Comics

BATMAN: "D'Ombre et de Lumière"

collectif (SEMIC-Books - Septembre 2001 / Avril 2002)

couv_1 couv_2

Ça c'est mon cadeau d'anniversaire, offert par mon fiston qui ne loupe jamais une occasion d'aggraver la batmania de son père (brave petit!). Choix judicieux que ces deux albums en noir et blanc et je dis grand merci, moi qui nourris une méfiance quasi-maladive à l'égard de la mise en couleurs des comics, et particulièrement des comics contemporains qui ne se conçoivent pas sans une débauche de coloriages numériques, à tel point que j'ai de plus en plus de mal à distinguer parmi les jeunes talents qui débarquent tel artiste de tel autre... L'exemple qui me vient immédiatement en tête est le "Batman / Aliens" sorti en 1997: je vous jure que sans les crédits, je n'aurais jamais soupçonné que l'immense Berni Wrightson, dont je suis pourtant un fan inconditionnel, y tenait les crayons! De là à dire que le tout numérique, ou du moins l'usage uniformisant et normalisateur qu'on en fait dans le comics, tue le style, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement. Peut-être faut-il y voir aussi la raison de ce phénomène moderne qu'est la starification des scénaristes qui, durant le Silver Age, passaient nettement au second plan derrière les dessinateurs qui tenaient la vedette... Ou, en d'autres termes, il serait fort possible que cette dilution du style du dessinateur ait eu pour effet de mettre en relief celui des scénaristes, certes moins spectaculaire dans sa forme.

Dans ce contexte, on ne peut qu'applaudir l'excellente initiative de DC de donner carte blanche à un panel de stars du comics pour une série de Batman en noir et blanc, qui parut en 2000 et 2001 sous forme de back-up de huit pages dans les dix-huit premiers numéros du comics "Gotham Knights", et que SEMIC eut la bonne idée de compiler dans ces deux volumes sous le titre "D'Ombre et de Lumière", qui sonne comme un manifeste expressionniste. En effet, si Batman et non un autre s'est vu sélectionné pour cette entreprise, c'est qu'il est bien, et notamment au travers de sa ville Gotham City, le personnage expressionniste par excellence. Pour schématiser grossièrement, nous remarquerons simplement que le fameux "expressionnisme allemand" fut davantage une question de photographie que de réalisation proprement dite. C'est par une mise en valeur et une accentuation variable des contrastes, une recherche permanente de l'équilibre - ou du déséquilibre - entre les zones ô combien symboliques "d'ombre et de lumière", précisément, que les Murnau, Lang, Pabst, Wiene surent communiquer à leurs images un expressivité surpuissante, que le Technicolor ne put jamais concurrencer en dépit de sa modernité. Par exemple, dans "M le Maudit", cette dialectique ombre / lumière définit assez bien le personnage génialement interprété par Peter Lorre, écartelé entre une innocence sincèrement proclamée et une part d'ombre incontrôlable (la pulsion pédophilique) qui subvertit cette innocence primordiale. L'esthétique expressionniste en tant que forme renvoie au débat moral qui en constitue le fond: la question du bien et du mal rapportée à la personne humaine, semble nous dire Lang, n'est finalement qu'une question d'éclairage! Au temps pour ceux qui auraient tendance à voir un peu trop hâtivement en "M le Maudit" un film moralisateur plutôt qu'une réflexion de moraliste.

Tout aussi ambigu est le personnage de Batman, pour en revenir à nos chiroptères. S'enveloppant d'une cape de ténèbres ou projetant la silhouette vampirique ce celle-ci sur les toits de Gotham, quand ce n'est pas sur le disque lunaire au moyen du Bat-Signal, il sait jouer de l'ombre et de la lumière comme un maître expressionniste. On notera le paradoxe des contrastes entre le choix de son totem qui l'affilie directement au comte Dracula (ce qui n'est pas rien!) et la croisade qu'il entreprend pour la cause lumineuse de la justice - schizophrénie "diabolique" qui renvoie au nom de Lucifer, défini en tant que "prince des ténèbres" alors que son nom signifie paradoxalement "porteur de lumière"... Comme disait Pascal: "Qui veut faire l'ange [fût-il déchu!] fait aussi la bête" - la chauve-souris en l'occurrence!

Malheureusement, la part ténébreuse de Batman, pourtant parfaitement assumée par ses choix dès les origines, fut singulièrement tenue à l'écart durant les périodes du Golden et du Silver Ages. C'est que l'Amérique avait besoin de héros cent pour cent positifs pour servir de modèles à sa jeunesse - voir notamment le sort digne des sorcières de Salem réservé aux sulfureux "EC Comics" de William H. Gaines! Depuis, quelque chose a du pourrir au royaume de l'Oncle Sam, tant il est vrai qu'on cherche désespérément une vague lueur, ne serait-ce qu'un photon, dans les comics actuels qui nous montrent un Batman obsédé, psychopathe, hyper-violent, égocentrique, complètement parano et limite facho... Autant de traits de caractère qui ne constituent jamais que l'actualisation des potentialités du personnage tel que l'a défini son créateur Bob Kane, mais qu'une prudente autocensure - pour ne pas dire un sur-moi - avaient jusqu'ici contenues. Par le fait, on assiste aujourd'hui à un retour du refoulé à la mesure de la censure exercée des années durant sur le personnage. En un mot comme en cent: Batman se lâche, ouvre la bonde à ses pulsions et pète à table!

L'un des premiers (avec Frank Miller et sans doute grâce à lui) à avoir repéré la faille et à s'y être engouffré, c'est Tim Burton avec ses deux chefs-d'oeuvre "Batman" et "Batman, le Défi". Le cinéaste paya d'ailleurs cette transgression au prix fort, puisqu'il se fit éjecter de la franchise par des producteurs alarmés à l'idée que l'on traumatisât par tant de noirceur le public familial qui constituait leur coeur de cible! Le moindre trait de génie de Burton ne fut pas sa vision d'une Gotham City à l'écrasante architecture néo-gothique et qui prenait sa source, du propre aveu du réalisateur, dans le "Métropolis" de Fritz Lang. De fait, Gotham City, décrite comme une mégalopole gangrenée par le crime et la corruption, renvoie directement aux cités décadentes de la filmographie allemande de Lang, s'enfonçant dans la misère et la délinquance alors que la crise économique bat son plein, et préfigurant clairement la montée du nazisme. Burton fut donc le premier parmi les auteurs modernes à comprendre le caractère fondamentalement expressionniste de Batman. Tous les autres n'ont fait jusqu'à nos jours que suivre la pente naturelle induite par ce précurseur.

Adonc, un traitement en noir et blanc du Dark Knight constitue le plus simplement du monde un retour aux sources souterraines du mythe, à l'occasion duquel Batman devient ce qu'il est profondément: un personnage "D'Ombre et de Lumière". Chaque intervenant disposant de l'espace très limité d'un back-up, et ne pouvant de ce fait se permettre de jouer avec la continuité, l'ensemble de cet exercice de style a un petit côté "les histoires auxquelles vous avez échappé" des plus réjouissants. Par ailleurs, ce format inhabituel, conjugué avec une expression en noir et blanc, n'est pas sans rappeler les historiettes macabres et sarcastiques jadis publiées par les "EC Comics" et autres "Warren Publishing", et ce principalement par leur construction. Cet aspect "Contes de la Crypte" se définit essentiellement par un scénario-prétexte dont le but réel est de converger vers une chute qui prend le lecteur à contre-pied. On ne s'étonnera donc pas de voir la plupart des histoires graviter autour d'un concept unique, établissant le plus souvent une distance ironique voire iconoclaste envers le personnage. De ce point de vue, "D'Ombre et de Lumière" ressemble au portfolio d'une assemblée de carabins en plein délire!

Ça commence avec "Devenir Chauve-Souris", qui nous permet d'apprécier le trait paradoxalement léger et surpuissant de Jim Lee, superstar des temps modernes, qui confirme ici, en mettant sa ligne à nu sur un scénario assez feignasse de Warren Ellis, que le culte dont il fait l'objet n'est pas usurpé. Autre icône adulée des foules, John Byrne choisit d'appliquer le procédé "mooresque" qui consiste à pasticher avec tous le respect qui lui est dû le style Golden Age, et en restitue à la perfection toute la délicieuse naïveté, non sans y introduire quelque humour: en effet, son histoire nous présente un Batman "harceleur" qui empêche un malfrat de réaliser le mauvais coup qu'il médite en ne le quittant pas d'une semelle! La parodie débarque franchement avec "Nez cassé" de Paul Pope, qui nous montre un Batman des plus puérils: humilié de s'être fait casser le blair par un demi-sel, le Dark Knight est véritablement obsédé par l'idée de laver ce qu'il considère comme un affront personnel. L'histoire, qui aurait pu tout aussi bien s'intituler "T'a'ar ta gueule à la récré!", nous gratifie en outre d'un Bruce Wayne à tronche de boxeur tuméfiée, option qui malmène quelque peu son image surannée de playboy! Le concept de "Bons Baisers de Gotham", de John Arcudi et Tony Salmon, est des plus originaux: nous y est décrit le contenu d'une carte postale sur laquelle un touriste en visite à Gotham relate à son correspondant le scoop auquel il a assisté: Batman dérouillant un malfrat. Tout l'intérêt réside bien entendu dans le twist final, authentiquement foudroyant! Tout autant d'ailleurs que celui de "Cache-Cache", de Paul Levitz et Paul Rivoche où l'on voit Batman, le nez collé au sol, suivre une piste mystérieuse qui le mènera à... say no more! Mention spéciale pour le style Silver Age très classique et néanmoins très accompli de Rivoche, dont la maîtrise du noir et blanc est irréprochable. "L'Énigme", sur un scénar du vétéran Walt Simonson, est joliment dessinée par John Paul Leon dans un style "tachiste" que ne désavoueraient pas des gens tels que Tim Sale ou Mignola. Le délire y va bon train, avec un Sphinx cambriolant la demeure d'un collectionneur obsédé par Lewis Carroll, afin de se procurer un manuscrit original mentionnant la seule énigme du Maître demeurée irrésolue. Manque de bol, le manoir, sorte de "Pays des Merveilles" maléfique, est truffé de pièges et le pauvre E.Nigma s'en prend plein la gueule, d'autant plus que Batman s'en mêle, dans le rôle du Chat du Cheshire! Suit un nouveau récit de John Arcudi dans lequel Batman, traqué dans un entrepôt par une bande de brutes épaisses, les élimine l'un après l'autre jusqu'au dernier. Ce concept serait d'un piètre intérêt si les crayons n'étaient pas tenus par... Big John Buscema himself! L'immortel créateur du Surfer d'Argent - hélas bien oublié des jeunes générations - donne ici toute la mesure de son génie. Son talent, trop souvent sacrifié sur l'autel de l'abattage de planches auquel le soumettait Marvel, ne sut pas retrouver dans ses séries post-Surfer la puissance de trait émanant de son Grand-Oeuvre, comics éminemment... expressionniste, par les traits torturés de ses personnages autant que par leurs gestes et postures sur-théâtralisés, qui confèrent à l'ensemble un dynamisme tel qu'on en voit peu souvent. C'est donc avec un immense plaisir qu'on retrouve ici un Big John au sommet de son art et de sa forme. Le scénar-prétexte d'Arcudi, sans autre but apparent que celui de servir la soupe au Maître, permet à celui-ci de nous gratifier de quelques-unes de ces trognes patibulaires dont il a le secret, et que bien des dessinateurs lui envient, tant leur expressivité est bluffante. Batman, lui, laisse les truands occuper le territoire de la lumière, et s'enveloppe dans les ombres pour mieux leur tomber sur le poil à point nommé: exercice de style d'un académisme consternant, certes, mais qui n'en demeure pas moins magistralement réalisé. Bon, je me calme, parce que quand je commence avec Buscema... et je passe à la prestation de ces deux vieux complices que sont Brian Azzarello et Eduardo Risso, et qui s'avère une semi-déception. Semi car, si le noir et blanc de Risso frôle la perfection et engendre des planches parmi les plus remarquables de la série, en revanche les considérations psycho-philo-salmigondiesques d'Azzarello, qui ne sont pas sans rappeler les pires exactions onanistes des Wachowski Bros, nous laissent de marbre, voire nous emmerdent profondément. Dommage, car ce scénariste nous avait habitué à mieux... Enfin, pour "Couvre-Feu", Howard Chaykin s'associe à Jordi Bernet, dessinateur des très politiquement incorrects et tout aussi controversés "Torpedo" et "Claire de Nuit". Bernet n'ayant pas son pareil pour galber à la perfection les petits culs bien rebondis, c'est évidemment à Catwoman qu'il s'attaque dans cet épisode, et pas n'importe quelle Catwoman: celle du Silver Age, la plus sexy de toutes, avec son fouet et sa jupe fendue, slurp!

Bon, j'ai pris ma pause, bu mon thé, fumé ma clope, il est grand temps que je m'attelle au volume 2, si je veux voir un jour la fin de cette chronique. Invité surprise dans "L'Ange Gardien", d'Alan Brennert et José Luis Garcia-Lopez (l'une des valeurs les plus sûres parmi les Latinos du comics), en la personne de Green Lantern qui emmène Batman en voyage dans le passé, ou bien dans un Gotham alternatif, je sais pas, j'ai pas tout bien compris dans ce scénar quelque peu crapoteux... Avec Kyle Raner, on passe à un Batman style manga (ça devait arriver!) sur un scénario assez fracassé du grand ancien Bob Kanigher - célèbre pour ses bellicistes séries "Sgt Rock" et "Enemy Ace" en compagnie de Joe Kubert. Batman se voit ici flanqué d'un Batman-Junior à tronche de Dragonball, dans une histoire qui ne tarde pas à partir en vrille mais ouf... ce n'était qu'un rêve! Et là, tambours et trompettes, on en arrive au clou de la série avec "Le Bandit en Noir et Blanc", un petit chef-d'oeuvre ciselé par le grand Dave Gibbons. L'idée géniale consiste à avoir intégré le concept de noir et blanc à son scénario même, à travers un vilain daltonien qui a perdu sa vision des couleurs à la suite d'un malencontreux accident. Obsédé par le noir et blanc, l'homme vole des échiquiers, se déguise en bonne soeur, traîne partout un dalmatien en laisse et s'enfuit à dos de zèbre! Bref, il est clair que la fructueuse collaboration de Gibbons avec Alan Moore n'a pas été sans laisser de traces! De plus, le noir et blanc met magnifiquement en valeur ce plaisir des yeux que constitue la "ligne claire" de Gibbons. Également collaborateur de Moore sur le chef-d'oeuvre "Top Ten", le très impressionnant Gene Ha signe l'éblouissant "Monnaie de Singe" sur un scénar d'Harlan Ellison, dont les romans de SF sont très prisés des amateurs. Là encore, humour à tous les étages avec notamment un Batman qui, tirant parti de sa ténébreuse apparence, fait craquer un faussaire en restant immobile durant des heures dans la cellule de celui-ci, perché sur un bat-flanc dans une posture de prédateur guettant sa proie! En noir et blanc, Gene Ha est plus hallucinant que jamais: la minutie, la précision inhumaine et le foisonnement de détails qui semblent se perpétrer jusqu’à une échelle sub-atomique nous engagent presque à prendre un microscope pour examiner les cases, au cas où ce diable d’homme y aurait dissimulé quelque miniature invisible à l’oeil nu! D’ailleurs, la chute concoctée par Ellison, d’une pertinence admirable, est un incontestable hommage au style inimitable de Gene Ha. "The Bet", écrit par Paul Dini et dessiné par un Ronnie del Carmen se contentant de reproduire servilement le style "cartoony" qui a fait les beaux jours de "Batman Magazine" (adaptation en comics du cartoon TV des nineties), n'a pas grand intérêt si ce n'est d'apporter un peu de variété à la série. Paradoxe consternant, on ressent comme un vide et, après un temps de perplexité et d'interrogations, on se rend compte que ce qui fait défaut, ce n'est rien moins que LA COULEUR!!! De fait, cet épisode semble sortir tout droit d'un album à colorier, tant le trait est indigent! Eh oui, le noir et blanc, ça ne pardonne pas! Dans "Orage d'Enfer", Batman remet sa défroque de créature des ténèbres et terrifie un malfaiteur qu'il poursuit, escadrille de chiroptères à l'appui, jusque dans un cimetière aux brumes rampantes. Gothisme à tout crin, donc, dans cette histoire de Tom Peyer, d'autant plus que c'est le "maître des ombres" Gene Colan qui tient les crayons. L'homme se caractérise en effet par les larges flaques d'encre noire qu'il répand sur ses planches, et dont surgissent les personnages les plus inquiétants. Ce qui en fit l'artiste idéal pour des séries horrifiques telles que "Tomb Of Dracula" de Marvel, dont il fut incontestablement le meilleur dessinateur, ou encore le "Night Force" de DC. Ironie du sort, c'est sur Daredevil, héros vivant dans des ténèbres perpétuelles, qu'il se fit un nom! Hélas, "Orage d'Enfer" se trouve affligé d'un encrage de Tom Palmer qui affaiblit considérablement le trait de Colan, en atténuant malencontreusement ces fameuses zones d'ombre qui font toute l'efficacité de son style. "Peur nocturne" nous emmène au coeur du trip horrifico-psychélique que se tape Batman en compagnie de l'Épouvantail, après un bon snif du fameux "gaz d'épouvante". Du Alan Grant pur jus, délirant à souhait, magnifiquement illustré par Enrique Breccia, dont on déplorera toutefois le manque de personnalité tant il reproduit à la perfection le style "filamenteux" de son père Alberto. On a en fait l'impression d'assister à la prestation d'un faussaire surdoué, ce qui gâche quelque peu notre plaisir. On passe à un hyperréalisme ennuyeux à la Alex Ross avec "Un Instant dans la Lumière" de Joe Kelly et Aron Wiesenfield, une histoire "fantasmatique" sans grand intérêt, on oublie... et on conclut en beauté avec deux stars d'outre-Manche: Dave Gibbons au scénar et Mike McMahon, ci-devant dessinateur du fameux "Judge Dredd". Ceux qui trouvaient caricatural le style de Dredd vont faire un tonneau, car McMahon autocaricature ici son propre trait, qui n'était déjà pas triste au naturel! Le résultat, "trashy" et fort intéressant, demeure assez indescriptible. On pourrait à la rigueur l'intituler "de la disproportion considéré comme l'un des beaux arts", mais on serait encore en dessous de la réalité: personnages anguleux aux articulations cagneuses et tronches carrées, fendues d'une oreille à l'autre de bouches à la dentition irrégulière et menaçante, contribuent à la définition d'un monde sec et cassant évoquant un macabre théâtre de marionnettes, dont les angles angoissants sont soulignés par une distribution époustouflante des ombres. Merveilleusement flippant!

Bon ben voilà, j'arrive au bout de ma revue de détail complètement vidé, en espérant vous avoir convaincus de vous offrir au plus vite, tant qu'on les trouve encore, ces deux "SEMIC-Books" absolument indispensables. Ceci dit, je vais me chercher une poche de glace parce que, sans déconner, j'ai le teston qui commence à fumer...

lee

Jim Lee seul avec son trait: la classe!

pope

Bruce Wayne vu par Paul Pope: dur pour emballer les meufs!

leon

Le style "tachiste" de John Paul Leon

buscema

L'art du portrait selon Big John Buscema!

bernet

Catwoman par le très chaud Jordi Bernet

gibbons

Dave Gibbons: du noir et blanc comme concept scénaristique!

ha

Gene Ha: l'art et la manière de cuisiner un malfaiteur!

breccia

Enrique Breccia: tout le portrait de son papa!

mcmahon

Mike McMahon: un macabre théâtre de marionnettes!