cette liste de films que j'ai ratés mais que je dois voir.
Grrr...
Et pourtant, avec un nom aussi comics, je devrais l'avoir déjà vu. On dirait le nom d'un ennemi de Spider-Man ou de la Panthère Noire. ;-)
Bonne chance avec tes divers problèmes et activités!
Ménage-toi un peu. ;-)
Grumpf
Yep, reviens nous mister supraPatchworkman (le seul superhéros bloguien de la toile) ! Je poste peu actuellement aussi mais pas pour problèmes familiaux ou personnels (là ça commence a se dégager, ouf mais bon, ne vendons pas la peau de l'ours avant de l'avoir dézingué) mais plus par grosse flemmite aigüe...M'enfin tu sais où me trouver. :)
Bon Ced, je rejoins le Patchworkman sur le cas Lynch, il faut avoir vu Elephant man. Mais je nuancerais un peu plus : si je devais choisir des Lynch émotionnels capable de me faire pleurer comme n'importe quelle bonne grosse guimauve, je pencherais plus personnellement vers "Une histoire vraie" (tout en retenue et finesse et cette musique de Badalamenti... A pleurer, bon sang !) mais aussi "Twin peaks" le film (la série est très bien aussi et sort enfin en dvd sous nos latitudes en juillet, il était temps !)...Cette fin crédieu, cette fin ! Rédemptrice au possible et les mots me manquent (et je n'arriverais jamais a chroniquer ce film car il touche a quelque chose de trop personnel pour moi).
Pour terminator 3, au risque de vous décevoir (personne n'est parfait ;-) ) mais j'ai pris un pied pas possible avec ce film. Alors oui, il joue avec la complicité du spectateur (le gag des lunettes qui ne sera compréhensible que de ceux ayant déjà vu les précédents volets) et use de quelques trucs faciles (hem, qui ne le fait pas de nos jours dans les films...cf pirates des caraïbes 2 mais je ne vais pas y revenir dessus :) ) mais d'un autre point de vue, j'y ai pris du plaisir, oui. D'abord parce que Mostow même si ce n'est pas un grand réalisateur, va droit a l'essentiel (eh oui dans Terminator 2, y'avait des longueurs pas possibles par moments où je me faisait bien chier) en voulant retrouver l'aspect bourrin du premier ("sarah connors ?" piou ! piou !) dans l'action et l'histoire.
Alors bon, tu fais un peu dans la mauvaise fois non ? :)
> "Tout y est: débarquement des protagonistes à oilpé"
Euh, c'est toujours comme ça dans Terminator et Cameron étant producteur de ce 3e volet a demandé à Mostow de suivre son univers à la lettre. Faudra pas se plaindre si vous vouliez de la nouveauté. Dans le 4, ce sera dans le futur (oui, le 4e volet est en préparation) donc on aura plus de mâles en petite tenue ! :)
> "démontage progressif du Terminator qui perd ses boulons deux plombes durant pour terminer à la casse"
Ben faut dire que c'est déjà un ancien modèle le Schwarzy en soi. Si le 3e volet avait été tourné dans les 90, il aurait sûrement moins perdu ses boulons...Et puis c'est dit dans le scénar que c'est un modèle dépassé le T-800. Normal, face au T-1000 carrément indestructible, il s'en prenait déjà une bonne dérouillée... Et puis le T-800 est à la base un modèle envoyé sur les champs de bataille contre la résistance, donc un modèle travaillé en masse qui n'a pas les spécificités du T-1000 ni de la T-X...
D'ailleurs ce 3e volet nous offre de voir dans les locaux militaires, les premiers modèles de "T", qui marchent très bien et sont assez efficaces sous le contrôle de Skynet. La boucle se boucle lentement, dans le 4e on verra sûrement les modèles qui ont entraînés la création en masse des T-800 contre la résistance.
M'enfin bon, bref je ne me suis pas emmerdé du tout, je me renvoie toujours avec plaisir cette poursuite en "majorette" comme dans les vieux rêves d'enfant (et c'est viscéral comme pas deux, surtout sur grand écran) : camion de pompier, camion grue, camionette et voitures. Vavavoum, merci mr Mostow.
Et ce combat dans les chiottes : glamour isn't it ?
Bon Patch, revoie toi ce film une prochaine fois, au calme, laisse lui une chance. Tu disais bien du mal de Star Wars episode III là où je le trouvais depuis sa sortie des plus sympathiques, alors, laisse lui sa chance une seconde fois a ce schwarzy ! :)
Sinon je m'étais récemment acheté la maison de l'exorcisme, le "film" de bava. Revendu quelques jours après, c'est dire. Bref tu avais bien raison dans ta chronique. Quel dommage...
Et puis pour finir sur une note "comics", j'ai mis une petite surprise sur mon blog a l'occasion de la sortie de Spiderman 3.... (merci mon vieux scanner)
See ya !
Nio.
Spider-Man vs. Terminator: le prochain film de Lynch!
Oui, oui, oui... Je sais, il me faut voir les films de Lynch.
Enfin ceux que tu cites du moins. J'en ai déjà vus quelques-uns heureusement. ;-)
Et je vais ENFIN pouvoir ajouter Twin Peaks sur ma liste de cadeaux à m'offrir. ;-)
Pour Terminator 3 en revanche...
Non, merci. Le voir une fois m'a bien suffi. ;-)
Il va y avoir un 4ème opus? Hé ben...
Sympa ta petite surprise arachnéenne.
L'histoire est parue dans Strange #301 (aucun mérite de mémoire, je viens de chercher ;-) ).
Dommage pour T3... Bah, si le 4e est un ratage total, ptêt que tu reviendras sur le 3... Qui sait ? ;)
Strange 301, tout à fait...C'était les 25 ans de Strange alors. J'en avais quelques uns ainsi que des NOVA a cette époque... ;)
Nostalgie tout ça...
pour Ced
Ouais, désolé du retard, un mois que j'ai pas foutu le blair sur le web, toujours aussi occupé...
A propos de l'album "Wildstorm" de Moore, on peut y trouver Deathblow, Majestic, Voodoo (déjà paru il y a longtemps chez SEMIC, je me le suis fait souffler sous le nez chez un bouquiniste alors que j'étais sorti pour tirer du cash pour me le payer, la haine!) et le crossover Spawn / Wildcats (également publié chez SEMIC). Voir notule dans "Comic Box" #46.
pour Nio
Oui je réponds en retard bien sûr, et vite fait.
- "Une Histoire vraie": vu récemment on TV, et m'a laissé sur le cul. Loin de son style habituel, Lynch parvient à instaurer une magie qu'on ne trouvait jusque là que dans les road-movies de l'immense Wim Wenders. L'apparition de Harry Dean Stanton à la fin pose d'ailleurs le film en tant qu'hommage vibrant à Wenders.
- Ouah, putain! L'intégrale "Twin Peaks"! Le must de l'année!
- T3: je vois que t'as potassé le sujet! Néanmoins, toute ta littérature de geek ne me fera pas changer d'avis, ce film m'ennuie.
- Star Wars 3: je n'en ai jamais dit de mal. Au contraire, j'ai dit que Lucas avait repris du poil de la bête après les nullars 2 et 3. Relis ma chronique, tu verras...
- Un copain de toile me signalait récemment la sortie d'un coffret Bava par "Mad Movies", dans lequel on pouvait trouver "Lisa et le Diable", la version originale de "La Maison de l'Exorcisme".
Tu fais pas le PD quand tu poste !!!! Petit mot sur DOOM , j'ai pas vraiement aimé ce film pour pas dire naze en revanche j'adorai y jouer sur PS1
vraiement un super jeu ! Bref l'adaptation au cinéma il aurait pu sans passé d'autant plus comme acteur "The Rock" vive la serie B.a+
pour Aspirine
Ouais, m'est avis que les jeux vidéo devraient rester des jeux vidéos! Au ciné ça part régulièrement en couilles - voir la triste rétrospective faite ci-dessus par l'ami Nio: pas un pour rattraper l'autre!
Quant à l'abondance des rubriques à laquelle tu fais allusion en termes fleuris, elle est surtout symptomatique du retard qu'a pris ce blog!
Woah, une réponse ! Le blog de patch reviendrait il a la vie ? Le mien pourrit gaiement mais le fait de voir une jolie chronique de 300 au dessus me redonne un peu le courage de m'y mettre.
Et puis j'ai vu une magnifique bouse récemment qui me donne envie de faire une chronique exprès, spécial foutage de gueule. Donc...Faut que je trouve du courage pour m'y remettre.
....Et non pour T3, je n'ai guère utilisé de littérature de Geek mais on a bien discuté sur le sujet entre potes un soir : on s'était fait une soirée SF sur msn en parlant allégrement de films tout en s'envoyant des liens sur ceux-ci presque a chaque fois. C'était épique...J'avais tout mis en favori pour y revenir plus tard...
Bref pour T3, tant pis....Ptêt que le ratage du 4 te le fera réevaluer hu hu :)
Pour SW3 ouais j'avais parlé un peu vite, j'ai relu avec grand plaisir ta chronique d'ailleurs...
P.S : Je met en lien mon blog dessin, c'est la seule chose qui vit actuellement chez moi... Mais le reste revient bientôt j'espère.
pour Nio
Ouais, j'essaye de tenir vivant ce blog autant que possible, malgré une vie très occupée, et pas toujours agréablement: en effet, le gros problème relatif à ma mère dont je t'avais parlé par mail il y a quelques temps s'aggrave de jour en jour, et je m'attends au pire d'ici quelques mois...
Sinon, ce week-end j'étais à Gap pour sonoriser la troupe de théâtre de mon épouse. C'était fun. Après la pièce, toutes les troupes participant au festival de théâtre se sont retrouvées devant un buffet famélique à déglutir un rosé au goût de papier de verre dans une immense salle glaciale au beau milieu d'une colonie de vacances perdue en rase-campagne. Pas de sono, rien, et les gens avaient envie de s'amuser. Coup de bol, y'avais une batterie dans un coin: je me suis assis derrière et, le rosé aidant, je les ai gratifiés d'un solo assez inspiré. Du coup, ils se sont tous mis à danser et en redemander, mais j'ai cessé au bout d'un quart d'heure car jouer tout seul, faut meubler donc s'investir donc c'est crevant, surtout qu'il me fallait performer avec une baguette et demie!
Enfin, j'ai quand même eu mon quart d'heure warholien et de nombreuses congratulations. Après le mec qui faisait les éclairages avec moi durant la pièce (bon ouf moyen) a carrément amené sa voiture au milieu du public pour leur faire de la musique avec son CD de bord. Bref, c'était une sorte de rave improvisée assez surréaliste.
Mon épouse a été congratulée d'abondance pour sa prestation par tous les professionnels de la profession. La voici bientôt star, et si je suis obligé de faire le groupie dans une tournée internationale, c'est pas ça qui va arranger les papiers de mon blog!
Bon, je vais essayer de me caler deux plombes pour aller voir Spidey 3...
C'est la première fois que je viens sur votre blog. Je n'avais pas tout de suite quand faire des commentaires. Pour Elephant Man, le film le plus accessible de David Lynch, je l'ai vu à l'époque au cinéma et je me rappelle avoir été en larmes quand John Hurt dit "I'm a Human Being" Je suis un être humain. Merci pour avoir parlé de ce film.
pour Dasola
Bienvenue, et merci pour les encouragements!
C'est toujours un plaisir de chroniquer un chef-d'oeuvre, et de le maintenir vivant dans la mémoire des jeunes générations!
Au rayon des films de Lynch "accessibles" et plein d'émotion, je te recommande chaudement le récent "Une Histoire vraie", magnifique et émouvant hommage aux road-movies de Wim Wenders, qui m'a personnellement laissé sans voix. Sublime!
A très bientôt, j'espère...
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