23 avril 2006
LA NUIT DES MORTS-VIVANTS
Vu à la télé
LA NUIT DES MORTS-VIVANTS (Night of the Living Dead)
de George A. Romero (1968)
C'était fatal, fallait bien que je vous parle un de ses quatre de ce classique en acier bronzé. Arte m'en donne l'occasion, qui poursuit pour notre plus grand bonheur la diffusion de films fantastiques triés sur le volet dans ses séances de minuit. Tout se passe comme si la chaîne franco-allemande avait décidé de la création d'une sorte de ciné-club du genre, ce qui ne manquera pas de réjouir tous les fans qui espèrent voir pérenniser cette heureuse initiative - de fait, les toutes dernières diffusions tendent à confirmer la tendance, et vous ne tarderez pas à en avoir des échos dans ce blog.
"La Nuit des Morts-Vivants" est un film charnière. Je veux dire par là qu'après sa sortie, rien ne sera plus jamais pareil dans le cinéma fantastique: il y a un avant, et il y a un après, comme pour "Citizen Kane". Ce parallèle, que je vous livre toutes proportions gardées, en fera peut-être bondir certains: on pourra fort légitimement m'objecter que ces deux films n'ont rien en commun, tant dans leur forme que dans leurs préoccupations thématiques: "La Nuit des Morts-Vivants" est un film de genre, ce qui le situe évidemment aux antipodes du chef-d'oeuvre d'Orson Welles. Mais, à chercher les convergences, c'est bien une aspiration au statut d'auteur que l'on rencontre d'emblée chez les deux cinéastes, quête témoignant d'une farouche et intransigeante volonté d'indépendance par rapport au système hollywoodien, et engendrant les conséquences déplaisantes que l'on sait: isolement voire mise au placard, petits budgets - pour ne pas dire budgets de misère - système D et, au bout du compte, une marginalité de cinéastes maudits plus ou moins bien assumée, mais toujours revendiquée avec fierté. De fait, le tournage de "La Nuit des Morts-Vivants" ressemble par de nombreux aspects à celui d'"Othello", film maudit s'il en est. D'un côté, on a un Romero qui tourne à la chaîne des spots publicitaires pour financer un film qu'il réalise en pointillés, de l'autre un Welles qui cachetonne en tant qu'acteur dans les pires navets et martèle des casseroles pour fabriquer des casques à ses comédiens, avec au finish deux authentiques chefs-d'oeuvre engendrés dans la douleur et à force de détermination. Mais au-delà du simple aspect technique, on a également affaire à deux esprits frondeurs en perpétuelle révolte contre l'establishment, qu'il soit hollywoodien ou social. Lorsque Welles accepte de tourner un film de genre, en l'occurrence un "petit" polar intitulé "La Soif du Mal", son producteur fait un tonneau au vu du produit fini: Welles explose le film de l'intérieur et écrase de son obésité répugnante le gentil Charlton Heston qui parait bien falot en comparaison. Ce double piétinement acharné du mythe du héros et d'une star hollywoodienne n'est qu'un bras d'honneur de plus au système! C'est à pareille subversion d'un genre - le fantastique - que l'on assiste avec les films de zombies de Romero: devant la nullité des "héros" humains, le spectateur a tôt fait de diriger sa compassion vers ses loques pitoyables que sont les morts-vivants et à prendre fait et cause pour ceux que le système dénonce en tant que "monstres". "Sympathy for the Devil", plaidoyer pour un Diable qui renvoie l'homme à sa propre responsabilité dans l'avènement du Mal sur la Terre, pourrait être l'hymne de Romero.
"La Nuit des Morts-Vivants" pose toutes les bases du film de zombies moderne. Force est de reconnaître que, jusqu'à nos jours et alors que la figure du zombie connaît un succès planétaire dans tous les média (jeu vidéo, cinéma, comics, littérature fantastique, etc...), la mythologie mise en place par Romero est restée inchangée à quelques légères variations près apparaissant de temps à autre: le zombie est anthropophage, sa morsure est contagieuse, on le tue en détruisant son cerveau, et la lenteur des ses mouvements renvoie à l'inexorabilité du sort des humains - il n'a pas besoin de se presser, il finira bien par nous choper tôt ou tard! En quoi, s'il m'est permis d'ouvrir une paranthèse, la variation du "zombie speedé" telle qu'on la rencontre dans "L'Armée des Morts" ou "28 Jours plus tard" me paraît être une regrettable erreur au vu du résultat obtenu en termes d'efficacité. Pour en revenir à l'extrême originalité du film de Romero, il n'est que de jeter un oeil à ce qu'était le film de zombies avant "La Nuit des Morts-Vivants". Avant 1968, les rares films de zombies se réfèrent aux sources afro du mythe, telles qu'on les rencontre en Haïti, patrie d'origine du mort-vivant. Pour ne citer que les plus fameux, "White Zombie" de Victor Halperin (1932) avec Bela Lugosi, "Vaudou" du grand maître Jacques Tourneur (1943) et le hammerien "L'Invasion des Morts-Vivants" (1966) de John Gilling font tous référence au mythe haïtien, dans lequel le zombie constitue avant tout une main d'oeuvre gratuite - il existe en Haïti un loi officielle interdisant de "faire travailler les morts"! - et éventuellement un esclave téléguidé bien commode dans l'exécution de certaines basses oeuvres... Romero est donc le premier à extraire le zombie de son contexte exotique pour le parachuter en pleine civilisation occidentale: cette soudaine proximité, dans laquelle le zombie peut être votre voisin, voire un membre de votre propre famille, est vous en conviendrez beaucoup plus inquiétante qu'une lointaine menace haïtienne! De plus, la décomposition avancée du mort-vivant occidental constitue une métaphore pratique en ce qu'elle renvoie à une civilisation gangrenée, et c'est là que le Romero subversif et militant pointe le bout de son nez. Quoi qu'il en soit, le modèle du zombie occidental inventé par Big George en 1968 s'avère d'une telle puissance évocatrice qu'il va rapidement s'imposer en tant que stéréotype universel. Peu de réalisateurs, en effet, reviendront au modèle antérieur haïtien, si ce n'est un Wes Craven exceptionnellement inspiré avec "L'Emprise des Ténèbres" (1989) ou, dans une moindre mesure, le Z italien qui développera, dans la foulée de "L'Enfer des Zombies" de Lucio Fulci (1979) une multitude de films mettant en scène des zombies qui, pour sévir sous les tropiques, n'en seront pas moins dotés de tous les attributs du mort-vivant romerien.
Historique, "La Nuit des Morts-Vivants" l'est à plus d'un titre. Si l'on fait abstraction de l'exception Sidney Poitiers, peu d'acteurs noirs tiennent la tête d'affiche avant 1968, époque à laquelle la ségrégation bat malheureusement son plein aux States. De fait, Romero se souvient qu'il a sorti la copie zéro de son film le jour de l'assassinat de Martin Luther King. Dès lors, donner le rôle principal à l'acteur black Duane Jones ne pouvait être reçu que comme une énorme provocation dans cette Amérique à dominante WASP et raciste, et particulièrement dans le contexte d'une opposition à un archétype de connard blanc américain, interprété génialement par Karl Hardman, par ailleurs producteur du film. Romero a beau clamer que Duane Jones n'a été choisi que parce qu'il s'est avéré le meilleur lors du casting, et sans aucune référence à la couleur de sa peau - ce dont nous n'avons aucune raison de douter - il n'en demeure pas moins que, délibéré ou non, ce choix s'avère objectivement provocateur dans le contexte historique américain, et il est impensable que Romero n'ait pu en être conscient indépendamment de ses motivations purement artistiques. Ce n'est certainement pas un hasard si à la fin de "Zombie", tourné dix ans plus tard, les seuls survivants s'avèrent être les représentants de deux minorité opprimées, un Noir et une femme, qui conquièrent leur droit à la vie par leur résistance au consumérisme qui engloutit les représentants de l'Amérique blanche. Quant au reste du casting, il constitue, comme toujours chez Romero, un microcosme représentatif de la société américaine du moment. Le couple formé par Tom et Judith, sympathique, humain et dénué de préjugés, incarne la jeunesse sur laquelle reposent tous les espoirs de la future société, mais ils seront les premiers sacrifiés par un Romero résolument pessimiste. Quant à Helen, épouse résignée restée trop longtemps sous la coupe d’un mari qu'elle méprise, elle paiera le prix fort pour ne s'être pas affranchie de ses chaînes conjugales et finira massacrée à coups de truelle par sa propre fille zombifiée, en même temps que son seigneur et maître! Outre l'aspect doublement provocateur de ce parricide / matricide qui en finit également avec l’idée reçue d’une certaine innocence de l’enfance, il n’est pas interdit d’y voir symboliquement la révolte de la jeune génération qui gronde dans les rues américaines (et en France également!) sur fond d’enlisement au Vietnam...
Jusque dans sa forme, « La Nuit des Morts-Vivants » s’avère profondément révolutionnaire. Le choix du noir et blanc, renvoyant aux JT de l’époque où la couleur n‘existait pas à la télévision, le 16mm gonflé conférant un grain des plus réalistes à la photo, la caméra souvent portée suggérant par ses soubresauts et ses angles incongrus une mise en danger du caméraman devenu reporter pour l’occasion, sont autant de choix esthétiques qui plongent le spectateur au coeur de l’action, pour ne pas dire au sein même de la communauté zombie! Le refus de tout artifice, maniérisme ou esthétisme confère au film un look naturaliste quasi documentaire, d’autant plus inquiétant qu’il vise à l’abolition des distances prises par le cinéma par rapport à la réalité. Là encore, Romero est un précurseur, et de nombreux cinéastes parmi les plus fameux se souviendront de ce réalisme documentaire, à commencer par Tobe Hooper pour son cultissime « Massacre à la Tronçonneuse » (1973) ou, plus près de nous, les réalisateurs du non moins culte « Projet Blair Witch » (1999), sans oublier le célèbre Dogme du Danois fou Lars Von Trier mis en oeuvre dans « Les Idiots » (1998, film sublime!), et qui m’a toujours semblé être une formalisation de la technique employée sur « La Nuit des Morts-Vivants ».
Citons encore, parmi les nombreuses portes enfoncées par Romero, l’apport du gore au cinéma au moyen d’une débauche de tripaille jamais vue auparavant (sauf peut-être chez le très marginal précurseur Hershell Gordon Lewis) et surtout, surtout, la fin traumatisante de désespoir qu’il donne à « La Nuit des Morts-Vivants », et que je me garderai bien de dévoiler par égard pour mes jeunes lecteurs qui n’auraient pas encore vu ce chef-d’oeuvre radical. Qu’ils sachent seulement que lorsque j’ai vu le film pour la première fois, le final a eu un tel impact sur ma juvénile sensibilité que, durant une heure environ, j’ai erré désespéré au hasard des rues comme un véritable... zombie!
Générique: un drapeau américain à l'entrée du cimetière:
pour ceux qui auraient encore des doutes sur les intentions de Romero!
Réplique culte: "Il vont venir te chercher, Barbara!"
Duane Jones: black is beautiful!
John Russo: scénariste et zombie occasionnel...
Qui ne donnerait pas un bras pour sa fille chérie?
Romero précurseur: le premier lifting du cinéma!
La danse des zombies: cliquez sur l'image.
Commentaires
Ouééé preums ! Preums !
Content de voir un Romero de plus dans ton blog (allez, encore deux !), si si...
Pour l' empathie vis-à-vis de notre cher frère zombie, je ne la ressens pour ma part que vers le jour des morts vivants. Dans ce premier volet et le suivant (Zombie), les zombies restent une menace qui fait plus frissoner et frémir que réellement aimer. Mais avec Bub, le tournant sera pris je trouve...
28 jours plus tard a quand même pour moi une grande qualité : sa première demi-heure dans une Londres dévastée. Formidable ! Je me demande comment le père Boyle s'y est pris pour cette reconstitution là...
Sinon ma foi, rien à dire, tu as tout dit et avec brio hein... Ahhh oui Lewis avec ses 2000 maniaques qui dézinguent dans la joie et la bonne humeur du touriste débile, hu hu... Tu devrais en parler de celui là tiens.
Sinon questionnements personnels de cinéphile à un autre cinéphile : Parleras tu de Sam Peckinpah ? Near Dark (pour moi LE meilleur film de Vampires, si ce n'est l'un des meilleurs) ? La guerre des mondes (celui de 1953 et la version de Spielberg que je trouve, même avec des erreurs, assez sympathiques) ?
J'ai mis l'url d'un enieme nouveau blog, hé hé, en attendant une nouvelle chronique de disques...
See you soon !
Le livre...
écrit par John Russo m'a fasciné. Je m'étais enfermé dans ma chambre et je n'en suis ressorti qu'après avoir terminé ce chef d'oeuvre.
pour Nouilles
Empathie: Evidemment, nous avons tous une sensibilité qui nous est propre, mais personnellement je ne peux m'empêcher d'éprouver de la compassion pour les zombies de "La Nuit des Morts-Vivants". Je ne sais si c'est dû à la direction d'acteurs, mais leur errance douloureuse renvoie à des bribes d'existences humaines auxquelles ils se raccrocheraient désespérément - en quoi ils me font penser à des gens atteints de la maladie d'Alzheimer, aux pires moments où la conscience de leur état se révèle à eux dans un flash atroce. En cela ils m'émeuvent dix fois plus que n'importe quelle envolée de violons mélo à la Spielberg. De plus, le zombie romerien est innocent comme un animal, et agit comme un prédateur dans un documentaire animalier, c'est-à-dire par pur instinct. Dès "La Nuit des Morts-Vivants", Romero met en scène une battue aux zombies lors de laquelle on voit de gros beaufs de chasseurs s'éclater à massacrer des formes humaines avec la caution d'une espèce de loi martiale. Dans ces scènes, il est clair que la sympathie de Romero ne va pas aux chasseurs, de même que ce n'est pas à eux que le spectateur s'identifie. La terrible fin en forme de bavure est d'ailleurs là pour en attester. Dans "Zombie", les morts-vivants sont encore plus émouvants en ce qu'ils sont personnalisés par leurs costumes, qui renvoient à leur vie passée et à leur filiation avec les humains. Par exemple, un de ceux qui m'émeuvent le plus est le "krishna" avec son tambourin. Et puis il y a cette scène atroce des tartes à la crème, qui détourne le spapstick pour mieux dénoncer les humiliations dont on été victimes toutes les minorités au cours de l'histoire de l'humanité. Dès le début, il est question du respect dû aux morts (entendre: à toutes les minorités quelles qu'elles soient), et à l'absurdité de toute persécution: "Quand les morts se mettent à marcher, dit le prêtre unijambiste, il vaut mieux s'abstenir de tuer."
Enfin, les zombies ne s'agressent pas entre eux, alors que les vivants passent leur temps à se dresser les uns contre les autres pour des raisons le plus souvent sordides.
Tout cela pour dire qu'à mon sens, s'il est vrai que la part humaine des zombies se cristallise dans le personnage de Bub, puis dans celui de Big Daddy avec lequel on assiste à une fédération de la communauté zombie, Romero n'a pas attendu "Le Jour des Morts-Vivants" pour diriger la sympathie du spectateur vers les morts-vivants, et pour dénoncer les vivants en tant que gros cons meurtriers!
Peckinpah: le grand Sam figure en bonne place dans mon Top Ten des réalisateurs! Néanmoins, je ne crois pas que j'en parlerai dans ce blog qui est réservé, comme tu sais, au fantastique et à la SF. C'eut été avec plaisir, mais si je commence à m'éloigner de mon sujet, je ne vais plus m'en sortir. Quant à cet histrion de HG Lewis, et à "La Guerre des Mondes" version Byron Haskin, il n'est pas exclu que j'en parle un jour ou l'autre. Pour le moment, je suis très en retard par rapport à mon programme (j'ai au moins dix chroniques sur le feu!).
Ah oui: meilleur film de vampires selon moi = le "Nosferatu" de Murnau.
pour Erwan
A propos de John Russo:
Le livre que tu as lu (probablement dans la collection "Gore" du Fleuve Noir, je suppose?) est en fait la novelisation du film de Big George. Les chemins de Romero et de Russo se sont séparés après "La Nuit des Morts-Vivants", dont ils étaient co-scénaristes, pour de sordides raisons financières.
Il faut savoir que suite à diverses maladresses juridiques, Romero a perdu les droits de son chef-d'oeuvre, qui est tombé dans le domaine public. De fait, n'importe qui en fait ce qu'il veut et Russo ne s'en est pas privé en proposant une version infâme de son cru qui, non contente d'être colorisée (une aberration!), inclut en outre des scènes additionnelles filmées plus de vingt ans plus tard!!! Ceci pour te dire qu'en général, les fans de Romero et moi-même n'avons que peu de sympathie pour ce personnage!
Néanmoins, si tu as aimé le livre qu'il a tiré du film, tu peux prolonger ton plaisir avec deux autres de ses oeuvres sorties également en "Gore", à savoir: "Le Réveil des Morts-Vivants", tiré d'un scénario jamais tourné et qui était censé être la suite de "La Nuit des Morts-Vivants", et "Le Retour des Morts-Vivants", qui est la novelisation du film très rigolard tourné en 1984 par Dan O'Bannon (scénariste d'"Alien").
Oui c'est bien ça
Mais je n'en abuserai pas non plus. Une vraie encyclopédie, je vous dis, si, si ! ;-)
zombie___du même
Salut,
je ressors cet article d'il y a un an
parcequ'aujourdhui je viens de trouver Zombie
de romero dont en dvd pour la somme modique de 5.90 euros_dingue non ? j'ai donc pas hésité
en plus le film fût supervisé par Argento.
je me le reserve pour ce week end.
Mais dites j'ai fait une bonne affaire
ou c'est un remake naze ?
j'ai pas trouvé d'article ici en causant
(suspect)d'ailleurs une fonction recherche
pour un tel blog ce serait pas un luxe
bises
pastis
re_zombie
Oups là , j'avais pas vu que Nouilles et Patchworkman en parlaient plus haut de zombie
ah donc ça me conforte (dans mon choix dvdesque)
d'ailleurs à propos de cet aspect émouvant des zombies, je sais pas si vous avez vu Kaïro de kiyoshi Kurosawa mais son histoire de zombies revenants par les voies d'internet est superbe.
Trés émouvants aussi, les morts vivants qui appellent les vivants au secours, a tel point qu'on
ne sait plus quels sont les plus vivants des deux.
en tout cas ce Kurosawa jeune est passionnant
bye
pour Pastis
Ah, ravi de te revoir!
Oui, oui, cet achat était absolument indispensable et je l'entérine des quatre membres!
Je suppose qu'à ce prix-là, il doit s'agir de l'édition "Mad Movies" (si tu es intéréssé, je te communiquerai leur catalogue avec bon de commande, y'a plein de belles choses souvent rares - dont certaines commentées ici-même - et ça tourne autour de 7 € la galette.
Pour ce qui est de l'implication de Dario dans cette affaire, et nonobstant ma musique des Goblin, celui-ci est très exactement producteur et responsable du montage en version européenne (celle-là même que tu as acquise). Car la version US est assez différente de celle qu'on connait de par chez nous. Pour plus d'info, clique sur le lien "DVDtator" et va fouiner dans les pages de l'incontournable Nouilles (aka Nio) qui a pondu une chronique très exhaustive sur les différentes éditions DVD de ce chef d'oeuvre - l'idéal étant le coffret avec les deux versions plus une papardelle de boni (pluriel de bonus).
Kurosawa-le-Jeune: dur de voir des films nippons dans nos contrées reculées. Mais faute d'avoir vu "Kairo", j'ai pu voir "Cure" et je suis bien resté scotché. Depuis, je tiens l'homme à l'oeil, ainsi que certains de ses compatriotes tels que Hideo Nataka ("Ring", "Dark Water") et l'incroyable Takeshi Miike (dont je te recommande "Audition").
für PWM
hello
oui exact, c'est la collection Mad Movies
et alors figures toi que je suis presque sur que nous avons vu ensemble "Zombie" au vrai cinéma
à Nice...à l'époque..bref...
mais je veut bien le catalogue, quoique, ça devrait être abordable via google ce genre d'infos.
Concernant "Audition" je peut aussi l'avoir à 5 euros, chez mon revendeur de quartier favori
je m'y précipite selon tes conseils avisés donc.
Pour revenir à Roméro, pour ma part, mise à part le sujet et le genre je trouve que c'est un remarquable directeur d'acteur, dans le sens original. Et là je pense à la scène ou la seule héroine frise(et atteind) la folie aprés une "altercation" avec des morts vivants, là ou d'autres auraient effleurés la chose, Roméro s'y attarde, à tel point qu'on se dit que la pauvre va rester barge ad vitam. bref du beau travail sans complaisance.
ah donc c'est Argento qui à monté, et bé c'est du propre, la scène avec les pillards bikers, un morceau d'anthologie.
bises
Pastis
pour Pastis
Le catalogue est disponible tout simplement dans les pages de "Mad Movies" (12,90 €, avec un DVD). Mais aucun problème à ce que je te le scanne.
Oui, il n'est pas impossible qu'on ait vu "Zombie" ensemble dans les 80's: l'arrivée de Tonton en 81 a permis à tous les films interdits de sortir à l'époque. En plus, on écumait pas mal la production horrifique, à l'époque...
D'accord pour la direction d'acteurs, c'est d'autant plus vrai que tous les acteurs étaient non professionnels. Anecdote: Ken Foree, le black de "Zombie", a fini chauffeur de limousines pour stars à Hollywood. Un jour, il est même tombé sur Scorsese qui l'a reconnu et lui a avoué être un fan de "Zombie", avant de lui demander: "Mais qu'"est-ce que vous foutez là?" Depuis, on le voit apparaître dans diverses séries B d'horreur, à titre référentiel - une sorte de clin d'oeil pour les fans.
A propos des pillards: le chef des bikers (le mec avec un peigne à moustache à cran d'arrêt) est interprété par Tom Savini, qui est le responsable des effets spéciaux. L'homme est passé à la ré&alisation plus tard pour tourner un remake fort honorable en couleurs de "La Nuit des Morts-Vivants". Clin d'oeil: il apparaît brièvement parmi les zombies, toujours dans son costume de bikers, dans "Le Territoire des Morts" (voir chronique ici-même), quatrième volet du cycle romérien des morts-vivants.
Mais préparons-nous: bientôt le cinquième volet "Diary Of The Dead" (non, les zombies n'ont pas la diarrhée!) arrive sur nos écrans...
audition...Wow
Donc j'ai acheté et vu Audition de Miike Takashi.
Ce qui encore une fois me confirme dans ma pensée que le cinéma asiatique et à l'heure qu'il est un des plus innovant, déroutant, poétique, contemporain (au sens ou celui ci est complètement en prise avec son époque).
rarement un film ne m'a mis les nerfs à une telle épreuve. En ce sens c'est un cinéma assez physique.Il s'approche de Lynch au niveau de certains procédés de narration (je pense à Muholland Drive), quelque chose en tout cas qui nous dit: voilà moi je fait des images, des montages mais : décidez vous même...ou pas !!!
Un vrai rhyzome...
Mais dit moi quand tu dit "Diary of The Dead " arrive sur nos écrans, Roméro tourne encore ?
bye
pour Pastis
Ah ben ouais, qu'il bande encore, Big George!
Va donc jeter un oeil sur la chronique "Le Territoire des Morts"!
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