patchworkman's blog

Ce blog concerne tous les fans de fantastique sous toutes ses formes et dans tous les arts: cinéma, télé, littérature, BD, comics, etc... Vous y trouverez mon actualité de fantasticophile au jour le jour, ce que j'ai vu, lu, aimé, détesté, etc...

28 février 2006

ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS (Fév)

Vu à la télé

ET POUR QUELQUES MOLLARDS DE PLUS...

(ou: "Les rubriques auxquelles vous croyiez pouvoir échapper!)

Bon, ben voilà: je lance une nouvelle rubrique. Si tout se passe bien, elle devrait réapparaître à chaque fin de mois pour donner un aperçu concis des films que j'ai précédemment négligés soit parce qu'ils étaient trop nases, soit parce que j'étais occupé sur un sujet plus important, soit parce que je n'ai pas eu le temps, soit parce qu'un Airbus A320 était tombé sur mon bureau, etc... Donc, voici les grands oubliés de ce mois de Février:

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MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE (The Texas Chainsaw Massacre)

de Marcus Snipel (2003)

Évidemment, ce n'est pas ce remake opportuniste qui va nous faire oublier le chef-d'oeuvre de Tobe Hooper. Conscient qu'il est inutile de chercher à concurrencer ou à reproduire l'ambiance hystérique, le caractère malsain et la réalisation quasi documentaire du plus célèbre des "sick-movies", Marcus Snipel en prend le contre-pied du point de vue formel et se concentre sur ses lumières, sa mise en scène et son découpage, qu'il peaufine à l'extrême. Cette humilité finit par payer car il accouche d'une solide série B, dont la tension ne faiblit jamais et qui fonctionne parfaitement. Le film vaut surtout par son esthétique qui confine au maniérisme et de ce côté-là, même les plans les plus horrifiques sont un régal pour l'oeil. Autre atout majeur: le casting. Snipel a su sélectionner une belle brochette de tronches de cakes, dont la dégénérescence le dispute à la perversion. Parmi ces caryotypes plus ou moins achevés, on notera l'adjonction innovante de deux figures féminines qui ne s'avèrent pas moins inquiétantes que leurs congénères virils, et vive la parité! Finalement, c'est comme quand on reprend un morceau des Beatles: on sait qu'on ne surpassera jamais l'interprétation des Fab Four, mais on fait de son mieux... et personne ne vous en veut.

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LONG TIME DEAD

de Marcus Adams (2002)

Bon, je vous la fais brève: vous avez lu ma chronique sur "Dangereuses Alliance" (22 Février)? Et bien c'est du kif: bande de djeunz fornicateurs et fumeurs de pétards à la "Vendredi 13", s'adonnant à la sorcellerie et réveillant un djinn des plus fameux (un 501, donc!) qui va s'empresser de posséder l'un d'eux. Oui, mais lequel? Bon sang mais c'est bien sûr, c'est celui qui a des verres de contact fluo et les ratiches en biseau! Après quelques meurtres mollassons, les survivants parlent de mettre en place une invocation de conjuration: on s'attend donc à un final à base d'exorcisme avec jets de vomi, lévitation, contorsions, scarifications, je sais pas moi, le minimum syndical, quoi! Et ben même pas: on se débarrasse du démon en y foutant bêtement le feu! Mais que fait Sarkozy?

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ET L'HOMME CREA LA FEMME (The Stepford wives)

de Frank Oz (2004)

Tirée (par les cheveux!) du beau roman "Les Femmes de Stepford" d'Ira Levin (connu surtout pour son "Rosemary's Baby"), cette comédie poussive se distingue principalement par une brochette de stars venues là sans doute pour payer leurs impôts. Face à Nicole Kidman et Glenn Close qui cabotinent jusqu'à la nausée, Christopher Walken abandonne sa tête sur le plateau au bout d'une heure et demie de monolithisme figuratif, comme pour dire au réalisateur de parler à son cul. Ça se veut kitch, et c'est tout juste laid. Ça se veut drôle, et c'est niaisement lourd. Ça se veut irrévérencieux, mais ça pue la démagogie à trois bornes. Ça se veut féministe, mais ça dégueule de misogynie larvée. Bref ça se veut beaucoup, mais ça peut pas grand chose. Mieux vaut revoir la version très british de Brian Forbes (1975) qui a au moins le mérite de traiter l'oeuvre de Levin avec respect.

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LES DENTS DE LA MORT (Red Water)

de Charles Robert Carner (2003)

Dans la famille "les grosses bêtes qui font bouh!", je demande le requin d'eau douce. Non je pioche pas: il y a désormais des requins dans les rivières de Louisiane! Le distributeur français, à peine gonflé, y va de sa subtile référence à qui-vous-savez. Pourtant, le titre original "Red Water" était beaucoup plus approprié, puisque les effets spéciaux se résument à quelques bidons de colorant balancés dans la flotte, et à une baudruche pas plus gonflée que le distributeur français. Question casting, y'a ce bouffon de Coolio qui se croit dans un clip de gangstarap à deux balles et passe son temps à prendre la pose en brandissant son gun à l'horizontale, et ce malheureux Lou Diamond Philips qu'on a pourtant vu dans des productions ô combien plus honorables. Bref, le produit parfaitement calibré pour un dimanche après-midi sur M6 - sauf que ça se passe sur Canal +, et que l'on paie pour ça...

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Massacre (d'un bien privé) à la tronçonneuse:

Mais que fait Sarkozy?

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"Long Time Dead": invocation? belote? exhibition de Rolex?

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"Et l'Homme créa la Femme": la minute blonde!

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Lou Diamond Philips: le marin d'eau douce vs le requin d'eau douce!

Posté par patchworkman à 08:03 - Vu à la télé - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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